© Eskape Festival / Hardcore France

Fin juillet, nous étions présents pour assister à la 2ème édition de l’Eskape Festival. Événement majeur de Hardcore France et même de la Hard Music en France qui gagne une notoriété de plus en plus considérable, il est temps de revenir sur cette édition qui aura réussi haut la main l’objectif de proposer une expérience encore meilleure que l’édition précédente !

VENDREDI 29 JUILLET

Vers 15h, nous arrivons sur le site qui reste le même que l’année dernière avec une disposition identique des 2 scènes. Malgré une annonce non favorable de la météo avant l’événement, cette dernière s’est montrée plutôt clémente avec divers passages nuageux. Une bonne aubaine pour nous, et qui nous permet de faire le tour du site. Celui-ci n’est pas encore ouvert aux festivaliers à l’heure actuelle. Notons d’ailleurs que suite à un imprévu concernant la sécurité, l’ouverture a été retardée et le festival n’ouvrira finalement ses portes qu’à partir de 16h.

La mainstage se dote donc d’une installation qui forcément est en lien avec le thème de cette édition « The Dark Ages ». Avec un gigantesque heaume au centre de la scène et des tours propres aux châteaux de l’ère médiévale, pas de doute que Hardcore France a fait le maximum pour nous plonger dans l’univers heroic-fantasy. Comparé à l’édition précédente (dont vous pouvez retrouver notre reportage ICI), cette scène en impose et ne laisse pas un sentiment d’inachevé.

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Il en va également de même pour la seconde scène dédiée à la Techno, dont l’installation a été revue à 100%. Avec des motifs psychédéliques sur les côtés de l’infrastructure, ainsi qu’une amélioration en termes de puissance du sound system VOID, cette seconde scène a tout pour plaire et nous sommes particulièrement conquis par les efforts fournis pour créer une expérience alternative absolument bluffante. Celle-ci n’a absolument pas à rougir de la mainstage.

Le festival ouvre ses portes vers 16h, et à ce moment-là, ce sont les gagnants du « DJ Contest » qui se produisent sur chacune des scènes. Nous profitons de ce moment pour faire un tour complet du site qui outre les stages, propose un décor propre à l’univers héroic-fantasy, et se dote d’un nombre assez imposants de stands, que ce soit la restauration ou encore le merchandising. Les moyens de Hardcore France sont donc bien plus importants pour cette édition.

© Pilgrim / Eskape Festival

Vers 16h55, nous sommes devant la mainstage pour assister au set du Colombien Razorbeat. D’entrée de jeu, le DJ est sans aucune pitié avec son public et nous offre un set Frenchcore assassin aux kicks dévastateurs. Il y encore peu de festivaliers présents, mais ceux-ci se montrent déjà d’attaque lors de ce set qui stimule fortement les premiers participants. En plus d’une prestation percutante et efficace, nous pouvons également compter sur la présence de MC Wild Fox ainsi que du charismatique DJ Fou pour ambiancer le dancefloor. Ce dernier, présent également l’année dernière en tant que MC, reviens pour montrer toujours autant d’énergie sur scène.

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Vers la fin de ce premier set, il est temps pour nous de faire un tour sur la scène Techno, et c’est le prodige Shadow Remington qui est aux commandes de cette dernière. Chaque prestation du sudiste est remplie de surprises et celui-ci compte bien rester dans cette lancée avec un set mélangeant des tonnes d’influences Tekno, Acid, Trance, Rawstyle, et même Dubstep. Concernant les titres joués, nous avons le droit à « Gangsta Paradise (Hard Mix) » de DJ Dave, divers remix Tekno de classiques comme « Poupée de cire, poupée de son » de France Gall et « Santiano » de Marins d’Iroise, « Bateau Blanc » de Darktek, Dyxxiz et Helen Ka, ou encore « Reactivate » de Darren Styles. Shadow Remington n’hésite pas à monter en intensité vers la fin de son set comme avec le très bon « OMG » de TNT. Le public est certes moins nombreux que sur la mainstage, mais reste conquis de l’efficacité dégagée par Shadow Remington. Un set encore fois bourré d’inventivité et d’énergie.

