Interview : Henri PFR

Nouvelle interview pour Valliue. À l’occasion de l’Electrobeach Music Festival, nous avons pu rencontrer le Belge Henri PFR. De ses débuts à sa vision de la musique en passant par ses dernières productions et ses projets à venir… Retrouvez l’intégralité de ses propos ci dessous : 

Salut Henri PFR,  pourrais-tu te présenter pour ceux qui ne te connaissent pas ?

Salut, je m’appelle Henri PFR. Je suis un DJ bruxellois de 22 ans. Ça doit faire maintenant 4 ans que je vis de ma passion, que je vis de la musique et c’est juste génial. Pour ceux qui ne me connaissent pas, je vous invite à aller écouter mes morceaux sur mes réseaux. Voilà !

C’est la question de base de notre site. Quelle est ta définition de la musique électronique ?

C’est compliqué ça … Ma définition de la musique électronique pour moi, elle est très large. Pour moi, la musique électronique c’est ne pas avoir de limite, c’est-à-dire quand on produit de la musique sur un ordinateur, on peut faire tous les sons que l’on veut. On n’est pas limité par un instrument, par un micro, par une salle d’enregistrement. On peut littéralement faire tout ce que l’on veut. C’est ça que je trouve génial avec l’électro. Et d’ailleurs, je divague et je vais vers les remix parce que j’adore justement les remix electro de morceaux, car on peut redonner vie à des morceaux rocks, grâce à ces nouveaux moyens qui sont l’ordinateur et la nouvelle technologie. Donc, pour moi, la musique électronique c’est simplement ne pas avoir de limite.

Comment as-tu débuté dans la musique électronique ? Quels sont tes sources d’inspirations ?

J’ai commencé quand j’avais douze ans, donc il y a maintenant dix ans sur GarageBand. C’est le petit programme qu’on a tous quand on achète un mac. C’est le programme gratuit, un peu dégueulasse. À l’époque, je m’appelais DJ HELL, c’est le DJ de l’enfer (rires) et je faisais des sons vraiment un peu dégueulasses mais bon j’ai toujours été passionné par ce truc de mélanger des sons et de créer des choses nouvelles avec. Et puis après j’ai grandi, j’ai eu quatorze, quinze ans et là, j’ai découvert des logiciels un peu plus professionnels comme Ableton. C’est le programme sur lequel je travaille. Et là, je découvre vraiment cette passion pour créer un morceau, pour créer des sons, pour arranger les mélodies. Donc comment ? Grâce à mon père à la base avec GarageBand.

Ta carrière a véritablement démarrée grâce à ton mix pour la chaîne YouTube  La Belle Musique, crois-tu que c’est encore possible de connaître une telle notoriété via ce type de média ?

Ouais c’est intéressant comme question parce qu’on en parlait récemment avec mon manager. On se disait : « Est-ce qu’on peut faire autant de buzz, comme ça aujourd’hui sur Internet? ». Un buzz sur Internet, c’est vrai qu’à l’époque, c’était le moment où SoundCloud explosait et donc quand on sortait des morceaux, cela faisait deux millions de vues en quelques jours. C’était la folie quoi ! Avec Kungs aussi ou bien Lost Frequencies, on sortait tous nos morceaux ça faisait un million de vues. On n’avait pas de label, on n’avait rien, aucune infrastructure. Et aujourd’hui, j’ai l’impression que c’est plus difficile. Moi pour l’instant, j’avoue que quand je produis un nouveau morceau, j’ai besoin d’avoir l’appui de mon label, j’ai besoin d’avoir un plan marketing pour faire écouter aux gens. Après, je pense qu’un bon morceau reste un bon morceau. Un bon producteur reste un bon producteur. Un bon producteur, s’il travaille bien, s’il bosse bien, il gagne en visibilité. Et je pense honnêtement, que les bons producteurs finissent toujours, à un moment ou un autre, par sortir de l’ombre, sortir de leur chambre et être dans la lumière.

Si tu devais décrire ta musique en quelques mots, quels mots utiliserais-tu ?

J’utiliserais « Electro », « Pop ». J’utiliserais « Joie » parce que j’ai pas envie de faire une musique que lorsqu’on l’écoute on pleure ou on pense à la rupture ou quoi. Je veux vraiment faire une musique, lorsqu’on l’écoute, cela nous rend heureux, ça nous donne le « happy vibe ». Et puis, j’essaie clairement d’avoir mes bases électro, mais d’abord la pop, c’est pour ça que je fais une sorte d’électro un peu plus lente. Normalement l’électro, c’est du 128 BPM. Moi, je suis sur quelque chose qui fait du 100, 110 BPM. Donc c’est un peu plus lent, mais je trouve cela plus « peps ».

