Interview – Dj Licious (EN + FR)

© Dj Licious

Il a joué dans les plus grands festivals, possède un label de qualité et a une carrière très prometteuse, Dj Licious a répondu à nos questions. :

Salut Dj Licious, peux-tu te présenter pour ceux qui ne te connaissent pas ?

Salut, je m’appelle Dj Licious, je suis DJ et producteur. Je fais ce métier depuis 10 ans maintenant. Au début, je n’étais qu’un DJ et j’ai commencé à jouer dans de nombreux festivals. J’ai eu mes propres concepts de soirées que j’ai élaborés à force de jouer en live. Au début, les organisateurs et les promoteurs ne me faisant pas jouer au soir, ils me plaçaient toujours au début car je n’étais pas producteur. Alors j’ai commencé à produire pour devenir plus grand et avoir de meilleurs bookings. Pour cela, je suis allé à Bruxelles dans une école d’ingénierie audio appelée SAE. J’ai travaillé ma musique, collaboré avec de nombreux artistes afin d’en apprendre le plus possible sur ce monde. Désormais, je suis producteur en solo, j’ai mon propre label et je donne de plus gros concerts… je suis un homme heureux ! (rires)

C’est la question de base du site… Quelle est ta définition de la musique électronique ?

La musique électronique, c’est toute la musique créée par un ordinateur ou un synthétiseur. A partir du moment où vous créez une musique qui n’est pas seulement faite avec des instruments, comme la guitare ou des instruments traditionnels, etc, c’est de la musique électronique. Même si vous commencez à faire des bruits générés par un ordinateur, vous créez de la musique électronique. Radiohead pour moi, c’est de la musique électronique parce qu’ils combinent le son rock avec beaucoup de samples electros et c’est de la musique électronique pour moi. Ah oui et n’oublions pas FUCK le mot EDM ! L’EDM n’est pas un genre de musique, c’est tout et rien en même temps…. (rires)

Tu viens de sortir « Naked » qui est un savoureux mélange entre Deep House et Pop. Pourrais-tu nous en dire plus sur cette nouvelle release ?

C’est une longue histoire. La chanson a été finie en un jour. J’ai eu beaucoup de réponses positives et pendant l’été 2018, j’ai commencé à l’envoyer à beaucoup de labels, sans rien en attendre. Ensuite, un premier label auquel a répondu immédiatement et ils ont dit « On veut signer ce morceau« . Mais je devais encore changer quelques petites choses, notamment sur le chant. Et à ce niveau, ce n’est pas évident du tout ! Il a fallu presque un an pour que tout soit prêt ! J’ai reçu de nombreuses réactions positives….ça valait la peine d’attendre. Naked est vraiment spécial car c’était la première chanson qui a immédiatement été retenue par les gens qui l’écoutaient. Tout le monde me disait que le refrain, les paroles, la mélodie etc « ça me trotte dans la tête ». Depuis la release, j’espère qu’elle plaît à tout le monde et que le public passe un bon moment !

De plus, la lyric vidéo du morceau est assez artistique, pourquoi avoir opté pour ce type de vidéo ?

Merci, c’est vraiment gentil. Quand j’ai commencé à produire, j’ai fait beaucoup de clips et de lyrics videos très commerciales et très typiques, comme des aftermovies de festivals etc.. Je suis graphiste de formation et j’aime beaucoup l’art, la musique et tout le reste. Et à un moment donné, quand j’étais plus à l’aise avec ma musique, à l’époque de «Calling», j’ai compris que mes chansons avaient besoin de plus que de la vidéo. Mes vidéos devraient être plus en phase avec mes chansons et être plus artistiques, avoir un sens plus profond. Et c’est pourquoi j’ai commencé avec des vidéos plus artistiques. J’ai fait une vidéo qui parlait des médias sociaux et de la façon dont nous les utilisons. Mais pour « Naked », tout le monde me disait: « oh, la piste s’appelle « Naked », alors mettons une fille nue« . J’ai dit « non, pas de filles nues…. » Si on devait utiliser le nu, il fallait le faire de façon artistique et pas seulement mettre des seins ! C’est pourquoi nous avons eu cette idée et je suis vraiment content du résultat.

