Crédit : Apolline Cornuet

Fin août, nous nous sommes rendus à Marseille, plus précisément sur les Plages du Prado, où se tient annuellement le Delta Festival. Cette année le festival et sa “Dream Edition” prenaient place du 23 au 27 août. Invités pour les 2 premiers jours, on vous raconte notre petite épopée.  

 Mercredi 23 août :

Commençons par la première journée du festival. Ouvrant ses portes tous les jours à 12h, nous décidons de nous y rendre un peu plus tard à cause de la canicule. 

Nous arrivons donc sur les coups de 17h. Aucune queue et l’entrée est fluide, autant du côté presse que du côté public. Notre premier réflexe est de faire un petit tour du site pour avoir nos repères et découvrir les nouvelles scènes. Il faut dire que ce n’est pas notre premier Delta. Présents en 2021 et 2022 en tant que simple festivalier, nous apprécions particulièrement l’ambiance qui règne sur le festival. On est donc très heureux de couvrir l’événement en tant que reporter et d’observer toutes les nouveautés que le festival a apportées par rapport à ses éditions précédentes.

On se rend vite sur la première scène, située à gauche de l’entrée et qu’on peut apercevoir de dos quand on arrive sur le festival, tant elle impose par sa hauteur. Il s’agit de l’Eden, la deuxième scène la plus importante du festival. Nous comprenons rapidement le nom choisi à cette scène. Sorte de porte sacrée avec un écran géant au milieu et un design aux aspirations divines, spirituelles et à la fois naturelles représentant un jardin d’Eden, la scène est vraiment très belle et détaillée. Chapeau pour cette innovation qui change complètement des autres années et de ce qu’on a eu l’habitude de voir. Avec le DJ Booth situé en face de l’écran, on a eu aussi l’impression que le Delta a voulu s’inspirer de la tendance « Afterlife », où le visuel domine. Surtout qu’on retrouve une programmation complètement liée à cette disposition avec de nombreux artistes Melodic Techno et Techno le long de ces 5 jours comme Agents of Time ou Massano. Bref, une vraie réussite cette stage !

Crédit : Apolline Cornuet

Notre inspection terminée, on se dirige vers la Mainstage by Deezer aussi appelée la Dream Stage. Pour le coup, pas de changement majeur sur cette scène ressemblant à n’importe quelle Mainstage d’un festival classique avec des Leds sur le côté représentant le logo de Deezer. On se tient prêt pour le premier artiste que l’on souhaite voir : Worakls Orchestra. Accompagné de tous ses musiciens et disposés sur la scène, c’était à voir ! Plus d’une dizaine de personnes au total : violonistes, batteurs, pianistes (Worakls est au milieu avec son piano), et chanteurs. On admire, les instruments se lient un à un et le show est authentique. Une violoniste prend place sur le devant, pour interpréter dans un premier temps seule, « Caprice », puis le reste de l’orchestre va ensuite l’accompagner, super beau passage ! 

Crédit : Lau.raw

On décide de prendre un peu de hauteur en allant du côté VIP pour faire 2-3 vidéos de la scène, et contempler encore mieux cet orchestre. La musique est parfaite. Un sublime mélange de douceur, d’électrique, de tensions et de suspens. Worakls prend le temps de remercier ses musiciens. Il interprète plusieurs sons de sa belle discographie. On ferme les yeux et on savoure la mélodie, un vrai voyage ! Une nouvelle chanteuse arrive sur scène pour interpréter « One More Time Worakls Remix » et faire danser la foule avec des jets d’étincelles en prime ! Nous partirons légèrement avant la fin pour prendre de l’eau et une bière, car il fait encore très chaud d’autant plus que la température ne va pas baisser. 

