Le premier week-end de mai, dans la ville de Varades (44), c’était la 8e et dernière édition du LFV Festival. Une édition intitulée « The Rising Sun » pour laquelle nous avions déjà consacré un article au mois de mars en vous annonçant un évènement grandiose et nous n’avons pas été déçus ! En chiffre, le LFV 2024 c’est : 2500 personnes cumulées sur les deux soirs, 180 bénévoles et 500 campeurs sur le week end. Découvrez ou redécouvrez ce festival qui a, au fil des éditions, marqué le monde de la Hard Music en France.

D’année en année, le LFV Festival a toujours été à la hauteur de son fidèle public, des line-up de folie sur des scènes magnifiques créées et montées par des bénévoles surmotivés et passionnés sans qui rien n’aurait été possible. Cette année encore, le LFV n’a rien à envier aux plus gros festivals avec sa line-up composée d’artistes variés tous déterminés à faire des sets de folie pour ces deux soirées mémorables.

Jour 1 (Vendredi 3 Mai)

Nous voilà arrivés à Varades après un trajet passé à l’écoute de la playlist du festival pour redécouvrir chaque artiste un par un et se mettre directement dans l’ambiance du week-end. Très excités de voir la scène de cette édition, nous avons été chaleureusement accueillis par Sylvain et Doudou, deux des organisateurs passionnés avec qui nous avons pu échanger tout au long du festival. Notre accueil était à l’image de celui réservé à chaque festivalier durant le week-end : avec le sourire et dans le partage et la convivialité de l’évènement. Car oui, le LFV n’est pas le plus grand des festivals mais ici tout le monde est très humain, bienveillant et heureux de se rassembler pour partager ou découvrir la Hard Music.

Une fois accueillis, nous découvrons bouche bée la scène 100% maison de cette année qui selon Sylvain qui l’a créée est sa préférée de toutes les scènes qu’ils ont pu proposer. En accord avec le thème « The Rising Sun » le LFV nous propose une scène à l’aspect d’un temple japonais où sont incrustés plusieurs écrans, ce qui promet une scénographie immersive à 180° avec des visuels et un lightshow magnifique ! Il faudra compter 10 jours de montage et démontage ainsi que des centaines d’heures de préparation en amont. Bravo à toute la team bénévole et à l’équipe technique de Make it Event pour ce travail monstrueux. Après nous être installés dans le camping qui a dû en marquer plus d’un cette année (vous verrez pourquoi au jour 2), nous sommes prêts à découvrir le premier artiste du week-end.

C’est à Hardwaxx que revient la responsabilité d’ouvrir le festival. A 21h précise, il prend les platines alors que les premiers festivaliers pénètrent dans la salle découvrant ainsi la beauté de la scène en pleine action. On peut dire que ce warm-up était plus qu’un amuse-bouche puisqu’en une heure et demi, il a eu le temps de nous faire passer par beaucoup d’horizons de la Hard Music. Entre classiques comme « Activation » de Aversion et des kicks déjà bien aiguisés pour l’heure, c’était une incroyable entrée en matière qu’il nous a proposée. C’est ensuite au tour de Itek, rejoint par MC Livid aux côtés duquel il jouera devant une salle déjà bien remplie, un set Hardstyle comme on les aime qui a encore monté le niveau d’un cran. En tout cas, Itek avait son public dans la salle puisqu’on a pu observer nombre de ses tee-shirts devant la scène. Juste après le set de Itek, c’est Strike Blood qui va prendre la main pendant une demi-heure pour le « Crazy Time », un vrai plaisir pour tout le monde avec une pluie de confettis, du CO2 et les mascottes du LFV sur la scène !

