© Oceb / Valliue

Le Garorock Festival est clairement notre rendez-vous annuel, même avant que le projet Valliue ait été créé. Cette édition 2024 était pour nous l’occasion d’atteindre le palier des dix éditions (dont la septième accrédités) dans le plus gros festival du Sud-Ouest. Pour la dixième fois, nous allons voir jouer des artistes que nous écoutons quasi-quotidiennement à Marmande, mais également en découvrir d’autres. Tout ceci, en surveillant la météo comme habituellement, tellement elle varie selon les éditions. Nous voilà donc partis, déterminés à vous ramener un maximum de contenu. Retour sur nos quatre journées passées :

JEUDI 27 JUIN

Cette première journée commence tôt pour nous, car nous sommes attendus à l’espace artistes dès le lancement de cette édition. Après avoir récupéré nos bracelets à l’office de tourisme, nous marchons jusqu’aux portes du festival sous une chaleur écrasante. Les grilles ouvrent avec un très léger retard, et nous voilà donc sur l’enceinte de la Filhole, quasiment vide pour l’instant. Laura, attachée de presse de cette magnifique équipe Suzette, est également pilote de voiturette de golf à ses heures perdues. À bord d’un petit bolide, cheveux au vent, direction les backstages ! Il est 17h15 et le duo Trinix nous attend patiemment afin de répondre à nos questions (interview à retrouver ICI). Un plaisir de se revoir après notre première rencontre en 2017 (voir ICI). On se remémore le bon vieux temps et on se donne des nouvelles de toutes nos aventures déroulées durant toutes ces années. C’est toujours un réel plaisir d’échanger avec ces deux génies, qui connaissent aujourd’hui le succès qu’ils méritent !

© Oceb / Valliue

Une fois terminé, on retourne dans le festival pour assister à notre premier concert du week-end. Paradoxalement, nous mettons de côté les scènes principales pour ce début de festival, et nous nous dirigeons tout droit vers la Havana Stage. En effet, Bisso x Blackout Sound installent une ambiance très complice avec un public déjà bien nombreux au vu de la chaleur étouffante et de l’heure tôtive sur cette scène secondaire. Un plaisir de voir jouer le copain Selecta Bisso que l’on croise tout au long de l’année sur Toulouse ! Le groupe joue, comme à son habitude, divers tracks reggae-dancehall dans un climat très énergique et positif. Insolite et à noter, l’enseigne Gifi a fait un excellent coup marketing en distribuant gratuitement des éventails à la foule… Autant vous dire que l’on possédait tous le même accessoire à cette heure-ci !

Bisso x Blackout Sound – © Oceb / Valliue

On se dirige désormais vers la Wonderland Stage pour voir Poto Rico. Bras droit légendaire du rappeur Lorenzo, on n’a jamais pris le temps d’écouter ce qu’il fait en solo. On s’attendait donc à une prestation rap décalée mais… Pas du tout ! L’homme au bob se trouve désormais derrière les platines et envoie du très sale ! Des sonorités bass music, quelques unes acid ou breakbeat, le set se veut violent et psychédélique. L’artiste se fait également un kiff en créant un Wall of Death, tout cela dans le but de faire grimper la température déjà bien élevée. Une vraie surprise ! La tradition exige de se retrouver désormais à l’espace VIP/Presse pour le cocktail inauguration qui nous permet de faire des rencontres (nos compères de chez Aficia, rap.exclus et HexaLive) et de retrouver les personnes que nous avons croisées les années précédentes (Sud-Ouest, Carpe Koy Media…). Un moment convivial qui était toujours très plaisant !

