Crédit : Lil Alien

Le week-end dernier, nous nous sommes rendus à Rochefort pour l’édition 2025 du Stereoparc Festival. Installé dans le cadre historique de la Corderie Royale, c’était pour nous une grande première ! On vous raconte tout sur cette soirée intense.

Le Stereoparc s’est tenu les vendredi 18 et samedi 19 juillet. De notre côté, on a fait le déplacement uniquement pour la soirée du vendredi, orientée techno et underground. Le samedi, lui, proposait une programmation plus éclectique, couvrant un spectre plus large de l’électro.

Nous sommes arrivés sur place vers 19h30. Venus en voiture, on a trouvé une place assez rapidement, à quelques pas du site. Direction l’entrée du festival, bien indiquée et facile d’accès. La gestion des flux était fluide : récupération des badges, passage des portiques de sécurité… le tout sans accroc. On faisait donc nos tout premiers pas dans ce lieu chargé d’histoire, sous un ciel à la fois doux et rafraîchissant.

On commence par faire un tour du côté de l’espace partenaires médias, situé juste après l’entrée. En quelques pas, on se retrouve sur des remparts offrant une vue imprenable sur tout le festival : la Corderie Royale d’un côté, avec la scène principale, de l’autre, sur notre droite, on devine un bout de la deuxième scène, pensée à 360°, et la Loire qui file doucement vers l’océan. Un panorama splendide, réservé aux VIP et partenaires. Derrière les remparts, un large espace a été aménagé pour accueillir tout ce petit monde dans les meilleures conditions. Un bar bien fourni, avec ou sans alcool et plusieurs traiteurs de la région complètent le tableau. Bref, un accueil aux petits oignons. Lors de notre petit tour, on en a profité pour goûter quelques amuses-bouches : terrine de canard, huîtres… un vrai plaisir.

Crédit : Stereoparc Festival

Mais pas le temps de trop s’attarder : si on apprécie l’ambiance, c’est surtout la musique qu’on est venus savourer. On descend alors les marches qui mènent aux deux scènes. On découvre un lieu à part, avec son allée principale qui file droit vers la scène principale, mais aussi des zones avec des pavées, le tout dans une très belle architecture. Un cadre vraiment chouette, qui apporte une vraie identité au festival. De plus, malgré la foule, la circulation est ultra fluide tant l’espace est vaste.

Avant de découvrir pleinement les premiers artistes de la scène principale, on part explorer l’autre partie du festival : la seconde scène, pensée pour une expérience à 360°. Tout au long de la soirée, on remarquera que le public se regroupe surtout face au DJ booth. Autour, des foodtrucks, quelques transats pour chiller… de quoi profiter du son en mode détente. C’est là qu’on découvre le set de LA RED, qui enchaîne quelques pépites bien actuelles comme « Stay Here » de Rivo ou « Appetite » de Chris Lorenzo.

On reste quelques minutes et on met le cap sur la mainstage, curieux de découvrir TRINIX. La scène est sobre mais bien ficelée, avec un gros travail sur les lights et plusieurs panneaux LED verticaux qui habillent l’espace. La fosse se remplit peu à peu, et on profite de la performance du duo, qui enchaîne quelques-uns de ses morceaux les plus marquants : leur reprise de « Dernière danse »« Anchor Point », et l’incontournable « Emorio », repris en chœur par tout le public. Un vrai moment fort dans leur set.

Avant la fin du set, on décide de faire une petite pause au bar pour prendre un Spritz. Le staff est aux petits soins, détendu, et s’amuse avec les festivaliers. C’était très chouette de voir autant d’ambiance et de bonne entente que ce soit côté festivaliers comme bénévoles. De plus, on a pu constater un public hyper hétéroclite : familles avec enfants, étudiants, trentenaires… un vrai mélange de générations. Les organisateurs avaient également prévu un accès PMR, preuve que l’accueil était très bien pensé. Verre en main, on retourne profiter de la fin du live de Trinix. Le duo livre une prestation énergique sur leurs pads, avec notamment un remix de Daft Punk. Ils bouclent leur show en annonçant que leur prochain album arrive très bientôt. Autant dire qu’on a hâte de l’écouter !

