© vandbfest

La 6e édition du V and B Fest promettait d’être grandiose et elle a tenu ses promesses. Une gestion à la pointe, un line-up de dingue, un site magnifique et des festivaliers au rendez-vous : Découvrez le récit de notre expérience sur ce festival placé sous le signe de l’éclectisme et déjà incontournable situé à Château-Gontier-sur-Mayenne (53).

Jour 1

Nous arrivons au festival, accueillis par une équipe de bénévoles géniaux qui nous guident vers l’entrée du camping pour nous installer. La bonne humeur règne, tout le monde attend l’ouverture avec impatience et s’installe ou attend de pouvoir entrer sur le site. Après avoir passé un peu de temps à préparer notre arrivée sur le festival, nous arrivons aux alentours de 18h pour les premières notes de la scène Terminal. Pour celles et ceux qui ne sont jamais allés au V and B Fest, il y a plusieurs scènes dont les principales sont : la Château et la Médiator, mainstages généralistes, la scène Craft, dédiée à un univers rock/métal et la scène Terminal, dédiée aux musiques électroniques comme la techno. Les autres scènes mettent en avant de plus petits artistes, locaux et/ou émergents, et oui, il y en a pour tout le monde au V&B’ !

Nous commençons donc notre aventure par une grande balade dans le site. Les espaces sont encore plus ouverts que l’année précédente et les gens circulent sans se bousculer. La logistique de gestion de foule a été particulièrement bien imaginée cette année et ça se ressent directement, on n’étouffe pas malgré le flot de gens qui se dirigent vers la scène Médiator pour assister au concert de Suzane. Nous écoutons d’ailleurs une partie de ce super concert, engagé et envoûtant, qui plaît aux adultes et même aux plus jeunes, notamment à une très jeune fan de la chanteuse qu’elle a fait chanter devant tout le monde, on aime ces moments entre les artistes et leur public !

Suzanne – © mathispoirault

La journée se poursuit sur la scène Château avec le concert de Feu! Chatterton. Quoi de mieux que leurs mélodies, la douleur de leurs paroles sur un magnifique coucher de soleil surplombant les infrastructures du festival ? Ils jouent évidemment leur titre phare « Allons Voir » issu de leur dernier album datant de 2025. Le concert est même chansigné (traduit en langue des signes) en direct par les interprètes de 10 doigts en cavale. L’inclusivité est une valeur forte du V and B Fest et en voici le parfait exemple, tout comme la qualité de l’accessibilité PMR sur le festival !

Feu! Chatterton – © Apolline Cornuet

Sans plus attendre, allons nous placer devant la scène Terminal pour Waren que nous avions déjà bien apprécié l’année dernière. Effectivement, nous ne sommes pas déçus, à travers un set progressif et très bien construit, il amène une intensité très appréciable en ce début de soirée sur le festival. Les fidèles de la scène Terminal sont aussi comblés que les curieux qui viennent découvrir ces sonorités plus pêchues. Entre les sons technos et les remix, tout le monde peut s’y retrouver comme avec un remix schranz de « Where Is My Mind » de Pixies par exemple !

Waren – © Mathispoirault

Dès la fin du set, nous filons nous placer devant la scène Château pour le concert événement de Robbie Williams, son seul passage en France de l’année. La nuit est bien tombée sur les fameuses « Towers » du V and B Fest, enseignes magistrales de plusieurs bars qui s’illuminent et nous immergent encore plus dans l’ambiance du festival. Il arrive et la foule est en furie, des gens sont même venus du Canada pour le voir, c’est dingue ! Aux premières loges, accrochés aux barrières, des ultra-fans chantent mot pour mot chaque musique qui s’enchaîne, c’est magnifique à voir. C’est un des plus grands showmen du monde et ça se sent, l’ambiance est magique, mais il n’est pas seul, ses musiciens d’exception rendent le show encore meilleur. Il termine son passage par « Angels », laissant la foule dans un mélange de sourires et de larmes sous les serpentins et les confettis qui tombent du ciel… magique.

Robbie Williams – © Josic Jegu

À peine le temps de nous restaurer que c’est déjà reparti pour le set de Dimitri Vegas sur la mainstage. EDM, techno, remix très accessibles pour tout le monde, c’était un set exceptionnel. De grands classiques ont pu ravir les habitués de la techno et du hardstyle comme les remix d’« Atlantis » de Netherworld et de « FTS » de Showtek. Le tout très bien balancé avec des remix de sons connus comme « Désenchantée » de Mylène Farmer par exemple. Les dernières notes s’accompagnent d’un magnifique feu d’artifice doré pour clore cette grande scène. Et c’est donc un premier jour très intense qui s’achève déjà pour nous sur les notes plus corsées du set de Lessss sur la scène Terminal. À grands coups de schranz et de hard techno, elle n’y est pas allée de main morte et a permis à tout le monde de prendre une claque avant d’aller dormir (ou en after) avec une fin à haut BPM !

