Interview Rusty Hook


Cette année encore, nous avons participé au festival Garorock ! Une édition monstrueuse avec un line-up électro exceptionnel, notre report est à retrouver ICI. Nous en profité pour rencontrer le jeune Rusty Hook. L’occasion pour le talentueux agenais de nous parler de ses influences musicales, de son album à venir et de son groupe Slow Hours. Retrouvez l’intégralité de ses propos ci-dessous :


Salut Rusty Hook, peux tu te présenter pour ceux qui ne te connaissent pas ?

Je m’appelle Guillaume, j’ai 21 ans et je suis né à Agen. Je produis de la musique depuis 3 ou 4 ans.

C’est la question de base du site… Quelle est ta définition de la musique électronique ?

C’est une question super compliquée car la barrière entre musique électronique et acoustique est infime maintenant, les deux genres se rassemblent. Les gens qui font de la musique électronique utilisent beaucoup d’instruments acoustiques du coup il y a de moins en moins de musique que l’on peut qualifier de “juste” électronique. Ce qui est une bonne chose selon moi.

Rusty Hook signifie littéralement “crochet rouillé”… D’où vient cette idée ?

Alors, ça vient d’une chanson de Arctic Monkeys, c’est un groupe de rock anglais et j’aimais beaucoup lorsque j’avais 15 – 16 ans. Leur morceau “Cornerstone” parle d’un bar qui s’appelle “Rusty Hook” qui est en Irlande je crois. C’est de là que vient mon nom.

D’où vient ton intérêt pour la musique électronique ?

La musique électronique, j’y suis venu un peu par hasard. En fait, c’est un peu cocasse parce que Garorock a beaucoup aidé. De mes 10 ans à 15 ans j’écoutais du rock car mon père écoutait du Led Zeppelin, AC/DC, Oasis etc… Finalement, je suis allé à Garorock pour me faire ma propre culture musicale et je suis allé voir Busy P qui était avec Ed Banger du coup, je ne connaissais pas du tout, je me suis retrouvé au milieu de la scène et j’ai pris une claque énorme ! Le soir quand je suis arrivé chez moi, je tapais tous les noms que je trouvais, j’essayais d’écouter un maximum de musiques et je pense que ça m’a bien aidé. J’écoutais un peu les musiques de l’époque grand public, ensuite il y a eu la période dubstep, drum’n’bass donc je pense que Garorock a participé au fait que je fasse de la musique maintenant.

Toi qui es originaire d’Agen, qu’est-ce que ça fait de jouer dans le plus grand festival de la région ?

C’est incroyable, c’est un sentiment de fou en fait parce qu’il y a tous mes potes d’enfance, mes parents, ma copine qui arrive de Paris, mes potes musiciens qui viennent de Paris aussi… Il y avait tous les gens que j’aime devant mon set, c’était vraiment une autre dimension. Très très bonne date et sûrement la meilleure que j’ai faite récemment.

Après un an d’inactivité sur ta page Soundcloud, tu as sorti un remix sur le titre You & I de Saint Michel, peux-tu nous parler de ce remix ?

En fait, ce remix je l’ai fait via Sony qui m’avait approché pour l’album parce que j’en ai un à sortir et ils m’ont proposé de faire un remix pour le groupe Saint Michel qui est un groupe pop/rock français indie super cool. Ils m’ont fait écouter, ils m’ont montré le clip et m’ont demandé si je voulais faire un remix et j’ai dit “à fond !“. J’ai eu le morceau une semaine après, et le mien est sorti au bout d’un mois.

Sur les réseaux, tu as annoncé la préparation d’un futur album… Peut-on en savoir plus sur celui-ci ? A quoi doit-on s’attendre ?

Alors (rires), ça doit faire un an que je tease cet album en disant qu’il y a un album qui arrive et au final je suis trop perfectionniste donc ça prend des plombs… Là j’ai quasiment fini, il me reste deux semaines de taff et normalement cela devrait sortir rentrée 2017.