Lors de ton introduction, tu as parlé de l’importance de produire ses propres chansons. Donc pour toi, être un producteur quand on est dj, c’est indissociable quand on veut connaitre une grande carrière ?

Oui, quand j’ai commencé il y a de nombreuses années, à peu près dix ans, j’étais un simple DJ et c’était juste comme un passe-temps. J’étudiais toujours, donc je ne pouvais pas l’être à temps plein. A ce moment-là, un DJ était juste un DJ. Il n’y avait pas de DJ / producteurs. La plupart d’entre eux n’étaient que de simples DJ. Désormais, produire est essentiel, c’est impossible de contourner cela. C’est la raison pour laquelle il y a tant de ghostproducers car c’est impossible d’être le meilleur producteur et le meilleur dj de la planète. C’est l’un ou l’autre ! Il y a des producteurs qui sont très bons mais qui, en tant que DJ, ne le sont pas. C’est vraiment difficile d’avoir les deux. En jouant vos propres morceaux et compositions, on peut faire la différence lors d’une prestation de DJ. Après bien entendu, il faut connaître les méthodes de mixs etc (rires).

En parlant de méthodes de mix, que penses-tu des nouveaux outils comme les applications mobiles ou la fonction SYNC ?,

Je m’en fous complètement ! C’est une discussion à laquelle j’ai eu droit toute ma vie. J’ai commencé à mixer avec des vinyles à 15 ans, c’était un passe-temps à l’époque. Puis le CD est arrivé et tout le monde était comme « oh non tu es un DJ CD, tu n’es pas un vrai DJ blah blah blah« . Ensuite, Pioneer est venu avec le premier CDJ, que l’on peut utiliser comme platine vinyle et les gens disaient «oh non, ce n’est pas la même chose. Ce n’est pas le même sentiment, ça ne fonctionnera jamais ». Ensuite, je me souviens que la clé USB est arrivée et que tout le monde était déjà sur CD parce que c’était plus facile. Et là, du CD à la clé USB, le monde disait : « Oh, mais tu joues avec des clés USB ? Ce n’est pas le même sentiment, le même feeling etc »

C’est toujours la même discussion qui revient encore et encore ! Autre anecdote : quand Laidback Luke a commencé à jouer avec ses écouteurs, il a été critiqué car il n’utilisait plus son casque…. Les gens se plaignent toujours des nouvelles technologies au début…puis elle prend le dessus et tout le monde l’adopte. Aujourd’hui, Beatport veut lancer son catalogue en streaming. Les DJ’s devront juste streamer les morceaux pour les jouer. Mais avant cela, il faut d’abord résoudre quelques problèmes comme la connexion Internet (rires).

C’est juste un autre outil pour nous aider à jouer de la musique. Il ne faut pas oublier que l’aspect le plus important du deejaying, c’est de jouer le bon morceau au bon moment ! C’est là tout le défi du métier. Beaucoup de DJs n’ont pas cette expérience et ne savent pas quoi jouer pour séduire la foule. Ils pensent simplement : « Oh, je télécharge le top 100 de Beatport et j’ai mon dj set « . Non ! Une chanson d’il y a 15 ans peut surprendre le public et là, tu fais la différence avec les autres DJ’s. Ce n’est pas l’équipement, ni la technologie qui fait la différence. Tout le monde peut mixer, tout le monde peut synchroniser des tracks mais la playlist, choisir le bon morceau au bon moment, travailler ses mashups etc…. Je pense que c’est la meilleure chose !

Peu de gens le savent, mais tu as également ton label Shomi qui délivre une Deep House très Chill et ensoleillée, Quelle est sa vision artistique ? As-tu créé ce label pour gagner en liberté artistique ?

Le problème, c’est que j’aime jouer toutes sortes de House. Je ne suis pas seulement Voice House, je ne suis pas seulement Deep House, je ne suis pas uniquement Techno etc. J’aime jouer tout ce qui me touche dans la scène House et je vois le label de la même manière. Il y a des gens qui m’envoient des choses vraiment profondes. Si j’aime ça, je les signe. S’ils m’envoient des choses plus disco et que j’aime, je vais les signer. C’est le plus important pour un morceau signé sur le label SHOMI, cela doit me faire bouger intérieurement, cela doit me toucher. Par exemple, lorsque j’ai sorti « Calling » sur mon label, j’ai eu beaucoup de copies de « Calling ». Je répondais toujours: « C’est vraiment bien fait, mais tu devrais rechercher ton propre son, ton propre style et tes propres émotions. ». Si j’ai la chair de poule avec un morceau, je le signerai.

