Interview : Partyraiser (EN + FR)

© Platinum Agency

Lors de l’anniversaire de nos partenaires Karnage (reportage à lire ICI), nous avons pu prendre le temps de discuter avec un grand nom du monde hardcore… Partyraiser ! De sa carrière musicale, aux valeurs du hardcore en passant par ses émotions personnelles, retrouvez l’intégralité de ses propos :

(english below)

Salut Wesley ! Peux-tu te présenter pour ceux qui ne te connaissent pas ?

Bien sûr ! Je m’appelle Wesley, je suis Partyraiser. Je viens de Hollande et je suis DJ depuis 25 ans dans le hardcore, le uptempo et tout ce que tu veux, donc voilà !

C’est la question de base du site… Quelle est ta définition de la musique électronique ?

Ok bon, je me suis préparé à aucune question car je ne savais pas que j’avais une interview ce soir… Eh bien la musique électronique, c’est la musique avec laquelle j’ai commencé. Je veux dire que j’ai grandi avec elle depuis que je suis vraiment jeune. Je suis DJ depuis 25 ans. J’écoute de la musique électronique depuis 1989-1990, donc depuis longtemps. Je l’ai découvert sur une cassette. J’étais dans le bus, mon père était chauffeur de bus. Et il y avait cette cassette que je pense quelqu’un avait laissé derrière lui et il m’a dit “c’est ça le genre de musique que t’aime ?”. Et il l’a lancé, je l’ai écouté et c’était incroyable p*tain ! J’étais genre “c’est quoi ca ?” et il m’a répondu qu’il ne savait pas. Et je l’ai cherché pendant longtemps : c’était une sorte de musique old school à cette époque. C’était mon premier ressenti, ouais. Ma définition de la musique électronique ce serait.. Euh.. Il y a beaucoup d’atmosphère que tu peux créer et tu peux y mettre tes émotions comme le rire, la tristesse, les pleures, la colère et la joie. Donc ce serait ça pour moi.

On se retrouve ce soir au Zénith de Toulouse pour l’anniversaire de Karnage ! Les festivals hardcore augmentent en France, et certaines soirées voient le jour dans des grands Zenith de France. On dirait que notre musique est de plus en plus acceptée et appréciée en France… Il était temps, non ?

Ouais je joue en France depuis de nombreuses années et je vois ça quand je joue. On joue dans le monde entier, donc partout. Bien sûr, tout a commencé aux Pays-Bas avec la hardcore, et je vois beaucoup de français dans les événements hollandais. C’est un public cool, ils agitent leurs drapeaux dans notre pays aussi. Donc ça veut dire qu’il y a une gros scène qui grandit en France, mais c’est pas quelque chose de nouveau parce qu’en France, la scène est déjà présente depuis longtemps. Avec la Frenchcore et tout ça. Et dernièrement, ça devient de plus en plus gros et les soirées deviennent de mieux en mieux. Normalement, pour les plus grosses soirées, tout le monde vient en Hollande parce qu’on a les plus grosses fêtes. Mais dernièrement l’Allemagne… Enfin l’Allemagne était déjà importante, mais dernièrement l’Allemagne, l’Italie, La Belgique et la France deviennent de plus en plus gros. Donc je pense que c’est bien. Ça fait vraiment du bon boulot en France. Donc je pense que c’est bien pour nous en tant que DJ mais aussi bien pour la musique parce que ça devient de plus en plus gros dans tous les pays et spécialement en France, parce que les fans français sont vraiment hors du commun. Et si il y a de plus grosses foules c’est bien pour nous, car ça veut dire que la scène est en vie et qu’elle restera en vie pour un long moment donc c’est bien. Merci la France !

Tu as commencé ta carrière en 1993, mais tu as vraiment gagné en popularité à partir de 2005. Avant ça, c’était compliqué de se faire une place dans le monde hardcore ?