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Retour sur la mainstage avec un B2B très attendu entre 2 références du Hardstyle français, Damien RK et Devotion. Notons également que Hardcore France a intégré une petite nouveauté à cette édition, qui n’est autre que la prestation de performers comme des jongleurs ou encore des danseuses, et ce sont ces dernières qui ont pour mission de mettre encore plus d’ambiance auprès d’un public qui se fait de plus en plus nombreux. Les 2 artistes enchainent Hardstyle et Rawstyle de manière fluide et sans répit, notamment avec « Feel Good » de DJ Isaac, « No Sleep » de Vertile, « The Realm » de TNT et DJ Isaac, ou encore le magnifique « Leap Of Faith » de Headhunterz. Véritable adepte du micro en live, Damien RK n’hésite pas à s’adresser plusieurs fois public pour motiver ce dernier, mais également pour annoncer sa fierté d’être à nouveau présent à ce festival. Lors de ce moment, c’est Devotion qui prend le relais aux platines, et c’est un enchainement sans faille, dont son titre « Feelin’ Good », en passant par « Time for your life » de Thyron et Physika, jusqu’à « Kids Aren’t Alright » de Army Of Two, le Side Project de Damien RK et Devotion. Chaque festivalier montre une réelle détermination sous une météo toujours aussi agréable, face un set qui se termine sur du Hardcore euphorique. Festival lui tenant à cœur, Damien RK remercie une nouvelle fois le public ainsi que tout le staff de Hardcore France pour l’organisation d’un tel événement avec en prime DJ Fou qui espère que le public sera aussi déterminé que l’année dernière, voire plus.

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Suite à ce set, retour sur la scène Techno avec la nouvelle étoile montante du genre, Nure. La prodige tout droit venue de Montpellier fait preuve d’une puissance considérable durant chacun de ses sets, et celui-ci ne déroge pas à la règle. L’enchainement entre Techno Indus et Hard Techno est survolté, avec des titres comme « Fetchings Souls » de ONYXS. En plus des kicks surpuissants couplés à des rythmiques et screechs agressifs, l’artiste sait varier son set avec des mélodies envoutantes qui ne laisse pas le public indifférent, au point que celui-ci se montre de plus en plus nombreux sur cette scène. La folie commence à arriver lorsqu’est envoyé son destructeur « Suicide », en collaboration avec H!Dude. Rien n’arrête le set de Nure et celui-ci continue de gagner en force, comme avec « Feel The Beat » de Abov, « Ta Mere En Slip » de H!Dude ou encore « Evil Intent » de Louk remixé par DJ Thera. On sent également que l’artiste a ce réel plaisir de vouloir maintenir une certaine tension entre chaque drops, avec des screechs toujours aussi marqué. Un puissant set Hard Techno qui nous aura vraiment impressionné.

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Retour à nouveau sur la mainstage pour voir les 30 dernières minutes du set de l’iconique duo italien masqué de Rawstyle : Krowdexx. Successions de kickrolls, drops ravageurs, et enchainements de titres sauvages sans aucun temps morts, voila ce qui définit au mieux le set du duo. Probablement la performance la plus énervée que nous avons eu l’occasion de voir jusqu’à présent. Que ce soit avec « I Cant Believe It », « Numb » de Vertile et Rebelion, leur récent « Hate Or Love It » en collaboration avec Sickmode et Mish, « Twin Turbo » de Anderex et Mutilator, « Bassline Homicide » en collaboration avec Physika, ou « Infinity » de Sefa et D-Block & S-te-Fan. Ce set est absolument effroyable, et la foule montre une énergie redoutable au plus haut point. Pour terminer ce set, il était évident que le duo allait terminer celui-ci par leur titre Uptempo en collaboration avec Barber : « SM4$H THE SPE4K3R$! ». Un moment hors du commun, qui même si nous étions présents qu’une demi heure, nous aura laissé bouche bée.

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Vers 21h, direction à nouveau la scène Techno, avec cette fois-ci la présence de l’artiste « Surprise Act » de cette édition de l’Eskape Festival : Creeds. Annoncé depuis la révélation de la Timetable, L’étoile montante et producteur du phénomène viral « Push Up », nous a vraiment régalé, avec dans la globalité une avalanche de kicks, couplés à une une alternance efficace entre Hard Techno et Rawstyle, comme par exemple avec « I AM TECHNO » de TNT. Nouveau phénomène international, il était évident pour nous que l’artiste allait attirer du monde. Le constat est sans appel : la scène a connu sa plus forte affluence du week-end lors de son set. Bien évidemment vers les 15 dernières minutes du set de Creeds, ce dernier nous envoie son banger connu d’absolument tout le monde « Push Up ». Avec un public en pleine effervescence lors du passage du titre, le MC de la scène Techno demande même à celui-ci de chanter, et ce dernier joue forcément le jeu dès le retentissement des premières notes. On ne perd pas le pied pour la suite, avec une Hard Techno de hangar aux leads Rave prête à casser des bouches, comme avec « No Ears For Electronic » de David Temessi et Mzperx remixé par Creeds. Enfin, nous avons également le droit à une autre surprise et pas des moindres, à savoir la venue de Helen Ka sur scène, qui a pu interpréter au micro pour la fin du set plusieurs des titres co-produits par les 2 artistes, dont le très célèbre « Enfants de la Rave ». Un public sous le charme durant ce set qui aura été subjugué du début à la fin.