J’ai créé le label surtout parce que beaucoup d’amis m’envoyaient de la musique et parfois, les morceaux étaient si bons que je me disait : « C’est trop beau pour ne pas sortir, les gens doivent découvrir écouter cela ! » De plus, cela me donne aussi plus de contenus créatifs parce que je peux simplement y mettre des chansons que j’aime vraiment et que d’autres labels n’aiment peut-être pas. Par exemple, aucun label ne voulait cette piste parce que c’était une piste de piano, cela ne sonnait pas vraiment club. Je l’ai sortie sur SHOMI et j’ai reçu un e-mail d’Avicii… .Il m’a envoyé « Mec, ce morceau est incroyable, tu veux remixer mon nouveau single ? ». Je suis tombé de ma chaise (rire). Si je n’avais pas pris la décision de créer mon label, de sortir cette chanson…je n’aurai jamais rencontré l’un des plus grands artistes éléctro de la planète….C’est bien la preuve que SHOMI m’a apporté la liberté et c’est meilleur pour ma musique !

Cette année, tu as joué à Tomorrowland Winter et tu étais présent sur la mainstage de Tomorrowland. D’un point de vue d’un artiste, quelles sont les différences majeures entre les deux festivals (hormis la neige) ?

La neige est une chose mais la production du festival est identique. Ils ont fait un travail incroyable pour mettre le même niveau de festival en montagne. Cela a dû coûter très cher et ils ont fait un travail extraordinaire. La différence pour moi en tant qu’artiste est très simple. À Tomorrowland, les DJ’s viennent jouer puis repartent car ils sont en tournée. A Tomorrowland Winter, l’organisation a booké tous les artistes pendant plusieurs jours. Nous sommes donc restés sur place. C’était presque comme des vacances en famille. Martin Garrix était là pendant trois jours, Armin Van Buuren était là pendant quatre jours. Nous étions tous ensemble, à la montagne et personne ne partait nulle part, personne n’avait d’autres concerts.

C’était comme un grand village rempli de DJ’s ?

Oui absolument ! Tout le monde se parlait ! J’ai même eu l’occasion de discuter avec Henri PFR et nous sommes allés en studio après ça. C’était plus un sentiment de vacances.

Et le public ?

Exactement pareil. Le public de Tomorrowland est unique, l’un des meilleurs au monde ! Et c’est la même chose pour l’édition d’hiver…sauf que là, ils avaient de grands manteaux d’hiver (rires)

En 2018, tu sortais I’ll Be Alright sur Hexagon. Cette track a été largement soutenue par Don Diablo et son équipe car elle était un véritable vent de fraîcheur sur la Future House/ Deep House. Où as-tu puisé l’idée de ce morceau si différent ?

C’était vraiment drôle parce que Don Diablo et moi sommes amis. Je lui ai envoyé quelques morceaux et il a toujours dit non. Il a un très haut niveau d’exigence pour les releases de son label. À un moment donné, je me suis contenté de dire: « J’ai cette chanson et personne ne veut la sortir » Je lui ai envoié et il a été époustouflé. Il m’a dit « Je veux signer ça. C’est incroyable. » Je ne m’attendais pas à cela, je voulais juste un feedback. Comme vous l’avez dit, Hexagon publie une musique vraiment puissante et énergique et c’est totalement différent de « I’ll Be Alright« . Mais pour une raison quelconque, toute la famille Hexagon m’a supporté et nous avons maintenant trois millions de streams sur cette piste. Je reçois encore des messages de personnes me disant qu’ils ont des difficultés dans la vie mais qu’ils vont mieux en écoutant ce morceau. C’est impressionnant. Je ne m’y attendais pas à toucher aussi profondément les gens. C’est une piste que j’ai faite en une journée. C’était l’été et je voulais juste faire une piste Beachy / Chill avec beaucoup d’émotions. C’est juste arrivé et ça a cliqué et j’ai mis beaucoup d’amour sur ce morceau. Ce n’est pas le track qui compte le plus grand nombre de streams, mais c’est celui qui suscite le plus de réactions de la part du public, de la foule. Il y a même une fille qui m’a confié avoir perdu son bébé et qu’elle avait tenu le choc grâce à ma chanson. Beaucoup d’émotions sont venues du public et c’est une des raisons pour lesquelles je fais de la musique, pour toucher les gens.