Jour 2

Réveil doux et sous le soleil au camping par les balances de Vald, Vladimir Cauchemar et Todiefor qui passent ce soir. L’animation du camping bat son plein, douches nombreuses, propres et accessibles, nombreux points d’eau, stand petit-déj et prévention, tout y est ! L’organisation du camping est, comme les autres années, au top mais cette année, on ressent réellement l’augmentation du nombre d’infrastructures, c’est très agréable. De nombreuses animations sont proposées comme des DJ sets, des jeux et même le traditionnel concours de lancer de fûts pour le dernier jour, dingue ! Le milieu d’après-midi est marqué par un orage, ses rafales de vent et la pluie. Réaction immédiate du staff du festival qui passe dans tous les campements pour dire aux gens de baisser les tonnelles et qui suspend la sortie définitive du site du festival pour que les gens puissent aller se mettre à l’abri : c’est ça, prendre soin de ses festivaliers !

Une fois l’orage passé, le soleil est très vite ramené par Adèle Castillon sur la scène Château. L’ambiance est magique, tout le monde chantonne ses tubes cultes ayant rythmé l’année comme « Été avec toi » et « Alabama ». C’est une artiste solaire, bienveillante et très attachée à son public. Tout le monde ici le ressent immédiatement, fan ou non. À un moment de son show, elle prend même les platines pour faire une coupure plus rythmée avec des tubes comme « Free from Desire ». De quoi chauffer tout le monde pour terminer en beauté avec « En Boucle », l’hymne du GP Explorer ! Même si nous sommes plus habitués aux musiques électroniques, nous avons été très agréablement surpris par la qualité de son show et l’amour qu’elle envoie au public, c’est une journée qui commence très bien !

Adèle Castillon – © nicolavail

Il est l’heure pour nous d’aller passer du temps sur la scène Craft. Pogos et vestes à patchs sont de mise, la foule attend Last Train, on sent que ça va être génial. Dès les premières minutes du concert, la synergie entre le public et les artistes est magnifique. Chaque riff fait son effet et un circle pit se dessine au milieu de la foule, ça ne rigole pas ! Tout d’un coup, tout s’arrête et le chanteur se place devant la scène, monte sur les barrières et marche sur la foule. Après un méga cri et un gros coup de guitare, il se laisse tomber et se fait porter par tout le monde pour revenir jusqu’à la scène : incroyable ! Ce moment nous montre la puissance du V and B Fest : son éclectisme. C’est vraiment le maître mot de cette édition, passer d’un concert avec des familles à un circle pit sur la Craft et à des gros kicks sur la Terminal, ce n’est pas partout qu’on peut faire ça !

Last Train – © Josic Jegu

La scène Château nous rappelle pour le passage de Damso. Il y a deux ans, il avait donné sa Rolex à un fan au premier rang et avait marqué les esprits avec un show puissant, on ne veut pas louper ça cette année. C’est sûrement le début de performance le plus déroutant que nous ayons vu, l’ambiance est sombre, presque macabre et les performeurs sur scène sont désarticulés avec une atmosphère entre une morgue et un bloc opératoire (déroutant, n’est-ce pas). Après ces minutes sombres, il arrive sur des morceaux hyper intenses comme « VIE OLENCE » et « VANTABLACK ». Malgré aucune communication avec le public (c’est le show qui veut ça selon nous), la performance était vraiment très puissante et nous a beaucoup marqués. Les fans les plus coriaces de Damso ont tous été comblés autour de nous. Il a même terminé par « Amnésie », musique censurée pendant plusieurs années en événements et sur les plateformes de streaming au plus grand désespoir des fans. L’entendre en dernier était vraiment spécial, chapeau Dam’s !

