On y était : Elektric Park 2018 !

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© Ella Rousse

Depuis 8 ans désormais, la rentrée des classes est aussi synonyme de festival pour la ville de Chatou. Et ce cru 2018 ne dérogera pas à la tendance observée au cours des précédentes éditions, le line-up sera sans réelle tête d’affiche internationale. Cependant, on sent que l’attention a été portée sur le fait de choisir des artistes capables de nous plonger dans leurs propres univers musicaux. Que ce soit sur la Yellow Stage avec Fakear et Purple Disco Machine ou sur la Green Stage avec Anna et Sven Svath. Ou encore sur la Red Stage avec Neelix pour la Psy Trance ou Le Bask pour la Hard Music. Nous nous rendons donc à l’Elektric Park plein d’attentes et prêts à passer une journée entière sous le soleil de Chatou.

En arrivant sur place vers 13 h, nous faisons un premier constat, le public n’a pas changé. Nous assistons toujours à cette haie d’honneur de groupes de personnes (pas encore majeures pour la plupart), en train de boire sur les côtés de l’allée menant au festival. Pas le temps de nous attarder et nous partons directement à la découverte du lieu en commençant par la Red Stage. Cette scène est assez basique dans sa conception et servira d’écrin pour accueillir la partie Psy Trance et Hardcore du line up . Il est 13h30 et l’ambiance y est déjà survoltée. Puis, direction la Green Stage sur laquelle les artistes Techno viendront s’exprimer tout au long de la journée. La stage est très aérée, en forme d’arche, et dispose surtout d’un très bel espace pour accueillir le public. On peut aussi bien s’asseoir à l’ombre des arbres que rester debout sans être bousculé, ce qui est un réel bonheur en cette chaude journée de septembre. Nous continuons notre tour de repérage par un détour sur la Black Stage, extrêmement minimaliste, positionnée à l’entrée du festival et qui permettra à de jeunes artistes de se mettre en avant. Il est désormais temps de se rendre sur la Yellow Stage, qui est la Mainstage du festival. La décoration y est assez simple, 10 écrans leds disposés verticalement avec quelques spots et des caissons pyrotechniques qui serviront plus tard dans la journée.

© Ella Rousse

Nous y restons afin d’assister à un enchaînement de 3 artistes dont la venue en festival est assez rare. Cela commence avec Purple Disco Machine, dont le set est un petit concentré de bonne humeur pour commencer la journée de la meilleure des manières. Alternant entre ses titres comme « Body Funk » ou « Dished » et des titres plus old school. L’après-midi continuera avec Bon Entendeur et un set remplis de surprises. Entre répliques de films, telle celle du Script dans Astérix et Obélix Mission Cléopâtre, et productions personnelles. Le concept mis en place sur leur chaine Youtube se transpose parfaitement en live. Notre première impression lors de la découverte du line-up semble se confirmer, chaque artiste nous emmènera là où il le décidera. Puis sur les coups de 16 h, Fakear monte sur scène afin de nous faire profiter de ce qui sera le meilleur set de la journée. Le Caennais nous emmène dans un voyage aux quatre coins du monde que ce soit visuellement ou musicalement. Alternant entre des sonorités africaines ou indiennes, le Français nous délivre un set juste, planant et émouvant. La foule, quant à elle, tente de lancer quelques pogos… Preuve que le public est clairement venu pour faire la fête sans réelle volonté de se laisser transporter dans des sets plus touchy.

© Ella Rousse

Entre deux sets sur la Yellow Stage, nous faisons un passage par la Red Stage pour retrouver Neelix. Devant lui, se dresse une foule déjà très dense venue l’écouter délivrer un set transe d’une très grosse puissance. L’Allemand joue bombe sur bombe et, avec sa joie et ses mimiques si communicatives, entraîne le public qui répond plus que présent. L’ambiance est assez incroyable sur cette scène très intimiste. A 16h30, nous repartons sur la Main Stage afin d’écouter le set de Feder. À ce moment, l’île des Impressionnistes commence réellement à se remplir pour écouter « Goodbye » ou encore le très frais « Keep Us Apart ». C’est aussi le moment où les effets pyrotechniques se mettent en marche. Puis à 17h30, nous nous rendons sur la Green Stage pour écouter Anna et sa techno ultra puissante, devant une foule assez éparse. En effet, comparé à la Red Stage où l’espace est assez limité, la Green Stage dispose d’un énorme dancefloor propice à une écoute optimale d’un set techno. La Brésilienne nous balance coup sur coup « Hidden Beauties » ou encore « Artha ». Puis retour sur la Yellow Stage pour apercevoir Hugel et constater que l’ambiance est clairement passée à un autre niveau. On pourra notamment entendre « Out Of My Mind » des Magnificence ou « Let It Ring » de Damien N Drix.

