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À 25 ans, résident du Warehouse Nantes, il enchaîne clubs, festivals et escapades à Ibiza tout en restant proche de son public. Avec « Ride On Time » qui a déjà dépassé 750 000 streams, Yofunders nous parle de son parcours, de ses influences, de Daft Punk à ses propres créations, et de sa vision du métier de DJ. Retrouvez l’intégralité de ses propos ci-dessous :

Bonjour Gaëtan, peux-tu te présenter pour ceux qui ne te connaissent pas ?

Alors moi, c’est Gaëtan, alias Yofunders, j’ai 25 ans et je suis DJ / producteur, originaire de Vendée en France ! J’ai commencé la musique à l’âge de 8 ans (solfège, synthé…) et à mixer à l’âge de 13 ans. Après le bac, j’ai tout de suite voulu en apprendre davantage sur le métier de DJ, donc j’ai fait l’école des DJ de l’UCPA de Poitiers. Entre-temps, j’ai su faire grandir ma communauté sur mes réseaux sociaux, ce qui m’aide aujourd’hui à partager ma musique avec un grand nombre de personnes. Je suis résident du Warehouse Nantes depuis 2022 (2ᵉ meilleur club de France, 55ᵉ mondial au classement DJ MAG) et je joue un peu partout en France, dans des clubs, des festivals et à Ibiza.

C’est la question de base du site : quelle est ta définition de la musique électronique ?

Bonne question ! Ma définition de base de la musique électronique ? DAFT PUNK (rires) !
J’ai grandi avec ces deux géants de la musique électronique, et ce sont eux qui m’ont donné envie de faire ce métier. « One More Time » est tellement incroyable… Une prouesse du sampling qui ne vieillit pas !
Plus spécifiquement, la musique électronique, c’est une musique créée à l’aide d’outils électroniques (ordinateurs, synthés…) ou bien utilisant des sonorités non acoustiques.

Tu viens de sortir “Ride On Time”, qui a été un véritable carton en dépassant les 500.000 écoutes. Pour toi, quelle a été la touche magique qui a fait décoller les streams ?

Oui, c’est fou ! On vient de dépasser les 750 000 streams en 7 semaines sur ce titre, et honnêtement, je ne m’attendais pas à un engouement pareil. Les résultats sont très bons, les gens adorent et réécoutent, donc ma mission est réussie. La « touche magique », je pense que c’est d’avoir repris un énorme classique de 1989, qui rappelle des souvenirs à beaucoup de monde. Jusqu’à présent, personne n’avait vraiment repris ce titre avec une légère touche mainstream, donc je pense que ça aide ! Cette reprise est accessible à tous : que vous soyez fan de musique électronique, puriste ou simple auditeur de radios mainstream, vous pouvez l’écouter et l’apprécier.

Aujourd’hui, de nombreux remix d’anciens titres sortent chaque semaine, le tien cartonne sur Spotify et en radio. Quel est le secret d’un remix qui fonctionne ?

Il n’y a pas vraiment de secret. Il y a aussi une part de chance ! Mais effectivement, il ne suffit pas de faire une reprise pour garantir le succès. La chance, ça se provoque. C’est un ensemble de petites choses qui s’accumulent : beaucoup de travail avant et après la sortie, une bonne promo, un single bien produit… et, bien sûr, un peu de chance.

Ton parcours mêle formation musicale, clubs et réseaux sociaux : comment ces différentes expériences ont-elles façonné ton identité artistique ?

Très bonne question. En effet, toutes ces expériences m’ont permis d’acquérir pas mal de bagages et des connaissances dans tous les domaines importants pour réussir dans ce milieu. Grâce à l’école, j’ai appris à produire, à mieux mixer, à gérer les lumières, et j’ai suivi des cours d’entrepreneuriat et de communication. Les réseaux sociaux, eux, m’ont permis de bien comprendre le fonctionnement des algorithmes : ce qui fonctionne, ce qui ne fonctionne pas… Tous ces aspects sont vraiment essentiels et ont beaucoup contribué à façonner qui je suis aujourd’hui.

Pour toi, un DJ doit-il jouer ce que le public veut entendre ? Ou tu es plus partisan de l’expression « C’est au DJ d’éduquer son public » ?