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La nuit commence à tomber sur les vastes étendues de Montilly-sur-Noireau, et nous restons sur la scène secondaire afin de se confronter à un adversaire de taille. C’est donc autour du prodige de la Techno venu d’Italie T78, d’enflammer cette scène de l’Eskape Festival. Place au voyage et au psychédélisme avec une techno retentissante qui oscille entre 130 et 140 BPM. Entre Kicks profonds, sonorités Acid et ambiance Rave, l’Italien ne ménage aucun effort et nous fait littéralement planer, passant par « Bionatops » en collaboration avec A*S*Y*S, mais aussi son célèbre « Megator », jusqu’à « 99.9 » de Koenig Cylinders remixé par John Selway. À noter durant son set que les lights commencent à s’allumer, histoire d’immerger encore plus le public dans une expérience Techno hors normes. Les moyens ont également étés revus à la hausse en matière de lightshows pour cette seconde scène.

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Même si le set de T78 respire une qualité de haut niveau, il y avait un artiste que nous ne pouvions pas louper au même moment sur la mainstage. Nous parlons là d’un phénomène de la scène Rawstyle qui n’a plus rien à prouver, à savoir Act Of Rage. Assister à sa prestation nous a permis également d’admirer la mainstage de nuit qui, on ne va pas se mentir, est impressionnante pour une 2ème édition. Entre moyens pyrotechniques plus importants, lights présents sur les tours de la scène ainsi que les yeux du heaume illuminés, tout est fait pour amplifier l’immersion. On sent le rapprochement vers les festivals implantés aux Pays-Bas. Concernant la performance du Hollandais, celui-ci ne ménage pas ses efforts avec un set Rawstyle monstrueux doté de kickrolls, et d’une variation prononcée des types de kicks. Celui-ci est également très bon en guise de showman, surtout pour communiquer et motiver son public entre chaques musiques. Concernant les titres joués, on a là une superbe variante d’euphorie et de brutalité, avec majoritairement les titres de l’artiste comme son anthem de Qapital, « The Alpha State » en collaboration avec Last Word, son magnifique « Till Sunrise » avec Digital Punk, « Crazy » avec E-Force, mais également « Magnetism » avec D-Sturb et Nolz. Nous avons également le droit aux titres de divers producteurs de Rawstyle comme « Dominator Tribute » de Radical Redemption. Pour la fin de set, le DJ s’adresse au public afin de savoir si nous sommes prêts à passer à la vitesse supérieure. Celui-ci termine donc sa performance avec du Hardcore, en passant très rapidement vers l’Uptempo. L’ambiance à ce moment-là est à son apogée avec un public tout simplement comblé.

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Suite à un moment de répit notre côté, nous retournons sur la seconde scène, qui est orchestrée par les 2 artistes de la scène Tekno et Acidcore à ne plus sous estimer que sont Protokseed et A5KM, avec une configuration assez différente de d’habitude pour ce B2B. Là où les DJs se relayent après plusieurs minutes, cette fois-ci Protokseed a mixé pendant les 30 premières minutes alors que A5KM s’occupait quant à elle des 30 dernières. Nous étions présents surtout lors du passage de cette dernière. La première chose constatée est que des performers étaient également présents sur cette seconde scène pour nous en mettre plein la vue. Concernant A5KM, cette nouvelle artiste montante de son genre n’est absolument pas à sous-estimer, avec une certaine férocité au travers de son set notamment avec « Just Like That » de Miss Fenetic, « Low Signal » ou « Café » en collaboration avec Sasio. Nous n’avons malheureusement pas reconnu plus de titres joués par la Bordelaise, mais celle-ci nous impressionne particulièrement via une prestation hors normes avec un enchainement percutant entre Acidcore, Mentalcore, voir même Rawstyle. Une très bonne clôture de la scène Techno pour ce premier soir de l’Eskape Festival.