© Itek – HUBB_Photographie

C’est alors le moment d’aller acheter des tokens (la monnaie du festival) pour aller nous restaurer dans l’espace extérieur couvert et convivial proposé par l’organisation. L’occasion pour nous de discuter avec des bénévoles très gentils et aussi de rencontrer des festivaliers très contents de « retrouver le LFV » ou de le découvrir pour la première fois ! Heureusement pour nous, le ciel est clément pour ce premier soir et pas de pluie à signaler, pour le moment…

La soirée se poursuit par un enchaînement de deux magnifiques sets avec un public très motivé. D’abord, le set du duo Primeshock lors duquel nous avons pu entendre l’anthem 2024 du Defqon.1 « Power of the Tribe » de Sound Rush. Ensuite, c’était à Wasted Penguinz de faire vibrer tout le monde avec son euphoric hardstyle maitrisé à la perfection.

© Primeshcok – HUBB_Photographie

Il est maintenant 2h00 et c’est au mastodonte hollandais Act Of Rage de faire danser le LFV, une arrivée fracassante avec le déclenchement des canons à CO2 au premier drop. Un set puissant entre hardstyle, hardcore, raw et uptempo comme à son habitude qui a détruit le public de Varades. Il finit par aller sur le devant de la scène pour remercier le public pendant que Mish prend la possession des platines. Elle débute avec l’anthem du Rebirth Festival 2024 « Discover the Mayhem », track sur laquelle elle a collaboré avec Sickmode, Mark Vayne et bien sûr MC Livid qui était debout à côté des platines pour l’occasion. S’en suit un set raw musclé où on entendra des tracks de Krowdexx ou encore Rooler, un vrai régal !

© Act Of Rage – HUBB_Photographie

Il est 4h et c’est maintenant l’heure d’enchainer sur un dernier set pour clore cette première soirée de festival. C’est la queen du hardcore Hysta, très attendue par le public de Varades, qui va finir en beauté ! Elle nous régale avec un set original encore différent puisqu’elle nous confie avant son set qu’elle accorde une importance particulière à retravailler ses sets avant chaque date pour toujours proposer de nouvelles choses. Evidemment, nous retrouvons des incontournables comme « Rulers of Chaos », l’anthem de Masters Of Hardcore Austria qu’elle a sorti en tout début d’année en collaboration avec Tha Watcher. On note aussi des tracks unreleased (au moment du festival) comme « Make You Bounce », sa collaboration avec F.Noize sortie le 10 mai. C’était encore un closing génial qu’elle nous a proposé pour terminer tout le monde avec des tracks uptempo/hardcore de folie !

© Hysta – HUBB_Photographie

C’est sur ce dernier set très apprécié du public que la première soirée s’achève et c’est une réussite puisque tout s’est déroulé sans accrocs ! Nous retournons maintenant au camping et surprise, une vraie marre de boue entoure les tentes des festivaliers. Cependant, ce n’est pas encore trop dérangeant et tout le monde peut regagner son campement sans encombre.

Jour 2 (Samedi 2 Mai)

Réveil difficile sur le camping de Varades après s’être endormis avec l’uptempo des campeurs d’à côté. Malheureusement il pleut, mais en déambulant un peu dans le camping on se rend vite compte que tout le monde est toujours motivé et attend 12h avec impatience. Pourquoi 12h ? Parce que le LFV a plus d’un tour dans son sac pour faire plaisir à tous les festivaliers même quand la salle est fermée. En effet à 12h, c’est welcome to « Madness City », une scène située directement dans le camping, toujours dans l’esprit « The Rising Sun » et surtout avec de quoi réveiller tout le camping à chaque kick. Se suivront Kayser, AXLR, Watremez, Meggido, Durky Bass, Itek, Strike Blood et Death Row jusqu’à 20h. De quoi réchauffer les campeurs toute la journée avant l’ouverture des portes du festival. De son côté, l’organisation du festival se démène pour essayer de couvrir le sol de certaines parties du camping de copeaux de bois et de paille de façon à éviter au maximum une gadoue party générale sur tout le camping. Cela nous rappelle d’ailleurs une anecdote, une caissière du centre commercial d’à côté nous a discrètement demandé pourquoi tout le monde dévalisait les rayons de bottes… Elle a vite compris que c’était un cas de force majeure.