Le grand public t’a découvert avec le morceau « Calling » qui a présenté ton propre style de Deep House. Aujourd’hui encore, tu animes des workshops afin d’expliquer la genèse de ce morceau. Pourrais-tu nous résumer brièvement ce que tu y expliques ?

Je leur explique que “Calling” est pour moi, une piste très importante pour deux raisons : d’abord, elle m’a donné plus d’audience dans le monde entier. Deuxièmement, parce que la piste a été construite de manière très organique. Avant « Calling« , je faisais toujours de la musique et je me disais “ça doit sonner comme ça et pas comme ça”. Je pensais toujours, repensais et repensais le projet. « Calling« , tout est venu naturellement, sans rien prévoir. Je me suis laissé guider par mon feeling, mon instinct. Et depuis, je ne fais que de la musique de cette façon. Je ne pense plus jamais, je ne discute plus jamais, je ne doute plus jamais… Je fais juste mon truc.

C’est ce que je tente d’expliquer durant les workshops Ensuite, je leur explique un peu les mauvaises facettes de l’industrie. Je leur donne des conseils car de mauvaises décisions peuvent briser une carrière prometteuse….

Quels sont tes projets à venir ?

Pour le moment, je supporte “Naked” à 100%. J’ai de nombreuses choses en cours, mais je ne peux rien vous dire pour le moment, mais beaucoup de singles sont prêts. Je suis très confiant pour l’avenir !

Merci d’avoir répondu à nos questions. Un dernier message à faire passer ?

Tout d’abord, je tiens à remercier tous les Français pour leur amour et leur soutien, car beaucoup de francophones aiment apparemment ma musique. Je leur en suis très reconnaissant et je les en remercie. J’espère donc rendre visite à mes amis français très bientôt.


Hi DJ Licious ! Could you introduce yourself for those who might not heard about you ?

Hi, I’m Dj Licious, I am a deejay and producer. I’ve been doing that for 10 years now. At first, I was just a deejay and I started to play at a lot of festivals. I had my own concepts that I found out when I was playing those festivals. Festival organizers, promoters didn’t book me at very late slots they always put me in the beginning of the shows because I wasn’t a producer. So I thought that I needed to start producing to be a bigger artist, to have bigger bookings. So I did it. I went to Brussels for a SAE, an audio engineering school. I did that and then I started producing with other producers because in the beginning I wanted my music to be at the same level as my DJ skills. So that’s why I started collaborating with everyone. I started learning and I got all the informations from everybody and now I am a producer, all by myself and I have my own work in my own studio and I get bigger gigs now ,so I’m a happy man ! (laughs).

This is the basic question of our website : what’s your definition of electronic music ?

Electronic music is all music made by a computer or a synthesizer.  I think the moment you are making music that is not only consistent of instruments, like guitar or traditional instruments etc. Then I think you are making Electronic Music.  The moment you start making the noises that are generated by a computer, you make Electronic Music. Even Radiohead for me, it’s electronic music because they combine the rock sound with a lot of samples and I find that really interesting. But that’s electronica music for me. So, fuck the term EDM ! . Actually, EDM is everything, it’s not a genre, it’s everything. Electronic dance music is everything.

You have just released “Naked”, a good combination between Deep House and Pop. Could you tell us more about it ?

Well it’s a long story. The song was finished in one day. I got a lot of great responses on it and during the summer I started sending it around to a lot of labels, not expecting anything actually. Then the first label we send it to responded immediately and they said “look we want this”. That was in August, last year. I needed to change a few things and we had some troubles with singing some parts and everything. It took almost a year to release it now. But we got a lot of great reactions so it worth the wait. I have a lot of other work ready but Naked is really special because it was the first song that immediately stuck to everybody’s head. I think it’s going to be big, not sure yet of course, but everybody who heard the song only one time was already singing the chorus and the lyrics to me, the day after they were still like “it stuck in my head you know”. The song is very catchy. So I know that is special and I hope the people think the same. That’s the story of the song.

