© Scène hardcore – @maxime_potin

Nous avons la chance d’avoir participé à la première édition de Dystopia à Rennes les 18 et 19 Avril 2025 au parc des expositions. Quelle édition, quel line-up, et quel triomphe ! Revivez avec nous ces deux jours de folie placés sous le signe de l’amour de la techno et de la hard-music, que vous souhaitiez revivre l’ensemble du festival ou seulement les sets les plus marquants !

Jour 1 : Vendredi 18 avril 2025

Nous sommes chaleureusement accueillis par Tristan et Pierre-Louis, deux membres incontournables et très bienveillants du staff de Dystopia. Dès les premières minutes, nous voici devant la mainstage de cette édition, on en a plein les yeux, c’est magnifique ! Une scène aux nuances de vert, bleu et violet dominée par l’immense cube, symbole de Dystopia, surplombant les platines. À ça, s’ajoutent les nombreuses LED et lasers ainsi que les machines à fumée pour garantir une expérience immersive complète. Au même moment, Jepeto est en train de terminer le premier set de cette édition avec d’emblée une grosse dose de kicks pour bien commencer la soirée avec plusieurs tracks de Furyan mais aussi les siennes comme « Hostile » et plusieurs unreleased. Il y a déjà un peu de monde et ça se remplit tranquillement pendant que nous allons faire un tour des loges et du catering (extrêmement bien organisés par le staff) pour enfin se diriger vers la scène techno. Ici, ambiance plus sombre en mode warehouse, la scénographie est plus épurée mais les projecteurs disposés un peu partout laissent penser que ça va être autre chose un peu plus tard dans la soirée.

© Scène Hardcore – @andro_cam_prod

C’est déjà l’heure d’un accueil très spécial sur la scène hardtechno. Il est là, derrière les marches vers les platines attendant patiemment son tour. Il s’agit bien sûr de M4ZE PUSHER, l’alias hard techno du légendaire Angerfist. À ce moment précis, on se pose une question : « Est-il autant stressé avant son set même après toutes ses années d’expérience ? ». Selon une personne qui l’accompagne, il ne le montre pas mais il est effectivement très stressé par cette première. Mais l’artiste est expérimenté, il est dans sa bulle, concentré et déterminé. Il s’avance, lance la première piste et ça y est, la première représentation au monde de M4ZE PUSHER est lancée, the maze is opened (Vidéo ICI). Les gros lasers s’allument et les kicks de hard techno résonnent, ses sons s’enchaînent et c’est très puissant ! Ses tracks sont déjà cultes, par exemple « Not Real » et « Speak To Me ». Mention spéciale pour « Virus », un peu plus rapide en terme de BPM avec une montée folle à écouter en live ! On reconnait aussi des sons de T78 comme « Hell or Heaven ». Il est intéressant de constater que dans certaines montées et dans son attitude sur scène, on voit et on entend des choses qui nous font vraiment penser à Angerfist. Le nom et les BPM changent mais l’âme de l’artiste est toujours là ! Le set se termine sur une légère note de hardcore, ce qui ne déplaît pas aux fans d’Angerfist, venu en soutien. Il nous confiera par la suite que c’était génial de pouvoir retrouver des sensations similaires à celles de ses débuts dans la hard-music avec beaucoup d’incertitudes et d’adrénaline.

