Interview : Lortigo / N-Prog

Nouvelle interview sur Valliue ! Le producteur français Lortigo a gentiment répondu à nos questions pour partager ses différents projets ainsi que ses deux labels. Voici ses propos :

Salut Lortigo ! Peux-tu te présenter pour ceux qui ne te connaissent pas ?

Salut Valliue, je m’appelle Thibaut Gauthier. J’ai 35 ans et j’habite au nord est de la France. J’ai commencé plutôt tardivement à mixer sur platines vinyles, il y a une bonne dizaine d’années. Naturellement, je me suis dirigé vers la production musicale sans savoir réellement où tout ça me mènerait. A suivi une longue période d’apprentissage et de doutes, qui m’a conduit en 2013 à découvrir le style Minimal Prog dont je suis tombé littéralement fan. Après avoir compris ce style musical, j’ai signé mon premier morceau sur un label mexicain. C’est le point de départ de mon projet Lortigo, s’en sont suivis plusieurs morceaux que j’ai sortis sur différents labels du genre. Ça m’a permis de pouvoir m’exprimer en tant que DJ avec mes premiers bookings comme à l’Inox Club de Toulouse, la Fabrique à Tarbes ou encore le BT59 à Bordeaux, plus récemment j’ai eu plusieurs dates sur Lièges ou Bruxelles.

 

C’est la question de base du site… Quelle est ta définition de la musique électronique ?

Pour moi, c’est la musique la plus accessible aujourd’hui. Avec un peu d’implication, de sérieux et de travail, cette manière de composer est pour
moi un moyen très rapide d’explorer son coté artistique. Nous sommes chanceux d’avoir accès à cette technologie, la musique devient possible et
accessible à tous. Ne pas avoir de base musicale ou être réfractaire au solfège n’est plus une excuse, c’est à mon sens le moyen le plus complet pour passer d’une simple inspiration à un projet abouti. Il peut aussi bien rester un moyen d’expression personnel timidement gardé au fond d’un tiroir ou un lourd projet assumé qui, pourquoi pas, sera écouté par des milliers de personnes. Je ne crois pas qu’il soit possible d’aborder la musique plus facilement qu’avec la musique électronique car, sans avoir de notion, on peut se retrouver à travailler sur des projet sérieux et professionnels. Je ne crois pas qu’il existe un moyen plus complet aujourd’hui qui permette d’explorer autant de styles différents.

 

Tu es producteur de Minimal-Prog, style mis en avant par le français Comah. Que penses-tu de l’évolution de ce style musical ?

Je trouve que ce style est arrivé comme une bombe dans le paysage underground. Dans les pays d’Amérique du sud, la minimal prog a un réel succès. Je trouve en revanche qu’en Europe, l’engouement est moins évident.
J’ai bon espoir que ce style réussisse à trouver sa place dans le milieu techno, car j’ai eu la chance d’être programmé sur des scènes du genre et je trouve qu’un mélange subtile de ses deux styles apporte un réel dynamisme aux soirées Techno. J’ai également le plaisir d’être convié le 23 novembre à la Distorsion 2 qui se déroulera au Fuse, lieu mythique de Bruxelles. Voila encore une opportunité d’associer Minimal Prog et Techno le temps d’une soirée, car je jouerai au coté d’artistes techno tels que Enrico Sangiuliano, ce qui sera, je l’espère, un moyen de faire découvrir ou redécouvrir ce style à
un nouveau public.

 

Il y a un peu plus d’un an, tu as sorti ton titre “Zion” en collaboration avec Valliue (donc nous-mêmes !) pour le côté promo. Pourquoi avoir fait le choix de te lier à un site web pour sortir cette track ?

Déjà, énorme souvenir pour moi ce morceau ! De sa création, au montage vidéo, jusqu’au moment de le jouer sur scène, ce morceau a été une séance de « yoga artistique ». L’idée était dans un coin de ma tête. Ce jour là, j’étais coincé avec le morceau « Grow Up » pour mon EP, j’avais besoin de fraicheur. Je me suis donc dit « Allez, je tente une intro pour ce week end ! ». 2h après, le track était terminé. Je me souviens d’une conversation avec le fondateur de Valliue, qui m’expliquait son envie de promouvoir les jeunes artistes.. J’avais ce morceau que j’avais l’intention de sortir en téléchargement libre, avec un montage vidéo. Je lui ai donc proposé de le sortir ensemble, projet qu’il a tout de suite validé.

 

Récemment, tu as lancé un nouveau projet nommé “N-Prog”, plus basé sur la trance. Peux-tu nous expliquer ton envie de réaliser un projet parallèle ?