The Lyric video of the track is very artistic. Why such a choice ?

Thank you. That’s really sweet. The thing is when I started producing, I made a lot of music videos and lyric videos that were really commercial and very typical, like an aftermovie with a song on it and all those things. But I am a graphic designer myself and I am somebody who really likes art, music and everything. And at a certain point when I was more comfortable with my music,like around “Calling”, I started to realize that my songs needed more than the video, my videos should be more in tune with my songs and be more artistic and have a deeper meaning. And that’s why I started with that. I made a video that was talking about social media and how we are using it. And this one, everybody said :” oh the track is called naked so let’s put a naked girl”. I said “no, no naked girls please. No naked girls let’s not do this. Just if we use naked in a literal way let’s make it firm. Let’s make it very artistic let’s make it very tantalizing and not like just boobs. So that’s why we came up with that idea and I’m really happy with the result.

In your introduction, you told me “I needed to be a producer to have more gigs, to grow up faster”. According to you, is being a DJ and a producer essential to rise a career?

Yes. I started many years ago, I’ve been a deejay/producer for ten years. But that’s only the full time career I have. I’ve been a deejay before that, just as a hobby. I was still studying, so I couldn’t be a deejay full time. But at that time, deejaying was just deejaying. There were no deejay/producers. Only a few were also making music but most of them were just deejays. But now you need that, you really need that, there’s no way around it. And that’s why you have so many deejays ghost producing and stuff like that because it is the truth that you cannot be the best producer in the world and the best deejay. You are always the best of one of those things. There are producers that are very good but they are crap deejays and there are very good deejays but they suck as a producer. So, it is really difficult to have both. But I think it’s really important because that’s the only way now to differentiate yourself from others also because the equipment that makes you deejay is made it very easy to deejay now because of the sinking. Before when I started, you really needed to practice a long time before you could beat match with two vinyl players but now any kid can beat match anything you know. So you may have to make the difference somewhere else and now it’s in the music or in your edits or in your bootlegs or in the way you perform.,And that’s why there are more and more deejays with masks and special acts  to make it more interesting and to differ from the rest I think.

And what do you think about the new ways to deejaying ? With the SYNC, with the mobile apps ?

I don’t fucking care. It’s been a discussion all my life, I’ve started vinyl when I was 15 years old, it was a hobby but I started playing with vinyl. And then the CD’s came and everybody was like “oh no you are CD dj, not a real deejay and blah blah blah”. Then Pioneer came with the first C.D. players that you could use as a turntable and people was like “ oh no it’s not the same. It’s not the same feeling, it will never happen”. And then, I remember that the USB came and everybody went to CD because it was easier. And then from CD to USB. “Oh but you’re playing with USB, it’s not the same feeling” It’s always the same discussion,  always ! And I remember, Laidback Luke. He was playing with his earphones. He was one of the first to do it but he’s not a real D.J beacause he is not using his headphones.  It’s always complaining about new technology. There are a few people complaining about it and then it changes to the new technology. There is a new technology now that Beatport is going to livestream. It’s going to be the future. Everybody knows that it is the best way. Of course we have some problems. We still need to solve Internet issues like what if Internet falls down and you cannot play. There are still problems but that will be the future for sure. I have USB sticks with 10000 songs on it when I go play. But you will always see that you don’t have that one track with you that you need it. And if it’s in the cloud and you can just stream it. Why not. It’s just another tool to help you to play music.  It’s the most important thing about Deejaying, it is playing the right record on the right time and knowing your selection because that is a problem I think, a lot of deejays don’t have the experience or they don’t know what to play anymore.  They think “oh I download to one top 100 from Beatport and I have my deejay set” No, you have to play a song from 15 years ago, you have to play a song from 20 years ago, you have to really dig and surprise people. For example, I just made the studio CD  today for Studio Brussel. I just mix it in my studio today. They send me an email and they said “Wim, you chose some tracks that we completely forgot, that was amazing thank you” !