Trinix – © Oceb / Valliue

On reste dans le coin car on est attendu par une des révélations francophones de l’année : Rivo ! C’est déjà la seconde fois de la journée que nous tendons notre micro à un artiste afin de discuter et d’en apprendre plus (interview à retrouver ICI). Pour la première fois, on se dirige vers la scène Garonne où joue le duo Trinix, avec qui l’on a échangé quelques heures plus tôt. Comme d’habitude, ils jouent avec le sourire jusqu’aux oreilles, et partagent leur bonheur d’être ici. Josh et Lois, à l’image de leur communication sur leurs réseaux sociaux, jouent de nombreux remixes sur leurs machines ainsi que des mashups très intéressants. La scène française est bien mise en avant : le côté pop avec « Makeba » de Jain et « Bécane » de Yamê, le côté électro avec « Push Up » de Creeds. À noter également un gros medley de Daft Punk, comprenant entre autres « Harder, Better, Faster, Stronger », « Around The World » ou encore « Technologic ». À ce moment, la foule autour de nous est littéralement hystérique, improvisant même un battle de danse. De notre côté, on devient fou sur les notes de « WET » de Wax Motif, artiste que l’on aime particulièrement. Logiquement, le duo lyonnais joue également ses plus gros tubes à l’image de « Emorio » ou « Sweet Dreams ». Première claque du week-end !

Shaka Ponk – © Oceb / Valliue

Pendant le concert de Luidji, on décide de se balader un peu sur la Plaine de la Filhole, afin de voir ce qu’elle a à nous offrir. Il n’y a pas réellement de changements en comparaison avec l’année passée, et ça nous va très bien ! On découvre le coin RedBull où est posée une scène électro, pour notre plus grand plaisir. Le soleil se couche petit à petit, la température est plus agréable et on s’offre un tour de grande roue afin de profiter du lieu dans sa globalité. Habitués du festival, le groupe Shaka Ponk est présent à Marmande pour la quatrième et dernière fois. En effet, il s’agit de leur dernière tournée. Pour la première fois, nous figurons sur leur liste et avons l’honneur de faire quelques clichés, donc on est content ! Dès les premières secondes, le chanteur Frah finit dans la foule pendant que Sam est au micro au bout du podium. Un régal pour notre objectif, de se retrouver au milieu d’une énorme complicité entre le groupe et leurs milliers de fans. On assiste à un véritable show, deuxième claque de la journée ! On peut profiter de leur discographie avec notamment « Tout le monde danse » et bien évidemment leur tube « I’m Picky ».

Mosimann – © Oceb / Valliue

En nous dirigeant vers la Wonderland Stage, on s’arrête boire un verre dans le bar positionné entre les deux scènes, puisque notre famille s’y trouve ! On en profite pour remercier les centaines de bénévoles qui permettent la bonne réalisation du Garorock chaque année. C’est au tour de Mosimann de présenter son show live ! La scène est partagée par trois gros cubes où sont respectivement disposés ses platines, son synthé et sa batterie. L’entrée est fracassante avec notamment les vocaux de « Satisfaction » et « Badadan » reprises par tout le public. Le Franco-suisse sait tout faire et nous partage une heure de haut niveau. Il chante sur les sonorités de « Love Tonight » et de « Lady », puis réalise un son en enregistrant au fur et à mesure. Pour nous, l’apogée a été lors de l’enchaînement de « Control Movement » de Gesaffelstein, suivi de « Turn Off The Lights » accompagné par les talents de scratch de Mosimann. Un génie ! Nous avons déjà hâte de le retrouver le 23 août à domicile, au Poney Club. Pendant ce temps, Rivo joue sur le bout du podium de la scène Garonne, pendant que les techniciens préparent la venue du headliner de la soirée. Malheureusement, le show termine un peu plus tôt que prévu et nous n’avons pas eu le temps de faire des clichés. Par contre, on a pu profiter des sonorités de « In And Out Of Love », sa collaboration avec Armin van Buuren qui sortait officiellement moins d’une heure plus tard.

Calvin Harris – © Oceb / Valliue

C’est déjà l’heure du dernier nom de la journée, et pas des moindres : Calvin Harris ! Monument de la scène électro mondiale depuis de nombreuses années, le Britannique ne fait que très peu de dates annuelles. Autant dire que le Garorock a frappé un grand coup en le positionnant ici ! Il démarre son set avec « This Is What You Came For » sous les flammes. S’en suivent d’autres tubes planétaires comme « I Need Your Love », « Outside » ou encore « Feel So Close », « Summer » et « Under Control ». Les minutes s’enchaînent, cette première journée approche grandement de la fin… Dans le dernier quart d’heure, une euphorie générale est présente sur les notes de « Sweet Nothing » puis lors du magnifique et logique final « Miracle ». On est unanime pour dire que Calvin Harris n’est pas le meilleur DJ de la planète scéniquement parlant, mais c’est toujours un régal d’entendre sa discographie autant qualitative que quantitative, surtout au vu de la rareté de ses prestations. Ce jeudi termine donc en apothéose !