On rejoint par la suite la scène Eden où Bakermat se produit. Si vous aimez le saxophone, alors vous allez adorer l’artiste ! L’ambiance était parfaite, nous rappelant ce qu’est vraiment le Delta Festival : un festival au bord de plages, avec des personnes respirant la joie et la bonne humeur, et avec l’envie de danser ! Nous nous rapprochons du Néerlandais en passant côté VIP, pour le filmer. Un VIP super bien conçu où l’on peut voir l’artiste de derrière, sur les côtés et avec beaucoup d’espace. Le tout avec beaucoup de verdure pour rajouter du décor. L’artiste va enchaîner ses titres les plus connus (« Madan », « Baianá », « One Day ») avec son musicien et un public bondé chantant chaque refrain. 

Crédit : STEPH COST

Au tour de Marten Hørger de faire son apparition sur la scène Eden pour un set de 1h30. Vu pour la première fois justement au Delta, en 2022, on avait passé un très bon moment, et on attendait avec impatience qu’il arrive. La foule s’est un peu vidée pour les premiers sons, certainement dû à une méconnaissance du public de l’artiste mais elle s’est peu à peu remplie par la suite. Le contexte est très sympa avec le coucher de soleil et l’écran de la scène qui se révèle de plus en plus. Le producteur allemand a joué ses différents sons comme sa récente bombe avec David Guetta « Freaks », où il n’a pas hésité à prendre le micro pour l’occasion, « I Know », ou encore « Take A Step Back », un morceau qu’on affectionne particulièrement. D’autres classiques électro comme « Gimme That Bounce » ou « Sandstorm«  vont permettre de toucher tout le public. La nuit tombe et Marten Hørger enchaîne entre Bass House (« Ill Behavior », « Get Real High ») et Tech House (« It’s A Killa ») pour notre plus grand plaisir. On fait quelques vidéos au plus près de l’artiste et on décide de reprendre un verre en attendant la venue du prochain artiste. 

Crédit : Apolline Cornuet

Il est 21h30, c’est justement l’heure de Joris Voorn, l’artiste de la soirée, que l’on a encore jamais vu auparavant. Lui qui nous émerveille à travers ses sets sur Youtube, il était indispensable pour nous de le voir. Joris est parti sur une Techno très mélodique au début avec notamment « My City’s On Fire (Anyma & Cassian Remix) ». Un set très afterlife comme on l’a dit quand on a vu pour la première fois la scène et avec de très beaux visuels affichés sur l’écran. Le producteur hollandais va totalement nous surprendre tout le long de son set. Tout d’abord en lâchant une fabuleuse ID. On entend un vocal répété plusieurs fois “You and I” et une montée en puissance pour un Drop super mélodique qui était vraiment incroyable. Hâte qu’il sorte cette track pour qu’on puisse l’écouter en boucle ! Son set est parti progressivement sur une Techno plus rapide aux sonorités parfois Acid (« Access »). Le deuxième moment surprenant et complètement inattendu se passe à la fin de son set quand il va produire sa propre version des « démons de minuit ». Un vrai régal qui va mettre en feu le public et avec une belle boucle Psytrance pour couronner ce set et cet instant magique. 

Crédit : Delta Festival

On finit notre petit chemin à l’Eden par une bonne dose d’agressivité. When I say Anger, you say Fist… C’est bien comme ça que la légende de la Hardcore a débarqué sous les yeux ébahis de ses fans. L’ambiance est montée d’un cran et les kicks ont résonné avec « Repercussion ». Pas besoin d’un schéma pour vous expliquer le carnage dans la foule et l’euphorie du public. Faut dire que le masqué Néerlandais y a mis de son art, jonglant entre Rawstyle, Hardcore et Uptempo (« Born To Rule ») à chacun de ses drops. Le temps de repos était de notre côté cette fois-ci. Tout devant depuis Joris Voorn, la chaleur devenait insoutenable, 1 ou 2 brumisateurs géants n’aurait pas été de refus. 

On finira donc les dernières minutes de cette soirée à la Mainstage pour voir Hilight Tribe avec leur Psytrance orchestrale (guitare électrique, tambours…). On arrive pile au moment de « Great Spirit » où toute la foule danse dès les premières notes jouées. 