Well, that is the reaction you want. Not like choosing the hits from now. That’s very easy but just like big that one song that moves you 10 years ago and then just throw it in and everybody will dance. That’s how you make the difference I think, not the equipment, not the technology, everybody can play, everybody can sync but you have to make the difference in that direction. I think, it’s the best thing.

You have your own label, SHOMI Records, who delivered a Shiny Deep House/Chill House.

Well, the problem is that I like to play all kinds of house music. I am not only vocal House, I am not only Deep House,  I’m not only Techno. I like to play everything in the House scene that moves me and I like to see the label in the same way. There are people who send me stuff really Deep and I like it and I will sign it. If they send me more disco stuff and I like it. I will sign it. It should always just move me you know. That should be the main thing for a track to me signed on the SHOMI label, it should move you. For example, when I released “Calling” on my label, I got a lot of duplicates of Calling. Everybody send me stuff with the horns or they send me a lot of stuff like Don Diablo etc. I always answer : “Look this is really nicely done but you should look for your own sound or your own feeling.” I don’t know but if I get goosebumps with a track, I will sign it. Anything goes as long as it’s House music, it moves me and it touches me, then I will sign it.

What’s the vision of this label? Did you create it to have more freedom in your creativity?

I made the label especially because I got a lot of friends sending me music and need my help to have a label etc. And sometimes those track was so good that I said “look this is too good not to release and nobody was looking at them but I knew them really well and I said “I’m going to start my own label and release it because it needs to be released”. It gives myself more creativity too because I can just put the songs on there that I really like and that other labels maybe don’t like. For example, no label wanted that track because it was a piano track, it was not really club. I released it on SHOMI and I got an e-mail from Avicii….

He sent me like “Dude, this track is amazing do you want to remix my new single?” I just fell off my chair (laughing).  He was playing my track all over Radio One and on Apple Music. He made it even a bootleg with one of his vocals on my track. Nobody wanted the track but I just put it out. And that shows that if the music touches someone even a big artist like Avicii. They feel it that they can connect. Sometimes, it’s good to release something and that’s why I have the label. It proves that it works because I did that remix for Avicii and I think if we keep continuing with it,  with the streams on Spotify,  it will have 10 million streams in a few weeks.

Unfortunately he died but I got to know one of the most important music people in dance music, just because of that one track ! Not the tracks that I released on the big labels but the stupid small track I released on my own label…

You played at Tomorrowland Winter and you will be at the Tomorrowland Mainstage. As an artist, what’s the difference between those two festivals ? (except snow lol)

The snow is one thing. Production wise of the festival is identical. They did an amazing job to put the same level of festival in the mountains. My mind was blown, it was crazy. That must have cost a lot of money and they did an amazing job. The difference for me as an artist is very simple. At Tomorrowland summer, we all just come to the festival and then after our set, we say goodbye and we leave to the next festival. But at Tomorrowland Winter,  they booked all the artists for several days. So we stayed there almost like a family holiday with all the deejays. Martin Garrix was there for three days, Armin Van Buuren was there for four days.

We were just like hold together for five days, just in looking the mountains, nobody was going anywhere, nobody had other gigs. It was just a small reunion of everybody.

Like a big Dj village ?

Yes absolutely ! Everybody was just talking with each other and I started talking with Henri PFR. We went in the studio after that. It was more of a holiday feeling.

And The crowd ?

It was exactly the same. They are so enthusiastic and crazy. The Tomorrowland crowd is a unique crowd, One of the best in the world ! And it’s the same at the Winter edition, just everybody was wearing a lot of clothes, instead in the summer where nobody’s wearing clothes. (laughing).

 
Your label will have his own stage. What do you prepare for this day?

It’s only one day, the last Sunday. So, that’s special. What am I going to prepare? I don’t know yet. I’m thinking about it but I have of course my resident deejays who always do a good job. But we are preparing something special because it’s a unique thing, to be able to host a stage on a festival that everybody wants to host a stage. And it’s going to be the stage on the water. So it’s gonna be an amazing event and an amazing view. So, we’ll see. But we’re sharing the stage on the other days with Defected, etc. So, we’re going to have an amazing day and the whole family will come together. I am working very hard in the studio to create some exclusive mashups and bootlegs and stuff. We’ll see what happens ! (laughing).