VENDREDI 28 JUIN

Il faut toujours autant chaud, nous avons laissé pas mal d’énergie la veille et on se doit d’être en forme pour le final du jour : on décide donc d’arriver sur place un peu plus tard, aux alentours de 19h30 ! À ce moment, TIF démarre son concert avec « 3iniya » et « Emoji DZ ». Le rappeur algérien était très attendu du côté de toute la communauté rap, au vu du nombre de festivaliers présents devant sa scène. Lors des dernières minutes du show, on se place dans le crash barrière afin de prendre quelques clichés. Après un beau message de paix, l’équipe du rappeur brandit plusieurs drapeaux palestiniens au bout du podium, sur les notes de « Shadow Boxing » joué en final.

TIF – © Oceb / Valliue

Direction la Wonderland Stage où joue Mass Hysteria. Le groupe a un long passé commun avec le Garorock, eux qui étaient venus au festival marmandais en 2002. Après plusieurs années d’absence ici (la dernière fois était en 2016), ils sont enfin de retour parmi nous. L’énergie est complètement folle alors qu’il est seulement 20h30. Les pogos s’enchaînent, les nuques s’agitent et c’est un sacré show. Le chanteur Mouss Kelai reçoit une paire de lunettes depuis la foule, la met le temps d’une chanson puis la relance dans le public. Entre quelques discours anti-politique, on aura pu entendre certains classiques du groupe comme « Mass Veritas » ou « Positif A Bloc ». Un bon moment bien énervé ! La suite sera bien plus calme puisque c’est au tour de Charlotte Cardin. Dans un tout autre registre, ce n’en est pas moins qualitatif ! La chanteuse québécoise partage sa magnifique voix à toute la Filhole, pour un concert qui aura ravi ses plus grands fans. Alors que nous sommes dans le crash barrière, celle-ci ouvre avec « Looping » et son tube « Meaningless ». Elle conclut son show très logiquement par son plus gros carton : « Confetti ».

Mass Hysteria – © Oceb / Valliue

Alors que le VIP est occupé par la fin de la finale de TOP 14 qui concerne les deux équipes de la région, l’UBB et le Stade Toulousain, on se dirige vers la scène Wonderland pour en prendre plein la figure. En effet, c’est l’heure du live de Creeds, en compagnie de la chanteuse Helen Ka ! Le Nantais est équipé de diverses machines, piano et synthés, pour un show complet. Ça fait du bien d’entendre de la hard ici et de galoper ! Le duo fait un carton avec le très célèbre « Enfants de la Rave », et on aura même la surprise d’avoir une apparition de DAVI’ pour le remix de « KOX!E ». Un live qui vaut le détour ! En suivant, c’est PLK qui se charge de l’autre scène. Après « EA7 » en ouverture, le célèbre « Émotif » résonne dès les premières minutes. On prend un peu de hauteur depuis la grande roue, où on peut admirer la foule chanter à tue-tête « Monégasque » (et nous aussi !). De nombreux classiques sont joués comme « Problèmes », « On sait jamais » ou encore « Petrouchka ». L’artiste parisien finit avec une de nos préférées : « A la base ». On a beau l’avoir vu plusieurs fois en concert, PLK… C’est vraiment une valeur sûre !

Creeds – © Oceb / Valliue

Il est 0h45, dans une heure on assistera à un show dantesque avec les têtes d’affiche du week-end. On le ressent de plusieurs manières : plusieurs personnes vêtus de merch’ du trio suédois, ou également un grand nombre d’amis que nous croisons dans le festival, venus pour un seul nom… La Swedish a fait déplacer les foules de la France entière, tant leur présence ici est un événement. Mais on en parlera plus tard, l’heure est à Brutalismus 3000 pour le moment. Curieux de voir ce qu’ils donnent sur scène, le duo allemand nous met également une gifle. On en prend plein la figure aujourd’hui ! Le show est très énergique, la lumière blanche utilisée rajoute une touche d’agressivité qui nous plonge dans une ambiance très stylée. Un subtil mélange entre hard, électro techno rapide… On se casse la nuque dès le premier drop dubstep sorti de nulle part, autant surprenant qu’efficace. Dans les dernières minutes de leur prestation, leur célèbre « Romantika » nous met un dernier coup avant de partir vers le dernier concert de la soirée, sourires jusqu’aux oreilles.