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Vers 1h du matin, Il n’y a plus que la mainstage qui fait danser les foules, et vers cette heure-ci, DJ Fou veut une ovation des plus fortes de la part du public, car l’artiste qui arrive est non seulement la légende ultime de toute la scène Hardcore/Gabber mais également LA tête d’affiche de cette édition de l’Eskape Festival. Il ne s’agit ni plus ni moins que du connu de tous Angerfist. Histoire de nous mettre direct dans le bain, l’incontestable producteur masqué commence son set par le célèbre « Raise Your Fist » que le public se met forcement à crier. Nous attaquons bien évidement par des kicks Hardcore de carnassier dont seul le Hollandais à le secret, dont notamment avec des titres comme son remix de « Make It Bun Dem » de Skrillex et Damian Marley, mais aussi son très célèbre « Pennywise », dont ce dernier fait littéralement extasier la foule. Le mastodonte hollandais crée sans cesse la surprise avec des feintes hallucinantes vers des drops encore plus ravageurs, que ce soit avec « Creeds Of Chaos », ou encore avec « You’re A Hardcore Holligan » de Paul Elstak en « A capella » qui dérive soudainement vers son destructeur « HOAX » avec Furyan. Non seulement le set mélange avec brio Hardcore Newschool et Oldschool, mais celui-ci ne perd jamais en puissance. On continue toujours plus dans la boucherie avec son récent « The Fist And The Hammer », son anthem de Masters Of Hardcore « Tournament Of Tyrants », son ravageur « Freddy », ou encore l’excellent « Solid Stigma ». DJ Fou impressionné par la fureur du monstre à côté de lui n’hésite pas à demander au public si celui-ci est toujours d’attaque, et ce dernier est bien sur déterminé, en plus d’être en nombre imposant pour voir le Hollandais. Les variantes se font toujours efficacement et celui-ci va même comme à son habitude dériver quelques fois vers le genre Frenchcore. Avec « Blackness », « Lethal Assassins » avec Gridkiller, le surpuissant « You Can’t Stop Me » de Miss K8, « Brainbreker » avec Miss K8, ou son remix de « The Ripper » de Helllfish, Angerfist veut vraiment nous achever et c’est une véritable déferlante qui s’abat sur la mainstage de l’Eskape Festival. On pourrait jusque là nous dire qu’il nous a assassiné, et pourtant nous ne sommes pas au bout de nos surprises. Angerfist provoque le coup de théâtre pour terminer son set sur de la Terrorcore, suivi de très près par de l’Uptempo avec le titre de N-Vitral et Deadly Guns : « Break Your Face » ! Un final absolument magistral qui a su allier tous les ingrédients pour faire un excellent set Hardcore, et qui clôture à merveille ce premier jour de l’Eskape Festival.

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DJ Fou encore sous le choc et ému de cette performance, nous donne rendez-vous demain pour la 2ème et dernière journée de l’Eskape Festival. Celui-ci remercie le public et l’équipe de Hardcore France pour cette édition, et conclut ce premier jour qui nous a d’ores et déjà conquis. Que ce soit les décors, le public ou même la prestation des artistes, cette édition s’annonce déjà meilleure que celle de 2022 sur de nombreux points. 

SAMEDI 30 JUILLET

C’est donc avec joie que nous entamons ce 2ème et dernier jour de l’Eskape Festival. Nous retournons sur le site aux alentours de 14h30, et c’est Yoni! qui se produit sur la mainstage. Niveau méteo, nous sommes plutôt chanceux également ce jour-là car celle-ci est toujours aussi favorable pour engager les hostilités. Le public se présente petit à petit, et la circulation pour rentrer à l’intérieur du site est déjà nettement plus fluide que pour la journée d’hier. DJ Fou et MC Wild Fox sont d’ailleurs toujours aussi déterminés pour tenir leur rôles, prêts à ambiancer un public déjà acharné.

Nous nous installons vraiment du côté de la mainstage au moment ou le Lyonnais Krykor début son set, vers 15h. Ce dernier était gagnant du DJ Contest de la mainstage l’année dernière, et celui-ci à tellement séduit lors de sa précédente prestation lors festival de Hardcore France en 2022, que le label a fait de nouveau appel à lui pour pouvoir se produire en tant qu’artiste initialement programmé sur la line-up. Il a d’ailleurs annoncé sur ses réseaux sociaux qu’il effectuerait lors de sa prestation un Médieval Mix, avec comme à son habitude, beaucoup de classiques du Hardstyle. Nous avons donc un set entrecoupé entre chaque transition par des breaks qui comprennent de sombres samples de voix en rapport avec le thème « The Dark Ages » de cette édition. Comme l’année dernière, le Lyonnais n’hésite pas à prendre le micro pour interagir avec son public pour faire chanter celui-ci au travers de son set, avec notamment des titres comme « Elements » de Synthsoldier, « Dreams & Wonder » de Frontliner, « Darkest Night » de JGSW ou encore « Melody Of Victory » de Solstice et MC Wild Fox. Ce dernier d’ailleurs en tant que MC n’hésite pas à l’interpréter en live devant un public connaissant par cœur les paroles du titre. Krykor nous livre là un set rempli d’énergie bourré de Hardstyle euphorique oscillant entre classiques et nouveautés. Le DJ de Lyon continue dans sa lancée vers le mélodique et celui-ci envoie « Now We Are Free », le thème principal de Gladiator, via son Mashup entre la version de Ricardo Moreno et Eliott Tordo. Celui-ci nous comble de bout en bout. On monte progressivement en intensité vers du Rawstyle, comme avec un autre de ses Mashups entre « Through The Silence » de Aversion et « Raveline » de « Act Of Rage », mais également « Masters Of The Shadows » de Hatom, ainsi que « Force Of Will » de Unresolved et Aversion. DJ Fou profite de quelques instants pour prendre le relais au micro, et annonce non seulement sa joie de voir un public toujours aussi déterminé en Normandie, mais également sa fierté concernant le combat mené par l’Eskape Festival pour en arriver à ce niveau. On monte encore en intensité pour cette fois-ci passer au genre Frenchcore avec « Braveheart » de Broken Minds et Destructive Tendencies, « La Jument De Michao » de Toxin, mais aussi « Paganos » de Broken Minds. Chaques breaks toujours en rapport avec le thème de l’édition fait mouche et l’ambiance créée par Krykor se fait ressentir de la meilleure des manières. Après être revenu sur une vibe Hardstyle comme avec « Overcome The Dark » de A-Rize, l’artiste annonce qu’il va jouer plusieurs minutes supplémentaires. Le set se termine donc par « Keepers Of Our Legacy » de D-Block & S-te-Fan et Headhunterz, mais aussi « The Kraken » de Atmozfears et Sound Rush, avec en prime la prestation de performers dépliants le drapeau « Krykor Hard Dance Addict ». Un set respirant la fraicheur mélangeant divers classiques qui aura su tenir toutes ses promesses.

