Interview : Mectoob

© Page Facebook : Mectoob
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Lors de la soirée d’anniversaire de Chateau Bruyant (10 ans !) au Rex de Toulouse, nous avons eu l’occasion d’échanger quelques mots avec Mectoob. De l’histoire de la bass music à ses multi-activités en passant par YouTube, retrouvez-ci dessous l’intégralité de ses propos :

Salut Gaël ! Peux-tu te présenter pour ceux qui ne te connaissent pas ?

Bonsoir, je m’appelle Gaël. Je fais de la musique, mais je suis également comédien et scénariste. Certains me connaissent de YouTube, d’autres de Joe La Mouk. C’est un mélange de musique et de blagues “pipi-caca” !

C’est la question de base du site… Quelle est ta définition de la musique électronique ?

Oh la vache, c’est global… C’est dur ! C’est tout un univers incroyable, on va refaire un peu l’historique ! Personnellement, je suis tombé dedans adolescent avec la Techno et la Trance Goa. J’ai commencé à mixer des disques de Trance. Je suis même allé faire le jour de l’an 2000 en Inde à Goa avec des potes. C’était vraiment la passion ! J’écoutais également de la Hardtek et de la Tribe, puisque c’étaient les musiques qui se faisaient à l’époque en free. Je ne me droguais pas mais j’aimais bien aller danser sur du gros son. Après, le côté “tekos” est devenu un peu trop bourrin pour moi. Je m’y retrouvais un petit peu moins musicalement. Mes premières free étaient fun, il y avait un côté un peu plus “fluo” on va dire. Très vite, c’est passé sur le côté “hangar désaffecté » et tout. J’aimais bien au début mais c’est devenu un peu trop glauque pour moi. C’est pour ça que je me suis tourné vers la Bass Music. J’écoutais de la Jungle et de la Drum’n Bass. Ça a été le coup de foudre total et absolu ! J’ai acheté mes premiers vinyles DnB en 1999 je crois. Je venais d’ailleurs à Toulouse des fois pour acheter des vinyles ! Car Toulouse était une grande scène française DnB il y a 20 ans, je sais pas si c’est encore le cas ou non. Ensuite, j’ai arrêté de mixer pour diverses raisons. Et le Dubstep est arrivé, un pote m’avait fait écouter ça dans les années 2000. Ça coïncidait au moment où je suis arrivé à Paris. Il y avait les premières soirées au nouveau Casino. Il y avait 20 personnes, c’était vraiment un truc de niche, pour les aficionados. Dans la salle, il y avait soit des programmateurs, soit des DJs. On avait l’impression d’être au début d’un phénomène, c’était hyper cool ! J’ai vu l’évolution en 6 mois, les premiers concerts où il y avait toute la team Digital Mystikz, Benga et Skream qui venaient. Il y avait 200 ou 300 personnes. Puis après c’était blindé et ils ont dû changer de salle. Ça a vraiment explosé, j’ai même vu Rusko au Point FMR. Je lui avais parlé dans les chiottes et lui avais dit “Mec, j’adore ton remix de machin-chouette”. C’était un truc de fou, je venais d’arriver à Paris et juste de discuter avec Rusko, c’était le rêve. Je me re-mettais à mixer avec le Dubstep du coup.

(Quelqu’un nous coupe : “Hey Baptiste, on vient à la soirée” ! Après quelques mots échangés avec GAËL, l’interview reprend)

9 fois sur 10 on m’appelle “Bapt”, et Bapt on l’appelle « Gaël ». Trop bizarre ! Des fois, je suis en train de marcher dans la rue et j’entends “Hey Bapt’ !”. Je fais exprès de pas répondre (rires). Mais c’est rigolo, on a l’habitude.

