On y était : Dream Nation Festival 2019 !

© Antoine Gutowski

Ca y est le mois de Septembre touche à sa fin et, avec lui, nous disons au revoir à l’été. Mais avant d’hiberner dans les clubs, il reste un événement qui nous est désormais immanquable, le Dream Nation Festival. Accueillant plus de 15 000 festivaliers sur les docks de Paris et s’étendant désormais sur trois jours, le festival voit les choses en grand. Nous étions présents lors du main event qui avait lieu le samedi 21 Septembre.

Nous arrivons sur place pour 23h30 et faisons notre habituel tour des lieux. Le Dream Nation Festival c’est 4 stages (Techno, Hard, Trance, Bass) dont chacune dispose d’une ambiance qui lui est propre. La Techno Stage est la plus intimiste du lot, avec un éclairage simple et deux écrans LED, c’est minimaliste et efficace, comme le style représenté en soit. Puis nous arrivons sur la Hard Stage, déjà bien remplie. La scénographie s’inspire grandement de Stargate, avec cette arche similaire à celle de la série présente derrière le DJ. Enfin, nous nous dirigeons à la découverte des scènes « jumelles » car dos à dos, la Trance Stage et la Bass Stage. La Trance Stage fait la part belle à une ambiance égyptienne avec ses colonnes et 5 écrans. La Bass Stage est, quant à elle, la scène la plus grande et la plus élaborée visuellement. De multiples écrans LED en losange ainsi qu’une armée de lasers permettront de proposer un show de grande qualité tout au long de la soirée.

© Antoine Gutowski

Nous décidons de rester sur cette Bass Stage afin d’écouter The Bass Society. Un nom qui est loin d ‘être usurpé tant nous prenons une déferlante de basses dans les oreilles sur des sonorités presque « Noisia-esque ». La chaleur commence à monter et la scène à se remplir copieusement alors qu’il n’est même pas minuit… Petite source d’inquiétude pour la suite de la soirée. Nous nous dirigeons par la suite sur la Trance Stage pour assister à la prestation de Morten Granau. Le Danois délivrera un set très travaillé, tout en montée en puissance. Commençant par de long breaks avec ses classiques tels « The Collective« , et finissant sur des notes beaucoup plus agressives.

Il est 1h lorsque nous décidons de rester sur la Trance Stage afin d’écouter le set du duo sans doute le plus attendu de cette édition : Infected Mushroom. Devant une Trance Stage au bord de l’explosion, nous restons seulement quelques minutes tant la chaleur est insoutenable. Nous retiendrons de cette prestation un réel combat d’énergie entre le public et Amit, le tout donnant une sensation de communion assez exceptionnelle. Le temps de se rafraichir et nous retournons sur la scène jumelle pour entendre Spag Heddy et Dubloadz détruire les docks. Les deux artistes, amènent avec eux les plus gros tubes américains de ses dernières années, « Don’t Let Me Down« , ou encore « Superhuman » tous deux remixés par Spag Heddy. Au milieu de ces breaks planants, une avalanche de Dubstep bien grasse qui trouve un fort écho auprès du public présent.

© Antoine Gutowski

Car les DJs de la Bass Stage arrivent en terrain conquis. En témoignent les très (très) nombreux hoodies Rampage vus sur place. Les festivaliers sont connaisseurs et mettent une ambiance de folie. Puis c’est au tour de Delta Heavy de faire son apparition accompagné d’un MC dont on appréciera grandement l’énergie et l’effort de parler en français. C’est assez rare pour être souligné. Le duo anglais, livre un set d’une grande qualité alternant entre les sonorités Midtempo, Dubstep, DNB bien sur, et Uptempo. « Tour » est repris par un seul homme par l’ensemble du public tandis que « Lift You Up » se révèle comme une véritable bombe en live. Il est temps pour nous de quitter la Bass Stage afin de reprendre des forces et de découvrir ce qui se passe dans le reste du festival. Direction donc la Techno Stage pour voir Keith Carnal au milieu d’une scène où il fait frais et où il y de l’espace. Un environnement parfait pour écouter les sets Techno proposés.

Puis, nous faisons un détour obligé par la Hard Stage. N’étant pas un amateur du genre, tout ce que nous pouvons dire c’est que la foule, très dense, tapait fortement du pied devant N-Vitral. Nous entamons ensuite un tour complet du site pour voir comment les flux de personnes sont gérés, alors que le site est au maximum de la capacité. Les attentes aux toilettes ainsi qu’aux divers stands de boissons sont plus que raisonnables, un très bon point au vu de l’affluence ! Puis, retour sur la Bass Stage pour écouter le set le plus éprouvant physiquement de la soirée. Ce n’est pas compliqué, Black Sun Empire ne nous laissera pas une seule seconde de répit en enchainant les drops d’une violence inouïe entrecoupés de très courts breaks. Mais les festivaliers encore présents en très grand nombre à 5h du matin en ont sous le pieds et la chaleur ne baisse pas d’un degré. Nous prenons le temps de contempler le spectacle visuel de très haut standing, à grands renforts de lasers. Les dernières sonorités de DNB de la soirée résonnent et, avec elles, la fin de notre soirée. Nous rentrons physiquement éprouvés, mais mentalement épanouis.

© Antoine Gutowski

Notre mois de Septembre, qui, cette année, fut extrêmement dense s’est donc achevé aux docks de Paris. Et de quelle manière ! Alors qu’on pourrait en ressortir en se disant qu’on a assisté à un festival parmi tant d’autres, il n’en est rien. La programmation, la scénographie et les diverses installations réservées aux festivaliers, font du Dream Nation Festival un événement de haute volée. Une chose est sûre, si je devais faire découvrir à un proche le monde des musiques électroniques plus « underground », je l’emmènerai au Dream Nation sans hésitation.

Un grand merci à Nadia et Estelle qui, grâce à leur professionnalisme, nous ont permis de préparer et de savourer le Dream Nation dans les meilleures conditions. Et merci aussi à toi, public français, qui nous a bluffé en bravant la chaleur des scènes de 22h à 7h  pour prouver aux artistes qu’on était un public exceptionnel !

 

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