On y était : Garorock Festival 2018 !

Notre saison des festivals vient de débuter ! Et on commence fort, puisqu’il s’agit du Garorock 2018 ! Ayant été notre premier festival (en 2012), cet événement marmandais nous tient vraiment à cœur. C’est donc avec le plus grand bonheur que nous retrouvons la Plaine de la Filhole. Après une météo catastrophique l’an dernier (notre reportage 2017 est à retrouver ICI), le soleil brille dans le Lot-et-Garonne ! Retour sur nos 4 jours passés :

JEUDI 28 JUIN

© Oce-B / Valliue

Alors que nous venons directement de Toulouse, nous arrivons sur les lieux aux alentours de 18h30. Pile pour le début d’Angèle ! Des milliers de festivaliers sont déjà présents pour entendre sa voix angélique. Elle ne nous aura pas déçus en chantant ses différentes musiques à l’image de « La Thune », « La Loi de Murphy », « Je veux tes yeux », ou encore la petite dernière « Flou ». En suivant, on fait un premier petit tour du festival pour voir les nouveautés. La première chose que l’on constate, c’est que le Garorock semble avoir pris un tournant et montre qu’il ne cesse de se développer. En effet, la troisième scène (« Garoclub Deezer », anciennement appelée « Scène du Trec »), a pris de l’ampleur. Différents blocs ont été placés autour de celle-ci, sûrement pour couper le son et plonger le public du Garoclub dans son petit monde. Vivement entendre les différents sets techno ici ! Sinon, on peut voir quelques nouveautés dans l’enceinte du Garo, comme une tyrolienne (sympa !) et un train fantôme.

© Oce-B / Valliue

Petit tour à l’Espace Presse, placé à l’écart comparé à l’édition précédente. De quoi pouvoir se reposer quelques minutes tranquillement et commencer à travailler. On récupère notre pass photo : ayant accès au crash barrière cette année, c’est une bonne nouvelle pour nous et un nouveau challenge : réaliser nos propres photos d’un grand festival. L’excitation est à son comble ! Alors que le groupe britannique Django Django ambiance la Filhole, on assiste à la conférence de presse d’Angèle. Même si son univers musical ne rentre pas vraiment (voire pas du tout) dans notre ligne éditoriale, une conférence de presse est toujours intéressante : du point de vue artistique comme journalistique ! On y apprend plein de belles choses sur la carrière de la chanteuse, et on peut également aussi vous confirmer qu’elle est aussi simple et douce qu’elle peut paraître.

© Oce-B / Valliue

Place maintenant à Damso, un autre belge ! Direction le crash barrière pour la première fois du week-end. Le rappeur fait ce qu’il sait faire de mieux pendant une heure sous une chaleur écrasante : les premiers malaises font leurs apparitions. Soleil de plomb, alcool, musique puissante, public excité… Les conséquences sont malheureusement là. Au tour de la grosse tête d’affiche : Indochine ! Le groupe de Nicolas Sirkis (devenu blond !) fait son show pour ses dizaines de milliers de fans. Que l’on aime ou non, aucun doute possible… Ils font le taff ! A noter que la moyenne d’âge des festivaliers est plus élevée que les autres jours : c’est légitime lorsque l’on connait la longévité de ce géant de la scène française (presque 40 ans de carrière !). Originaires de Marmande, nous y croisons d’ailleurs quelques membres de notre famille ! Rien que pour ces retrouvailles dans ces circonstances, le Garorock a une saveur particulièrement agréable pour nous. Bref Indochine c’est cool, mais on parle d’électro donc… Direction la scène du camping !