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Il est temps pour nous de jeter un œil sur le devant de la scène Techno en ce 2ème jour de l’événement. À ce moment-là, c’est Toitoine de Freestyle Records qui a pour mission de faire voyager les festivaliers. Celui-ci nous avait déjà bluffé lors de sa performance de début d’année à la soirée Born To Rave au Cargö à Caen (dont vous pouvez retrouver notre reportage ICI), et il en va de même pour cette nouvelle performance lors de l’Eskape Festival. Le set a commencé depuis plus de 30 minutes, et c’est une Techno Acid toujours aussi percutante et rythmée qui est envoyée par le DJ normand. Nous n’avons malheureusement pas pu reconnaitre énormément de titres du genre, mais l’énergie dégagée lors de cette heure de mix est absolument planante, avec des rythmiques psychédéliques et des sonorités Acid marquées. Toitoine nous montre une nouvelle fois une énergie à toute épreuve, avec des titres comme « Come Closer » de Thomas Schumacher ou encore « Knaldrang » de Joyhauser. Un set toujours extrêmement bien maitrisé jonchant entre mélodies progressives et rythmique fracassante, qui a su attirer beaucoup de monde sur la seconde scène.

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17h, et place maintenant à la furie du Parisien L’étrange M.Redan qui était déjà présent lors de la dernière édition sur la seconde scène. Cette fois-ci, c’est sur la mainstage que ce showman va pouvoir se produire. Il est impossible pour nous de rester de marbre devant son set avec un mélange bluffant, comme à son habitude, de Hard Techno et de Rawstyle ! Le genre Hardstyle/Rawstyle va forcement prendre de plus en plus d’ampleur après un tier du set, et L’étrange M.Redan se montre sans pitié avec des enchainement sans temps morts de tracks comme « LFG PSYCHO » de Sub Zero Project, ou encore le Bootleg de « Push Up » de Creeds par Vexize. Celui-ci n’hésite pas à se montrer sous son meilleur jour en tant que Showman, accompagné des danseuses sur la scène du festival, mais aussi avec un changement de ton lors du passage du délirant « Jägermeister » de Da Tweekaz. L’artiste sait mettre une ambiance dingue et enchaîne directement avec des Mashups Rawstyle comme « Satisfaction » de Benny Benassi et « Aerodynamic » de Daft Punk, « Unholy (Poki Mix) » de Jaime Guerrero et « Can Can (Hardstyle Mix) » de Da Tweekaz et High Level. Une déferlante d’énergie non-stop est envoyée sur la foule, et celle-ci est à son apogée en termes de dynamisme. Le Parisien annonce qu’il va encore monter en cadence en nous envoyant du Rawstyle avec de violents rifts de métal, dont son récent « Massive Destruction », mais aussi « Break Of Dawn » avec Mighty Spiritz qui est interprété à nouveau par MC Wild Fox en direct. Alors que le système pyrotechnique de la mainstage tourne à plein régime, L’Etrange M.Redan n’a pas l’intention d’en rester là et continue son rôle de DJ/showman, avec par exemple le Bootleg de « Ferrari » par Krowdexx et Unvizion, « Back To The Roots » de Rooler et Sickmode, le remix de « Cotton Eye Joe » de Razor Noize, mais aussi « FTS » de Showtek. L’enchaînement est absolument explosif, et Damien RK, prête main forte aux autres Masters of ceremony déjà présents. L’artiste termine son set par l’incontournable « YMCA » de Village People et crée une dernière fois la surprise avec des transitions vers le genre Frenchcore et Uptempo. C’est un bombardement de titres du genre qui clôture ce set absolument magistral qui aura été selon nous, le plus surprenant de la mainstage.

