
Le samedi 13 juin dernier, nous avons assisté au Ohlala Summer Festival au Kilowatt de Vitry-Sur-Seine. Retour sur une journée inoubliable, marquée par des sets de folie, une ambiance au rendez-vous et un cadre unique.
Ohlala Productions est progressivement devenu une référence dans le paysage Bass Music français. L’organisation derrière Get In Step, Edge et Smash tenait une nouvelle édition estivale de son événement phare : le Ohlala Festival, présent depuis 2023 au Kilowatt (Vitry-Sur-Seine). Avec une affiche internationale très alléchante, une nouvelle configuration et plus de 3000 participants attendus.

Lançons nous donc sans attendre dans le compte-rendu de cette journée marquée sous le sceau de la Bass et qui restera dans les annales ! Nous arrivons sur le coup de 15h au festival et découvrons le cadre très original du Kilowatt, installé dans une ancienne friche industrielle.
Nous explorons le site, les différentes scènes, ainsi que les stands de nourriture, d’artisans et de merchandising. Nous profitons des premières basses sur le set de Redstain à la scène « Centrale », une chouette découverte entre Dubstep 140 et Bass House. Direction ensuite le Dub Corner, sonorisé par le Rhizome Sound System. Les sets du Bass Paradize Crew, entre Deep Dubstep à l’ancienne, Jungle et Dub, nous mettent parfaitement dans l’ambiance. Les rayons du soleil se mêlent à la bonne musique, l’esprit de communauté et la sensation de liberté… C’est déjà du pur kiff !
Skybreak, Flava D et Saka font monter la pression
Nous nous redirigeons ensuite vers la scène Centrale pour assister à l’un des premiers moments forts de la journée : le set de Skybreak. De passage pour la première fois en France, le jeune artiste américano-anglais issu de la scène Melodic Dubstep/Colour Bass a changé de direction artistique récemment en décidant d’aborder le Dubstep par ses racines anglaises et plus sombres.
Le set est ultra-qualitatif, dynamique, créatif et engageant. Dans la continuité de son album Half Blood, Skybreak a sans conteste confirmé son statut d’artiste en pleine explosion et à suivre absolument. On retiendra aussi ce petit instant nostalgie lorsqu’il joue en fin de set « Waterfall », l’un de ses sons les plus mélodiques.
Après un nouveau passage au Dub Corner pour profiter du B2B entre Sîn et l’excellent Ourman, nous revenons à la Centrale pour le set de Flava D. L’artiste anglaise est devenue l’une des figures de proue du nouveau mouvement Deep Dubstep/140. Le public se montre très réceptif et l’ambiance monte d’un cran au fil d’un set génial. L’Américain Saka, l’un des nombreux artistes internationaux programmés, a lui aussi livré une prestation très aboutie dans son style très original mêlant Dubstep et Trap.
Taiki Nulight, Levity et Hamdi pour enflammer la soirée, Stoned Level B2B Muerte pour la clore en beauté
La nuit tombe doucement sur le Kilowatt et nous restons à la Centrale pour assister à l’une des rares apparitions en Europe de Dirt Monkey et sa Dubstep très « wobbly » tirant vers la Freeform. Toujours à la Centrale – dont la programmation nous plait énormément, vous l’aurez deviné -, c’est ensuite Taiki Nulight qui livre un set phénoménal. L’Anglais mixe les tracks avec une aisance déconcertante, mélangeant Dubstep actuel et gros classiques, et affichant un sourire jusqu’aux oreilles très communicatif.
Le Dubstep, encore et toujours. Nous passons quelques instants à l’imposante scène « Outdoor » sur laquelle se produit le Français Samplifire. Des grosses basses, des gros doubles drops comme on aime, et un public ultra chaud ! Ce dernier a aussi réservé une très belle réception au phénomène Levity sur la Centrale. Venu tout droit des Etats-Unis, le groupe n’a pas dérogé à sa marque de fabrique : des drops à gogo, un florilège de genres différents, beaucoup de reprises de sons connus, et surtout énormément de fun.
Figure majeure de la scène Bass Music actuelle, Hamdi a ensuite été à la hauteur de sa réputation. Après une première partie UK Garage/Bassline/House, le Britannique a superbement amené ses plus gros hits tels que « Skanka VIP », « Push (avec Skrillex) » ou encore son remix de « Damager » d’Interplanetary Criminal et Sammy Virji. Le meilleur moment de son set ? Lorsqu’il sort de nulle part la bombe Riddim « Ultra » d’Automhate et qu’il invite le jeune Italien – également à l’affiche du festival – sur scène.
Pour clôturer en beauté, rien de tel qu’un bon set d’Heavy Dubstep bien énervé des œuvres de Stoned Level et Muerte (ou Stoned To Death). En plus d’être d’excellents producteurs, les deux Canadiens sont de très bons DJ’s et ils ont retourné la scène principale du Ohlala Festival. Nous sommes impressionnés par le dispositif pyrotechnique ainsi que les lasers, qui se prêtent parfaitement à ce genre de musique.
Il est déjà presque 2h du matin et il est déjà temps de partir du festival. Quel dommage, on serait bien restés encore quelques heures tant nous passions un bon moment !
Notre verdict : le Ohlala Festival a frappé très fort !
L’heure est donc au verdict, et il est bien entendu très positif de notre côté. Ohlala Productions est parvenu à proposer un évènement à taille humaine et accessible tout en proposant une affiche internationale avec quelques très grosses têtes d’affiche.
Tant le prix des tickets que celui des consommations était vraiment correct, alors que la production proposée – on pense notamment à la scène Outdoor et ses effets pyrotechniques, ou les visuels de la scène Centrale – était d’un sérieux niveau. Le tout au Kilowatt, lieu au cachet unique et à l’atmosphère parfaitement adaptée à ce genre d’évènement. On notera également l’excellente organisation du festival, ainsi que la configuration du site.
Bref, de très nombreux festivals devraient s’inspirer du Ohlala, dans une époque où le public festif cherche de plus en plus de manières alternatives de faire la fête sans devoir dépenser une fortune.
La qualité musicale était également au rendez-vous. Nous avons assisté à quantité d’excellents sets de la part d’artistes émergents et confirmés, dont certains ne se produisant que rarement en Europe. L’affiche était équilibrée entre Dubstep et Drum & Bass, avec une petite touche de Bass House et d’UK Garage. Nous avons également adoré le Dub Corner, sans qui l’expérience n’aurait pas été aussi satisfaisante.
Niveau qualité sonore, rien à dire, si ce n’est que le volume semblait parfois un peu bas sur la scène Centrale. Le sound system du Dub Corner, quant à lui, nous a mis une véritable claque !
Encore un très grand merci à Ohlala pour l’invitation, on espère que l’organisation continuera à évoluer et à proposer des évènements d’une telle qualité. Restez aux aguets, nous avons réalisé l’interview d’un artiste lors du festival. Cela arrive très vite !