© Première mondiale M4ZE PUSHER – @maxime_potin

Sur la scène hard, juste après Gridkiller, c’est Promo qui est aux commandes. Son set débute de la plus belle manière avec « The First Rebirth », difficile de retenir ses émotions avec cette track aussi emblématique et poignante. Premier drop, des cris de joie retentissent dans le public et les stroboscopes s’allument pour éclairer les immenses jets de fumée devant lui. C’est magnifique, on a tellement hâte de voir les DJs s’enchaîner sur cette scène aussi belle ! Une performance millimétrée, imprégnée de l’histoire entière du hardcore et de la culture gabber. On observe dans la foule un grand nombre de danseurs se livrant à leur meilleur hakken sous les kicks de Promo. S’en suit un set de hardcore pur et dur pour reprendre les bases même du style avec des classiques signés Promo et culture thunderdome évidemment comme « Till I Retire » de Neophyte ou « Shut Up! ». Ensuite, ça commence à se corser mais les puristes de hardcore restent comblés puisque c’est Mad Dog qui entre en piste. Toujours avec une assurance qu’on lui connaît et des tracks solides, il monte encore le niveau d’un cran avec son hardcore et son downtempo légendaire. Mention spéciale pour le remix de « ’98 to Piano » de The Viper & Neophyte, quelle puissance !

Une pause s’impose pour visiter un peu le site et voir ce qui est proposé pour les festivaliers. Plusieurs stands pour se restaurer sont disposés dehors près d’un bar extérieur qui s’ajoute à ceux dans les salles. Un merch avec affiches, vêtements et drapeau est aussi là et on voit déjà des gens porter fièrement les couleurs du festival. Dystopia propose même un salon de tatouage éphémère pour les deux jours ainsi qu’un stand de paillettes et de bijoux. Il y en a pour tous les goûts !

Juste après M4ZE PUSHER, nous avions vu les gens arriver et remplir très vite la salle, donc retour sur la scène techno pour voir ce qu’il en est. L’ambiance a beaucoup changé, Silence (Sköne & Protokseed) est aux platines et ça envoie ! Les classiques des deux artistes s’enchaînent pour le plus grand plaisir des spectateurs et on a le droit à des édits de plus en plus puissants au fil du temps. Notamment un édit de « La tekno c’est de la musique » tellement sévère qu’on se croirait presque sur une scène hard à ce moment là ! La symbiose entre les deux artistes est juste magnifique à voir. Une fois terminé, on entend les gens dire « C’était génial », « Trop content de les avoir vus ». Visiblement, le public est conquis !

©Silence (Sköne & Protokseed) – @andro_cam_prod

La barre est donc haute même du côté de la scène techno mais pas de problème, car celui qui arrive est maître de son art : le frapcore… Nous accueillons Von Bikräv ! Le set commence fort avec des gros « Kalash est chargée » repris en chœur par la foule. Ça enchaîne fort avec « Tounsy freestyle Pt. 2 (Von Bikräv Remix) » et « Jean Luc Mélenchon (Von Bikräv Remix) » qui capte tout particulièrement les Rennais, majeurs en l’air. Avec un show d’une heure et demi, l’ambiance frapcore a bien le temps d’imprégner la salle, ça danse et ça crie énormément sous les maxis lasers de la scène techno, le soutien du public est dingue ! Évidemment, il joue d’autres de ses classiques notamment, vers la fin, le légendaire « Place aux chiens ».

© Scène techno – @andro_cam_prod

Place maintenant à l’une des arrivées les plus attendues de la soirée, une légende dont le nom fait trembler tous les line-up : Angerfist ! La salle est pleine à craquer, on se rend vraiment compte de l’ampleur de ce sold out ici à Rennes. Comme on pouvait s’y attendre, il n’est pas là pour rigoler, les classiques s’enchainent avec un mix chirurgical, « Incoming », « Primal Instinct » ou encore « Creed of Chaos », tout y passe. Son MC entraîne la foule qui est déjà en feu, les sweats et les masques Angerfist sont nombreux, son set fait l’effet d’une vraie bombe sur le festival. La ferveur du public ne descend pas d’un cran et tout explose lorsque tout le monde crie « MASTERS … OF HARDCORE », on en a des frissons. Il continue sur des notes un peu plus corsées avec notamment « Pennywise – (Deadly Guns Remix) ». Ce set ne pouvait pas se terminer sans un légendaire « When I say Anger you say Fist, Anger-FIST, Anger-FIST », échange intense entre le MC et les spectateurs en furie. Le public est très très chaud et ça tombe bien, puisque c’est du lourd qui arrive après !