Brutalismus 3000 – © Oceb / Valliue

Il est 1h45, l’heure est arrivée… Des frissons lors des premiers mots habituels « My name is Axwell, this is Steve Angello and Sebastian Ingrosso. Garorock, Marmande, we are the Swedish House Mafia » . On a eu la chance de voir chacun des membres indépendamment dans le passé, mais jamais ensemble. Ayant loupé leur dernier show sur Paris en 2022, c’est une première tant attendue pour nous. Nous sommes positionnés dans le crash barrière au début de leur prestation, pouvant apprécier « Miami 2 Ibiza » et « Greyhound » au plus proche. En allant nous placer dans la foule, nous cherchons désespérément nos amis Kosling et Tom Willer, mais l’euphorie est trop grande pour trouver quiconque dans cette marée humaine. Au niveau scénique, un grand écran est divisé en 3 parties égales derrière le groupe, pouvant permettre de voir chaque membre du trio en gros plan en temps réel. Musicalement, et sans surprise pour personne, c’est une folie du début à la fin. La Swedish House Mafia est à la hauteur des attentes de tous les plus grands fans. Les gros classiques s’enchaînent comme « Antidote », « Sun Is Shining » ou encore « Save The World ». On est de retour en 2012/2013 avec « Calling » et « Reload », l’âge d’or de la Progressive House que nous aimons tant. Le final, plein d’émotion, se fera sous un gros show pyrotechnique, accompagné du magnifique mashup alliant « Heaven Takes Your Home » et « Don’t You Worry Child ». Sur ce magnifique moment, se termine cette deuxième journée du Garorock 2024 !

Swedish House Mafia – © Oceb / Valliue

SAMEDI 29 JUIN

On entame déjà la seconde moitié du Garorock 2024, et cette fois-ci… Sous la pluie ! Les températures ont drastiquement chuté en l’espace d’une nuit, mais on s’en sort bien mieux que ce qui était annoncé. Les orages étaient prévus au dessus de Marmande et la rumeur d’une annulation commençait à faire du bruit autour de nous. Rien de tout ça, on sera bien présent, un peu plus habillé que la veille ! C’est la raison pour laquelle nous venons encore un peu plus tard aujourd’hui, aux alentours de 20h45. À notre arrivée, on aperçoit Les Inachevés, les deux frères bretons connus pour leurs caméras cachées sur YouTube. Ils ont du se sentir comme chez eux avec ce magnifique temps ! Sur scène, Lala &ce conquit la foule, comme lors de son passage sur la scène du trec en 2022. La rappeuse française joue logiquement plusieurs morceaux de son dernier album « SOLSTICE », sorti en début d’année.

Lala &ce – © Oceb / Valliue

Il est 21h45, The Offspring prend possession de la scène Garonne. Le groupe emblématique a fait venir des dizaines de milliers de festivaliers, et on peut vous dire sans aucun doute que ce sont eux qui ont bénéficié du public le plus nombreux de tout le week-end. Les Californiens démarrent leur show avec « Come Out and Play » et enchaînent une heure de tubes connus de tous. Nous approchons de la fin, on pense terminer sur un magnifique « The Kids Aren’t Alright » mais The Offspring nous propose un rappel « You’re Gonna So Far, Kid » suivi de « Self Esteem ». On peut dire ce que l’on veut… Concernant les groupes qui traversent les décennies, nous n’avons jamais été déçus ! La pluie aura eu raison de nous, on s’abrite avec l’équipe Suzette et on passe notre tour concernant les photos de Maureen… On aura tout de même l’occasion d’entendre sa collaboration avec Kalash, « Laptop », de loin.

