Interview : Madskies


Vous avez surement entendu sa track « In Nomine » lors de l’Ultra Music Festival et Tomorrowland en introduction des sets de Tchami ; Le jeune Fred Spieler aka Madskies nous a accordé une interview quelques minutes avant son set à l’Elektric Parc 2017 ! Retrouvez, ci-dessous,  l’intégralité de notre échange :

Salut Madskies, peux-tu te présenter pour ceux qui ne te connaissent pas ?

Bonjour, je m’appelle Fred, j’habite à Paris depuis quelques années et je compose de la musique électronique depuis un bon moment. Avant, j’ai pas mal composé pour m’amuser mais ça fait véritablement 3 ans que je produis sérieusement, j’ai eu envie de faire de ma passion mon travail. Je me suis accroché et aujourd’hui je suis signé chez Confession, le label de Tchami, et je commence à faire quelques dates. Je suis encore un petit nouveau (rires).

C’est la question de base du site… Quelle est ta définition de la musique électronique ?

Si je devais définir la musique électronique en un mot : je dirais l’accessibilité. Parce que l’avantage de cette musique, c’est que l’on peut la composer à la maison, sur son canapé avec son ordinateur. N’importe qui peut en faire dans le sens que tu peux être riche ou pauvre, du moment que tu as un ordinateur, tu peux produire de la musique électronique. Moi, j’ai commencé sur un ordi un peu pourri, un truc de ma mère et j’en connais beaucoup qui ont commencé comme ça un peu par hasard. T’as accès à tout à partir du moment où tu te donnes la peine de chercher et de creuser. Donc c’est vraiment ça qui est génial.

On se rencontre à l’Elektric Park ! Jouer dans un festival ayant une telle ampleur, ça représente quoi pour toi ?

Effectivement on est à l’Elektric Parc, anciennement appelé Inox Park. J’avais été bénévole ici il y’a quelques années où je faisais rentrer les gens dans la queue. Je m’étais dit, avec une grande sincérité, que je serais là un jour en tant qu’artiste et j’y suis maintenant. Tout ce qu’il a fallu, c’est se battre, s’accrocher et y croire. J’y ai cru à fond, même s’il y’a eu des grosses claques, et maintenant j’y suis. C’est une étape dans ma carrière.

Cette année, tu as sorti “In Nomine” sur Confession, le label de Tchami qui est très en vogue ces derniers temps. Pourrait nous expliquer d’où vient ce titre et quelles ont été tes sources d’inspiration lorsque tu as produit ce son ?

Quand j’ai produit ce titre, je n’avais pas d’idée précise de là où je voulais aller mais je savais, par contre, qu’il fallait que ce soit quelque chose qui me ressemblait. J’ai toujours été fan de musique classique, des ambiances très tendues un peu épiques et je souhaitais aussi sortir une grosse bassline qui arrache des têtes. Je n’ai pas spécialement eu d’influence, c’était davantage une ambiance que j’avais en moi, en regardant des films ou en écoutant des vieux classiques. Ça s’est donc fait comme ça, mais il y’a eu pas mal de versions avant d’avoir la définitive. J’ai eu pas mal de feedbacks sur les différentes versions, notamment de Mercer qui m’a orienté en me disant ce qu’il fallait retravailler et ça m’a pas mal aidé.

On a vu Tchami la jouer à de nombreuses reprises, et notamment en intro de ses sets. On imagine que c’est une grande fierté pour toi, non ?

C’est dément même ! Pour raconter un peu l’histoire de ce titre, j’avais envoyé l’une des premières versions à Mercer qui, comme je te disais m’avait orienté, et qui en parallèle avait fait écouté le titre à Tchami qui avait aimé. Il m’avait alors demandé les pistes pour créer une intro et ensuite de le signer sur Confession. Là-dessus il a créé l’intro et il l’a joué par exemple à l’Olympia, j’y étais et c’était simplement énorme. Et derrière, il y’a eu l’Ultra Miami et Tomorrowland. J’étais dans ma chambre, je regardais le livestream et je me demandais comment c’était possible. Preuve de l’accessibilité de la musique électronique dont je te parlais, car pour produire ce titre je ne suis pas allé en studio. J’ai fait ça chez moi dans mon canapé ou alors dans ma chambre et ça se retrouve sur la Mainstage de Tomorrowland en intro. Comme quoi tout est possible.

Tu as sorti Cold Souls en Free Download il y a de ça quelques semaines, tu enchaines en 2017 ! As-tu d’autres tracks qui arrivent, signées ?