© Angerfist – @andro_cam_prod

La performance d’Angerfist à peine terminée, N-Vitral lance directement « Don’t Sleep », un de ses sons les plus puissants de son side project Slaughterhouse avec Deadly Guns. Les premières notes d’uptempo de la soirée retentissent et l’enchaînement qui suit promet d’être salé. C’est un N-Vitral en forme face à nous qui prend le micro et dit « On va faire du bordel ou quoi ?! », ça résume bien l’atmosphère à ce moment-là. Avec « ADHD », « Game of Hate » ou encore « Break Your Face », c’est un set costaud comme on pouvait s’y attendre de la part de N-Vitral ! Mention spéciale pour « The MOH Monster Mashup », track juste monstrueuse et surtout en live.

Pendant ce temps sur la scène techno, un B2B de qualité commence sur une ambiance sombre, pianos diaboliques et des voix magnifiques pour une entrée en puissance de VCL et DXPE. Vu les deux monstres que nous avons face à nous, on ne peut qu’envisager un B2B colossal avec en plus la chance d’avoir 1h45 pour mixer ! Et effectivement le public est absolument matrixé par la succession des tracks des deux DJs. De la bonne techno comme on aime avec leurs classiques mais aussi « I’ve Got That Flow » de Tars ou encore des kicks un peu plus salés avec « 2004 » de TNT (Technoboy & Tuneboy). En tout cas, ici on danse techno, on respire techno et on mange techno. Les lunettes de vitesse ont envahi la salle tout comme les éventails et les harnais, vraie atmosphère de rave avec cette techno millimétrée sous les lasers de Dystopia !

Après l’ouverture du bal de l’uptempo de cette soirée, il faut garder le cap et ne pas perdre en puissance. Pour cela, quoi de mieux que de continuer avec les Major Conspiracy !? Comme à leur habitude, le set débute par leurs classiques et on arrive à « Trip to Holland (Major Conspiracy Remix) », mais attention, c’est un édit encore plus agressif que le remix qui tombe et qui détruit la scène de Dystopia. Ça enchaîne directement à gros coups de kicks mélodieux qu’on leur connait parfaitement et des tracks comme « Cocaïne Last » et « Major Bounce » bien représentatives de leur uptempo si spécial. Petit plaisir pour les oreilles quand ils jouent « The Ultimate Neophyte Tribute (Spitnoise & Noxiouz Remix) » que l’on apprécie toujours dans les sets d’uptempo en ce moment. Pour l’occasion, ils avaient même préparé un édit avec « Allumer le Feu » de Johnny Hallyday mêlé à un édit surpuissant de « Hardcore Pussy Motherfuckerz (D-Fence Remix) ». Nous pensons qu’ils ne s’attendaient pas à entendre une foule crier aussi fort « IL SUFFIRAAAAA D’UNE ETINCELLEEEE » et « ALLUMEEERRR LEE FEUUU » vu leurs têtes au moment où ils ont baissé le son pour écouter les spectateurs chanter. D’ailleurs, ce n’est pas les seuls à autant apprécier le public français. Les DJs néerlandais avec qui nous avons pu échanger ce soir (Promo, N-Vitral, Dimitri K, Major Conspiracy) étaient tous d’accord pour dire que le public français est un des meilleurs au monde. Meilleur même que celui du Rebirth Festival le week-end précédent. Et oui, la France a bien sa place dans le monde de la Hard-Music !

