On y était : Elektric Park 2019 !

© Antoine Gutowski / Valliue

Le premier samedi du mois de Septembre est un jour que nous savons festif du côté de Chatou. Cela fait 10 ans que ça dure grâce à la superbe initiative de Joachim Garraud qui créa, en 2009, l’Inox Park. Et depuis la première édition, l’événement a bien changé. Le line-up devenant plus étoffé et plus éclectique qu’auparavant. Et même si l’absence de gros headliners à la renommée internationale fait souvent parler, l’Elektric Park Festival propose cette année une programmation qui fait franchement saliver.  Avec des noms comme Dirtyphonics, Boris Brejcha, Noisia, What So Not, Mandragora et bien d’autres. Alors est-ce que la célébration des 10 ans est arrivée à combler les attentes ?

Nous arrivons au festival sur les coups de 13h30 afin de pouvoir effectuer notre habituel tour des lieux. Cette année, l’Elektric Park se recentre sur 4 stages (contre 5 auparavant). La mainstage (Yellow Stage) ne connaît pas de modifications flagrantes par rapport aux éditions précédentes. Il en va de même pour les autres stages dont les changements restent minimes, de l’ordre du détail. Seule la Black Stage voit sa configuration et son emplacement modifié. Les organisateurs se sont concentrés sur l’ajout d’espaces réservés aux VIP. La Green Stage dispose désormais de sa propre terrasse, et la Yellow a vu l’ajout de deux plateformes surplombant le DJ booth. C’est franchement sympa et novateur.

© Antoine Gutowski / Valliue

Après notre petite promenade, nous revenons sur la Yellow Stage afin d’assister à la performance de Norman Doray et Arno Cost. Devant une foule éparse, à 14 heures rien de choquant, les deux DJs nous régalent d’un set funky et groovy, parfait pour commencer. Le public ne s’y trompe pas et est particulièrement réceptif à cette ambiance 80’s créée par des titres comme « Monte Carlo » de Mercer ou encore « Morning Light » de Norman Doray recut par… Arno Cost ! Nous changeons d’ambiance au bout de 30 minutes afin d’aller contempler le pouvoir d’Hilight Tribe sur la foule. On se retrouve donc sur une Green Stage absolument bondée et qui est en réelle communion avec le groupe de Tribal Psy Trance. Grand moment bien évidemment lorsque le public chante en cœur « Great Spirit » ou encore « Free Tibet« .

Il est alors 15h lorsque nous décidons de faire un petit crochet par la Yellow pour apercevoir Henri PFR, avant d’assister au show du phénomène Mandragora. Le DJ belge arrive sur scène avec une énergie toujours assez impressionnante. Des mashups efficaces sont délivrés avec « Celebration » ou encore du Disclosure, il remplit parfaitement son contrat. Puis très rapidement (enfin à la suite d’une percée qui prendra facilement plus de 5 minutes tant Mandragora est attendu) nous arrivons derrière le crash pour admirer le DJ mexicain dans ses œuvres. On le découvre souriant et très communicatif, en symbiose avec un public qui lui est totalement dévoué. Les longs breaks et la puissance de ses productions Prog-Trance, telle « Sem Chao » nous envoutent totalement. Même Joachim Garraud de passage pour faire un hommage au Mexicain ne semble pas en revenir de l’ambiance sur la Red Stage.

© Antoine Gutowski / Valliue

Alors que l’on avait prévu de rester 30 minutes, nous resterons finalement plus d’une heure aux côtés de Mandragora. Il est donc temps de retourner sur la Yellow Stage afin de voir ce que nous réserve Damien N-Drix. Le Français que l’on suivait de très près il y a de cela 2 ans se fait plus discret dernièrement. Il délivrera un set globalement bass house sans réelle surprise, mention spéciale tout de même au Mashup « Bad Guy » / « Satisfaction« . Puis, nous nous dirigeons vers l’espace presse pour des interviews lors desquelles nous passerons un excellent moment en compagnie d’artistes enthousiastes et heureux d’être présents à l’Elektric Park. Lorsque nous sortonsn nous nous préparons à un enchainement des plus variés. C’est parti pour What So Not / Boris Brejcha / Noisia / Vini Vici et enfin Dirtyphonics. Qu’il fait bon être sur l’Ile des impressionnistes sous le soleil, les absents ont forcements tort.