Quelle aventure ! Pour être honnête, artistiquement j’avais besoin d’évoluer et il était vital que je découvre d’autres horizons musicaux afin de retrouver le plaisir de produire. Après une longue période de recherches à tester différents styles tels que Techno, Deep House, Drum n Bass, Hardcore… J’ai eu une grosse remise en question et c’est finalement la Trance avec laquelle j’ai redécouvert des sensations qui m’ont redonné du plaisir et l’envie de créer.
Et aujourd’hui, je suis vraiment ravi d’avoir passé cette longue période de doute, c’est ce qui décuple mon plaisir. Je ne peux pas dire lequel de ses deux projets je préfère, j’adore les produire mais aussi les faire découvrir sur scène.

 

Basé dans le Nord-Est de la France, tu te retrouves proche de la Belgique. Est-ce une opportunité pour toi niveau booking ?

Oui, clairement ! La Belgique a toujours été un lieu central en Europe pour la musique électronique, et c’est une énorme opportunité pour moi que ce pays m’accorde sa confiance.

 

La Minimal Prog est énormément appréciée en Amérique du Sud… À quand une date là-bas ?

C’est sur que c’est une expérience que j’espère réaliser. J’ai quelques projets et contacts là-bas mais rien de concret pour l’instant. J’espère qu’ils verront cette interview !

 

Quels sont tes meilleurs souvenirs sur scène ?

L’un de mes meilleurs souvenirs sur scène s’est déroulé en Belgique. Partager un moment unique devant un public surchauffé avec un de mes amis qui m’a soutenu depuis mes débuts, ça reste pour moi un moment privilégié qui restera gravé à jamais. Il y a également eu une date avec Lowkey & Kardinal qui m’avait vraiment surpris car ce sont des artistes que j’adorais particulièrement à mes débuts, j’avais tous leurs vinyles du label Goog. Je me souviens que je ne songeais même pas à la production à cette époque, alors le fait d’être programmé à leurs cotés quelques années plus tard… Je vous laisse imaginer ce que j’ai ressenti !

 

Tu as également lancé ton label “Slaken Records”. Ton désir était de gagner en liberté, ou de mettre en avant de nouveaux talents ?

Les deux, oui. Nous avons créé Slaken Records en duo avec Suprah, un autre producteur Minimal Prog. Le projet est né suite à une collab’ que nous
avons d’ailleurs eu la chance de jouer tous les deux à Bruxelles. On pensait la sortir en téléchargement libre, mais on a finalement créé ce label en se répartissant les tâches. Le but est aussi de donner sa chance à de
nouveaux talents, tout en attirant des producteur plus expérimentés.
Nous souhaitons également produire des artistes Techno car nous aimons ça, et c’est une fois de plus l’occasion de rapprocher ses deux styles. Nous avons un site internet www.slakenrecords.com où vous trouverez une présentation de chacun de nos artistes, ainsi que leurs vidéos et autres liens.

 

Tu as créé un second label nommé 2P-Nay Records. Pourquoi 2 labels ?

Ce projet est vraiment tout nouveau. J’ai souhaité, de la même manière que pour mes projet artistiques Lortigo et N-Prog, ne pas mélanger les styles au sein d’un même label. Séparer les projets, c’est le meilleur moyen d’affirmer l’identité du label. Ça permet aux personnes qui nous suivent d’avoir un projet clair, en évitant de leur proposer une multitude de styles.

 

La charge de travail n’est pas trop importante ?

Je t’avoue qu’avec mes deux projets et ce deuxième label, ça commence à faire beaucoup. C’est la raison pour laquelle j’ai confié à Suprah la gestion de Slaken Records. Ça me permet de m’occuper sérieusement du lancement de 2P-Nay Records. N’hésitez pas à envoyer vos demos à 2pnayrecords@gmail.com ! Nous sommes ouverts à tous les styles de Trance.

 

Quels sont tes projets à venir ?

Alors, ils sont nombreux ! Dans un premier temps, faire évoluer mon projet N-Prog qui a démarré en 2018, continuer à faire avancer Lortigo et développer mes deux labels dans leurs directions respectives. J’ai également des projets différents de ce que je propose actuellement, mais je préfère travailler encore dessus avant d’en parler.

 

Que peut-on te souhaiter pour la suite ?

De continuer à évoluer de cette manière, que le plaisir soit toujours présent. J’aimerais également avoir plus de dates en France et d’autres opportunités dans d’autres pays. Déjà, ça serait super !

 

Merci d’avoir répondu à nos questions ! As-tu un dernier message à faire passer ?

Tout d’abord, un grand merci à Valliue de m’avoir accordé cette interview.
Je profite de cette occasion pour remercier plus particulièrement mon manager Sébastien de l’agence Chill2Chill qui fait un travail formidable est qui est toujours présent pour moi dans les bons, mais surtout dans les mauvais moment. Merci pour tout, de croire en moi comme tu le fais.
Je vous dis à bientôt sur le dancefloor !

 

Interview réalisée par Valso

Photo : Page Facebook de Lortigo

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