Crédit : Delta Festival

Jeudi 24 août : 

Nous arrivons pour ce day 2 aux alentours de 16h, dernier jour pour nous. La chaleur domine encore et on ne veut pas s’épuiser tout de suite sur les scènes, surtout qu’une longue journée nous attend. Étant restés principalement sur les 2 scènes principales la veille, on décide de faire un tour du festival plus complet afin de découvrir toutes les activités, nouvelles scènes, ou encore les stands. 

On explore tout d’abord le Monde des possibles avec les multiples associations et start-ups présentes. On discute avec les fondateurs et fondatrices de quelques-unes d’entre elles comme la start-up HOMEGAMA qui met à disposition des kits d’ateliers créatifs pour les parents et leurs enfants ou Flaak qui fabrique des imperméables “recycléables” (recyclés et recyclables). On tombe par hasard sur des bénévoles nous présentant l’Agora (un lieu de discussions et de débats sur différents sujets). Nous échangeons quelques minutes puis on repart. 

Crédit : Delta Festival

On passe par les nombreux stands de nourriture où tous les festivaliers peuvent se délecter de ce qu’ils veulent : burgers, croque monsieur, glaces, churros, pizzas, cuisine thaï, etc… On remarque aussi de nombreux points d’eau moins prisés et avec plus de débits que ceux présents près des scènes (où c’est parfois très faible et où l’eau fuit…). Le manège à sensation du Delta, quant à lui, est toujours là comme chaque année. 

Au fond, se trouve le village d’animations, où vous pouvez vous amuser avec vos amis sur des attractions en tout genre (baskets, combats, parcours, rodéo…). En parcourant celui-ci, nous déboulons sur la cabane des amis (nouvelle scène) et sur le stand Ricard. Déjà pas mal de monde est là et l’ambiance est très chaleureuse sur des sets House et Disco. C’est d’ailleurs à cet endroit que se trouvait la scène électro (Eden) les années précédentes. L’endroit est super chouette avec le cadre, les montages et la mer à l’horizon. De multiples boules de disco, un bon système son et des projecteurs sont positionnés sur le plafond de la cabane. Le rendu doit être super la nuit ! 

Crédit : Paul Sauvage

Nous sommes à Marseille, impossible pour nous de ne pas s’arrêter prendre un petit Ricard sur le stand qui est d’ailleurs bien aménagé avec des transats sur le sable, des bars à eau, des tables pour se poser tout en profitant de la vue et surtout beaucoup d’espaces pour discuter et juste “chiller”. La déco ? Du jaune, du jaune et du jaune, l’endroit fait très guinguette et c’est ça qu’on aime ! Un esprit de liberté plane, on se sent en vacances au bord de la plage avec les copains. Cessons de rêvasser, il faut faire la queue pour avoir notre mauresque, la tomate, ou le perroquet… Aux goûts de chacun. La queue est un peu longue mais l’air méditerranéen permet de ne pas suffoquer et de profiter du joli paysage. 

On prend notre verre et on repart ! On a pu voir et noter une grande amélioration concernant les coins pour manger et pour se reposer, il y en a beaucoup plus, notamment un, situé derrière les stands de nourriture et donnant sur la scène de la plage. Justement, scène sur laquelle nous n’avons toujours pas posé les pieds, il est l’heure de se diriger vers celle-ci ! En arrivant sur la plage, on aperçoit à gauche les activités nautiques (bouées, initiation au surf, et associations qui œuvrent pour la protection des espèces marines). Un terrain de beach avait été planté pour ceux voulant toucher 2-3 ballons. On prend un virage à droite pour découvrir la Beach Stage ou plus communément appelée Wonderland. Il est 18H30 et c’est House of Cajon qui s’occupe de mettre l’ambiance sur cette scène à 360°. Le son est d’une grande qualité. On a eu l’impression d’être au camping en se rapprochant de la scène. Tous les festivaliers dansent ensemble, face à face, en interprétant différentes chorégraphies. L’ambiance était conviviale et le temps clément sans avoir trop chaud. Le set de House Of Cajon était génial. Nous ne connaissions pas du tout l’artiste et on a beaucoup aimé la vibe Afro House qu’il véhiculait switchant entre percussion sur son instrument et mix sur ses platines. 