Paul Kalkbrenner – © Oceb / Valliue

Place maintenant à un nom que l’on a déjà vu de très nombreuses fois, et que l’on veut revoir encore et encore. Habitué du Garorock, Paul Kalkbrenner installe une nouvelle fois ses machines à la Filhole. Difficile de compter le nombre de maillots de la Nationalmannschaft floqués au nom de l’artiste, alors que le nôtre est resté à la maison au détriment du t-shirt « Valliue ». Dès les premières minutes, Paul K balance « No Goodbye », puis « Te Quiero » un peu plus tard. Il ne pleut plus, les étoiles se sont alignées pour profiter un maximum du légendaire producteur allemand. On a littéralement les frissons, pour changer, lorsque nous entendons « Sky & Sand » sorti de nulle part. Une personne du public balance des dizaines de bulles dans le ciel via une machine, rendant le moment encore plus féérique. L’écran géant derrière lui permet de voir au plus près son attitude lorsqu’il s’exerce, entre grimaces faciales très expressives et deux cigarettes allumées coup sur coup. Paul Kalkbrenner vit sa musique, notamment dans le dernier quart d’heure où il joue « Revolte », « Cloud Rider » ou encore « Parachute » en final. Encore un excellent moment passé en sa compagnie !

Trym – © Oceb / Valliue

Du côté de la Wonderland Stage, Trym nous présente son show Millenium. Les sonorités diffèrent entre drops techno, trance et même hard. On galope avec tous les fans de musique électronique, et ça fait du bien. Le show visuel apporte sa plus-value et nous fait voyager. Avant le dernier concert de la journée, on retourne une énième fois au VIP pour une pause pipi. L’occasion pour nous de discuter rapidement avec la société J.P Coste qui gère les sanitaires du site. On n’a pas vu l’entièreté du Garorock à ce sujet, mais pour le VIP… On aimerait sincèrement souligner ce travail de l’ombre, irréprochable et nécessaire pour la bonne tenue d’un festival. Malgré une météo changeante et de nombreux passages de multiples festivaliers, les sanitaires du VIP ont toujours été d’une propreté impeccable grâce à ces travailleurs professionnels et discrets.

© Oceb / Valliue

C’est déjà le dernier artiste de ce samedi, Timmy Trumpet ! Interdisant la capture d’images pour la totalité des médias, nous n’aurons malheureusement pas l’occasion de ramener quelques clichés. C’est plutôt dommage vu le show mis en place ainsi que les différentes gestuelles de l’Australien. L’artiste passe du tout au tout, fait plus le spectacle que de la musique, allant même jusqu’à faire quelques pompes sur la table de mixage. Mais… On pense sincèrement que c’était le bon choix de la part de Garorock. Il aura ravi le public généraliste et réalisé un closing digne de ce nom. Musicalement, les mashups sont drôles et originaux, à l’image de DJ Bobo suivi d’un gros drop dubstep, où d’une alliance entre « Reload » et Clara Luciani. À souligner aussi que l’artiste sait qu’il se trouve à Marmande et non à Bordeaux contrairement à certains artistes, où même le fait qu’il s’adapte à son public. En effet, il aura fait plusieurs clins d’œil à la scène musicale française, avec notamment du Michel Sardou, ou encore Slimane. On aurait, par contre, bien aimé ne pas se prendre du Magic System au bout de quelques secondes de Wall Of Death ! À l’inverse, on s’est bien défoulé sur les sonorités Uptempo Hardcore, un vrai régal d’entendre ça ici. Pour le final, on a le droit à un vocal d’Andrea Bocelli, suivi d’un drop hardstyle, le tout sous un gros show pyrotechnique. Timmy Trumpet a fait du Timmy Trumpet, et on finit donc cette journée comme attendu : lessivé !

