
Après une première édition plus que réussie (reportage ICI), le Rose Festival est de retour du 1 au 3 septembre ! Avec une programmation éclectique et de qualité, il était inconcevable pour nous de rater ce festival si prometteur. D’autant plus que notre projet Valliue est très étroitement lié à la belle ville rose… Retour sur nos 3 journées passées :
VENDREDI 01 SEPTEMBRE
Vendredi, en pleine heure de pointe, la circulation se fait difficilement (comme d’habitude !) sur le périphérique toulousain. Heureusement que nous bénéficions d’un parking presse, ce qui nous a permis d’arriver en temps et en heure pour pouvoir prendre quelques clichés de LauCarré. Le Parisien interprète l’étendue de sa jeune et belle discographie, comme par exemple « Maman S’inquiète ». Une très bonne vibe en ce début de journée, à l’image de l’acteur Sami Seghir qui a le sourire jusqu’aux oreilles aux abords du crash barrière. On part en suivant à l’espace presse, afin de faire un coucou à toute l’équipe. On y croise quelques copains et on peut apprécier un endroit beaucoup plus grand que l’année précédente : un grand espace de travail, quelques conférences, showcases, bars et… La clim’ ! On a eu également l’occasion de discuter de longues minutes avec le très chouette photographe de la tournée Worakls Orchestra : Baud. Une belle rencontre !

À peine le temps de faire le tour que l’on doit déjà repartir en vitesse. En effet, Bianca Costa commence son show à l’opposé ! La chanteuse, comme à son habitude, propose de lier culturellement la France et le Brésil. Vêtue d’une tenue conçue pour l’occasion aux couleurs du TFC, sa fanbase s’est montrée très réceptive, chantant chaque chanson à tue-tête. La jeune artiste propose un show très complet, en y mêlant même quelques mouvements de twerk. Ces sons les plus connus y passent logiquement, comme « Ounana » (les joueurs de FIFA seront ravis comme nous) ainsi que « AHOO ». On repart sur du rap avec Luther, visage couvert. L’artiste de 19 ans joue quelques bangers comme « BLAKE & MORTIMER », « ALAKAZAM » et « GARÇON ». Malgré son jeune âge, l’Avignonnais d’origine, fait preuve d’une grande maturité et pourrait faire partie des incontournables de l’avenir du rap français. Nous pouvons apprécier la fin de son concert depuis la plateforme VIP, non loin de Disiz déjà présent, pour profiter du festival avec un peu de hauteur. On fait un petit tour du festival pour apprécier les beaux décors représentatifs de Toulouse (Pont-Neuf, Place Saint-Pierre…) avant de se placer pour le premier concert électro du week-end…

Petit Biscuit est parmi nous ! Après plusieurs années d’absence sur scène, le Rouennais débarque avec un nouveau show rempli d’énergie. Sous les yeux de l’humoriste Paul Mirabel, le producteur joue « You Don’t Ignore (Too Late) », « Honor Your Goals » et bien évidemment le tube planétaire « Sunset Lover ». Petites mentions pour l’apparition de Bigflo & Oli sur leur titre en commun « Demain », ainsi que les pas de danses de Petit Biscuit sur de grosses sonorités techno. Un vrai bon retour sur les devants de la scène ! En suivant, on repart sur du rap avec Disiz. Avec une jolie scénographie, l’Amiénois démarre son show avec « Sublime ». La scène est très colorée, et l’artiste grimpe les marches de son décor afin de surplomber la foule. Il joue « Casino » et termine avec « Rencontre », sa collaboration avec Damso. Quelques minutes avant son show, Angèle arrive en backstages avec l’ensemble de sa team. Dernière ronde et accolades avec son équipe, puis c’est le début d’une heure d’euphorie pour son public. Elle joue, entre autres, ses classiques « Je veux tes yeux » et « Flou ». Pendant ce temps, nous échangeons quelques mots avec le Youtubeur Raska, et nous découvrons les bières artisanales « Berlu ». Nous sommes sur tous les fronts, représentatifs de notre façon de consommer les festivals !

La tête de l’affiche de la journée fait son apparition : Gazo ! La foule est très conséquente, quelques malaises s’enchaînent. Les personnalités s’entassent pour profiter du moment en backstages, à l’image d’Antoine Dupont, Léopold ou encore Julien Granel, déjà présent la veille de son passage. Côté scène, l’artiste propose un gros show comme au Garorock (reportage ICI). On assiste à une belle communion entre un artiste en vogue et plusieurs dizaines de milliers de fans, très bon moment ! Tous les classiques y passent comme « HAINE&SEX », « RAPPEL » ou encore « FLEURS ». Pour son final « DIE », Bigflo se fait une joie de monter sur scène afin d’interpréter le son en duo. Pour clôturer le show, un magnifique feu d’artifice surplombe le ciel, sous les yeux émerveillés de tous les festivaliers.

