© Aurélien Papa

Le week-end du 15, 16 et 17 septembre, a eu lieu les 10 ans d’un des plus emblématiques events électro parisiens : Dream Nation. 10ème anniversaire avec en prime un nouveau lieu et une programmation XXL. Retour sur le premier soir de ce festival devenu incontournable au fil des années !

Notre équipe n’aura été présente que le premier soir, qui était donc dédié à la Techno, à la Hard Music, mais également à la belle surprise qu’a été l’Hybrid Stage, faisant donc office de 3ème scène. Qui dit 10ème anniversaire dit également changement de décor. Le Parc des Expositions Paris Le Bourget laisse dorénavant sa place au colossal Parc des Expositions Paris Nord Villepinte, toujours en Open Air, après 2 ans de bons et loyaux services. Notre arrivons donc vers 21h30, avec un public déjà bien nombreux dans l’enceinte du festival.

Après notre tour complet du site, nous remarquons que les 3 scènes sont légèrement plus minimalistes en termes de taille. En revanche, celles-ci sont séparées de manière équitable, nous permettant d’apprécier chacune d’entres elles sans avoir le son d’une autre qui passe par dessus, avec en prime un mapping vraiment bien travaillé. De plus, le site est relativement bien aménagé sur son ensemble. Que ce soit au niveau des stands et des autres services proposés, la circulation au sein du lieu est fluide et nous n’avons eu aucune contrainte pour accéder à ces derniers.

© Lens Vision

Lors de notre tour de chauffe, c’est Mac Declos qui occupe la scène Techno, Empira qui montre sa puissance sur la scène Hard, et le prodige de Free-Parties Sköne qui atomise L’Hybrid Stage. Nous arrivons vers la fin du set de ce dernier, et le DJ breton a toujours aussi bonne réputation. Il s’agit tout simplement de la scène la plus fréquentée à cette heure-ci. Sköne nous avait déjà particulièrement bluffé lors de l’édition de l’Eskape 2023 (dont vous pouvez retrouver notre reportage ICI), et ce constat semble se reproduire. Un set comme à son habitude, mélangeant Tekno, Acidcore, Mentalcore et autres styles similaires, qui se révèle encore une fois démentiel. Nous avons parmi toutes ces pépites « Dynamite » en collaboration avec Protokseed, son ravageur « Bass Destination » avec Rabteu, et également à la fin du set « A la poursuite d’un oiseau bleu ». Cerise sur le gâteau : le mapping lors de ce set est tout bonnement exceptionnel, et on sent que le paquet a été mis sur cette Hybrid Stage. Même si nous n’avons vu que de peu son set, Sköne a encore une fois frappé avec force, et aura même eu le droit à une véritable ovation de la part du public de Dream Nation.

© XERCE

Il est temps pour nous de retourner sur la scène Hard et c’est au tour de l’étoile montante de la scène Hardstyle/Rawstyle Vertile de montrer toute sa force. Une scène plus petite que les autres en termes de taille mais qui propose un mapping ne laissant personne indiffèrent. Le Hollandais nous envoie là un set mélangeant Hardstyle euphorique et Rawstyle aux kicks puissants, avec à noter une grande majorité de ses titres durant tout le long de sa prestation. Nous commençons avec « Before I Wake » en collaboration avec Headhunterz, et à ce moment-là, Vertile a le mérite d’attirer énormément de monde qui connait dores et déjà les paroles des musiques envoyées. Les bangers s’enchainent comme « Let The Bass Kick » de Rooler et Sickmode, « Lost without you », « Relentless », « Wake Up » de The Prophet et Brennan Heart« Together We Grow », ou encore « Oh My Own ». L’artiste a cette particularité de surprendre avec non seulement ce mélange Hardstyle/Rawstyle amené avec brio, mais en plus de partir sur des « Fake drop » pour les moins inattendus. Nous sommes en extase lorsque celui-ci nous envoie son excellent « No Sleep » qui plait toujours autant à son public. On n’arrête pas le Hollandais et ses enchainements sans aucune faille, avec « Come With Me » de Warface, et son remix de « Executionner Style » de Gunz For Hire. Celui-ci nous comble également avec un vrai déluge de kickrolls, et le public est tout simplement survolté. Après avoir envoyé le bootleg de l’incontournable « Titanium » par Rebelion ainsi que son titre « Simulation », il était évident pour nous que Vertile allait terminer son set par sa récente collaboration avec le duo écossais : Numb. Un set magistral qui aura tenu toutes ses promesses et qui a prouvé une fois de plus que l’artiste a de beaux jours devant lui.