© Major Conspiracy – @andro_cam_prod

Après ce tour de force, c’est au tour de Dimitri K, plus motivé que jamais pour prendre les commandes. Il entre sur « Top Line » sa collaboration avec Holy Priest qui fait mouche, les gens sont à fond ! C’est toujours intéressant de voir les artistes uptempo se succéder pour bien capter les différences de styles et de mix. La transition entre Major Conspiracy et son set est nette et vraiment appréciée de tous ici, la puissance monte encore d’un cran. Les machines à fumée, les stroboscopes et les projecteurs tournent à plein régime, quel plaisir de voir ces DJ internationaux faire kiffer le public ici à Rennes ! Les mélodies de Dimitri K retentissent et se suivent de kicks perçants, « Oh My (Dimitri K Remix) » représente bien la puissance de ses tracks et c’est encore mieux en live, vous vous en doutez. Après « Seven – Dimitri K Edit » et le monstrueux « What’s My Name », il balance un édit de « Stop De Boot » auquel on ne s’attendait vraiment pas, quelle puissance ! Comme prévu, nous sommes conquis car un show de Dimitri K c’est de la vitesse, énormément de puissance et des kicks très profonds qui font crier la foule à chaque drop, on ne s’en lassera jamais.

Il est suivi par un autre colosse de l’uptempo qui n’est autre que Barber et son légendaire bouncy uptempo. Quel plaisir de l’écouter, tous ces kicks acérés qui rebondissent, c’est presque hypnotique mais on ne perd pas du tout en puissance ni en BPM c’est parfait. Mention spéciale pour son unreleased où l’on entend « Can you feel it ?! », titre très puissant qu’on a vraiment hâte de voir sortir ! Pendant son set, vous avez peut-être reconnu certaines de ses collaborations avec Manifest Destiny, « Rabbit Hole » avec Deadly Guns ou encore la masterclass « Anger In The nation », si ce n’est pas le cas, branchez-vous bouncy uptempo !

© Dimitri K – @maxime_potin

C’est déjà l’heure du dernier show de la soirée, il faut taper fort pour mettre un point final à ce premier jour de festival. Comment faire après ce déluge d’uptempo de 4h ? Dystopia a la solution et nous ont ramené un duo aussi tranchant que des lames de rasoirs et aux masques effrayants : Chaotic Hostility entre en scène pour un show qui s’annonce mémorable ! Ça commence « doucement » puis on reconnaît vite « I Saw You » qui nous avait mis une grosse claque à sa sortie et qui nous en remet grosse en live. Ils ont un style bien à eux et absolument parfait pour des closings avec des morceaux d’une puissance phénoménale comme « Techno Move » une de leurs dernières sorties en date. Ce set est composé de beaucoup d’unreleased et quel plaisir d’entendre de nouvelles tracks qui sortiront (on espère) bientôt et si c’est le cas, du lourd est à venir ! Leur performance se termine par un déluge de kicks et plusieurs minutes de terrorcore destructrice avec un des deux DJs qui descend vers les crash barrières, c’est un closing extrêmement musclé et parfait pour tirer le rideau sur cette soirée d’anthologie. Le public tient jusqu’à la dernière seconde du set avant de faire un gros clapping et de crier « DYSTOPIA … DYSTOPIA » ! Quelle fin mémorable ! C’était une première étape colossale pour cette première édition rennaise et on se demande comment la soirée du lendemain pourra rivaliser, mais vous n’êtes pas au bout de vos surprises…

© Chaotic Hostility – @andro_cam_prod

Jour 2 : Samedi 19 avril 2025

Ça y est, c’est parti pour le deuxième jour ! Le temps est moins clément qu’hier, mais qu’importe, les befores battent leur plein et les gens sont très chauds en attendant l’ouverture. Nous sommes toujours émerveillés au moment de rentrer dans les deux salles encore un peu vides et de voir les premiers sets de Dark Phaze et d’Alice Reize déjà bien entamés. Au programme ce soir, Hardstyle to Rawstyle sur la MainStage et Techno to HardTechno sur l’autre scène pour finir avec Spice Up!.