Je pense qu’avant tout, un DJ est là pour faire passer du bon temps au public qui vient le voir ou qui paye une place pour un événement ou une soirée. Le DJ doit s’adapter ! Que ce soit pour lui ou pour le public, si ce qu’il fait ne plaît pas, l’ambiance n’est pas au rendez-vous et tout le monde repart déçu. Bien sûr, le DJ doit suivre sa direction artistique ! Je ne vois pas David Guetta se mettre à jouer du Shatta (rires) ! Mais savoir « lire sa piste », la comprendre, la respecter et construire son set en fonction de celle-ci, c’est très important, que l’on soit DJ résident ou artiste confirmé.

Tu es très présent sur les réseaux sociaux. Quel rôle jouent-ils aujourd’hui dans ta carrière de DJ et de producteur ?

C’est un véritable tremplin. Aujourd’hui, surtout depuis le Covid, les réseaux sociaux ont pris une place énorme dans notre vie, personnelle et professionnelle ! Tous les bookers, programmateurs, festivals… regardent les réseaux sociaux de chaque artiste. Parfois, un Instagram vaut plus qu’un CV ou qu’un press kit. Je travaille donc chaque jour pour montrer qui je suis sur mes réseaux et faire grandir ma communauté à l’international.

Que ce soit sur les réseaux sociaux ou en live, la relation avec le public est centrale dans ton travail : comment es-tu parvenu à construire une telle relation de confiance ?

C’est sûr ! Je suis quelqu’un de très proche de mon public, et je pense que c’est important. Mon accessibilité est souvent remarquée. Après mes shows, on me dit souvent : « Wow, tu viens parler avec nous, faire une photo… tu ne te la pètes pas en allant en loges juste après ta prestation, ça fait plaisir. » J’essaie de répondre à tous mes messages Instagram, à tous les commentaires, et de prendre le temps de connaître les personnes qui me suivent. Cela me fait vraiment plaisir, sincèrement, je ne me force pas ! Créer une relation forte avec le public, c’est ce à quoi je me suis toujours engagé.

La sortie de tes propres morceaux marque une nouvelle étape : lors du processus de création, penses-tu déjà à la manière dont ils prendront place dans tes DJ sets ?

Bien sûr ! Je travaille en ce moment sur des VIP MIX pour les festivals et les clubs, mais je pense que caler mes titres originaux en plein milieu de mes sets peut être sympa aussi ! Je ne suis pas du tout contre les originaux. Il y a souvent une petite guerre remix / original… que je ne comprends pas (rires) ! Pour moi, les deux ont leur place et sont chouettes. Que ce soit en début, au milieu ou en fin de set, vous pourrez retrouver « Ride On Time » lors de mes prochains shows !

Hard Rock Ibiza, le Festival de Poupet comme première partie de DJ Snake et des shows au Warehouse de Nantes, prépares-tu ces dates symboliques d’une manière différente ?

Pas forcément. La préparation reste à peu près la même. Pour chaque grosse date comme celles-ci, je prévois un peu plus de morceaux sur ma clé USB, au cas où le public serait moins réactif… ou au contraire plus réactif à un certain style de musique ! Comme ça, pas de stress et un public conquis. Cela dit, je peux aussi m’adapter au lieu. Ibiza, c’est le temple de la fête avec de nombreux puristes ! On retrouve plus de sons underground dans mes sets à Ibiza que sur un festival plus familial comme Poupet.

Quels sont tes projets à venir ? 

De belles dates arrivent en 2026 : de beaux festivals, des shows à l’étranger, des clubs… En parallèle, je travaille actuellement sur deux nouveaux singles avec mon label, ERA MUSIC. C’est encore un peu tôt pour tout confirmer, mais le prochain single devrait être une reprise d’un grand classique du début des années 90 ! Travailler sur un original fait aussi partie des projets. Bref, ça promet d’être sympa.

Merci d’avoir répondu à nos questions ! As-tu un dernier message à faire passer ?

Merci encore à vous tous pour vos merveilleux retours sur « Ride On Time » !
Restez connectés, car la suite s’annonce dingue et très puissante !
On se suit sur les réseaux : @yofunders_