Pour finir avec la musique électronique, j’ai fait parallèlement des études de recherches musicales au conservatoire de Nice. Je suis tombé dans un monde que je ne connaissais pas trop : la musique électro-acoustique. La musique des années 60-70 de Pierre Henry, Xenakis, Stockhausen, Pierre Schaeffer tout ça… C’étaient vraiment les gros geeks du son, des mecs qui faisaient de la recherche, des synthés, de la spatialisation, des effets etc. C’est rigolo car c’étaient des mecs en cravate qui faisaient de la recherche, des ingénieurs du son ! J’ai fait ça juste un an à Nice, alors que des potes ont fait le cursus complet, notamment des membres de Joe La Mouk. C’est quelque chose qui m’a un peu plus ouvert à l’horizon de la musique électronique. J’aime bien le côté recherche. C’est pour ça qu’après, j’ai très vite écouté Aphex Twin, qui est mon artiste préféré. Il allie justement le côté punk, le côté recherche et le côté émotionnel avec des harmonies, je trouve vraiment ça cool. C’était une très longue réponse, j’ai tout dit (rires) !

Tu as laissé tomber progressivement le Dubstep pour te tourner vers la Bass House… Pourquoi avoir pris cette direction artistique ?

Il y a vraiment eu des phases très distinctes sur le Dubstep. Au tout début, c’était vraiment hyper Dub. Dans les soirées que je te disais, c’était des mecs en capuche comme je suis actuellement, qui hochaient la tête. Après, c’est tourné vers quelque chose de plus “jump up”, plus dansant et plus club. Justement avec Rusko et compagnie. Puis Skrillex a totalement démocratisé le truc. Années 2010, c’est la période où j’ai le plus mixé, c’était vraiment mortel ! Tous les ans, le style Dubstep évoluait. Actuellement, ça évolue sur un genre plus Métal, plus bourrin. C’est hardcore, il y a de la guitare électrique, des cris… Je pensais pas que ça allait arriver un jour, mais je me suis un peu lassé. Je voulais revenir à quelque chose d’un peu plus joyeux. Ce qui est bien avec la Bass House, c’est que tu peux le mixer à des soirées où des gens ne sont pas forcément connaisseurs. Ils ont un repère au kick. Puis il y a aussi DJ Snake et d’autres qui ont vraiment démocratisé le truc à leur manière. Après, j’aime bien également ce qui est un peu UK Garage… C’est entre le Garage et la Bassline, les étiquettes sont un peu compliquées mais c’est très anglais. C’est un peu plus détente et bootleg, mais ça me plait beaucoup en ce moment. J’en mixe de temps en temps, mais j’aime bien revenir à la base Drum’n Bass. C’est pour ça que ce soir je ressors de vieux morceaux en mélangeant avec des sons de maintenant, c’est cool ! J’ai l’impression que la Drum’n Bass revient plus que le Dubstep. C’est bizarre, c’est cyclique.

Tu es accompagné de 3 compères pour le projet Joe La Mouk, et très souvent associé à Baptiste auparavant sur 10minutesaperdre puis Bapt & Gaël. Ce projet solo Mectoob est-il un besoin introspectif ou tu préfères collaborer pour faire avancer un projet ?

C’est une très bonne question mon cher ! Je suis assez fainéant dans le taff. Même si je suis très individualiste sur plein de choses et être seul dans ma bulle, je me rends compte que j’avance beaucoup plus vite en travaillant avec les autres. Que ce soit en musique, en écriture, en sketchs… On peut échanger du “tac au tac”. Avec Bapt’ c’était fluide, on écrivait des vannes et on se marrait. J’ai travaillé avec d’autres personnes comme les copains de Groland avec qui on développe des films et des séries. Pareil, on est dans le même humour. C’est pareil pour Joe La Mouk, c’était purement musical. C’était un groupe de lycée qui faisait du Punk depuis 25 ans. On aimait bien les groupes des années 70. Et très vite, il y a le côté “blagues” qui est arrivé, c’est un peu ma faute j’avoue (rires). À l’image de tout ce que j’ai fait après, on a réussi à lier la musique et des blagues. C’est un peu ce que je veux défendre avec mon projet solo Mectoob. C’est un projet avec plusieurs machines : un sampler, une boîte à rythmes, un truc qui loope ma voix… Ce sont les morceaux que j’ai sortis comme “Les Pigeons” ou “Les Poils”. Mon projet est donc de faire vivre tout ça en live.