Nous savons que nous allons passer beaucoup de temps sur la scène hardstyle donc focus sur la scène techno pour le début de soirée. Esilise entre en piste avec sa techno qui tape déjà pas mal alors qu’il n’est même pas 20h ! De « Money talks » de Lukas & Johnny Piras à « Kentakee (daniela haverbeck remix) », c’est un mix vraiment top et entraînant qui met tout le monde dans l’ambiance. Mention spéciale pour le titre « Euphoric Night » d’Onlynumbers qui fait littéralement courir les gens depuis le fond du hangar pour venir danser au plus près des enceintes. Quel début de soirée ! La pression n’est pas prête de retomber ici en tout cas, puisque c’est directement l’heure du set de Majes ! Organisateur bien connu de l’Impact, il fusionne techno et trance dans des shows dansants très accessibles pour tout le monde. Pas étonnant alors qu’un flot de gens se précipitent dans la salle dès son arrivée. Dès les premiers drops, les gros lasers s’allument et surplombent le public, c’est magnifique ! Le froid de la salle est vite remplacé par une bonne chaleur de warehouse, ça sent la très bonne soirée. Côté morceaux, on retrouve des tracks solo de Majes et des édits, soit de classiques de la techno comme « Il va danser » de Vortek’s, soit de morceaux plus connus comme « Ride » de Twenty One Pilot et « J’t’emmene au vent » de Louise Attaque. Vous l’avez donc compris : ici, ça danse fort !

© Majes – @andro_cam_prod

Coup de tonnerre maintenant sur la scène hardstyle puisque c’est l’arrivée d’un B2B très spécial entre Insuspect et Villain, une des voix les plus mythiques de la scène hard music mondiale. Ce set se différencie déjà par l’ambiance qu’il a amené dans la salle et dans le public, beaucoup de confettis, beaucoup de mélodies dansantes mais aussi le talent de MC de Villain. Nous avons eu le droit à des bangers emblématiques comme « Hurricane » de Ran-D ou encore un édit puissant de « FTS » dont les lyrics ne laissent personne insensible à chaque fois qu’elle passe. Un morceau en particulier a aussi retenue notre attention, « Festival Crew » de Insuspect, qui collait parfaitement avec l’atmosphère du moment. Parce qu’une track seule c’est bien, mais jouée au meilleur des moments c’est encore mieux ! Le pic de leur show est atteint quand le duo lance le légendaire « Left Right » similaire à la Power Hour de Defqon.1. Un crowd control parfait, rarement vu en France avec une telle ampleur (décidément Dystopia nous réserve que des exclus). L’entertainment est vraiment à son maximum, c’est si entraînant qu’on se croirait presque dans un festival hollandais de hard music tellement l’ambiance est folle !

© Insuspect & Villain – @andro_cam_prod

Plus le temps de rigoler maintenant que l’ambiance est au maximum, on va en profiter. Un duo de renommée mondiale, des kicks sortis d’on ne sait où et des mélodies épiques, ce 19 avril marque le retour de Sub Zero Project en France et c’est maintenant ! Le début de leur show est marqué par des remix de classiques d’EDM bien connues comme « Titanium » par exemple. Ça rend leur set encore plus accessible que les autres avec des titres où tout le monde chante, danse, ils sont accueillis en véritables légendes. Villain est évidemment encore présent et brandit des pancartes réalisées préalablement en loge par un community manager plus que dévoué, les messages sont clairs : « Dystopia Truc 2 Ouf » et « Dystopia We Love You », rien à ajouter. Ils enchaînent avec un florilège de leurs tracks et on passe par plein d’ambiances très différentes. Entre la puissance de « It Will Be Ok » leur collaboration avec Dual Damage et les mélodies de « Live Fast Die Young » avec Rebelion, c’est l’expérience SZP dans toute sa splendeur ! On a même eu la chance d’entendre l’anthem 2025 d’Intents Festival dont ils ont partagé la production avec Rebelion : « Capital of Crazy ». Ce moment était particulièrement magnifique à vivre, tant par sa variété d’émotions et de sonorités que par son intensité et sa qualité. Leur réputation est méritée !

