Interview : Kosling

Kosling © Oce-B / Valliue

Lors de la seconde édition du Hope Festival, nous avons eu le plaisir de poser quelques questions à Kosling. Le talentueux producteur français a évoqué, entre autres, sa vision de la Progressive House ainsi que sa volonté de rester focalisé sur sa musique. Voici l’intégralité de ses propos :

Salut Kosling, peux-tu te présenter pour ceux qui ne te connaissent pas ?

Moi, c’est Kosling. Je suis DJ et producteur depuis 8 ans, j’ai lancé le projet l’année dernière. Je fais beaucoup de Progressive.

C’est la question de base de notre site : quelle est ta définition de la musique électronique ?

Ma définition de la musique électronique ? C’est de la Dance ! À la base, je viens du hip-hop en fait. Je ne suis pas “natif” de l’électro mais du coup ouais, pour moi c’est la fête, c’est la Dance Music… Un truc qui fait bouger !

Tu fais partie des rares producteurs français à sortir de la Progressive House en ce moment : comptes-tu te focaliser sur ce style ou te diversifier à l’avenir ?

Je pense que je vais rester au maximum dans la Progressive, après pourquoi pas faire des trucs un peu plus radio, un peu moins club. Mais je vais rester quand même dans la Progressive.

En parlant de Progressive House, es-tu d’accord pour dire que ce genre revient en force ces derniers temps, au détriment de différents styles plus éphémères comme la Big Room ?

C’est vrai que ça revient, mais ce sera jamais aussi bien que pendant l’âge d’or en 2012/2013. Après c’est vrai que ça revient avec la Swedish House Mafia. Les labels acceptent aussi de produire ce style donc c’est bien !

L’année 2019 a été marquée par la sortie de ta collaboration avec Still Young sur Size : comment s’est faite la connexion entre vous ?

Alors là franchement, c’était complètement par hasard ! Je le suivais sur Instagram où je lui ai envoyé deux/trois messages. Un jour, il m’a répondu parce qu’il avait entendu mon remix pour Thomas Gold sur Armada. De fil en aiguille, il m’a donné son numéro, on s’est parlé, reparlé et un jour on a fait une collab. C’est un peu “con”, enfin il y a pas vraiment de secret en fait (rires) !

Tu as également sorti un remix d’un titre d’Avicii, à savoir “Heaven” : était-ce pour toi un moyen de rendre hommage à une source d’inspiration ?

Carrément ! À la base, je ne voulais pas le sortir : je l’ai fait pour moi, pour mes lives. Je l’ai envoyé à Proximity, ils m’ont dit “On la sort au moins sur YouTube”. À la base, c’était vraiment un hommage personnel.

Justement, la plupart de tes releases sont disponibles sur la très célèbre chaîne Youtube Proximity, qui met en avant différents artistes. Se faire un nom sans la mise en avant des médias est-il possible pour toi aujourd’hui ?

Franchement c’est difficile, car on est quand même beaucoup. Donc si tu as pas d’ exposition médiatique, c’est difficile. Donc c’est vrai, Proximity m’a beaucoup aidé car il y a plus de 8 millions de followers je crois. Sans ça, ça aurait été compliqué je pense.

Tu te montres très peu sur les réseaux : Est-ce une stratégie de communication ou simplement une envie personnelle de rester discret ?

C’est les deux, j’ai pas envie de me montrer. J’ai envie d’être discret. J’ai plus envie de mettre la musique en avant plutôt que ma personne. J’ai pas envie que les gens suivent “Kosling” parce qu’il a la dernière paire de Balenciaga ou parce qu’il fait le “zouave” sur les platines. Je suis focalisé sur la musique en premier, donc à la base je me suis caché pour ça et je pense que je vais essayer de rester caché le plus longtemps possible. Après, ça reste difficile quand même.

On se retrouve aujourd’hui pour la 2ème édition du Hope Festival. Mêler musique électronique et oeuvre caritative, on peut dire qu’il n’y a rien de plus beau ?

Non mais c’est clair ! Le projet d’Amine est vraiment beau. C’est vraiment très bien ce qu’il fait. C’est pas tout le monde qui y arriverait, surtout en France car c’est difficile quand même de faire des festivals ici… Mais clairement, c’est un beau projet !

Tu étais présent à l’Electrobeach Music Festival cette année en tant que festivalier.. Quel est ton festival de rêve en tant qu’artiste ?

Oui, j’y étais car je faisais l’after ! Sinon en tant qu’artiste, mon festival de rêve… L’Ultra Miami, il y a aussi Tomorrowland bien sûr mais je préfère l’Ultra quand même. Ça se passe sur une semaine entière avec la Winter Music Conference, et non simplement sur deux ou trois jours… Après Tomorrowland c’est aussi énorme, je vais pas cracher dessus très clairement, mais à choisir je prendrais l’Ultra.

Quels sont tes projets à venir ?

J’ai beaucoup de musiques qui vont sortir, dont une qui sort aujourd’hui (ndlr : « Find The Love », sortie le 22 septembre) chez Revealed d’Hardwell. J’ai des remixes pour Thomas Gold chez Universal, j’ai pas encore de date de prévu… J’ai une autre collab avec Still Young qui est finie… Ou presque ! Avec eux c’est assez pointilleux on va dire ! Après pareil, j’ai beaucoup de projets musicaux surtout.

Réalisation : Valso / Préparation : Valso, Mike & Wag / Retranscription : Mike & Elbiizz

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