Tes productions sont complètement décalées, à l’image de tes apparitions sur Internet. Est-ce un choix pour ne pas perdre ton public, qui a une image comique de toi ?

Non, c’est moi ! C’est contradictoire car la musique que j’écoute n’est pas comme ça. Mais je suis dans cette vibe là de m’amuser, de faire de la musique et de casser le côté sérieux. Après, c’est compliqué car les gens ne te prennent pas au sérieux justement. C’était un peu le cas lors de mes premiers sets Dubstep. Joe La Mouk c’était ça car on était sérieux et appliqué, on faisait de vraies compos ! Les autres groupes du lycée à l’époque faisaient des reprises, alors qu’on faisait des morceaux. Dedans, forcément il y avait des blagues débiles… Mais à côté de ça, rien ne m’empêche de faire des projets sérieux. Je viens de faire une musique de film, une comédie romantique avec Kev Adams et Camille Lellouche. On était à deux avec Zôl car lui est très fort harmoniquement. Ce sont des pièces de piano, avec du violon. C’est épique avec des moments d’émotion. On ne pouvait pas déconner ! J’ai un ami d’enfance qui m’a demandé “C’est quand que tu feras des morceaux sérieux” ? Et il a un peu raison (rires), faut que j’arrête de déconner. Tu vois Mr. Oizo, ça ne l’empêche pas de faire des trucs fous. Je ne me compare pas à lui hein, mais je trouve ça cool. Il fait son truc à sa manière, comme Marc Rebillet, Salut C’est Cool, Jacques… Je pense que je ferais des trucs un peu moins déconnant mais le morceau « Les Poils » ça me fait rire, c’est parti d’une connerie. Tous ces morceaux ont été faits pendant le confinement, dans mon lit avec les machines. Je trouvais ça cool de les sortir. Mais j’ai d’autres projets qui arrivent, deux morceaux en chantier avec Zôl. Pendant le DJ set, je ne fais pas trop de blagues. Même si des fois je peux placer des samples “Mectoob” ou “Ça marche bien !” dans un drop (rires).

Te sens-tu plus libre de faire ce que tu veux dans la production musicale ou la création de vidéos ?

Il y a 10 ans, on avait le côté Punk avec Bapt. Je me rappelle qu’on avait créé 10minutesaperdre parce que tout nous faisait vraiment c**er à la télé. Ça fait un peu prétentieux mais tout semblait plat, nul et politiquement correct. Il y a 10 ans… Alors maintenant, c’est bien pire ! On trouvait qu’il manquait quelque chose de plus “rentre-dedans”, d’acerbe. Donc on a créé 10minutesaperdre pour se marrer de nos blagues et pour créer un truc un peu Punk. Aujourd’hui, on pourrait peut-être plus… Alors qu’il y avait toujours un fond qui servait à désamorcer la chose. On dénonçait ! L’homophobie, le racisme… À notre manière ! Mais c’est vrai que ça peut être reçu par deux lectures différentes, ça peut être mal interprété. Après, ce qu’on faisait n’a jamais été très politique ou très engagé. Donc la forme de liberté, je l’avais et je m’en foutais. Maintenant, je me sens exactement pareil : rien ne me retient. Si je veux faire un morceau “Prout” demain, je le fais. D’ailleurs je le fais (rires). Mais il faut que je fasse des choses plus sérieuses, sinon je me fais engueuler par mes amis d’enfance (rires).

Tu as commencé les vidéos en achetant tout simplement une caméra… Es-tu adepte, comme Orelsan, de la philosophie « Si tu veux faire des films, t’as juste besoin d’un truc qui filme. Dire j’ai pas de matos ou pas de contacts, c’est un truc de victime” ?