DIMANCHE 30 JUIN

Quatrième et dernier jour, le soleil est de retour en Lot-et-Garonne ! Aujourd’hui, nous sommes attendus avant même l’ouverture des portes. En effet, nous avons rendez-vous à 14h45 pour notre dernière interview du week-end. Pile à l’heure, nous traversons la plaine de la Filhole complètement vide de spectateurs et nous arrivons en backstages comme trois jours plus tôt, en compagnie de nos collègues de chez Carpe Koy Media. À ce moment, on découvre l’ensemble des costumes de L’Impératrice, et on salue Yungblud qui jouera quelques heures plus tard. Arrivés à notre lieu de rendez-vous, on tend le micro à Apashe (interview à découvrir ICI). C’est un honneur pour nous de poser nos questions au producteur belge, l’ensemble de notre équipe de rédaction étant très admirative de son travail. Une fois terminé, on retourne dans l’enceinte du festival, où les premiers festivaliers acharnés attendent déjà Sum 41 au premier rang, alors que ceux-ci jouent dans plus de 5h30 !

Julien Granel – © Oceb / Valliue

Le premier concert de la journée est dédié à Julien Granel. Il est encore très tôt, mais sa communauté est déjà bel et bien là. Le chanteur français est rayonnant, son show haut en couleurs donne toujours le sourire ! Smile jusqu’aux oreilles, il ne tient pas en place, allant voir la foule, sautant partout… Une ouverture déjà très énergique pour les festivaliers ! Il démarre avec les paroles de « PLUS FORT » avant de passer sur « COULEUR » dès les premières minutes. Ayant vécu à Bordeaux, Julien Granel rêvait de faire ce festival et ne cache pas sa joie d’être ici, faisant même un coucou à sa famille présente sur place. Il se fait un plaisir en traversant la foule entière, afin de prendre possession des platines disposées à la régie. Un régal de voir qu’il joue électro, avec notamment « RATATA » ! Il continue donc une partie de son concert ici, pour le plus grand bonheur des festivaliers qui se retrouvent désormais au premier rang. Dans les dernières minutes, on profite de « FEEL GOOD » et « À LA FOLIE ». À la fin de son concert, il prend quelques minutes pour faire des selfies avec ses fans, preuve supplémentaire de la proximité qu’il possède avec son public.

L’Impératrice – © Oceb / Valliue

Il fait chaud, on va se poser un peu à l’ombre à l’espace presse, où on discute avec de nombreux collègues. En revenant, on croise nos amis toulousains Magnus Lopez et Tom Kay que l’on retrouvera plus tard. Pendant ce temps, le groupe L’Impératrice joue sur la scène Wonderland, vêtus de leurs costumes que l’on a vus plus tôt dans la journée. Flore Benguigui, la chanteuse, fait une dédicace au guitariste du groupe, Achille, à l’occasion de son anniversaire qui tombe aujourd’hui. Il y a pire comme endroit, pour souffler ses bougies ! On profite de se dernier jour pour s’offrir un tour de chaises volantes, attraction qui nous fait de l’œil depuis plusieurs jours. À 40 mètres de haut, c’est toujours impressionnant de voir l’ampleur du festival. En descendant, on passe au stand Jäger où joue Tom Kay dans une ambiance de proximité très positive. Du Daft Punk, du Wax Motif… Même la table de mixage tremble sous les vibrations du public. Un sacré moment !

Yungblud – © Oceb / Valliue

Vient le tour de Yungblud, sur la scène Garonne. On avoue être impatient de voir ce qu’il donne sur scène, tant on a eu de retours positifs du côté de la presse. Nous n’avons clairement pas été déçus ! Personnage à part entière, le chanteur démarre avec « superdeadfriends ». Placés dans le crash barrière avec notre appareil photo, on a vécu un moment incroyable lors de « The Funeral ». Se trouver au milieu d’un moment complice entre l’artiste et des milliers de festivaliers chantant la totalité des paroles… Extraordinaire ! L’Anglais joue son carton « I Think I’m Okay », son dernier titre « breakdown. » sorti quelques jours plus tôt, et finit sur « Lowlife » et « Loner ». Yungblud en concert, c’est quelque chose à voir ! Quelques clichés de Josman au début de son concert, et on court vers la grande roue ! On veut avoir la meilleure position pour observer la surprise de la journée dans quelques minutes. Une montgolfière RedBull vole au dessus du Garorock, alors que Valentin Delluc réalise des acrobaties autour, aux commandes de son paramoteur. Le tout devant un magnifique coucher de soleil, un point de vue à couper le souffle !

