Copyright: Yanis Duc Dubois 

On ne présente plus le Dour Festival ! Situé en Belgique, cet événement propose certainement un des meilleurs line-up éclectiques d’Europe : Rap, Rock, Techno, House, tout y est ! Le 14 et le 16 juillet, Valliue était présent et on vous emmène avec nous dans ce rassemblement où la musique est reine et les festivaliers en sont ses gardiens !

« Dour, c’est l’amour ! »

Notre aventure à Dour débute par un aperçu de l’organisation. De la sortie d’autoroute au parking, nous sommes tombés dans une file incroyablement longue mais avons sympathisé avec les festivaliers qui nous ont affirmés : « Dour, c’est l’amour » ! Et de fait, on ne râle pas à Dour au sujet des problèmes de trafic, on en profite plutôt pour faire connaissance et parler « musique ».

Une fois nos accès récupérés, direction notre premier concert : L’Extrema Outdoor 2023 a tenu toutes ses promesses ! Ce fût une incroyable journée avec des artistes d’exceptions ! Nous avons pu faire de belles découvertes, retrouver nos artistes préférés et un show géré avec merveille. Nous avons ressenti à nouveau cette sensation de bien-être de nous retrouver dans une ambiance festival, de retrouver les sourires du public qui attendait cette dixième édition depuis deux ans. Un grand merci à l’Extrema Outdoor et son staff pour l’invitation, pour cette édition riche en émotions et pour sa confiance !. Véritable combinaison entre Daft Punk, Kraftwerk, Justice et la chanson française, le Français déverse une créativité infinie et surprenante. Le public surpris rentre dans son jeu et le show donne cette ambiance unique.

La scène « De Balzaal », notre coup cœur !

On poursuite notre épopée avec la DJ et productrice suédoise, SPFDJ ! Acid, EBM, hardcore et trance, elle envoie une heure et trente minutes de musique hard dans les oreilles du public de la Balzaal…. Parlons de cette scène justement.

Un espace gigantesque entouré d’écrans LED géants et de lumières. C’est comme si Dour Festival avait recréé un club berlinois géant : on en prend plein la vue et les oreilles.

On file ensuite vers une autre scène importante du festival de Dour : le Rockamadour ! Plus petite et plus intimiste, on se retrouve entouré de containers noirs sur lesquels se reflètent les lumières de la scène. A notre arrivée, on découvre la talentueuse EMILIJA qui offre une performance incroyable. Proposant des sonorités 90s mêlant house progressive, trance et heavy bass, l’artiste emmène son public avec elle et s’offre même le luxe de terminer sur le classique : Sandstorm de Darude. À ce moment, c’est toute la scène qui tremble, mission accomplie pour EMILIJA qui marque Dour de son empreinte.

Il est temps de se sustenter et de s’abreuver à Dour !

Après ces trois intenses concerts, une pause est la bienvenue. C’est là où Dour nous déçoit un peu car à part des frites, pates et pizza, rien d’autre n’est proposé. Quant aux prix, on ne paye pas en euros mais en Douro (1 Douro = 1,70 euros) qui doivent être chargés au préalable sur le bracelet. Et on se retrouve donc à payer un peu cher un simple hamburger. Cependant, on dira que c’est l’inflation….

On retour sur scène avec Fais le Beau, Anetha et Eptic !

De retour sur la scène Rockamadour avec le Dj Fais Le Beau. De la house 90’s à la early progressive trance, le Luxembourgeois crée des grands moments d’euphorie et le public répond présent. Le set est millimétré et de qualité pour de beaux moments House.

On revient sur la scène « De Balzaal » pour suivre la talentueuse Anetha. La Frenchie a envoyé Dour dans toutes les émotions, trance, électro, techno, 90’s et acid. Inutile de vous dire qu’avec les effets lumineux et les écrans géants, nous étions dans un autre monde et on a tapé du pied.

On aime la Techno, la Trance, la House mais on adore également le Dubstep et pour cela, c’est le jeune Eptic qui régale. 10 ans après son premier passage, le Belge soutenu par Skrillex revient à Dour Festival afin de défendre son album « The End of the World ». Et…. Il a littéralement tout retourné. Provoquant pogos, mur de la mort et autres mouvements de foule, le prince de la Bass Music a tenu sa promesse : mettre un bouillon.

Paul Kalkbrenner pour un closing haut en couleurs !

C’est sur la plus grand scène du festival (Last Arena) que Paul Kalkbrenner a fait parler tout son talent. Comme à son habitude, on le retrouve derrière ses instruments et tables de mixages pour un show unique prodiguant de multiples émotions.