Un peu, c’est vrai ! C’est vrai parce que tu vois je viens de Nice, j’étais dans un HLM chez ma mère, on était trois garçons. Papa chauffeur routier, maman aide-soignante. Donc pas du tout dans une branche artistique ! Surtout maintenant avec les outils qu’on a. Là on a un petit micro, un laptop, quelques plugins que tu télécharges… On a des outils incroyables ! Déjà à l’époque, c’était ça. On avait des cassettes DV sur 10minutesaperdre. Et déjà ça, c’était une révolution, tout comme le montage numérique ! Tu mettais tes rushs sur un ordi, tu le montes.. C’est super facile ! Pareil pour la musique, tu faisais un son avec un vieux logiciel pété. Mais c’était déjà le cas 10 ans avant, c’est juste l’évolution de la technologie. Aphex Twin faisait ses morceaux sur des vieux samplers dégueulasses, ça ne l’empêchait pas de faire des choses incroyables. Tant que tu as envie de faire quelque chose, tout est possible !

Tout à l’heure, en loges, on parlait des nouveaux réseaux sociaux. Quand j’ai commencé 10minutesaperdre, j’avais déjà 30 ans donc j’étais déjà un peu vieux pour le “game”. Mais j’étais curieux, j’aimais bien. Maintenant j’en ai 42, ça ne m’empêche pas de regarder TikTok. Justement TikTok est la nouvelle plateforme ou de vrais talents émergent. En musique, en créa, en peinture, en comédie… Je trouve ça trop bien. Ça va au-delà de ça, d’avoir une caméra, un instrument ou autres. Là, tu as juste un téléphone et basta ! Il y en a qui cartonnent et qui font des carrières mondiales avec seulement un téléphone. Khaby Lame ce qu’il a fait, c’est un truc de fou ! Juste avec un téléphone, c’est vraiment génial. Je suis une femme qui est au Kenya, au fin fond d’un sublime village. Elle montre sa vie quotidienne, elle est incroyable. À côté, la télé c’est horrible ! Même si j’aime bien Koh Lanta et Top Chef… Je regarde comme tous les vieux (rires). Pour TikTok, une fois que tu as fait ton petit filtrage “Pas intéressé”, que tu dégages les ados le nombril à l’air et que tu te focus sur des choses plus intéressantes et créatives… C’est vraiment top bien. Donc oui, je suis d’accord avec Orelsan (rires) !

Les vidéos sur Internet, les différents projets musicaux, la BD, la télé, le cinéma… Est-ce qu’il y a un domaine que tu n’as pas encore exploré et qui te tenterait ?

Bonne question encore, mon cher ! Il faut que j’arrive à me battre avec mes démons de “flemmard”… Il y a beaucoup de conception. Je suis bien dans ma petite bulle, à imaginer plein de choses dans ma tête. Un qui marche, trois qui ne marchent pas… Des fois, tu fais des millions de vues sur YouTube et tout va bien. Par exemple en ce moment je suis sur Twitch, je m’éclate beaucoup dessus même si j’ai 30 personnes qui regardent (rires). Je commence à me faire une petite communauté autour de Warzone, autour de mes lives. Je fais des lives tous les mercredis soirs, en impro totale avec toutes mes machines branchées. Pendant quelques heures je fais des vannes et de la musique avec des boucles cheloues derrière, c’est assez concept. Ça me plait beaucoup et je prends un plaisir fou à le faire. Je suis un gros gamer depuis toujours donc j’aime bien Twitch. Peut-être que j’arrêterais du jour au lendemain, mais c’est une aventure qui me plait. J’aime faire de l’animation, avant on faisait un peu de radio avec Joe La Mouk. On recevait des invités comme tu fais actuellement, c’est quelque chose qui me plait. Twitch regroupe l’animation, la radio, le gaming… J’aime beaucoup.