Heureusement, la pluie cesse vers 16h et c’est pour nous le moment de se diriger vers la salle car c’est l’heure de la Kids Party ! Le LFV est un festival pour les grands ET les petits et permet donc à des enfants accompagnés de leurs parents de vivre une expérience de festival de 16 à 18h avant le début de la deuxième soirée. Au programme, 600 personnes, 2h de set avec le DJ Hastro, stand chichis, goodies, mascottes, hardstyle et classiques musicaux pour tous les goûts. Hastro a parfaitement su capter l’attention de tout le public tout au long de son set que ce soit les parents ou les enfants et c’était vraiment génial à voir ! Mention spéciale aux 4 personnes sur scène pendant 2h dans les costumes de mascottes qui ont bien eu du courage pour danser si longtemps habillés aussi chaudement !

© Hastro – HUBB_Photographie

20h, derniers réglages pour les techniciens du son et des lumières, closing signé Death Row au camping alors que les bénévoles sont déjà tous en action pour préparer l’ouverture. C’est aussi l’heure de l’arrivée de nouveaux festivaliers et des premiers befores sur le parking. Tout le monde a hâte de cette deuxième soirée et est prêt à en découdre !

À 21h, nous retrouvons Watremez que nous avions vu sur la scène de Madness City plus tôt dans la journée, il est super chaud et a vraiment hâte de jouer ce set. Itek sera aussi présent sur scène pour faire son MC, un duo de choc qui a su attirer très vite beaucoup de festivaliers car la salle s’est rapidement remplie. Dès ce moment-là, l’énergie de Watremez et Itek déferle sur le public et une ambiance fantastique s’installe : La soirée est brillamment lancée ! Watremez prend le micro d’Itek pour annoncer sa nouvelle collaboration avec Ephoric qui sortira prochainement. La foule y adhère directement, c’est un vrai plaisir de voir autant de passion dès ce moment de la soirée. C’est ensuite à Durky Bass de prendre en main les platines du LFV. La salle est déjà pleine et il nous sort de gros classiques, entre « La La Land » et son édit de « Road Rage » de Act of Rage, le ton monte d’un cran dans la soirée et le public est vraiment très réactif. Grosse réaction du public quand il joue ses tracks solo notamment « Can’t control me » et une nouvelle collaboration avec High Résistance « Future », deux tracks qu’il sortira prochainement ! C’est une réelle osmose entre le public et Durky Bass qui finit son set en faisant accroupir toute la salle pour que tout le monde saute sur le drop sous les canons à CO2 : c’était un moment marquant de la soirée ! Il sort de son set très ému avec ce qu’on venait de vivre et nous avons pu en discuter après avec lui, un partage vraiment touchant dont on se souviendra.

© Durky Bass & Itek – HUBB_Photographie

Place maintenant au premier duo de DJ de la soirée : Audiotricz. Encore une bonne dose d’euphoric hardstyle pour un public bouillant qui en redemande. Les réactions de la foule à chaque drop sont géniales. Des mélodies entrainantes avec un public qui danse, on y voit des déguisements, des masques, des sourires jusqu’aux oreilles : c’est tout ce qu’on pouvait attendre de ce deuxième jour de festival. Ils terminent leur set après s’être mis debout de chaque côté des platines pour passer une toute nouvelle track et faire danser tout le monde. C’est l’heure d’accueillir le second duo, qui n’est autre que Frequencerz. Dès leur arrivée, ils ne laissent aucun répit au public avec directement des gros kicks que tout le monde ici adore. Plusieurs fois pendant leur set, ils vont devant la scène pour chanter et danser avec le public qui est toujours déchaîné. Ils terminent par prendre une photo avec le public et passer un dernier son avant de se retirer. Les deux duos nous ont proposés des sets de hardstyle explosifs dignes des plus gros festivals, un vrai plaisir pour toutes les personnes présentes.

