Interview Thanos


thanos

Il a créé le label Karnage Records et apporte énormément à la scène hardcore dans le sud de la France… Thanos nous a fait le plaisir de répondre à nos questions ! Découvrez notre échange avec cet amoureux de musique ci-dessous :

Bonjour Thanos ! Peux-tu te présenter pour ceux qui ne te connaissent pas ? 

Bonjour, je m’appelle Etienne, j’ai 42 ans, je suis originaire de Belgique et je vis à Toulouse depuis environ 25 ans. Je suis par ailleurs vendeur en système de son et éclairage à Sunset music depuis une vingtaine d’années.

C’est la question de base du site… Quelle est ta définition de la musique électronique ?

De façon primaire. C’est un genre musical regroupant tout type de musiques répétitives créées sur la base de sons majoritairement synthétiques.

Ton nom de scène est donc Thanos. Pourquoi ce nom ?

Ce nom provient d’un personnage des Comics. Il est né en 1973 tout comme moi ! Il est le Titan le plus puissant du coté obscur. J’ai donc trouvé que ce nom faisait bien équation avec notre style musical par la puissance et le coté sombre qu’il évoquait.

En 1998, tu créés un grand label hardcore : Karnage Records. Pourquoi avoir voulu créer son propre label ?

J’ai d’abord participé à la création de  Fraktal en 1994, avec Matt et Fred. Fraktal concept réalisait des raves et avait son propre label. Quatre ans plus tard, chacun ayant mené des projets différents, j’ai décidé de monter ma propre entité qui pourrait évoluer en même temps que moi sans avoir à faire de compromis. Ainsi est né le Karnage 01, réalisé par Mouse et qui est encore aujourd’hui une des pierres angulaires du hardcore industriel. Le label reste encore aujourd’hui très typé industriel, la direction artistique de celui ci est désormais effectuée par The Clamps et plusieurs sorties numériques ou vinyls sont en cours d’élaboration.

Karnage Records est d’ailleurs à l’origine d’événements hardcore, dont la célèbre Koalition, à Toulouse. Les DJs renommés y sont présents à la pelle depuis ces dernières années : Angerfist, Tha Playah, Lenny Dee, Le Bask, Radium… Cela doit être une fierté d’organiser un événement de cette ampleur dans le monde du hardcore ?

En effet, nous sommes heureux d’être parvenus à faire grandir ces événements. Mais cela s’est fait petit à petit depuis 20 ans. Etant une petite structure, cela demande beaucoup de prises de risques et beaucoup de travail. Mais la relation que nous avons tissée avec tous les artistes et le public reste aujourd’hui notre plus belle récompense.

Lors de tes performances en live, tu es très souvent accompagné de Snotrocket. Peux-tu nous parler de ta relation avec lui ?

C’est avant tout un ami. Il est issus d’univers musicaux diamétralement opposés au Hardcore. J’aime le fait de partager ensemble, un ressenti, une énergie, aussi bien en studio qu’en public. c’est stimulant de partager et cela ouvre l’esprit vers d’autres genre musicaux.

Alors que tu es présent depuis une vingtaine d’années, peux-tu nous raconter le (ou les) meilleur(s) moment(s) de ta carrière sur scène ? Ou une petit anecdote insolite ?

J’en ai vraiment beaucoup. Je pourrais écrire un petit livre sur la techno ! Pour n’en citer que deux (Histoires d’eau…). Il y a la fois, ou lors d’une free des fox tan’z en Espagne au petit matin, nous avons vu notre voiture se faire emporter par un torrent de boue provenant d’un lâché de barrage hydro-électrique. Je n’ai eu d’autre choix que de plonger et nager jusqu’à la voiture pour récupérer mes précieux vinyles. Je me souviens aussi d’un teknival en Italie où le seul point d’entrée était un pont gardé par la police. Comme il n’y avait pas moyen de négocier, nous avons mis nos affaires et nos bacs sur la tête et sommes passés par la rivière, à une cinquantaine de mètres du pont…

En tant que Toulousain et fan de hardcore (et frenchcore !), je vous remercie pour tout ce que vous apportez pour la scène hardcore dans la ville rose. Merci également d’avoir répondu à nos questions ! Un dernier message à faire passer ?

Merci à vous, et à tout le public pour votre soutien. Rien ne serait possible sans cela et l’aide de tous nos amis et de tous les artistes. Mon dernier message est de continuer à œuvrer pour plus de tolérance au sein même de la famille techno. Nous avons besoins de free party, de soirées indoor, de Teknival et de gros festivals pour que le mouvement se développe. Il faut que tous les acteurs de ce mouvement travaillent ensemble sans se dénigrer pour que l’on gagne en légitimité. Encore merci a tous ! Never give up !

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