Plutôt en 2004 même ! A l’époque, je jouais déjà à Rotterdam au Energy Hall pour les plus grosses soirées mais j’étais encore un petit nom. Ça faisait déjà pas mal de temps que j’étais DJ mais ça n’était pas aussi simple à l’époque parce qu’on avait pas internet. Aujourd’hui tout le monde peut aller sur internet poster une photo dire “Salut” et après poster ses tracks. Mais à l’époque, tu devais vraiment être en studio, faire des morceaux, et les envoyer aux gros artistes et il les jouaient ou non, qu’ils les aiment ou pas. Tu ne pouvais pas les donner aux fans donc tu les donnais à toutes sortes de DJs et d’artistes qui passaient la musique. Les gens venaient le voir en disant “Hé putain c’est quoi ce truc ?” et après ils le postaient dans un genre de magazine, Thunderdome Magazine ou peu importe. Il y avait toutes sortes de magazines à l’époque et ils mettaient la musique dedans et ils disaient cette track est de tel DJ. C’était super dur de rentrer dedans. Et puis d’un coup, c’est arrivé en 2003-2004, je jouais un peu partout en Allemagne et un mec m’a vu et il m’a dit “Eh on doit parler ! Je suis un gros booker, tu es un super DJ et on veut te donner une scène” et après ça a explosé. Par exemple, ce que j’ai connu entre 2004 et 2009, c’est ce que Sefa connaît maintenant genre BOOM d’un coup je jouais partout et tout le monde était en mode “Wouah c’est qui ce gars ?” et c’était vraiment génial. Mais pour répondre à ta question.. Je sais je parle beaucoup parce que j’adore parler de ma scène… Donc ouais c’était vachement plus difficile à l’époque. Maintenant, je suis sur la scène en tant que DJ connu, ouais ça fait 15 ans que je suis à fond à jouer partout.

Tu as sorti les deux magnifiques musiques “Sound Becomes One” et “Sound Becomes Two” avec les Destructives Tendencies. Beaucoup d’entre nous avons la chair de poule en les écoutant ! Faire ressentir ce genre d’émotion au public, c’est important pour toi ?

Important… Je ne l’ai pas fait pour faire ressentir des émotions, ça c’est juste fait comme ça. Je l’ai fait pour mon père, tu sais, mon père est décédé. Et j’ai toujours aimé ce sample “Sound Becomes One”. J’ai appelé les Destructive Tendencies, ils voulaient faire une track avec moi et je leur ai dit que j’avais une super idée et que je voulais faire cette chanson. Quand je suis arrivé avec ce sample ils étaient genre “Wow c’est puissant”. Et on ne sait pas ce qui s’est passé ,mais on a juste fait le morceau et on la produit. Et au début, à chaque fois que je la jouais, que je l’entendais au studio… Je pleurais. Je pensais à mon père et à tout ce qui l’entourait. Après on a commencé à faire le clip, que j’ai écrit moi même. On a tout fait nous-même. On l’a fait et on l’a montré au public hardcore et les gens ont commencé à ressentir les émotions, à pleurer. Ils ont commencé à m’appeler à m’envoyer des emails comme “Je veux ca pour mon enterrement” ou “Ils l’ont joué à l’enterrement de mon ami”, “Je l’ai joué pour mon père, pour ma mère” et j’étais genre « Wow c’est vraiment en train d’arriver ? ». Donc je ne fais pas de la musique pour créer des émotions mais c’est super de voir que les gens rentrent vraiment dans le truc.

Tu penses que c’est plus difficile avec le Hardcore de procurer des émotions?

Non, parce que le Hardcore est le genre de musique que les gens aiment écouter à la maison. Et pour certaines personnes elles ressentent des émotions sur du Mozart ou du Reggae ou du piano ou peu importe, tout peut procurer des émotions pour eux. Tu sais j’avais cette track il y a bien longtemps et je veux toujours l’avoir à mon enterrement si je meurs, enfin j’espère que ça sera dans longtemps. C’est “First Rebirth” de Jones & Stephenson et ça vient vraiment d’il y a longtemps. C’est rempli d’émotion ! Il y a beaucoup de sensibilité dans cette musique aussi. Des fois, quand mon ami Peacock joue des musiques, j’en ai des frissons de partout. Mais je peut aussi ressentir des choses avec juste ce BOOM BOOM et c’est aussi une sorte d’émotion. Donc si ça se produit, c’est cool. Mais je produis avant tout pour que les gens deviennent fous tu sais. Ça va, c’est assez long comme réponse? (rires)

Donc tu as parlé du clip de « Sound Becomes One ». Dans sa première partie, c’est une mise à scène où tu joues l’acteur principal. C’était important pour toi, de te mettre en scène ?

Oh j’ai bien aimé le faire ! Enfin je veux dire, c’est quelque chose de reconnaissable, c’est ton clip. Dans « Trip To Holland », on était dans le clip avec Peacock. Et dans celui-là, il y avait les Destructive Tendencies, mes amis, ma femme et ma famille. J’aime donner aux gens les sentiments que je ressens personnellement pour ma musique bien sûr. J’aime ça, j’aime être dans mon propre clip et si je ne le suis pas… Bah j’ai déjà fait un clip avec Furyan et c’était plus un cartoon donc ce n’est pas non plus une obligation d’être dans le clip.