La majorité de tes morceaux sont très joyeux, très taillés pour la radio, mais ton titre “Bullet” semble très mélancolique. Peux-tu nous en parler ?

C’est vrai, vous avez des super bonnes questions ! C’est un titre totalement différent de ce que j’ai l’habitude de faire, qui est en effet plus mélancolique. En fait, je l’ai fait avec un artiste belge qui s’appelle Ozark Henry. En Belgique, c’est juste une légende. En France, il est un peu moins connu, mais en Belgique, c’est la légende de la légende. Et donc, j’avais la chance d’être en studio avec lui et on a fait ce morceau ensemble. C’était purement artistique, car quand j’ai voulu le sortir, mon label et mon manager m’ont dit « ne sors pas ce morceau ». Tout le monde me l’a dit, mais moi, je voulais le sortir parce que c’était mon morceau de cœur, c’est un titre que j’adore toujours d’ailleurs, c’est l’un de mes préférés. Et puis c’était également la collaboration avec Ozark Henry, qui pour moi, est une méga star. Avoir été avec lui en studio, c’est juste fou. Ce morceau, c’est une prise de risque, c’est aussi vouloir montrer aux gens que Henri PFR, ce n’est pas que du commercial, c’est quelque chose qui peut être plus recherché, plus mature, plus artistique et c’est pour ça que ce titre est sorti.

Tu as récemment sorti ton titre “Catching Butterflies”. Tu peux nous en parler ?

C’est mon tout nouveau morceau. J’invite tout le monde à aller l’écouter et j’invite surtout les gens à me donner leur avis dessus, parce que j’ai fait un peu une prise de risque avec ce titre. Cela fait sept, huit mois que je travaille dessus. Je l’ai fait avec un bel ami à moi, HIDDN. À la base, on avait fait un drop, qui était un peu plus dans mon style à moi, avec des trompettes et tout ça. Au final, je me suis que l’on devrait faire quelque chose de différent, faudrait prendre des risques en fait si on veut essayer d’avancer. Donc j’ai voulu faire quelque chose avec une voix « pitché », des sonorités un peu plus tropicales. Et pour l’instant, modestement, j’ai l’impression que ça plaît et les gens me font de super propos. J’ai entendu d’autres gens qui l’écoutaient sur Instagram, c’est juste génial. Je suis super heureux, parce que j’étais hyper stressé en le sortant, j’avais vraiment peur que les gens n’acceptent pas le morceau, soient étonnés, ne reconnaissent pas mes morceaux. Au final, je suis super heureux du résultat et j’invite tout le monde à l’écouter et à me donner leur avis.

Tu viens jouer sur la mainstage de Electrobeach. Qu’est-ce que cela te fait de jouer dans le plus grand festival de France ?

C’est littéralement le plus grand festival de France et c’est juste incroyable ! Parce que je suis Belge, en Belgique, cela se passe bien, j’ai pas à me plaindre et je découvre encore la France, le public français. Je le découvre et le public français me découvre aussi. Et cette année, j’ai vraiment envie de toucher les gens, de leur montrer mon univers, mes délires musicaux, et ça commence à prendre. Et là, être à l’EMF, c’est une super reconnaissance et je suis aux anges d’avoir pu jouer une telle date, à un tel endroit. L’objectif 2018 pour moi, c’est la France, et pouvoir voir que ça commence à prendre, qu’il y a quelque chose qui commence à faire bouillonner la France, c’est juste incroyable.

Pour la seconde année consécutive, tu joues à Tomorrowland, alors ?

C’est fou ! J’ai la chance d’y être cette année encore, toujours sur la mainstage. Sauf que cette fois, je ne joue pas de 16h à 17h, mais de 19h à 20h, c’est juste fou. C’est incroyable que l’équipe de Tomorrowland me fasse confiance, parce que tenir la mainstage, c’est vraiment un rêve de gosse et c’est fou qu’ils disent, « c’est bon Henri, tu en es capable », donc c’est juste génial. À la même heure, l’année dernière, il y avait Don Diablo, Martin Solveig et me retrouver à côté de tels gens, ça me met une pression de fou et un stress de malade, mais c’est juste incroyable. Et j’espère que ça va aller, je pense que ça va aller et je vais me préparer comme un dingue pour cette date et j’espère que ça va bien se passer. C’est clairement le rêve de tout DJ et un accomplissement de carrière.