Joris Delacroix – © Oce-B / Valliue

Madben pose ses platines. Assis dans l’herbe une bière à la main, c’est un régal de savourer de la techno dans ces conditions. D’autant plus qu’il fait désormais nuit et que la température est nettement plus supportable. Les campeurs sont déterminés, du beau monde danse sous les arbres ! En suivant, c’est le très attendu Joris Delacroix qui prend les commandes. Présent sur la scène du Trec lors de l’édition 2013, c’est la seconde fois que l’on peut apprécier le talent de l’originaire de Montpellier. Après avoir pris quelques clichés, on retourne sur la scène principale pour voir un duo que l’on adore… The Blaze ! Malheureusement, on avait plutôt mal évalué la distance entre les deux scènes (c’est loin !). En conséquence, on a loupé une grosse partie du show… Mais on peut vous dire que c’était beau, puissant et émouvant. Entendre « Territory » et « Juvénile » au Garorock, ça fait vraiment plaisir. Après avoir savouré les dernières minutes de leur belle prestation, il est temps de rentrer… On reprend demain !

The Blaze – © Oce-B / Valliue

VENDREDI 29 JUIN

Lorenzo – © Oce-B / Valliue

C’est parti pour le second jour de cette 22ème édition du Garorock ! Légère frayeur dès le départ avec un bug sur notre bracelet. Une rapide manip’ du côté du S.A.V et tout rentre dans l’ordre. Notre journée peut commencer ! Petit tour à l’espace presse, où nous retrouvons l’un des photographes les plus talentueux de l’hexagone : notre pote Jordan Marchand. Maintenant, rendez-vous en pleine chaleur devant Lorenzo ! Le rappeur déjanté a fait « du saaaaale mamène » ! Que ce soit sur scène ou du côté du public, on peut sentir une grosse énergie. Une belle fête tous ensemble ! Le Rennais nous partage ses plus gros sons comme « Carton Rouge », « Beurette de Luxe », « Fume à Fond » ou encore « Tu le C ». Son carton « Freestyle du Sale » a été chanté plusieurs fois, dont une a cappella. Comme un grand nombre d’entre vous, on la connait par cœur… C’était donc plutôt cool !

Rilès – © Oce-B / Valliue

On continue avec un autre rappeur en suivant… Rilès ! Au vu de son aisance sur scène, c’est difficile de se dire qu’il est français, et qu’il était surveillant il y a à peine quelques années. Un anglais manié à la perfection, un flow qui en ferait jalouser plus d’un ainsi qu’une belle synchronisation avec ses danseurs… Rilès a réalisé un veritable show, chapeau l’artiste ! Ses musiques « Pesetas », « I Do It » et surtout « Brothers » ont conquis la foule déjà conséquente. On entend enfin un peu d’électro ! En effet, le duo Polo & Pan a pris possession de la Filhole. Après avoir passé « Espionissima » de Vladimir Cosma, les deux français ont partagé les notes de leurs productions « Bakara », ou encore « Canopee ». Ayant vu plusieurs fois leur set pour Cercle, ça fait plaisir de venir chiller avec eux en festival. Pause repas désormais : on prend un burger du côté des Mecs au Camion. Présents régulièrement en festival, ils commencent à faire leur bonne réputation tant le rapport qualité/prix est parfait. C’est d’ailleurs ni la première, ni la dernière fois que l’on parle d’eux dans nos reportages !

Eddy de Pretto – © Oce-B / Valliue

Direction le Garoclub pour la première fois du week-end… Après avoir fait les 100 pas derrière la scène pour rester concentré, Eddy de Pretto prend le micro devant des milliers de fans qui l’attendaient. Ce n’est pas forcément le style musical que l’on écoute habituellement, mais il faut avouer que l’on comprend pourquoi il connaît un grand succès en ce moment. Son titre « Jimmy » restera dans nos têtes pendant de longues minutes. Pendant ce temps-là, Marilyn Manson joue sur la scène principale. Véritable tête d’affiche de ce jour, sa prestation est assez particulière pour nous. Dans une atmosphère lugubre voire glauque, on ressent un certain malaise. Une scène sombre, des effets brumeux, de multiples crachats… Le personnage est aussi spécial qu’on le pensait. C’était l’occasion ou jamais d’assister à un de ses concerts, et on ne le regrette pas du tout.

