Interview DJ Furax


 

Smash Agency - Furax 005

C’est avec joie que nous vous proposons notre entretien effectué avec DJ Furax ! Après avoir parlé de son succès « Big Orgus », le patron du
Jumpstyle nous parle de sa longue carrière ainsi que de l’évolution de la musique électronique. Voici ses propos :

Salut DJ Furax ! Peux-tu te présenter pour ceux qui ne te connaissent pas ?

Je suis DJ Furax, dj producteur depuis presque 25 ans. J’aurai 42 ans prochainement (et 20 dans ma tête !)

C’est la question de base du site… Quelle est ta définition de la musique électronique ?

Il n’y a pas vraiment de définition… Pour moi c’est plus un état d’esprit, un ensemble de choses qui fait qu’on aime cette musique électronique aux multiples facettes ! J’en suis amoureux depuis les années 1990 …

Tu es l’un de ceux qui ont fait connaître le Jumpstyle… Pourquoi s’être orienté vers ce style de musique ?

J’ai toujours adoré le hard ! Quand j’ai commencé à mixer, c’était hardcore à l’époque. J’ai donc naturellement basculé vers le jumpstyle, qui était bien plus fort pour moi !

Cependant, le Jumpstyle reste moins populaire que certains styles voisins comme le Hardstyle. Comment peux-tu expliquer cela ?

Oui, c’est très simple : le hardstyle est le côté commercial du mouvement hard en général. Un peu comme l’EDM maintenant ! C’est avec ce style que l’on touche un plus large public, car ses mélodies mielleuses et paroles (entre autres) rendent plus accessible cette musique… Le jumpstyle c’était « pur dancefloor », des vrais produits DJs pour la plupart !

Tout le monde te connaît grâce à ton carton « Big Orgus », sorti en 1997 ! Peut-on en savoir plus sur la production de ce morceau ?

Oui (sourire) ! Sorti, comme tu le dis, en 1997 sous le nom « Redshark » (un de mes pseudos). Ensuite, en 2003, j’ai réalisé les remix et ajouté mon nom « DJ Furax ». C’est cette version qui est devenue un hit, car au départ c’était un produit trance. La suite ? Des milliers de copies vendues, des centaines de compilations, des dizaines de remix… Un grand classique de la musique électronique aujourd’hui.

Tu es présent depuis maintenant plus de 15 ans, quel est le secret pour percer dans la durée ?

Presque 25 ans plutôt (rires). Ecoute, ce qui est important c’est de rester vrai et fidèle à son style premier, et aussi être accessible !

D’ailleurs, peux-tu nous dire ton point de vue sur l’évolution de la musique électronique, du début de ta carrière à aujoud’hui ?

Oula, quel bouleversement depuis les années 90, ce serait trop long pour résumer le tout ! Il faut dire que tout a changé : la manière de produire, et surtout la manière de consommer la musique… Cela a des avantages et aussi beaucoup d’inconvénients car cela devient plus un business et du fake que de la pure production destinée aux clubbers. Aujourd’hui, la plupart des DJs producteurs ne produisent plus leurs propres morceaux, donc si cela ne dérange pas le public qui suit comme des moutons, très bien pour eux ! La roue tourne donc laissons faire, les vrais savent …

Tu es de nationalité belge, y a-t-il une différence de culture électro entre la Belgique et la France ?

Oui, la Belgique avait à l’époque les meilleurs producteurs de musique électronique. On s’est bien fait dépassé par la Hollande qui domine le monde de la musique maintenant. La France est toujours un peu en retard mais reste très ouverte aussi, surtout à l’électro.

Durant ta grande carrière, tu as fait les meilleurs festivals européens comme Qlimax, Defqon1, Tomorrowland, Bassleader ou encore Mysteryland. Mais quel a été ton meilleur souvenir sur scène ? As-tu également une anecdote insolite à nous raconter ?

Je n’ai que de bons souvenirs d’avoir eu cette chance, et encore aujourd’hui je joue dans les plus grands festivals, soirées etc. Chaque soirée a son histoire ! Bien sur Tomorrowland a été rempli d’émotion pour moi cette année, car le public m’a fait comprendre qu’il m’attendait depuis longtemps. C’était la folie ! Une anecdote ? Je mixais à Q-Base. J’arrive en retard car le GPS ne trouvait pas la route ! Quand arrive mon tour de mixer, le DJ avant moi met son dernier vinyle puis quitte la scène. Je regarde la platine… Plus d’aiguille ! Il ne restait que 3 minutes avant que le disque ne se stoppe devant des milliers de personnes… Un ami a couru vers une scène d’à côté pour demander deux aiguilles, et j’ai pu lancer mon disque à la limite (rires) OUFFFF !

Merci DJ Furax d’avoir répondu à nos questions ! Un dernier message à faire passer ?

RDV sur mon Facebook, pour y retrouver des sets, des free vidéos… Bizzzzzzz à vous !

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