Interview : Hu Bee

© Hu Bee

À l’occasion de la sortie de son premier album « Future is Love », nous avons proposé quelques questions à Hu Bee. Du processus créatif à sa curiosité musicale, retrouvez ci-dessous les propos du producteur toulousain :

Salut Hugo ! Peux-tu te présenter pour ceux qui ne te connaissent pas ?

Salut ! Je suis producteur de musique électronique avec mon projet Hu Bee, j’ai 27 ans et je suis originaire de Toulouse !

C’est la question de base de notre site… Quelle est ta définition de la musique électronique ?

Je dirais que la musique électronique est une musique moderne, contemporaine et innovante. Elle symbolise bien l’harmonie qu’il peut y avoir entre l’humain et les machines, et elle se renouvelle sans cesse avec des nouveaux courants et styles musicaux émergents. C’est une musique qui peut autant être assimilée à la culture clubbing et underground, qu’à la culture populaire tant son spectre est large et son public varié.

Ton premier album “Future is Love” vient de sortir après 2 ans de travail acharné ! Peux-tu nous expliquer comment ce projet a commencé ?

Le projet de Future is Love est né vers avril 2018 suite à une rencontre qui m’a mis dans un élan créatif soutenu. J’avais beaucoup d’inspiration et j’avais envie de partager une musique qui me ressemble, à la fois solaire et positive. C’est après avoir composé « Bee in Love », « The Road of Summer“ et “Discovery“ que l’idée de faire un album m’a paru cohérent, tant les morceaux se faisaient écho. J’ai composé le plus gros de l’album en l’espace de 3/4 mois puis j’ai pris mon temps pour le penser, que ce soit en terme de sound design, de couleurs, d’identité visuelle et de message.

Les styles y sont variés, on y retrouve entre autres des sonorités Trance, Deep House et Pop. L’objectif principal était-il de toucher une communauté plus large, ou de t’épanouir musicalement ?

L’objectif principal était de faire une musique qui me ressemble et de pouvoir laisser libre court à ma créativité. Future is Love a une palette de couleurs et de sonorités variées car c’est la genèse même d’une réflexion sur mon envie de faire une musique singulière, qui fasse écho à mes diverses inspirations et influences. J’essaye dans mes productions de me fixer le moins de barrières possibles et de ne pas m’arrêter au diktat des codes de genres ou de styles qui peuvent limiter ma créativité.

Si les gens n’avaient pas répondu présents lors de ta demande de crowdfunding, le projet serait-il tombé à l’eau ?

Non, bien entendu ! La campagne de crowdfunding a été un élément qui m’a permis de pouvoir sortir l’album dans les meilleures conditions possibles et de faire face aux frais importants que sa sortie engendre. Ayant grandi à l’ère du numérique, je voulais proposer aux gens une dimension physique à cet album car c’est quelque chose qui, depuis tout petit, m’a toujours plu. Avoir le CD en main et tout un packaging avec le cover / le poster & le flyer n’est pas la même expérience que juste acheter l’album au format digital sur une plateforme de streaming. Mais ça demande aussi beaucoup plus d’investissement, d’où mon idée de cette campagne ULULE qui, grâce au public et à leur soutien, a été une grande réussite !

Que ce soit au niveau musical ou au niveau des titres donnés aux tracks, ton album dégage une belle positivité. Reflète t-il ton état d’esprit dans lequel tu te trouvais lors du processus créatif ?

Oui complètement, c’est l’empreinte même de cet album ! Le choix du titre de l’album « Future is Love » comme ceux des morceaux qui le composent n’est pas dû au hasard, c’était vraiment ma volonté de tendre vers une musique solaire, positive et pop.

De quel track de l’album es-tu le plus fier ?

Je ne saurais dire quel track en particulier… Mais « Chasing Stars », « All or Nothing » et « Piece of My Soul » sont les morceaux les plus personnels de cet album.

On se croise plusieurs fois en événement, que ce soit pour des soirées trance ou des festivals plus généralistes. Cette ouverture d’esprit te permet-elle de faciliter ton inspiration une fois en studio ?

Oui, et c’est valable pour beaucoup de producteurs de musique. Plus on écoute de musiques diverses et variés, plus on est amené à se renouveler et à changer sa façon d’aborder sa propre musique. Je ne suis pas de ceux qui prônent un style en particulier, je trouve toujours intéressant de découvrir de nouvelles sonorités, de chiner de nouveaux sons et de découvrir de nouveaux artistes. Je dirais que, musicalement, être curieux va de paire avec notre ouverture d’esprit !

Au vu du contexte actuel, les dates pour un artiste sont extrêmement rares, voire inexistantes. N’est-ce pas délicat de sortir un album sans pouvoir le jouer à son public ?

Oui, ça peut en effet car la crise dont on fait face touche tous les artistes et acteurs de milieu culturel. Mais Future is Love est un album fait pour l’été, sa dimension solaire et estivale fait que ça n’aurait pas eu le même écho de le sortir sur une autre période. Ayant sorti au préalable 4 singles, j’ai déjà eu la chance de pouvoir le jouer au cours de l’année dans sa majeure partie et j’aurais l’occasion de pouvoir le partager avec le public d’ici fin août pour ma première date post-Covid au festival Bougnat Sound, et après sur la saison 2020/2021. Donc, dans mon cas, ça n’impacte pas vraiment sa sortie !

Tu es le fondateur du label TED, avec lequel tu organises de belles soirées trance. N’est-ce pas trop compliqué de jongler entre vie d’artiste, développement du label et production événementielle ?

Disons que c’est un rythme de vie effréné car j’ai aussi un travail à côté. Ça demande d’être organisé, rigoureux et consciencieux et ça peut être compliqué par moment c’est vrai. Ce sont des choix de vie ou parfois on doit faire des sacrifices et la vie privée peut en être impacté. Mais c’est aussi une chance de pouvoir faire quelque chose qu’on aime !

Cela fait quelques années que nous échangeons ensemble autour de tes projets. Quelle est la place des médias dans ta jeune carrière ?

J’y accorde beaucoup importance car les médias permettent de mettre en avant mon travail et de diffuser ma musique auprès d’une audience plus large. C’est très important pour les artistes émergents de pouvoir être soutenu par des médias, ils ont un rôle à jouer dans les évolutions de carrière !

Après ce premier album qui représente donc un tournant artistique, quels sont tes projets pour la suite ?

Dans un premier temps : faire vivre au maximum cet album et retrouver la scène pour pouvoir le partager avec le public. Et par la suite, sortir de nouvelles productions, que ce soit des titres originaux, des remixes ou des collaborations, pas mal de projets sont en cours dont le squelette de mon second album que j’ai déjà commencé !

Merci d’avoir répondu à nos questions ! As-tu un dernier message à faire passer ?

Je remercie toutes les personnes qui, comme Valliue, soutiennent ma musique et la sortie de ce premier album ! Ça fait très plaisir de recevoir tout ce soutien et cet amour pour « Future is love », et je vous en suis très reconnaissant !

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