Interview : French 79

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© Oce-B / Valliue

Les événements musicaux reprennent progressivement pour le plus grand bonheur de tous : organisateurs, artistes, public… À l’occasion de la reprise de son « Joshua Tour », nous avons posé quelques questions à French 79 lors de sa venue au Poney Club de Toulouse. De sa tournée à une célèbre pub, en passant par l’émotion de ses productions… Retrouvez ses propos ci-dessous :

Salut ! Peux-tu te présenter pour ceux qui ne te connaissent pas ?

Je m’appelle Simon, je viens de Marseille et je suis musicien.

C’est la question de base du site… Quelle est ta définition de la musique électronique ?

Je dirais que c’est de la musique répétitive, faite à base d’instruments plutôt électroniques.

Ce soir est la première date de la reprise de ton “Joshua Tour” ! Après de très longs mois loin de ton public dû à la crise sanitaire… Es-tu impatient d’enchaîner les concerts comme si c’était ta première tournée ?

Je ne vais pas réellement enchaîner les concerts car finalement ça a été compliqué de rebooker des dates. Je n’ai pas spécialement voulu faire de date dans des salles où les gens seraient assis et enfermés. Donc mises à part quelques dates de presque dernières minutes en extérieur, la tournée reprend principalement en septembre. Mais en tout cas, ça me fait trop plaisir de pouvoir rejouer cet été. Je suis impatient !

Début septembre, tu pars conquérir l’Amérique du Nord pour une douzaine de dates. Comment es-tu reçu par le public à l’étranger ?

Ça se passe très bien à l’étranger ! Je n’ai jamais fait les États-Unis donc on verra bien. Mais tout ce qui est l’Asie, l’Europe, l’Amérique du Sud… Ça s’est toujours bien passé, donc j’espère que ce sera aussi bien !

Jouer ton album “Joshua” à ton public deux ans après sa sortie à cause du COVID, est-ce plus compliqué que s’il était sorti récemment ?

Non… J’ai eu la chance finalement de pouvoir faire une trentaine de dates avant le COVID donc ça s’est quand même bien installé. Ces dates-là se sont bien passées et étaient quasiment toutes complètes, donc je repars un peu confiant et ça fait plaisir. Disons que j’aurais plus stressé si j’avais fait qu’une ou deux dates avant la pandémie. Là, c’est plutôt agréable de reprendre maintenant.

La beauté de “Between The Buttons”, la sensualité de “Hometown”, l’énergie de “Hold On”… Tu te renouvelles sans cesse tout en gardant une cohérence dans ton projet musical. Où puises-tu ton inspiration ?

Je puise mon inspiration dans ce que je vis. J’ai besoin d’aller découvrir d’autres choses, de faire de la voile, d’aller à la montagne et de faire ces choses-là pour après retranscrire des émotions que j’ai vécues. C’est ça qui nourrit ce que je crée. En tout cas, être enfermé pendant le COVID n’a pas été une super période pour moi pour créer. J’ai vraiment besoin de vivre des choses.

Personnellement, ton morceau qui me touche le plus est “DDROPP”. Pour toi, la musique électronique est-elle le moyen le plus évident pour procurer des émotions grâce à son infinité de possibilités ?

Oui il y en a pleins ! Je pense que ça passe par les mélodies. Après, ça aurait très bien pu être seulement une ligne de piano par exemple. Ça se retranscrit en musique électronique parce que j’utilise des synthés et des boîtes à rythmes. J’essaie de transmettre des émotions via des suites d’accords, des harmonies, des mélodies…

En 2018, ta musique “Diamond Veins” a été utilisée pour une pub McDonald’s. Tu peux nous expliquer comment ça s’est passé, de la prise de contact à ton avis sur le rendu final ?

Tout passe par mon éditeur. Pour ce genre de choses, chacun son métier. Je ne suis pas du tout bon négociateur. J’ai toujours mon mot à dire pour valider ou non à la fin, bien évidemment ! Mais les prises de contact ne passent pas par moi, notamment lorsque c’est une grosse société… Ils s’en foutent de parler à l’artiste, donc c’est l’éditeur qui gère tout ça. Ce sont des choses qui me permettent de vivre de la musique donc j’étais partant !

Es-tu plus satisfait de la visibilité obtenue, ou frustré que certaines personnes du grand public puissent résumer ta carrière à “c’est la musique de la pub !” ?

Non, je suis content de la visibilité apportée. Disons que pour l’instant je n’ai pas trop vu de points négatifs, à part quelques personnes sur internet qui m’ont qualifié de “vendu” ! Mais tout reste plutôt positif quand même. Tu rentres dans un engrenage… Les gens t’entendent dans une pub, donc ils viennent à tes concerts. Aux concerts, ils reconnaissent ta musique donc ils sont contents !

Sur scène, tu joues sur différentes machines, instruments… Tu chantes même par exemple sur ton morceau “Hometown”. Posséder une multiple casquette est-il nécessaire pour ton épanouissement artistique ?

C’est plutôt pour mon épanouissement personnel parce que j’ai besoin de ne pas toujours faire la même chose. Alors, je ne suis pas un grand chanteur, ce n’est pas ce que je préfère, mais j’ai besoin d’avoir des baguettes dans les mains, de jouer du synthé… J’aime faire plein de choses et être entouré de différents instruments. Ça change selon les tournées que je fais. Avec un groupe j’étais à la guitare, hier soir j’étais au piano sur un autre projet.

Le 7 mai dernier, tu performais pour l’émission “Passengers” d’ARTE à Nice, directement depuis l’Observatoire de la Côte d’Azur. Jouer dans un lieu si atypique, sans public et face caméra, change t-il ta façon d’aborder ta performance ?

Oui, ce n’est pas évident de jouer devant personne qui bouge, surtout de la musique électronique je pense ! Et encore moins avec trente caméras qui te fixent, le drone… Mais ça fait aussi partie du job de savoir faire ça et le résultat est pas mal.

La semaine dernière, ton acolyte Kid Francescoli jouait ici, au Poney Club. En avez-vous discuté avant ta venue ?

Oui on en a parlé, et il était très content. Il m’a dit que ça s’était super bien passé et que des concerts ont été annulés à cause de la pluie, qu’ils annonçaient des orages ce soir… Mais on m’a dit que c’était le feu ici même s’il pleuvait donc tant mieux !

Quels sont tes projets à venir ?

J’ai pas mal de morceaux qui vont sortir, des inédits, un clip dans quelques semaines, un autre à la rentrée, la tournée aux États-Unis… J’ai aussi un nouveau projet avec un ami qui est pianiste, un projet un peu plus jazz pour changer un peu. J’ai plein de choses, je ne veux pas spécialement me concentrer sur un nouvel album car ça ne sert à rien de les enchaîner. Je préfère prendre une petite pause d’un an pour pouvoir faire ce que j’ai toujours eu envie de faire. Ça rejoint ce qu’on disait tout à l’heure : faire des choses différentes pour ne pas rentrer dans la routine.

Merci d’avoir répondu à nos questions ! As-tu un dernier message à faire passer ?

J’espère croiser le plus de gens possibles au cours de ma tournée !

Préparation, Réalisation & Retranscription : Valso

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