Seul bémol : le son n’allait pas assez fort sur cette scène principale. Autant les autres stages semblaient pousser leur volume à fond, autant ici, nous entendions les discussions autour de nous… Nous avons donc eu du mal à profiter pleinement de l’immense talent de Paul Kalkbrenner.

Ce vendredi se clôture, place à notre dimanche à Dour et notre marathon musical !

À peine arrivé le dimanche, nous nous retrouvons directement sur la scène « De Balzaal » pour prendre notre première dose de Melodic Techno avec le duo belge : Senses Of Mind. Véritable sensation montante, le groupe a livré une approche moderne et précise, mêlant warmup et bangers afin de bien préparer nos oreilles pour le reste de la journée.

De la Melodic Techno à la Dub !

Là aussi, Dour nous étonne et nous propose de belles découvertes musicales avec le collectif O.B.F. Soundsystem. Imaginez de grandes colonnes d’enceintes, des amplis de tailles démesurées et de nombreuses caisses de vinyles, c’est le concept apporté par les 4 artistes. Durant deux heures, le public vibre au son d’un savant mélange entre Drum, Dub, Reggae et House. Une ambiance « good vibe » qui réunit tout le monde autour d’une bienveillance. Un moment unique dont seul le festival de Dour a le secret et peut offrir.

On continue sur notre lancée de découvertes avec DJ Kwamē et son eurodance boostée à bloc. Une heure dix minutes de hits retravaillés façon Rave et un public déchaîné. Le Français a tout simplement assuré un show incroyable. Une belle découverte qui nous pousse à nous intéresser à son collectif La Darude offrant des soirées Electro 90s sur Paris.

Et les têtes d’affiches du dimanche ?

On démarre avec ØTTA, productrice et DJ portugaise proposant un style peu commun alliant une sensibilité émotionnelle à des lignes de basse brutes et solides, mélangées à des bruits industriels, du gabber, des classiques rave et trance. Inutile de vous dire qu’une fois la nuit tombée, les Ravers étaient de sorties et ØTTA leur a fourni une parfaite entrée en matière.

On avance dans la soirée et les noms plus connus se montrent : Kevin De Vries est l’artiste que de nombreux festivals s’arrachent depuis quelques années. Protégé de Tale Of Us, le producteur a livré une Melodic Techno à coups de bangers. Son « Dance With Me » ou encore « Metro » avec Mau P ont conquis la foule qui étaient déjà en attendre du closing.

Et quel(s) closing(s) avec Aphex Twin d’un côté et Tale Of Us de l’autre !

D’un côté Aphex Twin qui présentait son dernier show avec un cube illuminé de milles feux. De l’autre, le duo à la mode, Tale Of Us et leur Melodic Techno connue de tous. Impossible de choisir, nous avons suivi les deux concerts !

Aphex Twin a offert une performance pointue qui a peut-être été reçue avec difficultés par les festivaliers de Dour. En effet, le producteur emmène son public vers des horizons musicaux dont lui seul a le secret. Des montées longues, des drops imprévus, des sonorités particulières, l’artiste a tout simplement fait parler son talent dans toute sa splendeur.

Ajoutez à cela un cube géant sur lequel sont posés des écrans LEDs d’une qualité incroyable. Le tout est animé d’une façon psychédélique, faisant entrer le festival de Dour dans une autre dimension, où l’espace et le temps ne sont plus.

Nathan Dobbelaere

Après en avoir pris la plein la vue et les oreilles, on file voir le duo italien Tale Of Us. Petite déception car les visuels qui envahissent les réseaux sociaux dernièrement ne sont pas intégrés au show. C’est donc la musique uniquement qui nous emmène et nous conquit. Les hits et autres bangers du label Afterlife passent les uns après les autres et c’est toute l’audience qui réagit et vit quelque part les derniers moments de cette édition 2023 mémorable.

Conclusion

En effet, c’est ce qualificatif qui convient parfaitement au festival de Dour. Même si nous avons été un peu surpris par l’ambiance positive et bienveillante du festival (on voit rarement cela), l’événement possède ce petit quelque chose d’unique. Ce n’est pas son incroyable line-up, ce ne sont pas ses scènes grandioses…. Non ! Ce sont ses festivaliers qui font Dour ! DOUREEEUH !

L’évènement a tenu toutes ses promesses ! Ce fût deux incroyables journées avec des artistes d’exceptions ! Nous avons pu faire de belles découvertes, retrouver nos artistes préférés et un show géré avec merveille. Un grand merci à Dour et son staff pour l’invitation, pour cette édition riche en émotions et pour sa confiance !

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