© Sub Zero Project – @willoub_

Après avoir bien dansé, place à un peu de brutalité pure et made in Netherlands avec le mastodonte Radical Redemption qu’on ne voit pas si souvent en France. Il est accompagné de Nolz, autre MC emblématique du monde de la hard music. Le travail des kicks et l’ambiance lourde de son style nous plongent très vite dans son univers, rien à voir avec le set précédent ! Au moment du passage de « Brutal 9.0 », Nolz invite tout le monde à se déchainer et le public crie à plein poumons « This Is BRU-TAL », la puissance de ce moment montre vraiment l’ambiance présente lors de sa performance. En plus de ce banger absolu, beaucoup d’autres en collaboration avec Nolz sont jouées. Par exemple l’incroyable « Rebel or Redeem » avec Rebelion et « Burn » avec Angerfist. Rien que des grosses claques pour nos oreilles. Il termine en accélérant avec « Bring Out The Big Drum » avec Dimitri K, une petite touche d’uptempo qui rappelle la folle soirée d’hier.

Qui de mieux pour succéder à Radical Redemption que son ami Act Of Rage hyper chaud pour sa prestation de ce soir ? Pas besoin de MC pour lui puisqu’il saisit directement le micro pour lancer « Can I Get a Eeeheeh Ooohoooohh » suivi d’une réponse exaltée de la foule, à la hauteur du kiff constant de cette soirée de dingue. Il bondit alors sur la table et un énorme kicks explose avec de gros Zaagkicks, il est bouillant et veut nous le faire savoir. Quel plaisir d’assister une nouvelle fois à une de ses représentations, c’est tellement entraînant, ça ne s’arrête jamais. Drop sur drop et kicks sur kicks, nous vous encourageons à écouter certaines des meilleures tracks de son set, qui vous donneront forcément envie de le voir ou de le revoir : « Make That Body Move », « Living Fast », « Dirty » et évidemment « Road Rage ». Radical Redemption l’a même rejoint pour jouer « Redemption & Rage », leur collaboration emblématique. Nous sommes toujours impressionnés par la facilité qu’il a à garder le public avec lui du début à la fin, à faire danser les gens et surtout à les faire crier « MOVE BITCH GET OUT THE WAY ». Son show se termine par un gros clapping suivi d’une unreleased en collaboration avec Spitnoise pour y mettre un vrai point final.

© Act Of Rage – @andro_cam_prod

Maintenant, c’est la France qui revient sur le devant de la scène avec un DJ et producteur qui fait bouger le monde de la hard music en France. Deux semaines après le succès du Hard Boat Festival à Lyon, c’est Strike Blood qui prend les platines ! Il est important de dire qu’il n’a qu’une demi heure de set donc pas le temps de tergiverser, ça part fort directement. Il nous régale avec l’anthem 2022 du LFV Festival : « The Last Viking ». Événement que l’artiste appréciait tout particulièrement mais malheureusement plus renouvelé depuis la dernière édition en 2024 (Reportage ICI). C’est le retour de Villain qui l’accompagne sur sa dernière sortie « Take Over Control » et aussi sur un remix de l’emblématique « In the End » de Linkin Park qui ne manque pas de faire chanter tout le public. Il balance même le remix de « Too Cold » de Sickmode et Rooler par EQUAL2, quelle boucherie mais quelle efficacité !

Après avoir fait un (très) bref tour sur la scène techno où bass face et ambiance warehouse sont de rigueur avec Eczodia, on est vite de retour pour l’arrivée de Deluzion. Première en France pour ce duo dans un show entre raw et hardstyle. Une énergie débordante envahit la salle à leur arrivée avec des tracks très puissantes comme « Bad Boy » avec RVAGE et « Showtime » avec Nolz, pour ne citer qu’elles. Malgré quelques départs de festivaliers et une diminution de la foule, la motivation est toujours là et les kickrolls sont en front row, ça ne faiblit pas ! Pour finir, une pluie d’étincelles explose sur les derniers drops et les énormes gated kicks qu’ils nous proposent, de quoi préparer les gens pour la suite qui s’annonce… destructrice. Sachez qu’ils ont vraiment été choqués par la ferveur du public français comme ils l’ont annoncé sur leurs réseaux, pas étonnant vu l’ambiance de leur set !

