Fakear – Everything Will Grow Again

© Facebook : Fakear

Deux après l’album « All Glows » et quelques singles, Fakear fait son grand retour avec « Everything Will Grow Again ». Ce troisième opus amorce un tournant dans sa carrière, avec une nouvelle direction artistique particulièrement intéressante !

Alors qu’il s’est imposé comme un des ambassadeurs d’une musique électronique plus posée et à contre courant de la club culture, Théo Le Vigoureux a pris goût avec le temps à cette culture où faire danser est le maître-mot. Une évolution de sa sensibilité musicale qu’il retranscrit sur ce troisième long format, avec comme inspiration majeure la scène anglaise. Une idée poussée aux côtés du britannique Alex Metric, avec qui il a produit tous les morceaux de l’album à l’exception du closing track « Water Lullaby ».

Une évolution annoncée dès l’intro « Kaishi », scindée en deux parties : si la première est très organique avec des cordes et une basse acoustique, la seconde permet de rentrer dans le vif du sujet. La musique du français se fait ainsi plus électronique que jamais sur 11 titres et quasiment une heure. De nombreuses influences jalonnent le projet, des relents Bass Music sur « Tadlo » au clin d’oeil trip-hop de « Structurized » en passant par le groove House soutenu de « Together », le titre le plus club-friendly de l’album. Des expérimentations allant même jusqu’à l’Electronica avec le saisissant « Linked », une production sans beat ou des synthés envoûtants se chargent de faire vibrer l’auditeur.

Si la synthèse sonore est plus présente que jamais, Théo n’a pas complètement mis de coté les fondamentaux qui font le charme de sa musique depuis le début de sa carrière. On reste sur une musique facile à écouter, apaisante et incitant au voyage, y compris sur les titres les plus dansants. Ces influences world music se font moins marquées qu’auparavant, mais rejaillissent sur 3 titres : le relaxant « A New Home », le plus groovy et organique « Tokai » ainsi que l’outro « Water Lullaby ». L’album se clôt sur une note très relaxante en rappelant les titres phares de l’artiste, comme un moyen de boucler une boucle initiée il y a quasiment 10 ans.

Si « Animal » s’inscrivait dans la continuité de ses premières sorties et que « All Glows » se faisait plus accessible en flirtant avec la Pop, « Everything Will Grow Again » permet à Fakear de partir à la conquête des clubs avec une musique différente. À la croisée des chemins, entre UK House et World Music où des grooves dansants se mêlent à une musicalité amenant au voyage, cet album s’impose comme un des plus intéressants de l’année !

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