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Il est actuellement 18h, et place maintenant non pas à un artiste en particulier, mais plutôt à un autre moment pour le moins atypique de l’Eskape Festival. Annoncé en amont par l’équipe de Hardcore France, il s’agit cette fois-ci de « l’Eskape Hour ». DJ Fou prend le relais au micro en annonçant qu’une heure est dédiée à la prestation de plusieurs performers via des chorégraphies, comme des performances pyrotechniques, du jonglage et des danses sous le thème médiéval, en rapport avec le nom de code de cette édition : « The Dark Ages ». DJ Fou annonce également qu’il s’agit d’une heure pour permettre au public de se lâcher complètement avec en prime, diverses structures gonflables qui sont envoyées dans la fosse. Au travers de cette heure, on sent le désir des organisateurs de vouloir faire rapprocher l’Eskape Festival vers des gros festivals hollandais comme Defqon.1 ou Dominator, et surtout concernant un aspect en particulier : le fameux « Left and Right » qui est envoyé, avec un public qui joue le jeu à 100%. DJ Fou et MC Wild Fox sont bien évidemment présents pour animer l’intégralité de cette heure. Au travers de ce lâcher-prise du public avec diverses performances sur scène, c’est également un enchainement de musiques tous styles Hard confondus qui retentit sur la mainstage, en passant par des classiques de Angerfist, à des titres comme « Space Jam » et « Ouin Ouin » de Mighty Spiritz, « Primal Energy » de D-Block & S-te-Fan jusqu’à « Enfants De La Rave » de Creeds et Helen Ka. Plusieurs artistes programmés font leur apparition lorsque leurs titres respectifs sont joués comme Mighty Spiritz ou Helen Ka, mais pas que, puisque d’autres artistes du label comme Damien RK, Neko, Krykor et enfin le boss du label Hardcore France Maissouille. Ces 2 derniers se sont même permis de déployer les drapeaux avec le logo de Hardcore France. Avec une ambiance folle dorénavant installée, ce sont des titres comme « Wanna Play ? » de The Prophet et « Go Stupid » de Sickmode qui terminent avec brio cet « Eskape Hour ». DJ Fou, ravi du public qu’il a sous les yeux, veut remercier à nouveau le staff, les performers, les techniciens, les bénévoles, et surtout les festivaliers pour le weekend qu’il considère comme déjà comme l’un des meilleurs de sa vie.

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Retournement de situation concernant la météo, avec un soleil qui va laisser place à la pluie pendant une heure. Vers 19h30, nous retournons sur le devant de la seconde scène pour assister au set du prodige allemand de l’Acid Techno : A*S*Y*S. Le set a commencé depuis maintenant 30 minutes, et le moins que l’on puisse dire, est que le producteur allemand passe facilement entre Acid Techno, Dark Techno et Hard Techno, le tout pour un set efficace et maitrisé. Que ce soit « Bionatops » avec T78, jusqu’à « Tempopusher » de CARV. L’ambiance sombre et puissante est tellement bien amené par A*S*Y*S, et gagne de plus en plus en intensité au fil de cette performance. On gagne même en surprise, grâce à des feintes bien servies et des sonorités stridentes efficaces comme avec « Sleep In The Cousin Of Death » de Cancel, un Edit de « Push Up » de Creeds ou « Rock The Beat » de TRIPTYKH. Ce set Techno aux multiples influences a su nous conquérir et nous regrettons de ne pas avoir pu suivre celui-ci dans son intégralité.

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La pluie n’aura été que de courte durée et c’est au tour d’une autre étoile montante de la Techno, Nusha, de prendre le relais de cette scène secondaire. Comparé au set précédent, celui-ci part d’entrée de jeu sur quelque chose de plus énervé. On tremble face beats terriblement puissants de Nusha qui nous bombarde dès le début d’une Hard Techno brute et terriblement ravageuse, comme avec « Look At My Eyes » de Dennis Bauer, « Here We Go Again » de Luca Agnelli, ou Polaris de DJ Almighty. La productrice roumaine construit son set pour le moins surprenant, au travers de breaks très courts et maintient le public à fond. Vers les 30 dernières minutes de son set, changement de règle avec des breaks beaucoup plus progressifs. On aurait presque l’impression que la performance est sur le point de se terminer alors que loin de là, et la Techno jouée par Nusha est de plus en plus percutante, hypnotique, et puissante, comme avec « Don Kall » de Tommy Libera & Zeuz. On arrive sur la fin de prestation, et celle-ci en plus d’être euphorique, se dote d’une atmosphère vraiment planante. C’est donc avec « Insomnia 6000 » de Fenrick & Hypnum que l’artiste conclu ce set avec brio, et qui nous aura tenus en haleine du début à la fin.