La crise sanitaire et le confinement t’ont-ils permis de te recentrer sur quelque chose en particulier ? Ou ça t’a confronté à l’idée de toucher à tout ?

Ma vie idéale était de faire du cinéma, de la musique et du jeu vidéo. Et là, si j’analyse cette année : j’ai fait une musique de film, des gens viennent me voir jouer aux jeux-vidéo sur Twitch, je joue ce soir au Rex, avec Joe La Mouk on sort un album fin mars… C’est cool ! Je me dis que je fais exactement ce que j’aime. Même si il y a certains projets qui touchent plus que d’autres. La BD n’a pas trop marché par exemple. L’éditeur en a fait 30 000, on a trouvé ça fou avec Bapt. On en a vendu près de 15 000, ce qui est énorme pour une première BD, mais nul à l’échelle d’un éditeur comme Le Lombard. Donc c’était très bien pour une première, mais ils avaient d’autres attentes. Ça reste un peu un fail, mais on est trop fier de ce qu’on a fait. Je pense pas qu’on en fera d’autres (rires), mais ce sont des expériences… On teste des choses. Je pense que la suite pour moi sera un peu plus de cinéma. Il y a des projets qui arrivent, en musique mais également en écriture. Je veux alterner mes petits délires à la maison devant quelques personnes et des projets plus ambitieux, un peu plus cachés.

On en parlait juste avant, tu as également pris la casquette du “journaliste” en réalisant des interviews à plusieurs reprises. Qu’est ce qui te plait dans cet exercice ?

J’ai fait quelques émissions pour Greenroom l’année dernière. Il y a presque 20 ans, on faisait des émissions radio avec Joe La Mouk à Monaco. On faisait les couillons tout en structurant les émissions, décrochant des interviews. On a développé notre petit réseau tout en étant dans le sud, on a interviewé par exemple Sebastien Tellier… C’était le côté rencontre que j’aimais bien. C’était être là, comme on fait tous les deux actuellement. Être avec quelqu’un que j’aime bien, parce que je t’aime bien (rires). Ça me faisait kiffer de discuter et poser des questions. Je l’ai fait plusieurs fois ces dernières années, également avec le CNC à Cannes. C’était fou ! Ce sont des moments un peu volés mais c’est trop cool. Après, il faut faire attention de ne pas trop faire l’animateur, et de se positionner. Sinon, ça peut perdre un peu les gens. Maintenant, je pense que je ne le ferai plus, hormis sur Twitch. Je préfère rester du côté “artiste”. Mais j’aime bien essayer, c’était un challenge que j’ai pris plaisir à relever. Ça m’a permis de faire des rencontres avec des personnes avec qui je suis resté proche, notamment Ouais Stephane ou Myd, avec qui je joue à Warzone (rires). En fait, je ne me pose pas de questions et je vais où le vent me mène. Ça me permet de ne pas être dans une routine ! Des fois, j’avais des pensées qui ne représentaient pas du tout le long terme, j’étais juste sur le kiff de faire plein de choses. Quand j’ai arrêté 10minutesaperdre, j’écrivais juste pour la télé. J’écrivais pour la série SODA, où j’avais fait un peu le rôle du cuistot sur la fin. Voilà ma vie. Ce soir je vais faire un set Drum’n Bass à Toulouse, je suis trop content (rires). Et demain, je vais faire un live Warzone sur Twitch, abonnez-vous et envoyez des subs (rires) !

D’ailleurs en parlant de casquette… J’ai fait quelques recherches pour préparer cette interview. Je me suis rendu compte que lorsqu’on tape “Mectoob” sur Google, l’une des principales recherches est “Mectoob sans casquette”. Pourquoi ça intéresse tant les gens ?

