On y était ! Tchami & Malaa : No Redemption au Zenith de Paris

© Facebook de Tchami

Apres une tournée américaine dantesque, le prêtre et la cagoule les plus connus de France revenaient dans l’hexagone avec un pari osé, remplir le Zénith de Paris. Afficher complet dans cette salle mythique est toujours compliqué pour les artistes électro. Beaucoup en ont rêvé, peu l’ont osé, et moins encore l’ont remplie. La question s’est donc vite posée de savoir s’ils allaient réussir à rassembler autant de fans à l’occasion de cette date particulière du No Redemption Tour. Pour les aider dans cette tâche, ils ont reçu le soutien de Vladimir Cauchemar et de Mercer, tous deux successivement chargés de faire démarrer cette soirée de la meilleure des manières.

Nous sommes arrivés sur place aux alentours de 19h30 pour assister au set de Vladimir Cauchemar, la nouvelle coqueluche du label parisien Ed Banger. Ceux qui connaissent le Zénith le savent, l’attente pour rentrer dans la salle peut s’avérer infernale. Notre surprise fût donc grande lorsque nous avons constaté que seules quelques personnes attendaient devant l’entrée à quelques minutes du début du show de Cauchemar. L’annonce, la veille, d’un concert sold-out aurait-elle été un simple un coup de com’ ?

Lorsque nous avons pénétré dans l’enceinte du Zénith, nous nous sommes rendus compte que la quasi-totalité de la salle était en fait déjà pleine. Nous avons donc pris place dans les gradins afin de nous faire un avis sur l’une des énigmes actuelles du monde de la musique électronique : Vladimir Cauchemar. Alternant entre productions personnelles comme son remix de « I Love It » de Kanye West, la désormais iconique « Aulos » (version Reloaded avec 6IX9INE) et des titres empruntés mais tout aussi efficaces tels que « Agen Wida » et « Whistle« . Le tout rendait très bien en étant à la fois accessible et pointu. L’ensemble a permis de chauffer une foule déjà très énergique. A noter le surprenant remix de Booba – DKR qui, dès les premières notes de Kora, fit tressaillir quelques têtes. Ce fût donc un plaisir d’assister pour la première fois au set de l’ovni Cauchemar, qui de bout en bout a parfaitement rempli son contrat en temps que première partie.

© Anthony Ghnassia

Il est 20h30 lorsque le squelette quitte la scène, c’est à ce moment-là que nous constatons d’énormes bâches dressées derrières nous. Celles-ci servant à cacher la partie des gradins qui restera inoccupée pour le reste de la soirée. Sur les 6000 places disponibles, ce ne seront donc finalement environ 5000 qui auront trouvés preneurs. Le Zénith n’est pas complet mais affiche une affluence déjà assez invraisemblable pour ce style de musique.

C’est alors au tour de Mercer de prendre place derrière les platines devant une foule déjà bouillante. Durant l’heure qui a suivi, nous avons pu nous régaler sur un set Disco House d’une grande qualité. Des remix d’Abba ou de Michael Jackson sont joués avec une justesse assez incroyable. Le public a mis de côté son désir de pogo pour l’échanger contre des mouvs de dancefloor issus des 70’s. Le style de Mercer accroche immédiatement le public et nous constatons que « Let’s Get Ill » et « Satisfy« , diffusés sur enceintes du Zénith, le retournent littéralement. La foule est conquise, scandant les célèbres « Héhé Hoho » qui résonnent de plus en plus fort et un sit down est même improvisé vers la fin du set. Nous tenons aussi à souligner la qualité des visuels nous replongeant dans l’univers Disco à l’aide de Lamborghini Countach ou de couleurs flashy. En résumé : une énorme prestation !

© colindtn

Il est désormais 21h30 et, à la suite d’une petite entracte de 20 minutes, nous découvrons enfin l’acte principal de cette soirée. Un rideau blanc se dresse devant nous avant de tomber et de dévoiler les immenses cubes sur lesquels se dressent les deux DJs. Pour les accompagner, un écran 16/9ème est placé à hauteur des decks ainsi que deux panneaux LED virevoltant verticalement au dessus de Tchami et Malaa. Pas de séparation Eglise/Squat pour cette date, ce qui nous déçoit un peu au début. Quand nous disons au début, cela correspond à environ 30 secondes. Par la suite, toutes les lumières se mettent en place et nous prenons une sacré claque. Chaque seconde de ce show aurait mérité une photo tant les jeux de lumières sont efficaces. Les cubes s’illuminent à tour de rôle au rythme de la musique jouée, des flammes et des C02 montent à 4 mètres de haut et les lasers inondent toute la salle. Visuellement, le show est d’une efficacité assez impressionnante.

Et musicalement, nous avons savouré 1h30 de Bass House sans aucune seconde de répit. La foule exulte sur « Kurupt« , crée des pogos gigantesques sur « Notorious« , et chante à tue tête sur le remix de « Music Sounds Better With You » de Malaa. Nous révisons aussi nos classiques lorsque « Go Deep« ou « After Life » sont joués et repris par l’intégralité du public. Il est assez impressionnant de constater qu’un set aussi pointu et sombre ait réussi à se produire dans une des plus grosses salles de France. L’ambiance qui règne dans le Zénith est parfaitement en accord avec le show qui nous est présenté. La chaleur est insoutenable, même en haut des gradins, et une brume entoure la fosse. Nous savourons donc chaque seconde sentant la fin approcher lorsque « Adieu » résonne dans les enceintes. Les deux compères, désireux d’offrir un dernier baroud d’honneur au public, réapparaissent pour jouer « Prophecy », la track à l’origine de leur fructueuse collaboration.

© tomophotograpics

Nous avons vécu quatre heures de grande musique électronique. Vladimir Cauchemar et Mercer ont excellé dans leurs styles particuliers afin de nous proposer deux premières parties dignes des grands concerts. Puis Tchami et Malaa nous ont présenté un show visuellement et musicalement époustouflant. La quasi-totalité de leur set a été retravaillé pour cette date particulière pour eux comme pour nous. La foule aura chanté et dansé de 19h30 à 23h30 et permis à cette soirée d’être encore plus exceptionnelle. Le Zénith de Paris aura rarement vu un tel déferlement de basses, espérons que ça soit la première d’une longue série.

Un grand merci à la Team du No Redemption Tour de nous avoir reçus et fait confiance. Merci à Tchami, Malaa, Mercer et Vladimir Cauchemar pour leurs prestations de haut vol. Petit clin d’œil au public et son énergie folle tout au long de la soirée !

Reportage réalisé par isaguyx, WAG et Remicrd.

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