© Oceb / Valliue

Révélation de l’année 2024 avec son remix de « You & Me » qui comptabilise plus de 100 millions d’écoutes sur Spotify depuis décembre, nous avons posé quelques questions à Rivo lors du Garorock Festival. De son ascension fulgurante, à sa nouvelle collaboration avec Armin van Buuren en passant par son attachement au sud-ouest de la France… Découvrez l’intégralité de ses propos ci-dessous :

Salut ! Peux-tu te présenter pour ceux qui ne te connaissent pas ?

Je m’appelle Rivo, j’ai 24 ans, je suis originaire de Brive et je fais de la musique électronique !

C’est la question de base du site… Quelle est ta définition de la musique électronique ?

Pour moi, la musique électronique est un grand mot parce que ça réunit de nombreux genres musicaux. C’est quelque chose qui varie tout le temps, qui peut faire vivre des émotions. En fait, c’est énorme ! La musique électronique, c’est vraiment un tout.

Ton remix de “You & Me” est un énorme carton alors que tu l’as produit en testant ton nouveau Mac, histoire de patienter. Est-ce que la musique est plus efficace lorsqu’elle est sincère ?

Bien sûr, parce que je pense que tu crées forcément une âme dans la musique quand tu es sincère avec toi-même. Quand j’ai fait « You & Me », je l’ai fait avec mon âme et je pense que ça se voit et que ça se ressent.

Quelques mois après, le remix cumule plus de 100M d’écoutes sur Spotify, des milliers de passages en radios… Maintenant que tu as un peu de recul, réalises-tu l’ampleur de ton projet ? Ou ces chiffres restent irréels à tes yeux ?

Pour moi, c’est irréel. En plus, ça augmente tout le temps ! À chaque fois qu’on fait un plan pour envoyer à un média, on a déjà pris 10 millions de streams, six jours après ! Nos chiffres ne sont donc jamais actualisés, c’est complètement dingue. La seule chose qui me fait réaliser, c’est quand je vois les gens qui donnent de l’amour quand je suis en tournée.

Tristan Garner nous confiait préférer faire des remixes “pirates”, au coup de cœur avec peut-être un espoir qu’il voit le jour officiellement en suivant. Joachim Pastor, quant à lui, nous disait avoir une pression énorme lorsqu’il produisait un remix officiel. Es-tu d’accord avec leurs propos ?

C’est vrai que quand c’est demandé en amont de manière officielle, ça met une pression. Tu te dis « Il faut que je prouve, que ce soit cool » ! Alors que par exemple pour « You & Me », j’ai eu la chance de n’avoir aucune pression car je l’ai fait moi-même avant que ça devienne officiel. Donc oui, je pense qu’ils ont tout à fait raison, surtout quand tu penses ne pas pouvoir faire mieux lorsque tu trouves la musique originale déjà trop cool !

Quelle est la différence entre un bon et un mauvais remix ?

Un bon remix doit se faire naturellement, sans vraiment réfléchir à ce que tu fais !

Aujourd’hui, un artiste peut-il se faire connaître du grand public, sans être actif sur les réseaux sociaux ?

Je pense que tous les artistes devraient se mettre dessus ! Je suis un peu l’exemple, tout comme Trinix ou Creeds. Les réseaux sociaux peuvent changer une vie en très peu de temps.

Est-ce qu’il est plus compliqué de se faire un nom dans l’industrie musicale, ou de rester au sommet une fois que ton projet est devenu viral ?

Les deux ! Quand tu crées un nom, il faut savoir l’assumer tout en restant soi-même et répondant aux attentes. Après, le plus dur c’est de perdurer. Comme dans le sport professionnel ou dans d’autres milieux !

Le public te connaissant essentiellement pour “You & Me”, est-ce qu’il y a eu une réflexion particulière sur les styles que tu joues sur scène ?

C’est vrai que je me retrouve sur les plus grandes scènes avec un seul titre, à côté d’artistes qui ont prouvé depuis plusieurs années. Je trouve ça complètement dingue d’être à leurs côtés avec un seul titre. Ce soir, je joue juste avant Calvin Harris alors que lui a fait des milliards et des milliards de streams ! Je joue Melodic Techno et Afro House, parce que j’aime beaucoup les émotions, la mélancolie. Dans la Melodic Techno, ça parle de soi. Côté Afro House, j’aime beaucoup la beauté des pianos et ce côté très « soleil », tout en gardant cette touche poignante.

On a le point commun d’avoir grandi dans la “campagne” d’Occitanie, loin de la capitale ou de la scène clubbing. La visibilité dont tu bénéficies aujourd’hui, était-ce un rêve pour le Rivo adolescent ?

Bien sûr, quand tu commences, tu y penses direct ! Je ne sais pas si les gens font ça, mais moi je me faisais des petits défis où je visais la poubelle avec un bout de papier. Je me disais « Si je le mets, dans dix ans je suis ici » (rires). Et avec ce qui m’arrive actuellement, c’est vrai que je pense encore à ces moments-là.

Tu joues aujourd’hui au Garorock, plus gros festival du Sud-Ouest. Jouer dans ce festival pas si loin de chez toi, est-ce que ça a une saveur particulière pour toi ?

Ouais, parce que du coup mes amis viennent me voir (sourire) ! À l’étranger, ils ne peuvent pas donc là ils viennent. L’année dernière, j’étais sur la petite scène RedBull en petit comité, c’était vraiment sympa ! Et cette année, je me retrouve sur la scène principale… C’est complètement dingue.

Ce soir, tu joues en face de Mosimann, et juste avant Calvin Harris. As-tu préparé un set différent par rapport à ce que tu fais d’habitude ?

Je n’ai pas beaucoup de temps… Les sets progressifs, ça prend du temps, généralement ça dure deux heures. Là j’ai qu’une heure, donc j’ai fait un mix des deux. Ça ne sera pas le set le plus professionnel car je ne pourrais pas prendre mon temps. Mais je vais essayer de faire quelque chose de dynamique, qui me change de ce que je fais d’habitude. Mais c’est surtout pour chauffer le public et qu’on passe un bon moment ensemble !

Quels sont tes projets à venir ?

J’ai une musique qui sort à minuit avec Armin van Buuren (ndlr : sortie depuis, « In And Out Of Love »), en collab’, c’est complètement dingue. Et ensuite, je vais continuer à avancer le projet Rivo, j’ai notamment des collaborations avec des artistes un peu plus underground comme Adriatique. J’ai d’autres très gros noms que je ne peux pas dire pour le moment, je te le dirais en off (rires). Le but est vraiment de créer une image autour du projet Rivo, qui me correspond à 100% et que j’ai toujours voulu avoir.

Merci d’avoir répondu à nos questions ! Un dernier message à faire passer ?

Beaucoup de personnes me demandent comment je fais ci ou ça… Les amis, croyez en vous, travaillez et n’essayez pas de copier les autres. Il ne faut pas faire comme les autres mais faire comme vous, vous le sentez. On peut s’inspirer, moi le premier je me suis inspiré d’autres artistes en créant « You & Me ». Sois toi-même, vis le truc, et avec le temps ça marchera.

Préparation, réalisation et retranscription : Valso

By Valso

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