On finit la journée en beauté avec un enchaînement électronique que l’on attendait impatiemment. Worakls Orchestra pose sa tournée au Rose pour envoûter le public toulousain. Les sonorités sont logiquement très mélodiques et épiques à l’image de « Pandemonium » et « Nocturne ». Certains sons, pas encore sortis, sont très puissants et annoncent de belles choses pour la suite ! « Adagio For Square » a été un véritable carton auprès de la foule, totalement euphorique, tandis que « Crow » est toujours aussi efficace en final du show. Pour finir cette première journée, place à Adriatique ! Nous n’avons jamais eu la chance d’assister à un show du duo suisse, et nous nous faisons une immense joie de les voir chez nous. Le son est très (trop ?) puissant au début, tellement que les premiers rangs se bouchent les oreilles en attendant l’arrivée des bouchons. Leur techno nous transporte et fait du bien pour terminer une journée si riche et intense. Le public n’est plus aussi conséquent qu’avant, mais les derniers milliers de festivaliers vivent le moment à 100%. Petit moment chair de poule sur leur remix de « On My Knees », avant de finir ce vendredi de la plus belle des manières avec « Home ». On se retrouve demain !

SAMEDI 02 SEPTEMBRE
La circulation est de nouveau compliquée sur le périphérique toulousain à cause d’un accident, mais on arrive tout de même à arriver pour 16h15… Ouf ! Le jour 2 est officiellement lancé pour nous ! Le public s’est déplacé en masse pour voir Julien Granel, très heureux d’être ici et qui ne le cache clairement pas. Très proche de la communauté internet, ses amis Léopold, Maxenss ou encore Marcus sont là pour le soutenir. L’énergie est incroyable et extrêmement positive. On assiste à un vrai show plein de couleurs, à l’image de l’artiste. Pop, électro… Tout y passe. Le chanteur, en communion avec sa fanbase, se fait un kiff de sauter dans la foule et de chanter directement depuis la régie. On peut entendre entre autres « Feel Good », ainsi que la classique « Plus Fort » en final, repris a cappella par le public.

En suivant, Adèle Castillon prend le relais. L’artiste semblait un peu stressée au début de son show, avant de prendre définitivement ses marques et de faire qu’un avec la foule. Vers la fin de sa prestation, elle joue « Rêve » et clôture avec « Impala ». Direction Khali, pour prendre quelques clichés. Les conditions ont changé par rapport à la veille, il y a malheureusement quelques incompréhensions entre l’équipe de production, de sécurité et l’ensemble des journalistes. Le Rose Festival, malgré sa popularité et sa qualité, reste un festival relativement récent et les ajustements se font quotidiennement. Le jeune rappeur joue, entre autres, son célèbre « D&G ». Une prestation qui aura ravi notre pote TPZ et l’un des artistes les plus talentueux de la ville rose : Fadah.

Premier artiste électro de la journée : Dabeull ! Dans un style très groovy, le Parisien joue un set très raccord avec l’ambiance du festival, avec des sonorités house et disco. On peut y entendre même quelques classiques comme « Music Sounds Better With You ». Comme l’an passé pendant le set de Folamour, une centaine de personnes improvisent un madison géant. C’est ça, le Rose Festival ! À ce moment-là, nous nous dirigeons vers le coin « Saint-Pierre » pour assister à un showcase improvisé de LauCarré, de quoi entendre « Maman S’inquiète » une deuxième fois dans le week-end ! Nous avons donc malheureusement dû faire impasse sur la prestation de White N à l’espace presse, mais nous lui donnons toute la force, car c’est un artiste en devenir que nous aimons particulièrement.

Sûrement le moment le plus attendu de tous : le concert de Bigflo & Oli ! Devant « leur » public, dans « leur » festival, l’ambiance est à son comble. Les deux frères ne peuvent cacher leurs émotions et leur fierté d’être à l’origine de ce superbe événement. Quelques guests sont de la partie, notamment Kalash Criminel, Spider ZED et bien évidemment Wawad. Une grand partie de leurs titres s’enchaînent comme « Dommage » ou « Coup de vieux ». Ils en profitent pour faire monter sur scène tous leurs proches sur le dernier refrain de « Dernière », en fermeture du concert. Cette prestation est également l’occasion de faire une nouvelle grande annonce… Ils partent à la reconquête du Stadium en juin 2024 !