It’s the second week but I’m also playing at the first weekend. Friday, it will be a back to back set with a friend of mine, Delafino. I’m also playing on Friday at hexagon stage but that’s not on the Internet yet. There is a special surprise there but I’m not going to tell you yet.

 In 2018, you’ve released “I’ll Be Alright”. This track was supported by Hexagon, Don Diablo etc because the song was very different in the Deep House/ Future House universe.Where did you find the inspiration for this track?

That was really funny because Don Diablo and me are friends. I sent him a few tracks and he said no. He always said no because he’s very has a very high standard for tracks. At a certain point, I just said “Well I have this song and nobody wants to release it. It’s a year old and I don’t know if I want to release it on SHOMI, maybe it’s too soft for my label.”. I just send it to him and he was blown away. He said “look I want to sign this. This is amazing. I want this” I didn’t expect anything because as you said Hexagon release really powerful and energetic music and this is totally different. But for some reason, the whole Hexagon family just embraced me and send me a lot of love because we are now getting to three million streams on that track. I still get messages from people saying they have a difficult time but they get better because they listen to my track. It blows my mind. I didn’t expect it. It was again a track I made in one day. It was the summer and I just wanted to make a beachy/chill track with a lot of feelings. It just happened and it clicked and I got a lot of love on that track. I think it’s not the track with the most streams but it is the track that I’ve got the most reactions from the public, from the crowd, like saying like “this really moves me”. There was even a girl saying that she lost her baby and that she got better because of that song. A lot of emotions came from the people and that’s something there is a reason why you make music, to touch people and that was I think the song that touched most hearts I see.

Calling is one of your biggest hit. Many people discovered you with this one. Still now, you give some workshops to explain your creative process for this track. Could you explain us what do you present there ? (in short words).

I just tell everybody what “Calling” is for me, a very important track for two reasons. Reason one of course, because it gave me more of a worldwide audience. I am very grateful for that. But secondly, because the track was made in a very organic way. Before that I always make tracks with my mind. And “Calling” was the first track from my heart. Before Calling, I always made music and I was like “it has to sound like this”. And it has to sound like that and this works on the dance floor”.  And I was always overthinking and thinking and thinking and thinking. Calling just happened, it just clicked. And since then, I only make music like that. I never think anymore, I never discuss, I never doubt; I just make it. And if it stays with me for the next two weeks or three weeks and I still think “It’s okay, I know it’s a good track”. But before that, I thought too much. Calling was a game changer for me. It made me producing in a whole different way. And that’s what I tried to explain to them in the workshop. Also everything that comes with it, I had no management, I didn’t have the big attention and after “Calling”, everybody started emailing me, calling me. Oh, it’s a bad joke. (laughing). There’s also something that I say in the workshop is to tell everybody “Look, you have to be really careful what you do and with who you work, what you decide because it could influence the rest of your career”. At the time with “Calling”, there were big managers from England that wanted to sign me and they were like promising me everything.  And I ultimately decided to sign with a smaller management in the Netherlands. But I am still with him today and we are working really well. And the other management was bigger but they would just sign me and do nothing. My manager was already working really hard for me. So those are choices you have to make in your life. And that’s also something, I those in the workshops.

So what are your next projects.

First “Naked” of course because we still need to release the remixes. I released a remix with Benny Benassi, a track from Deorro. The track is called  “Wild Like The Wind”. And then we have a lot of other stuff going on but I cannot tell you anything yet but there are a lot of singles ready. There’s a lot of work ready so probably we’re going to release them on Polydor. I am very grateful for the future.

Thanks for answering our questions ! Do you have one last word to share ?

First of all I want to thank all the French people for their love and support because there are a lot of French speaking guys that like my music apparently, so I’m very grateful for that and I would like to thank them. And we are working really hard to play some more gigs in Europe. So I hope to visit my French friends very soon.

Réalisation : Remicrd / Préparation : Remicrd & Valso / Retranscription : Remicrd & Pierre / Traduction : Remicrd / Montage : Remicrd

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