OrelSan – © Oce-B / Valliue

Au tour d’un artiste que l’on apprécie particulièrement. Il ne fait pas d’électro, et pourtant on est fan de sa musique et de son univers. OrelSan fait son grand retour à Marmande 6 ans après son premier passage. Dès les premières secondes, il interprète son titre « San ». Des frissons ! Il enchaîne ensuite les plus grands succès de son album à l’image de « Basique », « La Pluie » ou encore « Défaite de Famille ». On peut également entendre des pépites de ses anciens albums comme « RaelSan » ou « Le Chant des Sirènes », chantées par l’ensemble du public. Ses textes sont magnifiques et font réfléchir. Le concert devient presque émouvant lorsqu’il interprète « Notes Pour Trop Tard« . On pouvait même sentir une certaine émotion chez certains membres de la sécurité, lorsque l’on a croisé leurs regards émus et un sourire expressif. En suivant, « La Terre est Ronde » fait voyager la Filhole. Pour finir, le rappeur caennais fait monter Lorenzo et ses potes sur scène, pour mettre un gros b*rdel sur un nouveau passage de « Basique ». L’une des meilleures performances du week-end, une véritable claque.

Odesza – © Oce-B / Valliue

On continue avec les émotions fortes. Le duo Odesza vient partager son magnifique album « A Moment Apart ». Accompagné d’un tromboniste et d’un trompettiste, le track du même nom nous fait réaliser la chance que l’on a d’être ici. Les deux originaires de Seattle passent logiquement les productions de leur album : « Higher Ground », « Boy », « La Ciudad », « Falls »… Les vocals sont magnifiques, et toutes leurs musiques nous donnent la chair de poule. On a pas résisté au selfie après leur concert ! Pour clôturer cette journée, on va prendre des basses dans la figure du côté du Garoclub ! En effet, la techno est au rendez-vous avec Amelie Lens. Comme à son habitude, la Belge dégage beaucoup d’énergie et danse autant que nous. Le mélange entre la fatigue et la techno nous plonge rapidement dans notre bulle, à l’image de Sam Paganini l’an passé. Lors des dernières minutes de son set, la boss du label Lenske joue « Jealousy », sa récente collaboration avec Farrago. Garorock, c’est fini pour aujourd’hui. Une journée bien remplie !

Amelie Lens – © Oce-B / Valliue

SAMEDI 30 JUIN

Rodriguez Jr. & Liset Alea – © Oce-B / Valliue

Samedi, jour de festival mais également jour de match ! Comme un grand nombre de festivaliers, on regarde d’abord le match (LA VICTOIIIIIRE !) des Bleus face à l’Argentine. Vu le score final, la soirée s’annonce bien ! Pas de regret, puisque nous apprenons en arrivant que la prestation de Purple Disco Machine a été annulée. Nous commençons notre journée au Garoclub par le live de Rodriguez Jr. accompagné de Liset Alea. La chanteuse a une très belle voix, et le set est doux et entraînant. L’idéal pour commencer la journée. Les concerts suivants ne nous concernent pas forcément. On en profite donc pour faire un énième tour du festival. En suivant, on se pose un peu pour voir par curiosité ce que fait Charlotte Gainsbourg. Sans vous mentir, ce n’est pas ce que nous préférons… Les goûts et les couleurs ! Par contre, nous sommes étonnés du « peu » de personnes qui assistent à son concert, pourtant désignée comme une des têtes d’affiche. Certains fans s’y retrouvent quand même, à l’image d’un membre de la sécurité qui se prête au jeu du selfie. Le sourire jusqu’aux oreilles, il nous avoue l’avoir connue dès son plus jeune âge, car il s’occupait de la protection de son père Serge. Tout le monde y trouve son bonheur, c’est ça le Garorock !