On reste dans le rap français avec un des artistes en vogue du moment : Tiakola. Le natif de Bondy provoque des crises d’hystérie, la foule criant son nom. Pour se mettre tout le monde dans la poche, il lâche un « Allez le TFC » qui a été bien reçu ! Il joue de nombreux sons populaires comme « Meuda », ses feats avec Gazo, dont « Fleurs », son nouveau titre « Méridian » tout juste sorti et a terminé avec « La clé ». Dernière étape de ce marathon rap de la journée… Hamza ! Le Belge était très attendu ici et n’a pas déçu. Une euphorie générale s’installe, l’ambiance n’est certainement pas retombée ! Il joue entre autres « God Bless », « La Sauce » et « Nocif ». Tiakola le rejoint pour interpréter « Àtasanté ». Il termine logiquement avec « Fade Up », chanté par l’ensemble de la foule.

Comme la veille, on finit en électro avec les deux derniers artistes de la journée ! Pour commencer, Lilly Palmer nous retourne le cerveau avec ses sonorités brutes. Après une intro proche de la raw, celle-ci joue une techno puissante tout le long. Les titres s’enchaînent rapidement, nous n’avons pas une seconde de répit. On prend une véritable claque et on ne peut s’empêcher de s’ambiancer malgré la fatigue intense cumulée. Le public est également ravi, et n’hésite pas à le montrer. Une chenille géante est organisée sur le dancefloor, rythmée par les bpms de l’artiste suisse. On peut également assister à une communion avec la foule lorsque celle-ci suit l’ensemble de ses gestuelles. Lilly Palmer… C’est un immense oui !

Le dernier artiste de la soirée n’est autre que Vladimir Cauchemar. Passerelle entre l’électro et le rap, nul doute qu’il concerne l’ensemble des festivaliers du Rose. La foule abondante malgré l’heure tardive en est la preuve ! Dès les premières secondes, le Rémois annonce les couleurs en balançant des sonorités violentes. Âmes sensibles… S’abstenir ! Visuellement, le show est très poussé avec notamment la présence de nombreux lasers. Les flammes sont également de sortie aux devants de la scène. Comme si cela ne suffisait pas… Vladimir possède également un lance-flammes à la main ! Musicalement, les différents styles s’enchaînent. Bass House, Drum&Bass, et même Dubstep… Il y en a pour tous les goûts ! Il joue logiquement quelques classiques comme « Elévation » avec Vald, « Aulos » et « Aulos Reloaded » avec 6ix9ine. Petit changement de look avec l’appararition du « Dark Cauchemar » vêtu d’une cape et d’un masque noir. Au moment où nous quittons les lieux, « Drugs From Amsterdam » de Mau P résonne sur le sol toulousain. Tout comme hier, on a littéralement fini en beauté !

DIMANCHE 03 SEPTEMBRE
Troisième et dernier jour… Déjà ! Pour la première fois du week-end, la circulation du périph’ toulousain est fluide et nous n’avons aucun souci pour être là en temps et en heure. Sous un soleil de plomb et un vent assez violent, nous arrivons aux alentours de 14h45, de quoi ne louper aucune miette des prestations du jour ! WarEnd s’occupe de lancer ce dimanche, devant un public déjà bien nombreux au vu de l’heure. Énormément mis en avant ces derniers mois suite à son passage dans le programme « Nouvelle École », la fanbase du Toulousain s’est grandement garnie ! Vêtu d’un maillot du TFC Visionnaire, il interprète différents sons comme « Feu » et « C’est pire ». Il propose également une petite surprise en invitant son compatriote Coelho qui chantera « AMF ». Pour finir son show, WarEnd propose « Sans nuances » repris par tout le public.

Petit tour à l’espace presse pour assister à la conférence de Hugo, ancien copain de fac. Depuis ce temps, il s’occupe du management de différents artistes dont… Jazzy Bazz. Il est d’ailleurs temps d’aller voir le concert du Parisien, afin de se replonger dans la belle époque de L’Entourage ! Sous les yeux de Raska, il partage son incroyable flow pour 1h de pur plaisir. Un guest est également de la partie : Esso Luxueux ! Les pogos s’enchaînent dans la foule, sur les sonorités de nombreux titres comme « .RAW Spleen » ou « Élément 115 ». Zaho de Sagazan prend le relais dans un registre totalement différent. La chanteuse illustre entre autres « Les dormantes » et « Tristesse ». Alors que nous voulions assister à la prestation de HYL dans l’espace dédié à Saint-Pierre, ce ne sera malheureusement pas possible… Le vent est trop violent et les infrastructures sont menaçantes. Mieux vaut prévenir que guérir : cette partie du festival est évacuée et fermée pour la journée.