© Charles Abbatucci

Direction la 3ème et dernière scène, la Techno Stage. Une scène qui niveau taille s’équivaut avec la l’Hybrid Stage, composée d’un design triangulaire assez atypique, et d’un mapping psychédélique. À ce moment-là, c’est l’une des figures de proue de la Techno Indus française, Hadone, qui est aux commandes depuis déjà 45 minutes. Le public se montre également de plus en plus nombreux sur cette scène, et le moins que l’on puisse dire, est que celui-ci est subjugué par la qualité de ce set. Hadone nous fait voyager avec une Techno aux Kicks percutants à la rythmique hypnotique, le tout saupoudré de mélodies psychédéliques et euphoriques comme avec « Phases » de Rascal, « Bang In The Box » de Kettama ou encore « Falling Forward » de Phara. Hadone nous envoute tout le long, combinant des tonnes d’influences de la Techno, en passant par des sonorités Acid jusqu’aux voix envoutantes. Un set se terminant avec des mélodies planantes à souhait comme avec son titre « Hope Reminds Me Of Her ».

© Tribu De Nuit

L’ambiance sur la scène Techno devient de plus en plus intense est c’est au tour d’un des plus électrisants et des plus talentueux artistes de Techno de faire son entrée : Hector Oaks. L’Espagnol basé à Berlin, armé de ses platines vinyles et de son énergie implacable, débute son set sur un ton mélangeant diverses influences provenant du rap et du breakbeat. La température va monter très vite vers son genre habituel qui combine Hard Techno puissante et Techno Rave Oldschool avec un mapping prenant de plus en plus d’importance. Impossible pour nous de rester de marbre face à un enchainement épileptique sans faute et une technique de mix aux vinyles maitrisée en tout point, avec par exemple « Quantum Entanglement » de Tassid. Le set a même la particularité de monter en intensité, et ce de manière très progressive. Hector Oaks est inarrêtable et a devant lui un public en joie. Avec des missiles comme « Till Dawn » de Somewhen ou « Fireball XTC » de Perc, la fluidité entre chaque titre est parfaite. Vers la fin de ce set, nous retournons à nouveau vers une atmosphère de type breakbeat, mais qui est parfaitement couplée à la Techno funky est dynamique de l’artiste. Un véritable spectacle délivré par un Hector Oaks à la technique implacable, qui nous aura conquis du début à la fin.

© Thibault Bourdin

À peine remis de nos émotions, la scène Techno va maintenant accueillir celle qui est probablement pour beaucoup, l’artiste la plus emblématique de la scène Techno berlinoise, voir même de la Techno en général : Ellen Allien. Véritable symbole de tout un mouvement, Ellen Allien nous transporte dès le début de son set dans un univers très axé Trance avec « The Right Way » de Gigi Lav, et met directement le public dans le bain. Avec la Berlinoise, nous ne sommes vraiment qu’au début de nos surprises, et pour cause, l’euphorie de la Trance va laisser très vite la place à une Techno Indus sombre et assassine. Le mapping à ce moment là varie également niveau ton avec des animations très dark, où le rouge et le noir dominent largement. En plus d’être intense, le set de Ellen Allien va également gagner en diversité avec différents styles à chaque transitions, entre noirceur, psychédélisme, et euphorique. L’artiste enchaine avec fracas les pépites comme « F**k It » de Benn-x, « Holy Knight » de Angerfist ou encore « Watch Out » de David Strasser. Le voyage se termine de la meilleure des manières avec une Hard Techno des plus dévastatrice et qui nous aura montré que l’Allemande est vraiment à un summum en matière de performance. L’un des sets qui nous aura le plus marqué !