Mura Masa – © Oce-B / Valliue

Le vent se lève et les premières gouttes de pluie se font sentir. On s’attend au pire, mais tout rentre dans l’ordre très rapidement. C’est à ce moment que débarque Mura Masa. Une découverte pour nous, on a adoré. Quelle énergie ! La prestation scénique de la chanteuse durant « Nuggets » nous aura marqué, autant que la belle trap puissante de « Lotus Eater ». On se tourne ensuite vers le Garoclub pour voir BICEP. Les Londoniens sont légèrement en retard, mais se font pardonner dès les premières notes. Alors que la quasi-totalité de la foule se trouve du côté de Nekfeu (qui a autant parlé que rappé), c’est l’occasion pour nous de se retrouver assez proche de la scène pour pouvoir danser tranquillement. Les visuels sont beaux, et la musique tout autant enivrante. Les basses sont lourdes mais laissent la place aux sonorités mélodiques. Un pur voyage. Mention spéciale à leur récent track « Rain » que nous adorons.

BICEP – © Oce-B / Valliue

Place à la tête d’affiche que nous attendons de pied ferme : DJ Snake ! Comme à son habitude, le français tabasse dès le début. Une intro 100% dubstep qui aura sûrement surpris les personnes qui ne s’étaient pas renseignées sur les sets du boss de Pardon My French. On peut entendre quelques classiques bass house d’autres artistes comme « Rock The Party » de Jauz ou « Alive » de Dyro. Malheureusement, son set ressemble un peu trop à celui qu’il a réalisé quelques mois auparavant à l’Ultra Miami. Aucune réelle surprise pour nous… Par contre, c’était intéressant d’entendre « Let’s Get Ill », sa nouvelle production en collaboration avec son pote Mercer. C’est à ce moment-là que nous croisons un ancien footballeur qui profite à côté de nous derrière la scène : Marouane Chamakh ! Originaire du Lot-et-Garonne, l’ancien attaquant des Girondins est revenu dans la région à l’occasion du Garorock.

DJ Snake – © Oce-B / Valliue

Pour la deuxième moitié de son set, DJ Snake passe ses différents tubes comme « Lean On » ou « A Different Way ». Ayant beaucoup trop entendu ses musiques à la télé ou autre, on décide de revenir à la techno pour profiter quelques minutes de Dixon sur la scène Garoclub. Aucun regret ! On y reste d’ailleurs pour clôturer cette journée avec Nina Kraviz. La Russe nous partage l’ensemble de sa culture musicale et nous fait voyager pendant plus d’une heure. Heureuse d’être ici, elle n’hésite pas à déborder de 15 minutes pour le bonheur de tous. Encore une excellente journée !

Nina Kraviz – © Oce-B / Valliue

DIMANCHE 01 JUILLET

On savait que la météo allait être menaçante ce dimanche, mais on ne voulait pas se l’avouer… Et pourtant… A la suite d’un arrêté préfectoral, cette 4ème et dernière journée du Garorock 2018 est annulée. 25 000 festivaliers ont du être évacués pour assurer leur sécurité. On peut dire que cette dure décision était finalement la bonne au vu des violents orages qui ont eu lieu dans la soirée. Garorock, c’est donc fini pour cetté année !

© Oce-B / Valliue

Un grand merci à l’agence Suzette de nous avoir fait une nouvelle fois confiance, et plus précisément à Nina et Laura. Merci également à Ludovic Larbodie qui met en avant Marmande grâce à ce superbe festival. Merci aux 110 000 personnes qui sont venues faire la fête avec nous, et aux agents de sécurité qui ont été particulièrement souriants et à l’écoute. Une pensée aux secouristes qui ont réalisé un travail remarquable pour soigner les victimes de cette chaleur écrasante. Au passage, un grand merci à notre photographe Oce-B qui a fait preuve de professionnalisme pour immortaliser notre festival à travers ses clichés. Garorock est un événement incontournable pour nous, c’est pourquoi l’on vous donne rendez-vous en 2019 !

Reportage : Valso / Photos : Oce-B

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