© Ella Rousse

L’après-midi est déjà bien entamée lorsque DJ Getdown prend le contrôle devant une foule très chaude, et entourée d’une poussière qui se fait de plus en plus présente. Un revêtement au sol supplémentaire n’aurait sans doute pas été de trop. Le set qui s’en suit sera parfaitement adapté au public présent. DJ Getdown met de côté sa facette technique pour alterner entre de la Big Room avec « Tremor », de la Psy Trance avec « Great Spirit » ou encore du Dubstep avec « Bangarang ». Le public est conquis et en redemande. C’est au même moment que Sven Vath entame son set sur la Green Stage. Les occasions de le voir en France sont assez rares, nous ne pouvons donc pas laisser passer celle-ci. La foule a répondu présente en masse et on a senti une réelle communion entre l’artiste et son public. Le voir sélectionner ses vinyles et les montrer à la foule avant chaque changement de piste est un réel moment à part.

Avant de reprendre nos marques sur la Mainstage, nous décidons de passer voir Le Bask sur la Red Stage. Les BPM sont montés d’un cran depuis notre venue sur le set de Neelix et la stage est désormais assouvie de FrenchCore. Le public est toujours aussi réceptif et les pas de danses endiablés des fans de Hardcore envahissent le dancefloor. Sur la Yellow StageMichael Canitrot nous fait profiter d’un set house parfait pour commencer la soirée. C’est le moment choisi par les effets pyrotechniques pour dévoiler leurs dernières ressources avec l’ajout de flammes sur le haut de la Yellow Stage. Alors oui, c’est simple, mais terriblement efficace. Puis c’est autour du maître des lieux de prendre les choses en main. Il est désormais 20h30 lorsque Joachim Garraud arrive sur la Mainstage. Il vient accompagné de son clavier habituel et du meilleur chauffeur de foule qui soit, DJ Getdown. La Mainstage atteint alors son record d’affluence pour assister à un set très dark auquel le public est très réceptif. Joachim en profite pour lancer un vibrant hommage a Avicii qui aurait eu 29 ans en ce 8 Septembre. Mention spéciale au morceau d’opéra qui sera suivi de « Warp », un bon gros délire franchement réussi.

© Ella Rousse

L’avant dernier acte de la soirée sur la Yellow Stage est assuré par Martin Jensen. Le Danois arrive sur scène et dégage une bonne humeur extrêmement communicative. Il commence son set avec « Baddest Behaviour » et l’intégralité de son show sera d’une euphorie assez incroyable. Malgré quelques transitions brutales, il se met le public dans la poche assez rapidement. Il en profite aussi pour dévoiler son nouveau titre qui change étonnamment de ses productions habituelles. Un son tech-house dont on a hâte d’entendre la version finale. Puis vient le final tant attendu de cette édition 2018 de l’Elektric Park, le B2B entre le chef Aazar et le boucher Tony Romera. L’intro est délirante à base de recette de cuisine puis les deux DJ’s apparaissent, habillés en tenue de cuisiniers. La suite aura pour unique but de détruire la totalité de l’île des Impressionnistes. Nos oreilles sont assaillies d’Excision, ou encore de Gesaffelstein. Le savoir-faire à la française sera aussi grandement mis en avant avec de nombreux sons du crew Pardon My French ou du label de Tony Romera, Sans Merci. Aazar a aussi joué sa nouvelle collab, annoncée avec The Chainsmokers, mais en ne dévoilant pas le drop découvert lors de l’Ultra Miami. Serait-il en pleine modification ? La journée se finit dans un déluge de trap, de lumières et de flammes. Le rendez-vous est d’ores et déjà donné l’année prochaine !

Alors oui l’Elektric Park pourrait mieux faire. Le line-up et les stages pourraient être plus impressionnantes, le public pourrait être plus mature et plus connaisseur de musique électronique. Malgré tout, avec le peu de moyen alloué au festival, Joachim Garraud a réussi à réunir une programmation très diversifiée et parfaitement répartie aux différentes heures de la journée. Les amoureux d’EDM, de Techno, de Psy Trance et de Hardcore pourront largement y trouver leur compte et peu de festival en France peuvent se vanter de cette performance.

Un grand merci à Joachim Garraud et à l’organisation de l’Elektric Park pour nous avoir invités à cette belle journée. Merci aussi aux artistes, notamment Fakear, avec lesquels nous avons pu échanger.  Et merci au public qui nous a grandement aidé à prendre de nos clichés.

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