Le Hardcore attire un public de niche, une communauté soudée avec ses propres codes. Selon toi, pourquoi cette musique ne peut attirer un public plus généraliste ?

Hum je sais pas. Je pense juste qu’ils n’ont jamais été à un événement et qu’ils n’ont aucun idée de ce qui se passe. Ça fait longtemps qu’on est sur la scène et beaucoup de gens ont des préjugés envers nous. “Oh le Hardcore les énormes publics, c’est la musique du diable, satan, 666” (ndlr : il mime le diable). Mais ils n’ont aucune idée de ce qui se passe et quand ils viennent à un event, ils se rendent compte à quel point on s’amuse et à quel point l’atmosphère est bienveillante. Ils sont d’accord avec nous que c’est un magnifique monde et que l’ambiance y est géniale. Oui on fait des fêtes et quand on en fait en Hollande je ne vois jamais de bagarre alors que quand les gens vont aux bars ils boivent, ils se battent, ils emmerdent ma femme. Ici personne ne touche ma femme ou quoi, ils la laissent passer. Ils sont ici pour la musique, ils sont respectueux. S’ils se bousculent et que l’un renverse la bière de l’autre il dire juste “je suis désolé je t’en paye une autre ?”. Ouais ils sont la pour la musique. Un même amour pour la musique électronique et spécialement pour le Hardcore. Ouais on a l’air différent des gros tatouages dans de grosses Audi avec de gros bateaux. Mais beaucoup de gens ont l’air différent dans ce monde mais je ne vois pas d’hommes ou de femmes qui ont un mauvais fond. Les filles ont l’air super sympa, les gars s’habillent bien. Au début on avait ce stéréotype en mode Australien avec les nike et tout. Mais quand je suis ici et que je rencontre par exemple des gamers avec un énorme anneau dans le nez, laisse les faire s’ils sont cools et me respectent je m’en fou de ce à quoi ils ressemblent. Enfin je suis un gros mec avec avec des tatouages est-ce que ça fait de moi quelqu’un de différent ? Non, ce qui compte c’est juste la manière dont tu respectes les autres dans la vie, c’est tout.

Tu as pu constater l’évolution parfois étonnante de cette musique (plus rapide, plus hard, plus fort). Selon toi, vers quoi se dirige le hardcore dans les années à venir ?

J’en ai aucune idée, tu sais je n’ai pas de boule de cristal. Il y a beaucoup de changements oui. On a été partout avec le Hardcore. On était ensemble dans ce qu’on appelle les “early raves” à 200 BPM. Au début c’était la house du deuxième millénaire à 160-170-180 BPM. Et soudainement, maintenant on est à 200-210-220 BPM, les gens l’aiment plus dur et plus rapide. Je pense que le public ressort les sentiments qu’il a dans la société et qu’il l’emmène aux événements. Et dernièrement, le monde devient plus dur et je pense que c’est ça qu’ils veulent dégager dans la musique. Parfois, c’est ce que je pense, à quel point ça va vite. Mais peut être que dans 5 ans, tout se calmera et on retournera à 180 BPM… J’en ai aucune idée. Ce que je pense, c’est que le Hardcore ne mourra jamais et je le maintiendrai pour toujours dans ma vie parce que c’est ma devise depuis longtemps : « Tant qu’on respirera, le Hardcore ne mourra jamais, car nous sommes le Hardcore ».

Tu fais les plus grandes scènes du monde ! Quelles sont les plus grandes différences entre tes sets dans un festival grand public (comme Tomorrowland) et tes sets dans un festival hardcore (comme Dominator) ?

Quand je joue à Tomorrowland, il y a les gens de tous les jours qui viennent. Il y a des gens qui ne viennent pas à des événements tous les week end. Si je joue en France, en Allemagne ou en Italie peu importe, les gens viennent à un événement Hardcore et ils savent à quoi s’attendre. Quels DJs, quels genres de scènes, quels genres de musiques etc. Tomorrowland, c’est un festival incroyable. Je suis très heureux de jouer là-bas chaque année. J’aime vraiment beaucoup, mais je sais aussi à quel point c’est dur d’avoir un ticket. Donc sur les gens qui achètent un ticket, bien sûr il y en a qui sont des fans mais il y a aussi les gens qui ne peuvent pas en acheter et donc il y a ceux qui te voient pour la première fois. On les appelle les “Day Party People”, ils ne viennent qu’un jour par an à un festival. C’est ça la différence avec Tomorrowland. Je pense que le vrai dévouement pour notre style peut être trouvé tous les week-end à des événements comme Tomorrowland. C’est un gros nom et ils veulent juste être à Tomorrowland pour être à Tomorrowland. Je vais probablement encore jouer là-bas et tant mieux, j’aime bien jouer pour tout le monde. Pour moi, bien-sûr j’ai mes fans que je peux voir chaque semaine, mais j’aime bien jouer aussi pour les gens non initiés.