© Dinamik Studio

Changement d’ambiance pour nous et direction la scène Hybrid peu de temps avant la fin du live de Salut C’est Cool : Dimension Bonus. Le temps pour nous d’avoir un moment de repit avant d’accueillir l’un des duos les plus déjantés de la scène Tekno et Hardstyle : Expluze & Narfos. Artistes d’origine italienne aux gilets de sécurité et aux faux airs de Da Tweekaz dans leur façon d’être et de se produire, ces showmans sont prêt à motiver des festivaliers qui en demandent encore dans une ambiance loufoque. Le set débute avec du Hardstyle Oldschool comme « Don’t Get Back » de Lowriders, suivi d’un enchainement vers « Hear This » de Tuneboy. L’un des membres n’hésitera pas d’ailleurs à prendre la parole pour ambiancer au maximum l’Hybrid Stage, et chose promise, le public ne faiblit pas d’énergie. Nous avons également le droit à des mashups Hardstyle comme le thème de Ghostbusters, « Pursuit Of Hapiness » de Steve Aoki, ou encore « Go Stupid » de Sickmode remixé en live à la sauce du duo. Toujours à fond dans leur prestation, les 2 membres enchainent les missiles Raw, Hardstyle, Tekno, et même Hard Bass, avec en prime toujours des interludes au micro. Certains de leurs titres sont bien évidemment envoyés comme « Ageman & Acidboi ».

© Emeric Gallego

Après 45 minutes de folie sur la Hybrid Stage, Nous nous dirigeons une nouvelle fois sur la scène Techno pour voir une référence énervée du genre et qui aura pour mission de clôturer ce premier soir des 10 ans de Dream Nation sur cette scène, Cassie Raptor. La Parisienne est réputée pour sa férocité hors du commun aux platines, et celle-ci va confirmer une fois de plus cette tendance. Ravage imminent dès l’intro pour l’artiste avec une Hard Techno au ton mélancolique associé à des kicks terriblement surpuissants, comme « Mine » de Melt Motif remixé par abvsd. Mélodies planantes avec une touche de noirceur et de fureur, voilà clairement la définition même de ce que veut nous transmettre Cassie Raptor. Les visuels sont à nouveau en adéquation avec l’artiste, à savoir sombres, composés de couleurs fortes, et même par moment épileptiques. L’artiste alterne comme à son habitude vers un style Hardcore Indus de plus en plus fracassant, avec une tonne d’ID joués comme « Deep Down Low » remixé par CAZDOW. Ce set brutal ne laisse personne indiffèrent malgré l’heure ou encore beaucoup de festivaliers sont présents. Cassie Raptor ne donne aucun temps mort avec toujours autant de missiles sous le signe de l’annihilation comme le très récent « Job Works » de WAR Den, « No Break It » de Joanna Coelho remixé par Schiere, « AC130 » et « Klank » de Luciid, jusqu’au rework de « Hard Better Faster Stronger » par Buchecha. Un véritable génocide digne d’un closing de haute volée de la part de la DJ parisienne qui aura définitivement captivé les derniers survivants de cette édition.

© XERCE

En conclusion, cette édition anniversaire de Dream Nation aura été pour nous un vrai émerveillement, qui a su proposer un nouveau lieu absolument symbolique et qui a su répondre aux exigences du public. Certes les scènes ont été revues en taille pour un poil plus de minimalisme, mais impossible de ne pas tomber sous le charme entre une disposition impeccable de ces dernières, un line-up séduisant en tout point, un lightshow époustouflant, et une organisation revue à la hausse. Nous remercions à nouveau toute l’équipe de Dream Nation pour cette accréditation, et sommes parés à revivre l’expérience d’un des plus imposants festivals parisiens, pour la prochaine édition en 2024.

© Tribu De Nuit

By DNZL

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