Nos Belges favoris débarquent à Toulouse devant plusieurs milliers de festivaliers aussi heureux que nous ! Caballero & JeanJass fournissent un show propre à eux, comme attendu. Ça kick fort, l’interaction avec le public est dosé à la perfection. Bigflo & Oli débarquent sur scène pour jouer le titre qui porte leur nom. Les instrus sont lourdes et on ne peut qu’apprécier les interprétations de « Montfermeil », « Béatrice » et « Sur Mon Nom ». Incontestablement un des concerts du week-end ! Le groupe La Femme est maintenant présent, et joue « Sacatela » lors des premières minutes du concert. Nouveau guest de taille avec la venue de… Julien Granel ! Resté, un jour supplémentaire parmi nous, c’est l’occasion pour lui de profiter une dernière fois du public toulousain. Direction l’espace presse où l’on échange de longues minutes avec Arnaud et Yffa, artiste talentueuse arrivée jusqu’en demi-finale du tremplin du Rose. Deux belles rencontres !

Place maintenant à l’une des têtes d’affiche de ce week-end : SCH ! Il démarre avec « A7 » et enchaîne bangers sur bangers : « Crack », « Champs-Elysées », « Autobahn », « Fade Up » et bien évidemment « Bande organisée ». C’est assez impressionnant de voir le nombre de téléphones qui surplombent le public, assez représentatif de ces dernières années. Mais loin de nous l’idée d’émettre un quelconque jugement : nous prenons une photo de ce moment avec… Notre téléphone, évidemment. Le concert se termine sur les notes de « Fusil », de manière à revivre un classique âgé de huit ans, déjà ! Second headliner de la journée, pour un public totalement opposé : -M- ! Véritable bête de scène, c’est toujours un plaisir de le voir, peu importe nos goûts musicaux. L’ambiance y est très positive, les festivaliers connaissant l’ensemble des paroles sur le bout des doigts. Il interprète entre autres « La Seine » ou encore « Manitoumani ». Devinez quel duo fait son apparition de nouveau ? Bigflo & Oli ! Durant le show, Matthieu Chedid traverse la foule pour jouer quelques minutes depuis la plateforme PMR. Une belle image, très représentative de l’artiste qu’est -M- et de sa vision de la musique !

Il reste deux groupes, il fait nuit noire… Vous connaissez la coutume du Rose Festival : c’est l’heure du magnifique feu d’artifice quotidien ! En suivant, le groupe M83 fait son apparition. Contrairement à ce que beaucoup peuvent penser, M83 est français et c’est une fierté. Le public est toujours aussi conséquent, et on peut se laisser transporter par les sonorités diverses, liant pop, rock et électro. Le live est puissant, le public exulte très logiquement lorsque les notes du tube inter-planétaire « Midnight City » retentissent. À la fin de leur prestation, ils jouent leur magnifique « Outro » qui porte parfaitement son nom. Pour clore cette édition 2023 du festival, place à Moderat ! La contraction de Modeselektor et Apparat propose un live phénoménal. Dans une esthétique sombre et dark, le trio allemand a vacillé entre techno et électro. Un show maîtrisé de A à Z qui laissera un beau souvenir de cette journée, une fois de plus bien remplie. Le chapitre du Rose Festival 2023 se referme désormais !

La confirmation d’une seconde édition étant aussi délicate qu’un lancement… Le Rose Festival a une nouvelle fois, frappé fort ! Tout en gardant cette identité visuelle propre à l’événement, le festival a su corriger les petits points négatifs de l’édition précédente (billetterie, bars…). Nul doute que l’ensemble des festivaliers présents ont relevé les corrections cette année. Niveau ambiance, le Rose Festival a quelque chose de plus que les autres gros festivals n’ont pas… C’est confirmé. Nous sommes persuadés que tout ce rose omniprésent, des décors jusqu’aux tenues de la majorité des personnes présentes (artistes, comme festivaliers) y est pour beaucoup. Dans quels événements pouvons-nous voir des chenilles de plusieurs centaines de personnes ainsi que des « madison » improvisés ? Bref, le Rose Festival est un véritable coup de cœur et nous sommes très heureux d’y avoir un (tout petit) rôle à jouer. Un grand merci à Lucie et l’équipe de Bleu Citron pour leur confiance renouvelée. Merci également à Bigflo & Oli et à toute l’équipe d’organisation de proposer un événement de cette ampleur à domicile, aux festivaliers pour leur joie contagieuse, ainsi qu’aux différents bénévoles pour leur professionnalisme. Rose Festival, à l’année prochaine !