C’est encore un habitué du festival qu’on s’apprête à voir sur la mainstage puisqu’il s’agit de Vald ! Encore cette année, il arrive en légende sur la scène du V and B Fest et on sent qu’il est ici chez lui ! Il n’est évidemment pas seul puisqu’il est accompagné de Vladimir Cauchemar et Todiefor pour le Pandemonium Reloaded Tour ! Tout le monde chante « Laaaaaalaaaaaaalaaaaaaaa » avec Vald pour le début de « Regulation Reloaded », la foule est littéralement en feu, un mur de flammes s’allume au premier drop, le show est lancé ! Les tracks de l’album s’enchaînent, les lights sont déchaînées et vraiment beaucoup plus présentes que sur certains autres shows. Le set termine même par l’arrivée de Schlass qui ne sera pas passée inaperçue car accompagnée d’un edit violent de « PTSD » avec de gros Zaag kicks, sûrement les premiers de l’histoire de la scène Château ! C’est sûrement le set le plus intense qu’on a vu jusqu’à présent sur cette scène, tant par le show que dans la foule, c’était littéralement l’enfer front row, les gens étaient déchaînés !

Vald x Vladimir Cauchemar x Todiefor – © nicolavail

Une nouvelle fois, nous terminons notre journée sur la scène Terminal avec la reine de la chipie core, DJ Schnake ! Chipie mais déterminée, elle nous livre un set absolument magnifique. 1 h 30 de plaisir, de la techno à la reverse bass et au hardstyle, tout pour nous plaire ! Les edits fusent, de « Satisfaction » de Benny Benassi à « Short Dick Man » de Gillette, c’est un florilège d’ambiances qui s’offre à nous. Petite larme quand on entend « Our Church » de Headhunterz et Sub Zero Project s’enchaîner avec « Rock Civilization » de Headhunterz (oui, on est encore trauma du Defqon.1). Elle termine son set sur l’indétrônable « Sweet Caroline », quel bonheur de finir cette magnifique journée sur des notes de hardstyle, bravo et merci à elle !

DJ Schnake – © Josic Jegu

Jour 3

Troisième jour, il est temps pour nous d’aller visiter le village du festival ! C’est le lieu de convivialité par excellence pendant la journée avant que le festival n’ouvre dans l’après-midi. De nombreux stands mettent en valeur les différents partenaires du festival, proposant des jeux, des informations, de la restauration et évidemment de la musique ! Un des stands avec le plus d’ambiance est le stand Ricard, dont on retrouve les goodies partout sur le festival et où la musique fait danser une petite foule en plein milieu du village. Au fond, on trouve même un espace jeux avec des jeux en bois, des jeux de lancer (fléchettes, palets, pétanque…) et des jeux de société. Plus en retrait encore, une scène ouverte laisse place à divers humoristes tout au long du week-end, notamment « Les Zoing », un collectif de jeunes humoristes très talentueux, qu’on a eu beaucoup de plaisir à écouter.

Ce soir, nous arrivons plus tard sur le festival car nous avons passé beaucoup de temps à découvrir les différentes facettes du village et c’était extrêmement amusant. Aussi, comme il faut tenir le rythme et l’intensité des 4 jours, c’était l’occasion pour nous de prendre plus le temps d’arriver tranquillement sur le festival ! Nous arrivons donc pour le set de Pawlowski sur la scène Terminal, la techno qu’il propose est très énergique et nous met directement dans l’ambiance. Il débute avec « Finders Keepers » de Hurts, bon exemple de l’ambiance du set. Il apporte ensuite des sonorités un peu acides, des kicks plus secs et avec les lights, ça fait vraiment ambiance warehouse, c’est top ! Malgré l’affluence de la scène Château au même moment pour le concert de PLK, beaucoup de gens étaient présents pour ce set sur la scène Terminal, ça fait plaisir !

Pawlowski – © Gwendal Le Flem

Nous nous dirigeons alors vers la scène Château et nous profitons quelques minutes des mélodies envoûtantes de Thylacine, musicien complet et extrêmement talentueux qui passe alors sur la scène Médiator. Du piano au saxophone en passant par le synthé et les pads, il sait tout faire sur scène, c’est impressionnant. Mention spéciale pour « Dokido (with Ozohere’s Himba) » qui nous a vraiment plu. Sa techno mélodique envoûtante aura eu l’occasion de nous envoûter juste avant le prochain set exceptionnel qui se prépare…