© Deluzion – @andro_cam_prod

Ça y est, compte à rebours lancé pour les deux dernières heures de l’édition rennaise de Dystopia et croyez-nous, ça va taper. Les hostilités continuent avec le début du show d’un duo italien haut en couleurs, ambassadeurs du rawtempo et membres de l’AR Gang, c’est bien sûr de Krowdexx dont on parle ! Dès les premières secondes, les zaagkicks résonnent et la puissance de la soirée monte d’un cran, on sent que ça va être un set très costaud. L’enchaînement de tracks qu’ils nous proposent est juste monstrueux. De « Feeling High » avec Mish à « Move It » avec Kenai en passant par « Time To Shine » et « Hate Or Love It » c’est une éloge au rawtempo que nous avons en face de nous, quel plaisir ! Les classiques d’AR Gang « Go Stupid » et « Fck Dat! » ne manquent pas à l’appel mais sont bien évidemment édités et agrémentés de zaagkicks pour les rendre encore plus forts. Encore plus fort ensuite avec « Where Did You Go », leur incroyable collaboration avec Bloodlust. En toute logique, ils terminent avec de l’uptempo, c’est un vrai tour de force et ça garantit une énergie indescriptible chez le public pour la cloture de cette soirée.

Pour le closing de cette soirée, on reste dans le thème de cette édition, à savoir les exclus. Première en France en solo pour le DJ australien Toza qui arrive sous l’annonce de la voix off de Dystopia : « Préparez vous à affronter le dernier set de la soirée ». Il débarque sur un édit rawtempo destructeur de « Discover the Mayhem » de Mish et Sickmode. Celles et ceux qui ne le connaissent pas sont très vite mis au courant de la force de Toza, à savoir ses kicks et ses drops absolument monstrueux. Il joue plusieurs de ses collaborations comme « Don’t Fkn Need U » avec Stratisphere, « Default Damager » avec Imperatorz et « Can’t Stop Won’t Stop » avec Bloodlust, quelle variété de kicks, c’est génial ! Ses tracks solos sont aussi bien mises en valeur comme « Lonely » et « Freakshow » par exemple. Mais celle qui sort vraiment du lot, selon nous, est l’une de ses unreleased. Un édit de « Axel F » de Crazy Frog avec un drop monstrueux, hâte que ça sorte ! Villain l’accompagne jusqu’au bout et même jusqu’aux dernières minutes qui ravagent le public devenant fou ! Pour vous donner un aperçu, imaginez un micro-ondes branché sur des amplis à 100 dB, et vous avez une idée de la puissance des zaagkicks qui ont clôturé cette soirée de dingue.

© Toza – @willoub_

Les MC remercient tout le monde pour ces deux jours de folie et SURPRISE, l’annonce d’une nouvelle édition de Dystopia est faite, soit la troisième en un an ! La prochaine se tiendra à Saint-Etienne les 5 et 6 décembre 2025 (Billetterie ICI). Pour finir en beauté, Villain s’adresse à la foule et dit « Le public français ne changez jamais vous êtes des fous ! » Après le festival, il a d’ailleurs qualifié l’évènement de « Mini indoor Defqon.1 » tout en ajoutant qu’il n’avait jamais vu ça en France, quelle reconnaissance incroyable envers tout le travail de la team Dystopia ! Si vus voulez revivre l’expérience en quelques images, l’aftermovie officiel vient de sortir ! (ICI)

Nous remercions très chaleureusement l’ensemble des personnes qui nous ont accueillis sur cette édition, tant Tristan et Pierre-Louis que les personnes présentes à la sécurité et dans les loges. Merci pour cette organisation monstrueuse et millimétrée. Et surtout, merci pour la passion et les étoiles dans les yeux, à la prochaine !

@andro_cam_prod

By Theo