Crédit : Lau.raw

Fin de son set, on reste pour Flo Massé, qui propose elle, un set plutôt Indie House avec le soleil qui se couche au fur et à mesure. 

Il est 20h15, l’heure de la première tête d’affiche de cette soirée : Angèle. Encore jamais vu, on était très curieux de voir la chanteuse et sa troupe arrivés sur la mainstage. On se rend vite compte d’une chose, le son est vraiment faible, même quand on est devant la régie…On a beaucoup du mal à entendre la chanteuse. On fait un petit tour du côté VIP où le son est nettement meilleur (car plus proche de la scène) et on peut profiter un peu plus de son show qui est maîtrisé à la perfection. Elle associe danse et chant avec les différents titres de son album « Nonante-Cinq ». Le tout est appréciable avec son grand écran à l’arrière et les nombreuses Leds sur les côtés. L’heure avance et le show évolue, Angèle prend de la hauteur en montant sur une structure pour interpréter la suite de ses chansons. Nous décidons de partir à ce moment-là pour rejoindre l’Eden. 

Moment pépite de la soirée, la venue de Argy. Meilleur set de la soirée avec une Melodic Techno incroyable, des visuels nous plongeant pleinement dans son univers et encore cet air Afterlife qui plane au-dessus de nos têtes… On adore. Que ce soit « Métro » ou ses titres comme « Pantheon » ou son remix de « Lay Low », on a passé un instant magique qui nous a semblé durer 10 secondes. 

Toute les bonnes choses ont une fin, on va contempler le beau feu d’artifice qui est tiré depuis la plage sur fond sonore de KL!P qui joue un set orienté Trap et Bass Music

Crédit : Lau.raw

Dernier déplacement pour nous vers la mainstage pour voir Malaa. On vous avoue qu’on ne va pas rester très longtemps, il y a un problème de son sur la Mainstage, les Bass sont trop faibles, surtout quand le frenchy va lancer “ Made In France ” et que les Bass vont complètement disparaître. Malgré un show à la hauteur de l’artiste (cuves à CO2, pyros sur les côtés, et jets d’étincelles), nous partons pour explorer la toute dernière stage à savoir la Fantasia by Riff, avec ses parapluies éclairés de toutes les couleurs.

Crédit : Lau.raw

C’est Tiwoan & Lance qui se produisent. Le set est plutôt Tech House mais la fin va partir en vrille totale ! Le duo lance un énorme banger Dubstep sur les dernières secondes de leur set. On headbang et on trouve une personne par pur hasard qui est amateur du genre et qui se joint à nous ! Moment totalement improbable, qui nous a mis en transe. On ne pensait vraiment pas écouter du Dubstep au Delta et on doit dire que cette surprise nous a régalé. 

Crédit : Delta Festival

On finira cette belle soirée par la grande et unique Charlotte de Witte. La scène est bondée et Charlotte va jouer un set aux petits oignons enchaînant ses productions comme « The Age Of Love », « Overdrive », Hard Techno. Nous partirons avant son grand final pour éviter le bain de foule. 

Conclusion : 

Le Delta est un festival un peu particulier à nos yeux. Au-delà de proposer des scènes travaillées et une programmation artistique variée, il se différencie par son ambiance très jeune et conviviale et surtout par son côté engagement en mettant en avant les étudiants, l’environnement, la jeunesse, les associations et les start-ups. C’est comme si une grande famille se retrouvait chaque année pour faire la fête, se soutenir, s’amuser et danser autour de valeurs qui les réunissent. Et c’est ça qu’on apprécie au Delta. Malheureusement, le festival a fermé ses portes un peu plus tôt le samedi et n’a pas ouvert ses portes le dimanche à cause de la météo… On sait à quel point il est difficile d’organiser un événement de cette ampleur et c’est pour cela que nous apportons tout notre soutien envers les organisateurs dans cette épreuve. De notre côté, nous avons passé deux très belles journées aux Plages du Prado. On remercie Marie et Mathilde qui nous ont accompagnés dans cette collaboration très agréable à entretenir !

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