Thylacine – © Gwendal Le Flem

Elle est là, derrière les platines, pas à Tomorrowland non, au V and B Fest : Charlotte de Witte est prête à nous faire vibrer ce soir ! Le monde devant la scène est absolument dingue, le directeur du festival nous confiera d’ailleurs qu’il ne s’attendait pas à « autant de personnes devant la scène Château pour Charlotte de Witte ». L’ambiance est sombre, les visuels sur les immenses écrans disposés partout sont très simples et envoûtants, ça va être trop bien. Sa techno hypnotique résonne, ça galope et ça tape fort, des tracks vraiment géniales s’enchaînent comme par exemple « No Division (feat. XSALT) » ou « O Movimento (feat. CERES) », issues de son dernier EP. En tant que rédacteur fan de hard music, les sets techno sont parfois durs à apprécier mais alors celui-là, quelle masterclass ! Lors de son set, nous avons été particulièrement marqués par la présence récurrente du slogan « Protect Your Culture », message engagé et très actuel qui nous rappelle que ces soirées passées à écouter de la musique doivent être défendues et méritent de perdurer, aussi longtemps que possible.

Charlotte de Witte – © Mathispoirault

Nous terminons la journée (comme tous les jours finalement) sur la scène Terminal pour assister au set d’Onlynumbers. Moins hypnotique que le set précédent mais tout aussi appréciable par ses notes plus violentes, c’est un très bon set pour terminer. Ce qui est vite repérable avec cet artiste, c’est sa présence sur scène et son charisme. Il emmène tout le monde du début à la fin, de drop en drop et il ne nous lâche pas ! Évidemment, la foule est en délire sur « Euphoric Night », et sur « Occult », très intenses pour la foule ! La sortie du festival étant proche de cette scène, nous avons beaucoup apprécié voir les curieux et les curieuses s’arrêter le temps d’un instant pour découvrir ce que c’est de prendre des gros kicks dans les oreilles en fin de soirée, et de finalement rester jusqu’à la fin du set parce que c’est trop cool ! Il termine par deux tracks plus corsées, une de Toza et une de Krowdexx et Sickmode : « What Tha Helly », toujours plus fort ! Il confiera ensuite sur ses réseaux avoir passé « Une des meilleures soirées de sa carrière », ce qui peut être une fierté pour le festival vu les événements internationaux fréquentés par cet artiste !

Onlynumbers – © Josic Jegu

Jour 4

Voici déjà arrivé le dernier jour de présence sur le festival pour nous. Mais bon, plus on s’amuse, plus ça passe vite, donc c’est bon signe. Nous débutons notre journée sur le festival dans l’espace média pour la conférence bilan. Ce qui nous a beaucoup marqués lors de cette conférence, c’est le fait que le directeur du festival (Damien Jahier) n’a pas cessé de placer l’expérience des festivaliers au centre de tous les débats. On sent que la gouvernance du festival veut vraiment prendre soin de ses clients et ça fait plaisir. C’est, par ailleurs, ce que nous avons réellement ressenti au fur et à mesure des éditions. Il qualifie cette édition de « record » avec la barre des 200 000 entrées dépassée et ajoute que « l’éclectisme est au centre de cette édition ». Le président de l’association organisatrice du festival (Erwan Coatanéa) nous rappelle que les statistiques sont aussi en faveur de la réussite de cette édition et montrent que les gens deviennent de plus en plus fidèles à l’événement, grande fierté pour les organisateurs. Il ajoute que faire une édition comme ça, c’est énormément de travail mais que c’est aussi se couper du monde réel et kiffer au maximum : « Pendant 5 jours, on coupe la radio et on écoute de la musique ».

Ensuite, nous nous rendons vers la scène Terminal pour un set que nous attendons avec impatience : Noël Minitel. Notez que ce DJ est particulièrement talentueux et mixe avec des vinyles. Et pour le coup, ça donne un côté très authentique et agréable à son set, ainsi que ses mimiques quand il mixe, on a trop hâte ! Il débute son set sur la musique du générique de « C’est pas sorcier ». Pour le moment, il y a peu de monde devant la scène mais, au fil des tracks, ça se remplit ! L’ambiance du début de set est très dansante, en mode eurodance voire tecktonik, c’est gé-nial. Les gens affluent par dizaines et on a maintenant beaucoup de monde devant la scène ! Vers sa moitié, le set prend un tournant particulièrement intéressant et switch sur du early hardstyle avec « Summer of Hardstyle » de Headhunterz et The Prophet. Son mix est impeccable, c’est vraiment super agréable à écouter. Petit plaisir pour nous sur la fin avec la track « Skleroxx » de Tat & Zat, quel banger ! Il termine par un remix de « Lemon Tree » de Fools Garden, version hardstyle, qui fait danser tout le monde avec les bras en l’air. C’est sûrement un des meilleurs sets du week-end en termes de variations, génial !

Noël Minitel – © Josic Jegu

Nous prenons ensuite le temps de profiter une dernière fois du « Boulevard », quartier immersif du festival où plein de stands de boissons et de nourriture sont alignés. Beaucoup de super rencontres et de super découvertes dans cet endroit qu’on apprécie tout particulièrement. L’immersion est vraiment une des priorités du festival et encore une fois, c’est pas pour faire joli : ça se ressent vraiment !

Nous voilà alors partis pour l’enchaînement final de la scène Terminal. On débute par Sköne qui nous livre un set tout en puissance et en mélodie. Pour le coup, ça faisait un moment qu’on n’avait pas assisté à un de ses sets et ça a bien évolué ! Enchaînements agréables, puissance bien placée et surtout pas de redondance dans les kicks, toujours une petite touche originale qui vient sublimer les drops, c’était super. Mention spéciale pour ses tracks connues qu’on ne se lasse pas d’entendre comme « Noctulescent » avec Vortek’s et « À la poursuite d’un oiseau bleu » qui ne laisse pas le public insensible. La nuit est bien tombée, les dernières heures sont entamées et on prend le temps d’apprécier chaque note de ce super set !

Sköne – © Florentine Pautet

Sköne est ensuite remplacé par tonton Von Bikräv, le boss du frapcore. Là, c’est une autre histoire, il débute très fort sur « Chargé – Frapcore Remix » qui happe tout de suite l’attention des plus curieux. L’heure est à la violence des kicks, c’est lourd, puissant et percutant comme on aime. Ses classiques s’enchaînent, de « Place aux Chiens » à « Baise tous les traîtres » en passant par « F le 17 » des Casual Gabberz (son ancien groupe), on en prend plein la tête, c’est parfait. Son énergie sur scène est communicative et le public y est très sensible, c’est aussi plus simple pour les néophytes de s’identifier au frapcore plus qu’au hardcore, par exemple, en raison des lyrics parfois déjà bien connus. Il termine avec « Fugue 451 – Von Bikräv Remix » qui nous laisse sans voix, l’entendre en live, c’est toujours spécial.

Von Bikräv – © Apolline Cornuet

Voilà, l’heure du dernier set a sonné. Et pour le coup, on l’attend aussi avec une grande impatience. C’est l’heure d’accueillir l’immense Dr. Peacock sur la scène Terminal du V and B Festival pour mettre un point final à ces 4 jours de folie ! Depuis sa récente pause, c’est la première fois qu’on a l’occasion de le revoir et c’est tout particulier car c’est un set d’1h30. Il est évidemment accompagné de Da Mouth of Madness, son fidèle MC et acolyte. Les clappings fusent, les BPM sont déjà élevés en début de set, ça cogne sévère ! Ses classiques « Drink », « Trip to Scotland » et le légendaire « Trip to Ireland » font bien bouger la foule, l’ambiance est géniale. Lorsque les premières notes de « Toi + Moi » résonnent, la foule entonne immédiatement les paroles cultes de la chanson originale de Grégoire. Nous avons senti l’artiste touché par cette foule qui chante en chœur et il l’a d’ailleurs dit sur les réseaux quelques temps après : « You made this one special […] moments like this are made to be shared ». Ses dernières tracks sont évidemment plus corsées avec des kicks de terror et de speedcore pour terminer, comme à son habitude. C’était vraiment un des meilleurs moments du festival, cette alternance entre les mélodies, la musique classique et la violence du frenchcore ne nous laisse jamais stoïques. Une nouvelle fois, ça n’a pas manqué, le maître nous a fait rêver.

Dr. Peacock – © Josic Jegu

Conclusion

Voici le récit de notre expérience sur le V and B Fest de cette année. Notons qu’il y avait un 5e jour dédié au showcase de Jul, où nous n’avons pas pu aller. Pour résumer simplement nos 4 jours, c’était vraiment génial. La qualité de l’accueil est indiscutable, qu’on soit média, artiste, bénévole ou festivalier : c’est super. Le plaisir d’écouter de la musique est au centre de l’expérience du festival, l’immersion est parfaitement bien gérée et l’événement est safe : on prend soin de nous et on s’y sent bien. Pour finir, notons que l’éclectisme de cette programmation et la direction artistique de l’événement repoussent les limites de la musique et c’est parfaitement en phase avec notre devise : Déplaçons les limites de la musique électronique ! Si vous hésitez encore à vous y rendre l’année prochaine, du 19 au 22 août 2027, pour la 7e édition, foncez !

By Theo