Nous commençons donc par le set de What So Not. Ses productions saccadées retournent une Yellow Stage sur laquelle la poussière commence à être franchement oppressante. On s’était fait la remarque en arrivant que le manque de revêtements et de précipitations pourrait se faire ressentir en fin de journée, c’est clairement le cas. L’Australien alterne entre les titres les plus connus de « l’ère Flume« , « Jaguar » en tête de liste, et son excellent remix du thème de Stranger Things sorti au début de l’été. On aura même le droit à un moment dnb avec la désormais célèbre « UK » de Dimension. En bref, un excellent set savouré à sa juste valeur par le public. Puis vient l’heure DU choix cornélien des 10 ans de l’EPK, Noisia sur la Yellow Stage ou Boris Brejcha sur la Green Stage….Nous décidons de commencer par le Vénitien d’adoption.

© Antoine Gutowski / Valliue

Nous arrivons donc à 19h50 sur une Green Stage au bord de l’implosion. Les premières notes résonnent et quelque chose nous parait étonnant… Il y a en fait un réel problème au niveau des basses qui sont tout bonnement inexistantes. Sur un artiste tel que Boris Brejcha, cela gâche franchement l’expérience, quel dommage. Le temps que le problème soit résolu (soit 20 minutes plus tard) et nous devons déjà retourner voir LA grande inconnue de la soirée. Comment le public va réagir à Noisia sur la mainstage ? Il sera en fait scindé en deux, une partie totalement médusée, restant par curiosité, et l’autre partie, en totale effervescence devant un set d’une grande qualité. Les plus anciens de la scène auront reconnus les notes de « Diplodocus« , tandis que les fans plus récents auront tapé du pied sur « Tentacles« . Les rythmes s’enchainent et la Yellow Stage se détruit au fur et à mesure. Au sens figuré, car peu importe que vous soyez réceptifs ou non, vous sortez épuisés d’un tel set, et au sens propre.

Car lorsque Vini Vici apparaît sur la Stage au maximum de sa capacité, le son parait encore une fois jouer des tours. Moins fort, il nous semble que seule la batterie des enceintes à droite de la scène a l’air d’avoir résisté au set précédent. Au delà de ça, Vini Vici ressortira comme LA déception de ce festival. Un set très orienté mainstage avec par exemple ce mashup de « Ping Pong » et de « Tsunami« . Au milieu de tout ça, nous avons entendus une déferlante de psy trance comme le groupe sait le faire. On profite de quelques minutes de pauses pour se reposer avant de subir (dans le bon sens du terme) le set des Dirtyphonics. Les Français ont ramené avec eux un show live exclusif, des visuels démentiels tantôt représentant les enfers tantôt des crânes en négatifs superbes, et une tracklist aux petits oignons. Absolument rien ne leur résiste et le public exulte sur les sonorités des productions Dubstep (« No Mercy« ) et Drum N Bass (« Scorpion« ) du duo. En bref, on assiste à un très grand moment et à un exceptionnel closing pour célébrer de la plus belle des manières les 10 ans de l’Elektric Park.

© Antoine Gutowski / Valliue

Pour son anniversaire qui lui tient tant à cœur, Joachim Garraud, accompagné de Allo Floride, a mis les petits plats dans les grands en se concentrant sur l’essentiel. Un line-up représentant une palette de genres immense et d’une qualité rarement vue en France. De plus, les organisateurs ont pris des risques énormes, en bookant par exemple Noisia sur la mainstage, et on ne peut que les applaudir pour cela. Nous avons vécu l’une des plus grandes éditions de l’Elektric Park. Le 5 septembre 2020 est déjà réservé dans nos agendas, à l’année prochaine !

Un grand merci à Elsa et à toute l’organisation pour nous avoir permis de passer cet événement dans les meilleures conditions. Merci aux artistes pour leurs disponibilités et leur gentillesse, et merci au public qui, de la première chenille à 14h aux derniers pogos à minuit, a été quasi exemplaire !

 

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