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La nuit tombe et retour sur la mainstage avec l’ambassadrice du label Hardcore France, à savoir Neko. L’intro se fait sans attendre avec son remix de Poupée de son, en collaboration avec Creeds et Helen Ka. Il est à noté cette dernière rejoint directement la scène afin d’interpréter au chant le titre en question. Toujours sans aucune pitié, ou continue directement avec « Rip In Your Face » avec Mr.Bassmeister, un Edit Frenchcore de « The Magic Key » de One-T, ou encore « HADOKOA » avec Maissouille. On constate que la mainstage de nuit est toujours aussi belle avec des jeux de lumières qui sont vraiment mis en valeurs. Ajouté à cela la présence à nouveau de performers ainsi que de Damien RK qui prend le relais comme MC. Lors de sa dernière performance sur Caen lors de la soirée Hardcore France Invasion (dont vous pouvez retrouver notre reportage ICI), nous avions remarqué que Neko glissait de plus en plus de tracks Uptempo, et celle-ci continue dans cette lancée avec un enchainement de titres du genre pour le plus grand plaisir de la foule qui assiste actuellement à ce génocide. On repasse forcement au style de prédilection de la Biélorusse avec « Do You Understand » de Maissouille et UNIT, « Dark Sun » de Frenzy, sa récente reprise de « La Cucaracha » ou même avec « Stronger » de The Mastery et La Teigne. C’est toujours une véritable avalanche de kicks que l’artiste envoie à chacune de ses performances, et celle-ci n’hésite pas elle non plus à prendre le micro pour interagir avec son public. La folie continue lorsque cette dernière nous envoie la reprise de l’indémodable « Jump Around » reprise par Andy The Core et Monkey Buisness : « Bouncing Around ». Neko sait mettre une ambiance de dingue et joue même des classiques comme « Back & Forth » de Da Tweekaz, mais aussi ses propres classiques à elle comme « Valenkick » avec Maissouille. On approche de la fin et sont largués sur le public « The Universe » de Dr. Peacock et Sefa, « Unconquered » de La Teigne, « Forever Young » de Odium, le remix par Frenzy de Unstoppable de Sia, « Need 4 Speed » de Duotech et Creeds, pour terminer sur le Bootleg de The OffspringThe Kids Aren’t Alright par BadRabbitz & BassWar x CaoX. Une nouvelle performance de haute volée de la part de l’ambassadrice de Hardcore France qui garde la même recette pour le plaisir de ses fans.

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Vers 23h, on repart vers la scène Techno pour un live qui s’annonce vorace. Le Cherbourgeois Vortek’s ainsi que le Clermontois Teksa ont depuis pas mal de temps fait grimper leur Side Project Spice Up. C’est donc sous ce nom de code que les 2 talents de la scène Tekno vont se produire pour un set 100% Live. On arrive 15 minutes après le début des hostilités et forcement que pour une prestation live, seulement leurs titres allaient être joués. De « Tyranno » de Vortek’s, en passant par « Catch You » de Spice Up, c’est un raz-de-marée qui déferle sur la scène Techno, mélangeant Acidcore, Mentalcore, et même de Rawstyle. L’aspect Live avec les machines utilisés par les 2 artistes procure une sensation encore plus impressionnante. Celui-ci est rythmé et ne perd absolument pas en panache, comme avec « Don’t Wanna Go To This Party » de Vortek’s, « Substanz » de Teksa, « Never Five A Fuck » de Spice Up ou encore « Bring The Rave » de Vortek’s, avec un public extrêmement nombreux. L’envie de taper du pied reste forte, et les sonorités Acid viennent saupoudrer notre expérience au plus haut point. Un prestation formidable bourrée d’inventivité et de belles surprises.