© Oceb / Valliue

On retourne à la musique, avec un nouveau groupe américain connu par différentes générations. Pour la dernière tournée de leur longue carrière, Sum 41 sont présents parmi nous. Après avoir pris le temps de les photographier pendant « Motivation » et « The Hell Song », on se prend un petit coup de stress en voyant que notre portable a disparu. On prend dix minutes à le chercher partout… Avant de réaliser qu’on l’avait bêtement oublié à l’espace presse quelques dizaines de minutes plus tôt. La fatigue se ressent après quatre jours de festival, et notre cerveau commence à beuguer ! De retour devant la scène du groupe canadien, c’est un régal de voir tous ces festivaliers s’éclater sur les différents tubes. Le concert se finit en apothéose avec un enchaînement de « In Too Deep », « Fat Lip » et enfin « Still Waiting » !

Sum 41 – © Oceb / Valliue

Il est 23h, la nuit est désormais bien tombée et on s’approche dangereusement de la fin de cette édition. Ce sera désormais de l’électro jusqu’au bout ! Sur la scène Wonderland, c’est au tour d’Apashe que l’on a interviewé plus tôt. Le show du Belge est dantesque ! C’est sombre, c’est épique, c’est beau. Entouré de cuivres pour sa tournée « Brass Orchestra », Apashe apporte un vent de fraicheur dont lui seul a le secret. Après une ouverture avec « RIP » en collab’ avec Vladimir Cauchemar, on peut entendre plusieurs titres de sa discographie comme « I’m Fine ». C’est assez drôle et plaisant de voir les musiciens se casser la nuque (comme nous !) sur chaque drop dubstep. L’artiste fait également plaisir aux fans de Chase & Status, annulés alors qu’ils devaient jouer ce soir, en passant « Badadan ». Il termine logiquement avec « Majesty » positionné face à son public au bout de podium, devant de nombreuses flammes qui rendent ce final encore plus magnifique !

Apashe – © Oceb / Valliue

C’est déjà le dernier de la soirée… Comme chaque année, malgré la fatigue et le nombre incalculable de pas que nous faisons, le Garorock passe à une vitesse grand V. Pour finir cette édition 2024, Kungs a la responsabilité de remplacer Chase & Status. L’intro se fait sous une explosion de confettis, de quoi se mettre le public dans la poche dès les premières secondes. S’en suivent différents tubes comme « All Night Long » et « This Girl ». À ce moment, nous croisons Enzo, directeur de la société de sécurité Arkane, avec qui nous avons tissé des liens depuis de nombreuses années de festival en commun. Celui-ci nous propose très gentiment de nous accompagner sur la scène de Kungs, afin que nous puissons profiter de ce dernier concert avec une belle proximité. Un geste qui parait anodin mais qui est à l’image d’Enzo et de sa société : bienveillant, juste et professionnel. On a déjà eu l’occasion de dire ces mots dans nos reportages précédents : on a beaucoup d’estime pour tous ces agents de sécurité avec qui nous échangeons chaques années ! Après avoir profité de cette situation privilégiée pendant quelques dizaines de minutes, nous partons manger rapidement afin de profiter du final ensuite. Malheureusement, et sans réelle raison apparente, celui-ci se fera dix minutes avant l’heure prévue. On aura donc vu le feu d’artifice sous les sonorités de « Never Going Home », d’un peu plus loin. On passe récupérer nos affaires et dire au revoir à tout le monde… Le Garorock Festival, c’est terminé pour cette année !

Kungs – © Oceb / Valliue

Un immense merci à tous les artistes pour tous ces magnifiques shows, à Trinix, Rivo et Apashe pour leurs disponibilités, à la dream team Suzette pour ces années de confiance, à Enzo et tous les agents de sécurité pour leur professionnalisme, aux amis qui sont venus nous faire un coucou, à tous les bénévoles et prestataires qui ont fait de ce Garorock une énième réussite et aux 120.000 festivaliers avec qui on a partagé cet excellent week-end ! Garorock, à l’année prochaine !

By Valso

4 thoughts on “On y était : Garorock 2024 !”

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *