© Le Flem Gwendal

Les 21, 22, 23 et 24 août 2025, c’était la 5e édition du V and B Fest’ à Château-Gontier-sur-Mayenne (53). Nous avons eu la chance de participer à cet événement éclectique, puissant mais surtout humain. Découvrez avec nous notre fabuleuse expérience sur 4 jours !

Avant de commencer, voici quelques statistiques intéressantes sur le festival. 2025 était l’année de tous les paris pour l’événement. Un jour supplémentaire, 2700 bénévoles, 135 000 festivaliers, 55 000 campeurs et campeuses, presque 40h de musique, une cinquième scène dédiée à la musique électronique (la scène Terminal) et surtout beaucoup de remaniements de la structure même du site du festival. L’inauguration du nouveau boulevard des cocktails réparti en 21 enseignes et un nouvel espace restauration avec une trentaine de stands pour tous les goûts ont significativement marqué ce week-end en rendant l’expérience festivalier encore plus complète et agréable. La journée, un village était aussi ouvert à toutes et à tous même non festivaliers avec une convivialité incroyable, des jeux, des stands… Rendez-vous compte du travail titanesque qui a été réalisé pour permettre tout cela dans de si bonnes conditions ! L’accent a été mis sur l’accessibilité et la prévention et ça se sent ! Gros point aussi sur les engagements solidaires et citoyens du festival, des partenariats avec de nombreuses associations et organismes de prévention (Les Catherinettes, Vigicarotte…), des associations solidaires (Resto du coeur, SOS Hommophobie…) et surtout 170 bénévoles spécialement mobilisés pour garantir l’inclusion, le respect et la bienveillance tout au long du festival. Comme nous l’a souligné Damien Jahier, directeur et programmateur de l’événement, « Le but est que le V and B Fest’ devienne une safe zone où la bienveillance règne ». Pour cette année, on peut dire que le pari est réussi : c’était vraiment safe et agréable d’évoluer dans le festival, tout au long des 4 journées ! On vous en raconte encore plus, plus bas, en détaillant jour par jour.

© Le nouvelle scène Terminal – Dagnelies Augustin

Jour 1

Nous arrivons dans l’enceinte du festival après avoir été guidés par les nombreuses personnes réparties pour encadrer l’arrivée des festivaliers. Après avoir été merveilleusement bien accueillis par les bénévoles, nous nous installons dans le camping où l’ambiance est déjà magique : Entre les mélodies qui résonnent, les coups de marteau sur les sardines et les gonfleurs qui ne s’arrêtent pas, certains se maquillent et se préparent déjà pour faire la fête ! Notons que certains campeurs étaient déjà arrivés dès très tôt le matin pour être dans les premiers à rentrer, quel engouement !

Lorsque nous arrivons sur le site, nous sommes directement attirés par la nouvelle scène Terminal. Elle est nouvelle et si unique ! Encadrée par de véritables anciens wagons et surplombée d’une colonne rappelant l’horloge d’une gare, l’immersion est totale. Nous continuons et le concert de Kimberose bat déjà son plein : la soul résonne partout dans le festival, en nous offrant un fond musical plus qu’agréable lors de nos premiers pas sur le site. Après avoir découvert l’immense coin restauration, l’espace VIP avec l’équipe de communication (MERCI) et le fameux boulevard des cocktails, nous nous dirigeons vers la scène Château (scène principale) pour attendre les premières notes de Rilès. Il entre avec tous ses danseurs sur des sons anciens comme « Pesetas » par exemple. Durant tout son passage il porte énormément d’attention à son public et la ferveur ne redescend jamais. Il alterne entre ses classiques connus de tous et ses nouveaux morceaux notamment « Survival », pure dinguerie en live, surtout avec cette scéno !

© Aurora – Jégu Josic

Juste avant la fin de Rilès, nous portons attention à ce qui s’apparente à un sitting devant la scène Médiator ? Aah ! Non ce sont seulement les fans d’Aurora qui attendent son passage avec impatience ! Et quelle claque, cette pureté envoûtante et mélodieuse qu’elle dégage tout en ayant des paroles puissantes et un message fort nous a vraiment touchés. Impressionnant de voir la communion entre elle et son public, surtout sur ses sons les plus connus comme « Runaway » qui fête ses 10 ans. Petit clin d’oeil à ses valeurs à la fin en brandissant un drapeau breton/LGBT+, un moment fort !

Qu’aurait été ce premier jour de festival sans le retour de Bigflo et Oli qui avaient déjà participé à la toute première édition. De la même manière que Rilès, classiques et nouveaux sons étaient à l’honneur. Cependant, ce qui démarque vraiment leur passage c’est leur talent d’improvisation, aller dans la foule ? OK ! Faire « Fein » de Travis Scott ? OK ! Avoir un invité spécial qui chante « Charger » ? Pas de problème ! C’est juste dingue, l’entertainment proposé est marquant et est au-delà des attentes du public, ils sont chauds !

Il reste déjà seulement deux sets avant la fin de la soirée. I Hate Models entre sur la scène Médiator avec un remix de « Arrêt du Coeur » de Kalash Criminel et Kaaris. Ovation générale, l’ambiance change drastiquement. Il instaure un climat sombre entre remix et tracks puissantes de techno et hard techno. Petite montée un peu au dessus de 150 bpm pendant son passage, ce qui promet un bon avant goût de la scène Terminal qui ouvre demain ! Mentions spéciales pour les remixs de « Technologic » des Daft Punk et son remix de « Toro », très fort ! Il est suivi de près par Justice, maîtres absolu de leur style légendaire. Niveau immersion et classe, c’est difficile de faire mieux. Lasers, miroirs, scéno mouvante qui change en fonction des ambiances tout au long du set : époustoufflant. Le voyage auditif et musical qu’ils proposent est magique, « Audio Disco », « Neverender » et surtout « Genesis », c’est dur de rester insensible. On notera aussi un passage un peu plus musclé que d’habitude avec notamment le passage de « Stress » et « Afterimage – Justice remix » quelle puissance, c’était parfait pour finir la soirée nous sommes restés scotchés !

© Justice – Jégu Josic

Le retour au camping se fait tranquillement et les gens retrouvent leurs groupes après s’être perdus dans la foule, des afters commencent dans le camping, même s’il y en a beaucoup les gens restent silencieux et respectueux, on est prêt pour demain !

Jour 2

Quel bonheur de se réveiller sous le soleil, d’entendre de la musique partout autour de nous et des gens qui rient et s’amusent : c’est ça l’ambiance camping ! Après une douche (chaude) dans les sanitaires très bien organisés, un petit tour du camping s’impose. Stand de prévention, poste de secours, bar à softs et même une boulangerie pour le petit dej, tout y est. Aussi, vous n’avez pas pu manquer le passage de la brigade verte avec enceintes et mégaphone, qui s’est assurée tout le long du week-end de la propreté des lieux, c’est très agréabe.

Ensuite, direction le village pour profiter des nombreux stands de jeux, prévention, boisson et restauration. Nous avons alors la chance de rencontrer Dupin & Duclos, créateurs de l’affiche magnifique de cette édition. Ils nous proposent un jeu de piste où l’on doit trouver des petites affiches disséminées sur tout le site avec des jeux de mots représentants des membres du staff. A la clé, goodies, sacs et même des casquettes, il n’en faut pas plus pour qu’on parte immédiatement à leur recherche ! Nous en trouvons 5 dans le village ce qui nous permet de faire tout le tour des différents espaces hyper conviviaux. Beaucoup de challenges, de goodies à gagner, de concours et de musique aussi, on a pas vu passer l’après-midi ! De retour au camping, nous trouvons 3 nouvelles affiches de Dupin & Duclos, plus que 7 sur le festival.

Nous filons immédiatement vers le site pour assister au premier set de l’histoire de la scène Terminal, un B2B entre Sonia Michigan & REV. Aujourd’hui, la programmation est assurée par le collectif La Bringue et déjà ça galope très fort. On voit que ça attire les gens, interloqués dès leur entrée dans le festival par la puissance du son, et petit à petit l’espace se remplit, entre férus de technos et curieux. Juste à la fin du set nous décidons de commencer à trouver les affiches du jeu de piste dans le festival. Nous n’en trouvons seulement que la moitié pour le moment mais heureusement, la soirée n’est pas finie.

Tout juste arrivés sur la scène Château, nous sommes fin prêts pour l’arrivée de Mika. Le soleil commence juste à se coucher, la lumière est chaude et réconfortante, parfaite pour l’énergie et la sensibilité de cet artiste rassemblant de nombreuses générations devant la scène. Il arrive avec un costume et des ailes d’anges qu’il déplie lors de sa première chanson, grandiose ! Il nous annonce que pour lui et ses musiciens, c’est la dernière date de l’été. L’émotion qu’il fait passer dans toute sa performance est d’autant plus intense et touchante, quel showman. « Elle me dit », « Lollipop » et « Relax, Take It Easy » font danser tout le monde et transportent le public, l’engouement est palpable. Il va même chanter dans la foule, sans sécurité au contact des festivaliers et il remonte souriant et trempé mais selon ses mots « se faire baptiser avec de la bière à un festival, c’est le plus grand compliment ». Nous avons aussi remarqué les nombreux moments où, dans le même esprit que le festival, il prône l’inclusion, le respect d’autrui et la solidarité, on ne pouvait pas faire plus dans le thème !

© Mika – Lassale Mathieu

Ensuite, plusieurs artistes très intéressants se chevauchent : Fenrick sur la scène Terminal avec sa techno dansante, la fusion entre rock et hip-hop sur la scène Craft avec Silmarils et enfin L’entourloop en mode reggae et dub sur la scène Médiator. Que de choix, c’était dur de partir de chaque endroit pour aller profiter d’un autre mais nous n’avons pas été déçus ! Tout ça nous amène à une des performances les plus attendues de la soirée mais surtout fruit d’un gros imprévu parfaitement bien géré par la prod. Hamza a été annulé pour des problèmes de santé mais le staff du festival s’est démené pour trouver un remplaçant. Et un remplaçant pas comme un autre puisque c’est Vald qui entre en scène. Il est là pour tout casser avec show rap et musique électronique unique, pour son album « Pandemonium » et son album collaboratif avec Vladimir Cauchemard et Todiefor : « Pandemonium Reloaded ». L’ambiance est lourde, sombre et lugubre. Les kicks laissent place à des punchlines bien sèches made in V-A-L-D. Le public est survolté surtout au moment de « PROZACZOPIXAN RELOADED » et de « PANDEMONIUM RELOADED ». Nous l’avions déjà vu il y a deux ans ici au V and B Fest’ et son évolution est folle. Il termine par un enchaînement marquant de beaucoup de ses classiques de « Selfie » à « Dragon » en passant par le légendaire « Eurotrap » et évidemment « Désaccordé » .

Nous prenons ensuite le temps de reprendre nos esprits avant écouter Kompromat, collaboration audacieuse entre Vitalic, pilier français de la musique électronique et Rebeka Warrior avec sa voix puissante et envoûtante. Ce véritable cocktail de sonorité est l’assurance d’un show transcendant et puissant que nous avons beaucoup apprécié écouter. Si vous ne connaissez pas encore ce duo et que vous avez loupé leur concert, écoutez « Die Tausende Herbste » et surtout « I Let Myself Go Blind » que nous apprécions tout particulièrement. C’est alors le moment pour nous de finir notre jeu de piste en trouvant les dernières affiches, ce qui, en somme, nous a fait faire tout le tour du festival, super initiative ! Tout cela nous permet de voir la fin de Cloudy sur la scène Terminal avec un son qui nous a bien fait danser à ce moment là : « Follow The Flow » de REVEX. Mais c’est déjà l’heure de se rediriger vers la scène Château pour aller voir le légendaire Boris Brejcha et son mystérieux masque vénitien. Boss incontesté de la techno minimale, il parcourt les plus grandes scènes du mondes pour faire résonner ses mélodies. L’ambiance est électrique, les premières notes percent le silence de l’attente et ça y est le set débute. Il commence sans son fameux masque mais l’enfile très vite, ce qui rajoute une identité particulière à sa prestation. Sa track qui nous a marqués ce soir est « Turn Over », rendez-vous compte de la simplicité de sa musique mais de l’efficacité et de l’énergie qui s’en dégage c’est fou ! Anecdote un peu drôle sur son passage, pendant une bonne dizaine de minutes, vers la fin, entre 100 et 200 personnes se sont mises à enchaîner un maddison derrière la foule, grand moment de cohésion.

Pour le closing de la seconde journée, c’est techno et métal au programme. ALT8 sur la scène Terminal et ses kicks millimétrés, ayant déjà collaboré plusieurs fois avec Sara Landry, icône féminine de la scène techno mondiale. BENNETT est lui sur la scène Médiator et joue une techno dansante et un set aggrémenté de remix tels que « Dernière danse – Techno Mix », reprise de la chanson bien connue d’Indila, mais aussi son propre remix de la chanson des Choristes : « Vois sur ton chemin – Techno Mix » aux presque 600 millions de streams sur spotify. Du côté de la scène Craft, c’est ambiance métal avec Black Bomb A, groupe français emblématique. Le tout marque déjà la moitié du festival, mais nous ne sommes pas au bout de nos surprises !

JOUR 3

Lors de notre entrée sur le site du festival, ce qui nous marque tout particulièrement, c’est le nombre de personnes devant nous, c’est beaucoup plus rempli que les autres jours (peut être que c’est seulement une impression). Notons tout de même que nous arrivons un peu plus tard que les autres jours puisqu’il est déjà 20h passé ! Nous assistons à un set très intéressant sur la scène Terminal de la part de WAREN qui, fun fact, est le président de l’association du festival. Devant lui, la foule est très diverse et même des familles sont venues écouter de la techno ça fait plaisir ! Durant son set il joue notamment « Age Of Love » de Charlotte de Witte. Vue la progression du festival et les artistes techno qu’ils commencent à ramener, est-ce que le duo entre Amelie Lens et Charlotte de Witte ne serait pas une suite logique pour la prog 2026 ? On vous laisse en juger…

Le B2B entre ASDEK et Ava Mind est tout juste entrain de commencer mais nous n’avons pas encore fait le tour de toutes les scène aujourd’hui. Nous marchons tranquillement pour aller retrouver la scène Médiator avec Steel Pulse et leur reggae envoûtant, le tout pour voir la fin de Helldebert, le jumeau maléfique de Aldebert rockeur pour enfant. Entre paroles déjantées, riffs monstrueux et disstordus, il casse les codes et nous emmène dans son monde le temps de quelques instants, à découvrir en famille !

Ensuite, moment dégustation sur les stands de saucisson et de fromage du boulevard des cocktails, tout en buvant une bière artisanale, c’est raffiné l’expérience V and B Fest’ ! On prend le temps d’écouter Gazo de loin, on aperçoit alors des flammes, les premières que nous voyons du week-end ! Il occupe très bien la scène est accompagné de performeuses qui dansent à ses cotés. Ses classiques s’enchaînent, « HAINE&SEX », « Saiyan » et évidemment « Drill FR 4 ». Nous prenons tout de même le temps de voir la fin du set de Victoria sur une ambiance brûlante et des kicks dansants. Combo entre sex appeal, techno puissante et sensualité, à écouter sans modération.

© Gazo – Jégu Josic

Pour la suite, le choix est difficile, Novah ou Afrojack ? Comme nous étions déjà sur la scène Terminal, nous décidons d’y rester et d’apprécier le set millimétré de Novah. Quel plaisir d’écouter un set sur sa totalité sans courir entre les scènes. Nous nous sommes laissés hypnotiser par les kicks et les mélodies, quel set ! Ecoutez par exemple « My Favourite Game » de Odymel et « Colombia » de The Obsessed et DBF pour vous rendre compte de l’ambiance du set. Mais aussi ses tracks solo : « Inner Odyssey » et « Lost In Bliss », ça tape ! Petit kiff’ pour nous sur le remix de « FTS » de Showtek et sur la dernière track, remix de « Kids » de MGMT, belles émotions !

Le début de FNDS continue dans le même sens et remonte encore la tension d’un cran mais nous décidons de retourner sur la scène Médiator pour voir TRINIX. Plein de remix s’enchainent comme par exemple celui de « Messy » de Lola Young. Mais aussi des morceaux envoûtants comme « Odyssey » de Talos et leur classique « Emorio » repris en chœur par toute la foule, magique ! Gros hommage aux Daft Punk sur la fin de son set avec un mashup entre « Television », « Harder Better Faster Stronger » et « Technologic », pour notre plus grand plaisir ! Le closing de leur performance et donc du 3e jour est marqué par les premiers feux d’artifice qui jaillissent brièvement au dessus de la scène, avant goût de la clôture de demain !

JOUR 4

Pour le début du dernier jour, petit récap du week-end avec le staff du festival, passionnant de découvrir l’envers du décors et les ressentis de chacuns. Tout ce qu’on peut vous dire c’est que tout le monde a à coeur de proposer une expérience inclusive, bienveillante et éclectique pour tous et toutes, toutes générations confondues. Après ce chouette bilan, nous sommes de retour vers la scène Château en passant par le boulevard des cocktails où nous avons l’occasion de commander un cocktail fait minute avec des produits frais, rare dans l’espace d’un festival de ne pas avoir des cocktails pression ou un assemblage simple d’un alcool et d’un soft, quel plaisir ! Evidemment, l’expérience des boissons soft est tout aussi importante, chaque bar propose plusieurs alternatives à l’alcool et il y a même un bar à sirop hyper désaltérant pour les chaleurs, c’est parfait.

C’est au tour de Julien Doré de profiter du coucher de soleil sur la scène principale (Château). Durant tout son passage, il fait énormément chanter le public et enchaîne ses classiques « Paris-Seychelles » et « Coco Câline ». Surprise aussi quand il chante « Les Démons De Minuits » pour le plus grand plaisir de la foule qui chante en chœur. Il a même fait monter une petite fille avec lui pour chanter « Ah les crocodiles », ravivant tant les générations de parents que d’enfants, bon moment à vivre en famille ou avec des amis. Au même moment, sur la scène Terminal c’est IAMBP qui est entrain de jouer. Elle nous propose un mix hyper chill avec des vinyles et une bonne ambiance avec des sons comme « Be Positive » de Mamosato, un vrai régal ! Vraiment pépite d’avoir des artistes qui mixent avec des vinyles en festival, ça rajoute encore une profondeur et un petit truc à la performance, nous avons beaucoup apprécié.

© Julien Doré – Le Flem Gwendal

Nous ne pouvions pas manquer Alestorm ce soir ! Nous sommes donc prêts devant la scène Craft et surtout devant cet immense canard gonflable tout jaune au milieu de la scène. Ils sont accueillis comme des rois et le concert commence. Il y a du monde dans le pit et ça pogotte dans tous les sens, ça rigole pas ! Cheveux longs, headbanging et habits noirs et vert fluos, ces mecs sont loufoques mais tellement incroyables ! Nous avons un petit faible pour « Drink » bien évidemment, classique nous direz-vous, oui mais quelle dinguerie en live !

Pendant que la nuit tombe, les gens avancent pour se masser, devant la scène Château pour être prêts pour GIMS. Il arrive sous la pyrotechnie déchainée pour l’occasion, les gens sont fous et incroyablement heureux de le voir, ça va être un beau concert ! Pour le coup, c’est un concert rétrospectif, il va chercher des sons jusqu’à 2010 avec la Sexion d’Assaut mais aussi dans ses plus gros classiques comme « Zombie ». Nous avons rarement vu un concert en festival où même si l’artiste va puiser dans des sons d’il y a 15 ans, absolument tout le monde connait les paroles de chaque morceau. Il finit évidemment par « CIEL » son banger du moment, quel style !

© GIMS – Jégu Josic

Juste le temps de sortir de la foule, d’aller écouter quelques notes de Jok’air sur la scène Médiator et d’arriver vers la scène Terminal pour le début du set de Shlømo. Gros nom de la scène techno et hardtechno du moment qui ne lésigne pas sur les moyens pour faire trembler la foule. Hyper imprévisible, il enchaîne les tracks et monte en puissance. Il introduit aussi pas mal de sonorités hard music dans son set ce qui n’est pas pour nous déplaire mais on attend le closing de la scène avec impatience… C’est aussi à ce moment là que les BPM montent vraiment d’un cran, on ne se croirait pas en festival de campagne ça tape vraiment fort avec des tracks comme « Lights Up » ! Allez découvrir aussi sa dernière sortie : « OK » !

C’est déjà l’heure du closing sur la scène Château et il se fait avec un Fisher tout feu tout flamme ! Même si le changement d’ambiance est assez brutal, l’électro fait danser tout le monde ici et c’est génial de voir ce DJ qui, rappelons-le, a été programmé moins de 5 fois en France en 2025, La prod a vraiment géré sur ce coup là (sur le reste aussi d’ailleurs). Côté morceaux, on voyage entre des remix de sons de Lady Gaga, son rework de « World Hold On » de Bob Sinclar ou encore un remix de « Somebody That I Used to Know » de Gotye qu’il a fait avec Chris Lake notamment et qui avait fait fureur sur leurs prestations dans de grands festivals comme Coachella par exemple. Ce qu’on préfère chez lui, c’est évidemment ses classiques et ses drops si spéciaux, typiquement celui de « Losing It », aux plus de 600 millions de streams sur spotify. Nous avons un faible pour « Atmosphere » avec Kita Alexander, on vous conseille d’écouter ça. Il termine sa performance avec un immense merci pour le public mais surtout sous les immenses feux d’artifice pour le closing de la scène principale, de quoi avoir des étoiles plein les yeux, magnifique !

Place maintenant à Perceval sur la scène Médiator avec sa « techno médiévale ». Connu notamment par les réseaux et son morceau « Machtou Pichtou », il avait été programmé pour la première fois à l’édition rennaise 2024 de Madame Loyal Festival donc il n’y a pas si longtemps que ça, belle ascension. Mais nous ne restons pas ici car notre place est devant Hysta qui a l’honneur de faire la clôture de la première année de la scène Terminal mais aussi de jouer le premier set de hardcore de l’histoire du V and B Fest’ ! Une vraie bouffée d’air frais pour nous grands fans de hard music pour terminer en beauté. « Way Of Rave (Hysta Remix) », « No Trace » et « Always Rise », elle nous a offert un vrai florilège de ses productions ! Elle a surtout joué un set de hardcore pur et dur avec des tracks légendaires comme l’immense « The Voice Of Mayhem » d’Angerfist. Elle termine par une track surpuissante d’uptempo avec à la fin un gros D-O-N-K (gimmick de Dr Donk) et des dernières secondes très salées pour les non initiés, c’est la cerise sur le gâteau !

Immense merci à tout le staff du V and B Fest’ qui a été d’une efficacité et d’une bienveillance remarquable sur tous les plans. Nous avons beaucoup apprécié être présents à cet édition et nous y retournerons les yeux fermés !

© Guymard Jeremie

By Theo