Le 19 Septembre j’ai le track « Cawl » qui sort sur Confession, j’ai un EP qui est prêt et un deuxième que je suis en train de finir. Ça, ça arrivera dans les mois qui viennent. Pour le premier, je n’ai pas encore de date exacte et le deuxième n’est pas encore signé, ni même terminé. Donc y’a des trucs qui arrivent mais je prends quand même mon temps. Je fais vraiment ça par passion avec le souci du détail, donc je préfère travailler ma musique avant de la distribuer.

Tu as participé à l’émission “DJ Mode d’emploi”, ou figurait Bob Sinclar ! Que t’as apporté cette émission ?

A la base, je n’étais vraiment pas chaud pour la faire, parce que j’avais vu la première saison où y’avait quand même une image un peu étrange. Mais ils m’ont convaincu en me disant « Bon écoute, fais une journée de tournage tu verras comment ça se passe, si tu vois qu’on te force la main tu peux laisser tomber y’a pas de souci ». Ils cherchaient quelqu’un qui se démarquait un petit peu de ce qu’ils avaient déjà montré, donc on a fait la première journée de tournage et ça s’est bien passé. Je me suis dit que ça me ferait dans tous les cas une expérience, ça me permettrait de rencontrer Bob Sinclar qui m’a donné pas mal de conseils, surtout hors-caméra finalement. On a beaucoup échangé, c’est quelqu’un qui est passionné et moi aussi donc ça m’a pas mal aidé, surtout mentalement. C’était une expérience marrante.

Avant le projet Madskies, il y avait Fred Spieler, nom sous lequel tu as release des tracks comme Invictus ou Africa ! Madskies représente un projet parallèle de “Fred Spieler”, ou c’est tout simplement la continuité de celui-ci ?

Quand je produisais sous mon vrai nom, c’était mon époque un peu amateur, je me cherchais une identité musicale et je faisais des essais. Quand t’écoutes les tracks, tu vois que c’est pas professionnel et je pense pas qu’on puisse avoir de la crédibilité en ayant ce bagage. Du coup j’ai préféré couper même si pour te dire la vérité, « Madskies » était un side-project. Et finalement je me rendais compte que le nom « Fred Spieler » était trop associé à mes débuts. C’est bien d’avoir des débuts, tout le monde en a, mais j’avais vraiment envie de lancer un projet sérieux et j’ai mis Madskies en avant en laissant Fred Spieler de côté.

Avec quel(s) artiste(s) rêverais-tu de collaborer ?

J’ai toujours beaucoup bossé pour d’autres gens, un peu en sous-marin et c’est un peu 80% de ce que je fais, car il faut bien vivre. Mais niveau collaboration je suis tellement difficile, j’ai du mal à m’adapter aux gens. Déjà  que je suis jamais content de mes trucs, si quelqu’un se rajoute c’est compliqué (rires). Mais, j’ai des choses en cours effectivement qui sont pas mal, mais je n’ai pas envie de les dire car je préfère que tout soit finalisé et qu’on ait signé le titre, plutôt que de m’avancer et que ça ne sorte jamais.

Quels sont tes projets à venir ?

A la base, je n’étais pas forcément attiré par le djing. Ce qui m’inspirait vraiment, c’était la production musicale mais là maintenant je me dis qu’il faudrait que je tourne un peu plus, quitte à monter un concept… Je ne sais pas encore.  De plus, je suis quelqu’un d’assez créatif. J’ai d’autres projets attrayants dans d’autres univers artistiques, notamment ce qui touche à la sculpture. J’aime beaucoup créer. Pour l’instant, je réfléchis sur pas mal de projets et puis musicalement il y’a énormément de titres que j’ai en cours. Combien je vais en finir je ne sais pas, mais il y’a beaucoup de matos de prêt et il y en aura encore plus dans les années qui viennent.

 

Merci d’avoir répondu à nos questions, un dernier message à faire passer ?

C’est un peu un message bateau mais comme je te disais juste avant on est à l’Elektric Park ce n’est peut-être pas énorme mais c’est un palier de franchi et j’espère aller encore plus loin. Et si ça peut en motiver ou remotiver certains j’en serais ravi, j’aimerais pousser les gens à se dire que s’ils y croient et qu’ils s’en donnent les moyens, ils y arriveront.

Réalisation : Isaguyx / Préparation : Isaguyx, Valso / Retranscription : Valso

Crédit Photo : Lila Azeu / Valliue

 

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