© Frequencerz – HUBB_Photographie

Juste après ces deux sets géniaux, c’est au tour de Bloodlust de faire son apparition. Et pour être franc avec vous, c’est là que le public à commencer à se faire détruire par une avalanche de kicks. Aucun instant de pause dans le set, une énergie folle et des kickrolls à couper le souffle. C’est un vrai tour de force auquel nous assistons. Même chose pour Strike Blood qui suit juste après et qui est comme chez lui ici au LFV. En effet, il est présent depuis très longtemps dans les lineup du LFV et c’est son « festival de cœur » pour citer une de ses stories sur Instagram. Il rend hommage à toutes ces années passées au festival en nous faisant un set parfait pour une transition entre le début de la soirée et N-Vitral qui suit juste après, en terminant par des tracks uptempo bien musclées comme on aime ! Il remercie aussi chaleureusement tout le staff du festival ainsi que le public et on sent bien qu’il a vécu des moments très marquants pendant ces années avec le LFV Festival.

© Strike Blood – HUBB_Photographie

C’est déjà le dernier set du deuxième soir qui arrive. Le public de Varades est toujours motivé comme jamais même si quelques personnes ont déjà quitté la salle. Les plus vaillants sont là pour accueillir comme il se doit N-Vitral, pilier de la scène uptempo mondiale qui est là pour en finir ! Et là, on assiste à une vraie boucherie, zaagkicks sur zaagkicks, il est vraiment ici pour détruire tout le monde. N-Vitral est venu avec une énergie monstrueuse et il en fait profiter le public en criant ses sons les plus connus dans le micro et le public est fou de ça ! Il ne pouvait pas laisser de côté sa collaboration avec Dimitri K « ADHD » classée numéro 1 au dernier top 100 de Masters of Hardcore et enchaine ses dernières collaborations notamment « Game Of Hate » avec Barber qui a vraiment fait trembler les murs de la salle. C’était vraiment un set de dingue pour la fin du LFV et il y met un magnifique point final. Une fois son set terminé, le public réclamait « une autre, une autre » et il a dit « do you want one more track? » réponse unanime du public qui criait de toutes ses forces. Le tout dernier son à résonner dans la salle pour ce week-end a donc été un remix de « MBKETAMINE » de MBK et Unicorn On Ketamine. Autant vous dire que ça a terminé tout le monde et que c’était vraiment grandiose.

© N-Vitral – HUBB_Photographie

C’est Strike Blood qui a clôturé le festival au micro en remerciant une nouvelle fois tous les bénévoles, les artistes, le public, les organisateurs et l’équipe technique du festival pour celle belle aventure qu’a été le LFV. Les premiers afters commencent déjà sur le parking tandis que certains prennent déjà la route. Ça y est, le LFV c’est déjà terminé et c’était un week-end de folie pour tout le monde !

Nous avons pris énormément de plaisir à être présents lors de cet évènement et nous remercions chaleureusement le LFV pour l’invitation ainsi que toute l’équipe des 180 bénévoles et l’organisation avec qui nous avons pu échanger lors du festival. Voir toute cette passion mise en forme dans un festival était vraiment une expérience fabuleuse. C’est une page qui se tourne pour le LFV Festival mais c’est aussi 8 éditions gravées dans les mémoires qui ont grandement contribué à ancrer l’univers de la Hard Music en France. En tout cas, nous vous souhaitons plein de réussite pour les projets futurs !

Enfin, voici un mot de l’organisation pour clore définitivement cette belle aventure : « Merci à toutes et à tous de nous avoir suivi pendant toutes ces années : 8 ans de Folie, 8 décors épiques et les plus grands artistes internationaux de la scène Hard ! Continuons de développer le monde la Hard Music en France ! »

Crazy Time – HUBB_Photographie

By Theo

5 thoughts on “On y était : LFV Festival 2024 !”

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