Mais ils peuvent te découvrir via ça?

Oui aussi parce que la dernière fois que j’ai clôturé la Q-dance à Tomorrowland et il y avait des gens du Chili, du Venezuela, de Nouvelle Zélande, de partout ! Et ils n’étaient pas vraiment Hardcore mais ils ont just jeté un coup d’oeil et ils étaient genre “C’est quoi ce bordel ?”, c’est assez sympa !

Quels sont tes projets pour la suite ?

Eh bien la semaine dernière j’ai fait “Operation: Core », une grosse fête avec Peacock et moi, où les gens étaient totalement fous ! C’était sold-out et c’était incroyable, on l’a vraiment adoré. Je suis totalement booké jusqu’après l’été. Donc j’ai beaucoup d’événements à faire et je fais aussi un album pour ma femme. Je sors son nouvel album qui s’appelle “Bullet Proof”. Je fais un nouveau gros show solo. Il y a un festival qui arrive. Il y a beaucoup de choses à venir. Le plus dur c’est que je ne peux pas en dire plus là en février, parce que tout est lié à l’été donc je doit rester silencieux. Mais on a pas fini encore, on continue.

Merci d’avoir répondu à nos questions ! As-tu un dernier message à faire passer ?

Si j’ai un dernier mot c’est, la France restez Hardcore ! Soyez avec nous et nous serons avec vous. J’adore jouer en France à chaque fois. J’adore la France. J’adore être en France et le public y est incroyable, genre vraiment à fond dedans. Merci pour cet interview, j’espère revenir en France pour de nombreuses années. Merci beaucoup !


Hi Wesley, could you introduce yourself for those who might not heard about you?

Of course! I’m Wesley. I’m Partyraiser from Holland. D.J. for 25 years hardcore uptempo and everything you want. So yeah.

This is the basic question of our website. What is your definition of the electronic music?

Um well okay. I was not prepared for any questions because I didn’t know I had an interview tonight. Well electronic dance music is the the music that I start with. I mean uh I grew up with it when I was really little. So uh I’m a DJ for 25 years. I listen to electronic dance music since 1990-1989. So a long time. I discover it on a tape. I was on the bus. My father was a big bus driver. Uh there was a tape I think somebody left it behind and uh he said hey is this kind of music is what you like. And he put it in and I listened to it and it was fucking awesome. And I went What’s this and he said I don’t know. And I was looking for it it was like old school music at that time old school. That was my first feeling of uh oh yeah. Electronic dance music and uh my definition of it is like. A lot of atmosphere is in there and you can throw everything in there your emotions like laughing crying mad and happy. So that’s it for me.

We are here tonight at the Zenith de Toulouse for Karnage’s birthday! The number of hardcore festivals is growing up significantly in France, and some parties are even in huge concerts auditorium, like this Zenith. It looks like our music is more and more appreciate in France, it was time isn’t it?

Yeah I play a long time in France for many years and I see uh when I play you know. We play worldwide. So we play everywhere. Uh of course It all started in Holland uh with the hardcore and everything and uh I see on the parties in Holland a lot of people from france coming. They’re like cool fence and waving their French flags in our country as well. So that means that there is a big scene uh growing in France but that that’s not a new thing because in France the scene is already for a long time. You know like the Frenchcore Hardcore whatever. And lately it’s getting bigger and bigger and the party is getting better and better and better. Normally the biggest parties everybody came always to Holland because we have the big parties. But lately Germany…Germany was also always big but lately uh Germany Italy uh Belgium and France are doing bigger and bigger and bigger and bigger. So I think it’s good. It’s really doing a good job in France. So uh I think that’s good for us as a DJ but also good for the music because if it’s going bigger and bigger in every country and especially those with france because the French fans are like off the hook they’re really. And if it’s more crowded it’s good for us because it means that the scene is alive and that stays alive for a long time so that’s good well thank you France

You began your career in 1993, but you became really popular since 2005. Before that it was complicated to make your way in the hardcore world?

