Interview : Nure

nure
© Laurent Vilarem

Dimanche 15 août, Nure s’occupait du closing d’une belle journée au Poney Club, où était présent un plateau Fckng Serious avec notamment Boris Brejcha, Ann Clue, Deniz Bul et Moritz Hofbauer. Nous avons profité de ce moment pour poser quelques questions à la jeune artiste montpelliéraine. De son amour pour la culture asiatique à la création de son label, en passant par une de ses productions jouée pour la promo de la Ligue des Champions… Découvrez l’intégralité de ses propos ci-dessous :

Salut Nure ! Peux-tu te présenter pour ceux qui ne te connaissent pas ?

Bonjour ! Je suis Nure, j’ai 24 ans, et je suis une DJ/productrice de techno mélodique, basée à Montpellier.

C’est la question de base du site… Quelle est ta définition de la musique électronique ?

Je dirais que c’est un partage, une énergie et des sensations !

Tu t’es tournée vers la techno après avoir fait plusieurs années de piano et de solfège. Aurais-tu fait carrière dans la musique électronique si tu n’avais pas joué d’un instrument auparavant ?

Honnêtement, peut-être que oui. J’en ai aucune idée, mais comme j’ai travaillé dans le monde de l’événementiel, peut-être que j’aurais été amenée à devenir DJ et productrice. Mais comme j’avais déjà fait du piano, le conservatoire ou encore de la danse classique… J’ai baigné dans la musique. Donc oui, peut-être (rires) !

Ton nom de scène ou tes productions sont inspirés de la culture japonaise. Peux-tu nous expliquer ton intérêt pour celle-ci ?

J’ai découvert le monde du manga il y a quelques années via un ami qui possède presque 1000 mangas dans sa collection ! Il m’a fait découvrir cette culture. J’ai adoré, je suis tombée amoureuse de cet univers. Même cinématographiquement parlant, j’adore regarder des films coréens et japonais. Donc la culture asiatique est très présente et c’est pour ça que je m’en suis rapprochée.

Ta prod “Goze” a été utilisée par Canal + pour promouvoir la Ligue des Champions ! Comment se passe le processus entre un artiste et la télé, de la prise de contact au rendu final ?

J’avais déjà sorti la production depuis au moins un an. Tout ça se passe avec mon agent qui a des relations avec du staff de Canal +. On propose des tracks, et c’est la direction artistique qui choisit. Je suis super contente du rendu final. Franchement, c’est vraiment fou ! Après quatre ans dans la musique, c’est génial d’avoir une de mes tracks jouée pour le générique de la Ligue des Champions !

Après la sortie de plusieurs singles, que penses-tu à l’idée de travailler sur un EP, voire un album ?

C’est en projet. Après, j’essaie encore de perfectionner ma manière de production et d’apprendre encore plein de choses. J’ai fait une école d’audio-numérique, des stages en Allemagne, j’ai travaillé avec des ingés sons, mais je ne maîtrise pas encore toutes les parties et tous les éléments nécessaires à la composition. Donc j’ai encore plein de choses à apprendre ! C’est sûr que c’est en projet, mais chaque chose en son temps. J’essaie de tout assimiler entre le mix, le vinyle, mon setup… Tout ça quoi.

Tu as récemment remixé “Kore” de Dusty Kid. Préfères-tu produire un nouveau son de A à Z, ou donner une seconde vie à un morceau en le remixant ?

Honnêtement, c’était assez chaud de remixer un morceau qui n’est pas le mien, sachant que pour produire un morceau, je mets au moins trois à six mois… Donc ça me prend beaucoup de temps. Donc remixer avec un laps de temps défini, c’était chaud franchement ! Mais ça s’est bien passé, je suis super contente du résultat.

Malgré ta jeune carrière, tu as déjà créé ton label Intention ! Est-ce pour avoir une entière liberté, artistiquement parlant ?

Oui ! En fait, c’est un label qu’on a créé avec mon ami passionné de manga et un autre ami en commun, qui est caviste. L’idée était de mélanger la culture du manga, du vin et la musique électronique en faisant un concept de soirées un peu baroques, où on expose des œuvres d’art et où on fait découvrir le monde de l’oenologie. Tout ça dans un type de soirée un peu classe avec de la musique techno mélodique mais aussi un peu jazzy/électro. Le label a un intérêt événementiel mais j’ai sorti aussi deux de mes sons sur ce label. Je ne change pas de ligne artistique, mais j’essaie de produire des sons un peu plus durs, de m’éloigner un peu du côté mélodique. Donc pourquoi pas aussi sortir des artistes sur ce label, et continuer de faire ce concept de soirées.

Tu joues ce soir en compagnie de la team Fckng Serious avant de revenir une semaine plus tard en compagnie, entre autres, de Trym et des Cosmic Boys. Abordes-tu ces deux events de la même manière ?

Franchement, j’ai trop hâte des deux. J’aime beaucoup tout le crew Fckng Serious. Musicalement peut-être que T78, Trym et Cosmic Boys se rapprochent plus de ce que je fais. Mais en tout cas, le stress est là pour les deux (rires) ! Je suis super contente de jouer aux côtés d’artistes internationaux d’une telle envergure.

En parlant des Cosmic Boys, tu es très présente sur le label Legend. Peux-tu nous parler de ta relation avec eux ?

Ça fait un petit moment que je les connais. Avant de faire de la musique, je travaillais dans leur agence artistique, du coup je les avais déjà côtoyés, j’avais été tour manager pour eux. J’avais déjà beaucoup d’admiration pour leur travail. Quand j’ai commencé à faire du son il y a quelques années, ils ont aimé mon style et sont venus vers moi. Ils ont voulu m’aider à aider tout ça, c’était en cohérence avec leur ligne artistique et l’évolution de leur label.

Que ce soit Teho, Cosmic Boys, toi-même… Comment expliques-tu l’émergence de nombreux talents montpelliérains, en comparaison à certaines villes de tailles similaires ?

La culture techno à Montpellier est présente depuis des années, par exemple avec le Bar Live et la Villa Rouge. Il y a cette culture qui est très ancrée. Il y a le public techno, la scène techno et également les lieux pour. Ça y joue beaucoup !

Ta première date était un b2b avec Mangabey ! Aujourd’hui, quel serait ton b2b de rêve ?

J’adore Nina Kraviz, je suis une grande fan… C’est ma queen ! J’adore ce qu’elle fait même si ce n’est pas tout à fait ce que je joue. J’adore son parcours, sa prestence et la femme qu’elle est. Mais je pense que mon b2b de rêve serait T78. Il a d’ailleurs remixé un de mes morceaux qui sortira dans quelques mois !

En avril, tu as partagé un excellent livestream sur les réseaux, depuis Gordes. Pourquoi ce lieu particulièrement ?

J’habite dans la région du Luberon, et c’était vraiment l’occasion de promouvoir ma région. Je vis entre Montpellier et le Vaucluse. J’adore le village des Bories, c’est magnifique. J’avais vraiment envie de faire un stream dans ce lieu !

Quels sont tes projets pour la suite ?

Je vais essayer de développer ma carrière, d’en apprendre davantage. D’ici quelques années, j’aimerais pouvoir faire mes lives. C’est encore une autre étape et un autre travail. J’essaie déjà de tout assimiler, ça prend du temps mais jouer mes morceaux en live reste mon objectif.

Merci d’avoir répondu à nos questions ! Un dernier message à faire passer ?

Merci pour l’interview, j’espère pouvoir rencontrer vos lecteurs sur une date !

Réalisation : Valso / Préparation : Valso / Retranscription : Valso

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