Parce que j’ai pas de cheveux (rires). C’est vrai que j’ai l’habitude de toujours porter une casquette, parce que j’aime pas montrer mon crâne je crois. J’ai un tatouage sur le crâne, les gens ne le savent pas je crois, c’est un vrai secret… Si tu cherches un peu, tu trouves assez facilement. Il y a un clip de Joe La Mouk, où il y a une danseuse burlesque qui enlève ma casquette et qui met ma tête entre ses seins, très bon souvenir (rires) ! Très wtf ce clip ! C’est une sale habitude je sais, ma femme me le dit souvent. Je n’aime pas ma tête sans, je crois que je m’y suis trop habitué. Même tout seul à la maison, j’ai un bonnet. C’est complètement débile je le sais. Aujourd’hui dans le train, je cherchais des photos à mettre pour ce soir, et en tapant mon nom dans Google, j’ai vu cette suggestion aussi (rires). Et quand j’ai tapé “Mectoob chauve”, j’ai vu une photo de Davy Mourier (rires). Le résultat google est fantastique ! C’est une sale habitude que je n’arrive pas à enlever. Après, j’aime bien avoir quelque chose sur la tête, depuis que je suis ado.

Ta compagne est également dans le monde du Djing… Ça serait pas le moment de faire un peu de promo pour sa chérie ?

Canelle mixe depuis toujours. Elle était en duo avant, ça s’appelait “Not Cat”. Maintenant, elles sont toutes les deux de leurs côtés. Canelle fait de la musique, elle mixe (page ICI). Récemment, elle a fait un remix pour Mara. Elle y est allée au culot, et ça a été publié dans un EP de remixes officiels donc c’est top. Elle fait un remix et c’est validé (rires). Elle est plus sur un style plus Techno, Acid. En ce moment, elle est vraiment derrière l’ordi à la maison, en train de faire un morceau. Elle s’applique beaucoup plus que moi à faire de la musique ! Elle est à fond et je pense qu’elle va sortir beaucoup de projets. Après c’est ma femme, je suis pas objectif… Elle est super, c’est la meilleure et la plus belle ! Elle va jouer au Rex de Paris très prochainement, c’est un peu une consécration. Donc méfiez-vous, “Cannelle doublekick” sur Spotify et sur Soundcloud, allez la suivre ! Il y aura sûrement des morceaux ensemble. Là elle vient de faire un morceau Techno, c’est moi qui ai fait la voix.

On a déjà beaucoup parlé de tes projets… Mais si tu veux ajouter quelque chose sur ceux à venir ?

Je vais essayer d’avancer sur mon live avec les machines. Il faut que je fasse un peu plus de morceaux. Comme je t’ai dit, j’ai eu une petite saturation avec la musique de films et je voulais juste jouer à la console. Donc je vais m’y remettre et rebrancher les machines. Le fait d’en faire un peu sur Twitch en impro, ça me permet de me donner des idées pour le live. Il y a aussi la sortie de l’album de Joe La Mouk. Il est vraiment cool cet album ! On avait fait “Heavy Mouk” en hommage au Heavy Métal il y a 4 / 5 ans, et là on vient de faire la suite “Hard Mouk”, en hommage au Hard Rock. La pochette est très marrante, les morceaux sont cools. C’est plus un EP qu’un album, il y a 6 morceaux. On est vraiment content parce que c’est trop bien. Je te le dis, je vous le dis, c’est trop bien (rires) ! Il sort tout juste de mastering, il est prêt à sortir. Je suis en train de faire un clip, évidemment wtf. On s’est tous mis en fond vert à divers endroits de la France. Je vais recoller tout ça et il y aura un clip rigolo qui accompagnera la sortie du projet. Donc mon vrai travail de ces prochaines semaines va être de finir le clip.

Merci d’avoir répondu à nos questions… As-tu un dernier message à faire passer ?

J’ai beaucoup parlé, une vraie pipelette ce Gaël (rires). Je vous remercie pour l’invitation et j’espère que vous allez bien, que tout vous réussit dans la vie et que le covid n’a pas été trop compliqué pour vous. Longue vie à vous, des bisous. Vive la Bass Music et vive la fête !

Préparation, réalisation & retranscription : Valso

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