More 2004! Well I play already in that time in Rotterdam in the Energy Hall the biggest parties uh but I was still a small name. I was already deejaying for a long time but it it’s not that easy in that time because that time we had no internet. You know now everybody can go on Internet posting picture hello and then post his tracks. But in that time you really had to be in the studio making tracks and send it to the big artists and they play it or they play it not, if they like it they like it or not. You could not give it to a fans so you give it to all kinds of DJ’s, artists they played it and then people came to him “hey wow what the fuck is this?” and then they post it in a like a magazine, Thunderdome magazine or whatever you want. We had all kinds of magazines in that time and they put it on there and then say hey this track is from this deejay Yeah. That was really hard to get into it. And suddenly it happened like in 2003 2004 I play everywhere in Germany some guy saw me and he said « Hey we need to talk I’m a big promoter and that sort of playing you are really an awesome deejay and we want to give you a stage » then it exploded. For example like what I had in 2004-5-6-7-8-9 is what Sefa is now like BOOM suddenly I was playing everywhere and everybody was “WOW who’s that guy?” so it was really nice. But to answer your question I’m always talking a lot, but then you have a lot of okay…Because I love to talk about my scene. And so yeah it was much difficult in that time. Um yeah now Like in the scene as a famous DJ. Yeah, I think for like 15 years now I’m on the four level playing everywhere.

You have released two beautiful musics “Sound Becomes One” and “Sound Becomes Two” with Destructives Tendencies. Most of us have goosebumps listening to those tracks. Is it important for you that the public have emotions when they are listening to your tracks?

Yeah. Um important. I didn’t make it to uh make people emotional. It’s just happened. I made it because of my dad. You know my father died. He passed away. Uh I always loved that sample “Sound Becomes One”. I called the Destructive Tendencies they wanted to make a track with me I say I have a great idea and I want to do this track. When I came up with this sample and they were like “wow this is emotional”. And we didn’t know what happened but we just make the track and we produced it. And every time when I played it when I heard it in the studio I cried. I also was thinking about my dad and the whole feeling around him then we start making the clip. I wrote the clip myself. Everything we did it all. Yeah. And then we made it and we throw to the massive hardcore and the people went emotional, they started crying. They start calling me and sending e-message « Wow I want this on my funeral ». « They played it on my friend’s funeral« . « I played it for my dad. I played for my mom » and I was like « Wow, this is really happening? ». So I don’t make music to make people emotional but that’s cool and nice to see if the people go really into it.

And do you think it’s more difficult with hardcore to make the people go emotional?

No because hardcore is a kind of music that people like to listen at home. And for some people they can listen to like Mozart or to reggae or to piano and whoever everything can be emotional for that person. You know I had a track in my early days I still wanna have it on my funeral if I die but I hope it will take a long time.That’s « First Rebirth » from Jones & Stephenson and it’s really from a long time it’s hardcore. It’s so emotional but it’s yeah I feel like uh. There’s a lot of sensitivity in this music too. I guess when my friend Peacock play and sometimes he play tracks. I have goosebumps everywhere. It is that emotion Yeah. you know but I can also have emotional I got that BOOM BOOM and I’m like yeah you know that’s also emotional. So if that happens it’s cool but I produce it to make the people go wild you know so yeah. Is that enough answer for your question? (laughs)

So you talked about the clip so in its first version, the first part is a scene where you play the lead actor. Was it important for you to play out?

Oh I like it. I mean because it’s a recognizable thing. I mean it’s your clip like that. And also they were Peacock « Trip to Holland » we were in there together “Sound Becomes One” I went there with Destructive Tendencies and with my friends with my wife and my family. I like to give the people, that to express my own kind of feeling in my own track of course. I like it, I like to be in my own clip if I’m not in the clip. Then it’s like uh I also made a clip with Furyan. And it was more like a cartoon. I don’t have to be in the clip you know.

In your opinion why does the mainstream public who don’t listen to hardcore, don’t like this kind of music?