Tu fais également partie du collectif Slow Hours, peux-tu nous en parler ?

Slow Hours c’est sûrement le truc le plus fou que j’ai fait récemment musicalement parce que c’est un groupe avec 5 potes (Lain, Astre, Khamsin, Kidswaste, Kultur). On se connait dans la musique depuis 2 ou 3 ans pour la plupart. Très rapidement, en se voyant, on est devenu une superbe bande de potes, on est tout le temps ensemble, on a une conversation Facebook dans laquelle on parle H24 ! Au final, on s’est dit pourquoi pas essayer un projet où chacun à son petit truc où il est bon, du coup il y a les influences de tout le monde et à 6 il y a un certain « workflow ». Pour faire de la musique, ça change complètement car il y a des compromis à faire, plusieurs voix à écouter, il y a différentes idées… Ca me permet aussi de prendre des directions que je ne prendrais pas avec Rusty Hook, des trucs un peu plus alternatifs, plus expérimentaux, et pour ça c’est trop cool ! Ca m’a apporté vraiment beaucoup et ça fait que je suis inspiré maintenant, Show Hours m’aide beaucoup.

Mais au final, tu préfères exercer ta musique seul ou accompagné de 5 personnes ?

C’est complètement différent car du coup je bosse le projet Rusty Hook tout seul et Slow Hours c’est le côté où, comme je disais, j’expérimente et je fais des trucs que je fais pas forcément sur Rusty Hook, que je n’ose peut être pas tenté. En fait, Slow Hours c’est le Rusty Hook expérimental.

Le week-end dernier, Madeon a joué une de vos tracks IDs à l’EDC Vegas… Enorme, non ?

Bah ouais énorme, surtout qu’on était pas au courant en fait ! Enzo (ndlr : Astre) est un musicien français qui connaît bien Madeon et du coup il lui a envoyé sur Twitter en disant “J’ai une démo si tu veux bien écouter“ et apparemment il a écouté. Un mois plus tard, Enzo nous envoie un message dans la conversation Facebook avec juste le lien de la vidéo en disant que Madeon a joué notre morceau à l’EDC, au début on croyait que c’était une vanne parce qu’il rigole tout le temps, on a regardé le lien et on a même pensé qu’il avait fait un montage mais au final c’était vrai ! Et c’est là qu’il nous a dit qu’il l’avait envoyé à Madeon un mois avant et qu’il avait kiffé, donc incroyable !

Par quel(s) artiste(s) es-tu influencé ?

J’ai commencé la musique électronique j’écoutais deux mecs, c’était Mr Carmack et Cashmere Cat qui sont deux musiciens comme moi un peu qui faisaient ça dans leur chambre en mode amateur sauf que maintenant ils ont explosé. J’écoutais ça je me disais que c’était incroyable, personne n’a jamais fait ça c’était vachement original pour l’époque (2013 – 2014). Ils expérimentaient beaucoup, il n’y avait pas de recette, de cliché etc… Et ça vraiment ça m’a tué, j’étais fou ! Mon pote Katuchat, avec qui j’ai commencé la musique, m’a dit que Mr Carmack et Cashmere Cat utilisaient Ableton comme logiciel. Moi j’étais étudiant à Bordeaux à ce moment là, il est venu chez moi une semaine et on s’y est mis tous les deux, on bossait chacun de notre côté tout en se montrant ce qu’on apprenait à chaque fois. De fil en aiguille, on a fait de la musique ensemble et au final ça a marché pour nous deux donc on a eu de la chance !

Merci d’avoir répondu à nos questions, as-tu un dernier message à faire passer ?

Gros big up à Slow Hours, à tous mes potes et à tous les gens qui sont venus ce soir car ça restera gravé je pense !

 

Réalisation : Valso / Préparation : Valso, So et Ben Altet / Retranscription : Ben Altet

Photo :  Run The Trap

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2 réflexions sur “Interview Rusty Hook

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