© Pilgrim / Eskape Festival

Place maintenant à celui qui va clôturer la scène Techno de cette 2ème édition de l’Eskape Festival. Cet artiste, nous l’attendions de pied ferme car celui-ci est certainement le plus prometteur de la scène Tekno. Le Breton Sköne, issu principalement du monde de la Free-party, est prêt à retourner comme jamais la seconde scène. Malencontreusement, un problème technique intervient au bout de 10 minutes de set et le force à stopper ce dernier. Nous restons tout de même sur le devant de la scène et n’hésitons pas à encourager l’artiste. Le matériel finalement remplacé, Sköne peut enfin reprendre, pour jouer jusqu’à 1h20 du matin. En épargnant cet incident technique, la réaction est sans appel : c’est un vrai déluge que nous avons la pour le closing de cette scène. le Breton enchaine majoritairement ses titres comme « Celle qui tomba sous le zephyr », « Gabber De Forain » ou « Les Métaphores Fromagères ». Celui-ci fait déferler sa puissante Tekno et le public est tout simplement en extase. Les titres joués sont de véritable pépites, notamment un qui nous a mis totalement d’accord, à savoir « Bass Destination » avec Rabteu. Le tempo monte toujours d’un cran avec toujours plus de panache, et le set se termine avec « A La Poursuite d’un oiseau bleu », qui conclut celui-ci de façon époustouflante. L’une des performances du week-end que nous avons le plus adulée sans hésitation.

© Pilgrim / Eskape Festival

Le MC de la Techno Stage nous donne rendez-vous sur la scène principale pour assister à la performance de celui qui clôturera cette 2ème édition de l’Eskape Festival. Il ne s’agit ni plus ni moins que le boss du label Hardcore France ainsi que du Festival en lui-même, à savoir Maissouille. Suite au retard en rapport avec l’incident matériel sur la scène Techno, nous arrivons devant le patron de l’Eskape Festival alors qu’il a commencé son set depuis 20 minutes. C’est donc arrivé devant la mainstage que ce dernier nous envoie l’Edit de « Rien de Rien » venant de lui-même ainsi que de Soulblast, mais également l’incontournable « Zombie » de The Cranberries. Le boss de Hardcore France monte d’un cran par rapport à d’habitude, avec une alternance Frenchcore/Uptempo qui fait bien plus de ravages. La présence de moultes performers sur scène montre bien que cette édition touche à sa fin et qu’il faut finir de la meilleure des façons. C’est un sacré enchainement de la part de Maissouille avec notamment certains de ses titres comme « Frenchcore Cancan », « La Grande Embrouille », « Sacrifice », son énorme collaboration avec Floxytek, Fortanoiza et Kryptonic, « Waltz Of Madness », et bien évidemment les musiques venant d’autres artistes, comme « Nothing Like The Oldschool » de Sefa et D-Sturb, ou encore le superbe « Bass Till I Die » de D-Fence, DRS et Mr.Hyde. DJ Fou annonce en plein milieu du set, qu’une nouveauté ne va pas tarder à faire son apparition. Le festival confirme donc à ce moment là son intention de se hisser au niveau des plus gros festivals hollandais puisqu’un feu d’artifice est lancé au moment où les drops de chaque tracks sont envoyés par Maissouille. En plus du superbe spectacle qui nous en met plein la vue avec les effets pyrotechniques de la scène qui tournent à 100 à l’heure, c’est une succession de titres puissants qui sont envoyés comme « Push Up » de Creeds remixé par Dark Individual, mais aussi d’autres de ses titres en collaboration comme « La Strasbourgeoise » avec JKLL, suivi de « Cocaïne » avec Mr.Bassmaseister. Nous approchons des derniers instants, et nous avons bien évidemment le droit à un bouquet final qui clôture cette édition en apothéose. Maissouille n’a pas dit son dernier mot puisqu’à la demande d’un public en joie, il va pouvoir jouer une ultime track qui est un Edit Frenchcore vers Uptempo du célèbre « Toxicity » de System Of A Down. Un closing d’une qualité exemplaire, avec tout le staff de Hardcore France réuni sur scène, accompagné de DJ Fou ému une nouvelle fois du week-end qu’il a passé. Ce dernier remercie encore les festivaliers et nous donne rendez-vous l’année prochaine pour la 3ème édition de l’Eskape Festival.

© Lucas CHL Photos

EN CONCLUSION

Hardcore France, Hardstyle France et Freestyle Records voulaient viser encore plus haut pour cette édition de l’Eskape Festival. Le pari est réussi haut la main. Certes on regrettera quelques petits problèmes d’organisation, notamment au niveau de la gestion de l’affluence des festivaliers à l’entrée. Mais à côté de cela, cette édition 2023 a su imposer sur énormément de points, avec une mainstage bien mieux travaillée, une scène Techno qui nous aura conquis en termes de mise en scène et de système son, des artistes qui auront fait leurs preuves aux travers de sets époustouflants, des nouveautés qui montre que le festival évolue, et un public fidèle qui a su répondre présent du début à la fin. La machine est officiellement lancée et il ne fait aucun doute que ce festival ira très très loin. Nous tenons à remercier infiniment toute l’équipe de Hardcore France pour cette accréditation, avec l’espérance pour nous de renouveler l’expérience une 3ème fois consécutive en 2024.

© Lucas CHL Photos

By DNZL

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