Tu as fait Tomorrowland deux fois, tu viens de faire l’EMF etc. Quel festival te ferait rêver encore plus ?

Coachella ! À fond, Coachella. Et je te le dis comme un gosse (rires) ! Pour moi, le plus beau, c’est Tomorrowland, c’est celui sur lequel, clairement, je rêvais d’aller. Donc honnêtement, le plus beau rêve que je pouvais avoir, c’est de faire cette mainstage et j’ai la chance de le vivre. Donc si je devais me fixer un nouvel objectif, ce serait Coachella, parce que les Etats-Unis, c’est encore quelque chose d’autre, encore une nouvelle étape. Donc jouer à Coachella, ce serait mon prochain objectif.

Et du coup, tu as joué sur la belle Grande Place de Bruxelles. Tu nous avais contacté par rapport à cela. Est-ce que c’est sensation différente de jouer à domicile ?

Ouais évidemment ! En fait, la Grande Place de Bruxelles, ce qui est incroyable, c’est que c’est littéralement la maison. Moi, je suis Bruxellois de base, je viens de Bruxelles, et pour nous la Grande Place de Bruxelles, en tant que Bruxellois, on est véritablement fier de notre place. C’est « The place to be ». La Grande Place de Bruxelles, t’y mange ta frite, tu prends ta bière, t’es un Bruxellois quoi. Et donc jouer sur cette place, c’était très honorifique. Jouer dans ton pays, dans ta ville, sur ta Grande Place. Il y avait une affiche de 10 m² avec mon visage dessus, devant une place pleine à craquer et l’arbre de noël au milieu, c’était incroyable. Encore, aujourd’hui, quand j’y repasse, je trouve ça irréel. Je n’ai pas de mot. Et je vous remercie de l’avoir partagé en direct sur votre page Facebook !

Tu enchaînes les collaborations avec de nombreux artistes. Avec qui rêverais-tu de travailler ou quelles seront les prochaines ? 

Prochainement, il y a une collaboration avec un artiste français assez chouette qui se prépare, mais je ne peux encore rien dire, c’est encore secret mais ça devrait bien sortir normalement. Je suis super excité. Après, j’aimerais collaborer avec beaucoup d’artistes mais si je devais en choisir un seul, peut-être un Kygo. J’aimerais vraiment Kygo parce que je trouve qu’il a réussi à dépasser le simple cadre de DJ. C’est devenu une véritable pop star. Martin Garrix m’impressionne énormément, The Chainsmokers, qui sont une source d’inspiration de fou. Je cite un peu les plus gros noms de DJs, mais c’est pour ceux qui ont plus de mérite. Et même David Guetta, pour un des plus grands, d’ailleurs c’est le plus grand. Franchement, si un jour j’ai la chance d’être en studio avec l’une de ces personnes, ce serait un rêve

Quels sont tes autres projets à venir ?

Alors, ce sont beaucoup de morceaux. J’ai passé de nombreuses heures en studio ces derniers mois. J’ai préparé pleins de nouvelles tracks, j’ai essayé de nouvelles choses. Une grosse tournée également, tout l’été, durant les mois de juillet, août et septembre, avec plus de 60 dates à travers le monde. C’est juste génial, c’est un peu le rêve de gosse. À la base, mes deux passions, c’est la musique et le voyage et c’est le métier parfait pour concilier les deux. Donc mes projets à venir, ce sont beaucoup de dates, beaucoup de nouveaux morceaux et… C’est la France. (rires)

Merci d’avoir répondu à nos questions. Un dernier message à faire passer ?

Mon dernier message, c’est d’aller commenter et me dire ce que vous pensez de mon dernier titre « Catching Butterflies ». J’ai vraiment passé beaucoup de temps dessus, ça fait sept mois que nous travaillons dessus. Il est enfin sorti et je suis vraiment curieux de découvrir votre avis et j’espère peut-être avoir votre support, que vous allez l’aimer comme j’ai aimé le faire.

Réalisation : Valso / Préparation : remicrd, Ben Altet  & Valso / Retranscription : So’ / Montage : So’

Photo : Oce-B / Valliue

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