Crédit : Lil Alien

L’échauffement est terminé, place aux choses sérieuses : la première tête d’affiche débarque. Comme on vous le disait plus tôt, la prog de ce vendredi est clairement orientée underground et franchement, ça nous régale. Au menu de la soirée : Massano, Amelie Lens, Marion Di Napoli et Stella Bossi. Une nuit qui s’annonce 100 % techno. C’est Massano qui ouvre le bal, alors que la nuit tombe doucement sur la Corderie. Sa melodic techno installe progressivement l’ambiance, et la scénographie commence à se révéler. Le Britannique balance quelques tracks teintés de vocales françaises, comme son l’édit de Solomun de « Tout le monde est fou », qui fait son effet en live. Il passe aussi « Renegade Master », pour une touche plus dark. L’ensemble est parfaitement maîtrisé : il distille quelques IDs bien mélodiques qu’on a déjà hâte de réentendre. Les classiques sont aussi de la partie, avec « The Feeling »« Fade Away », et un final en apothéose avec « Angel In The Dark » suivi d’un bel hommage au lieu avec « World Hold On » de Bob Sinclar. Un vrai plaisir !

La tête d’affiche de la soirée est là. Amelie Lens débarque en furie, et c’est une énorme surprise pour nous. Plutôt adeptes de melodic techno à la base, on se prend une vraie claque pendant 1h30. Une techno brute, incisive, mais toujours variée et c’est ce qui nous plaît ! Elle enchaîne ses propres prods avec « Feel It», « Club Of Extremes » mais aussi des pépites comme « Formula Loca » ou son remix de « Voices In My Head« . Un vrai régal. Installés en plein cœur de la foule qui s’est densifiée dès l’arrivée de la productrice, l’ambiance est électrique. Les premiers jets de CO2 et les lasers subliment le show une fois la nuit bien installée, ajoutant une dimension visuelle au set. La Dj belge termine sur une note plus mélodique avec ses magnifiques morceaux comme « Falling For You ». Un set intense, qui a filé à toute vitesse et nous fait voyager du début à la fin. Amelie Lens quitte la scène dans l’émotion remerciant le public et avec un câlin à la prochaine artiste techno de la soirée : Marion Di Napoli. On profite de ses premières minutes, notamment d’un mashup progressif sur la bande-son du film Dune. Mais notre faim commence à se manifester de plus en plus, et nous décidons de marquer une pause pour découvrir les options food côté seconde scène.

Crédit : Lucas CHL

Quelques foodtrucks sont installés sur place, et on jette notre dévolu sur des hot-dogs, le seul stand proposant une option végétarienne de ce que l’on a pu voir. On aurait aimé un peu plus de variété de ce côté-là. Le hot-dog est plutôt léger pour le prix, mais fait le job. On note aussi une petite galère pour repérer les points d’eau, visiblement concentrés à un seul endroit du site. C’est aussi l’occasion pour nous de nous poser, en nous installant tout près de la deuxième scène pour profiter du son dans un moment plus chill. Après ce break bienvenu, on retourne sur la mainstage pour attraper les derniers instants du set de Marion Di Napoli. Une belle découverte de cette étoile montante. C’était une première pour nous et on a reconnu quelques-unes de ses productions comme « Let Go ». Un set qualitatif, bien mené !

La soirée se termine pour nous sur Stella Bossi, du moins pendant quelques minutes, car on doit reprendre la route pour un long trajet de 2h30. Dommage, car son set prenait clairement une autre dimension, avec une énergie marquée par des sonorités rawstyle. Un virage plus agressif que ses prédécesseurs, et franchement, on a adoré. Une très belle surprise !

Crédit : Stereoparc Festival

Conclusion :

On a passé un excellent moment au Stereoparc. L’organisation était au rendez-vous : peu d’attente à l’entrée comme aux buvettes, un staff et des bénévoles toujours souriants, et un site parfaitement aménagé. L’ambiance dans le public était top, avec une belle énergie collective. Mais la vraie pépite, c’est le lieu : la Corderie Royale est tout simplement magique pour accueillir ce festival électro. Le cadre donne une âme au Stereoparc, et ça lui va à merveille. On croise les doigts pour que le festival continue de grandir et perdure encore longtemps. Merci aux organisateurs pour l’invitation et la confiance !