Um I don’t know. I just think they never been to a party and they have no clue what’s going on here. I mean we’re in the scene for a long time and a lot of people have had prejudice to us. They are “Oh the hardcore public and so big, crowds and crazy Devil Music 666 then bad (devil face)”. But they have no idea when they come to a party and they see how good fun we have and how good atmosphere on the party. They were like agree with us that this is a beautiful scene and that the atmosphere is great. I mean yeah we do parties and when we do parties to Holland I never see a fight never when people go to a pub or to a bar they drink they fight they touch my wife.In here nobody touch my wife they let her walk. They are here for the music They have respect. They walk with each other and if somebody walks against someone he’ll just say “Oh I’m sorry”. And if you spoil the drink “I’ll by a new one”. Yes they are here for the music. One love of the electronic music scene and especially in the hardcore to be honest. Yeah the mainstream they only see the outlook. We look a little different. Tatoo or boat or Audi. Yes but a lot of people look different in the world but I cannot see if the guy is not good or the woman is not good. Girls are looking really nice guys can dress good. I mean but in the early days we had a stereotype with the Australian and the nike and everything. So what. But still you know when I’m here to meet someone some gamers have walked with a big nose ring you know let them do if they’re cool to me and respect me I don’t care how they look. I mean uh I am a big guy with tattoos. Am I different? No it’s just the way you respect each other in life that’s it.

You have noticed the evolution, sometimes surprising, of this music which is going faster, harder, stronger. What do you think will be the Hardcore in the years to come?

I have no idea. I cannot uh I don’t have a glass ball I can not see but I see a lot of changing uh. We’ve been everywhere in hardcore. We’ve been together we call the early rave 200 bpm. On the early days it became two millennium house 160-170-180. It went back went up and then suddenly now it’s 200-210-220 BPM people like it rougher people like it faster than it just like to. I did find ourselves with the feeling they have I think in society so how they feeling outside they bring it to the party and they want to throw it out. And lately I think the world is getting harder and I also think that the music they want to throw it in the heart of music. I don’t know maybe that’s what I sometimes thinks like how fast the harder it is and then draw it out but maybe everything will be more peaceful in five years and then we go back to 180 I have no idea what I think hardcore will never die I stand for that forever in my life that because it’s always a slogan of me « as long as we breathe hardcore will never die because we are hardcore ».

You have played in the biggest stages in the world ! What are the main differences between your sets in a mainstream festival, like Tomorrowland, and your sets in a Hardcore festival, like Dominator?

Because I think I’m on Tomorrowland there are day people coming. There are people that are not coming to parties every weekend. If I play in France or uh. Or in Italy or Germany whatever the people are really coming for the hardcore party and they know what to expect. Which DJ, what kind of stage, what kind of sounds, Music style blah blah blah. Tomorrowland. Amazing great festival. I’m a happy deejay to play there every year. Almost. I really enjoy it but I also know that it’s very hard to get a ticket. So if people the people are buying tickets there of course you have many fans there are very happy to buy a ticket but there are also a lot of people that cannot buy a ticket and they so there are people that see you for the first time, they are new. We call them the Day Party People they only come for one day in a year to go to a big festival. That’s the difference with Tomorrowland. I think the real dedication of our style you can find them every week-end at the party like Tomorrowland. It’s a big name They just want to be on Tomorrowland because it’s Tomorrowland you know. And like I said I will. Probably get to play there. So I like to play good for everyone. For me of course I have my dedicated fan crowd and I want to see every week but to play for the day people that come for one day a year I like too.

But they can discover you like that?

Also because last time I closed the Q-dance stage at Tomorrowland and people were from Chile from Venezuela from New Zealand from everywhere. And they were not really hardcore but they just checked out my set and they were like “What’s this?” and that’s pretty cool you know.

What are your projects to come?

Well I just did last week we had of course the « Operation: Core » a big party between Peacock and me were people Went totally insane was crazy full sold out amazing episode we really loved it. I’m totally booked fully booked already till after summer. So I have many Parties and gigs to play uh I’m doing an album for my wife. I’m releasing her new album wich is “Bullet Proof” it’s really cool. Um I’m uh I’m doing a new big solo. There’s a festival coming. Uh there’s all kinds of things coming. So uh the hard thing is that I can not say a lot of things in February yet because everything is summer related so I must be quiet. A lot of things. Yes but we we’re not done yet. We’re not done. No. We continue.

Thank you for answering our questions! one last word to share?

Well I have a last word and that’s uh France stay hardcore Stay with us and we’ll stay with you. And uh I love to play in France always. I really like France. I love France to be and the crowd is amazing. Like dedicated very into it. So uh thank you for this interview. And I hope to come back to France for many many years. Merci beaucoup !

Réalisation : Marguerite & Valso / Préparation : Valso / Retranscription : Wag / Traduction : Wag / Montage : Valso

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