Skee Mask – Compro LP

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À l’approche de l’été Skee Mask fait parler de lui ! En préparation depuis pas mal de temps, l’Allemand dévoile son second album Compro, disponible depuis le 18 mai sur le label Illian Tape

Atmosphérique, cet opus est un hommage aux années 90. Oscillant entre une techno de qualité, froide, rythmique et un esprit ambient / ambient-techno plus profond, presque abyssale. Si l’on ajoute à cela l’aspect très expérimental et aérien qu’il peut y avoir de part ses consonances IDM, breakbeat, jungle folles et changeantes, il nous offre une véritable ballade à l’ambivalence certaine.

Commençant tout en douceur avec « Cerroverb », aux sonorités ambient. Il enchaîne ensuite avec « Session Add », apportant plus de bass et de rythme. Mais c’est à partir du son successeur, « Rev8617 », que Skee Mask nous exprime parfaitement le potentiel que pourra avoir son album, plus saccadé et IDM. À partir de là, la partition ne sera que surprise et émerveillement, le tout dans un savant mélange des genres d’un son à l’autre.

Malgré des rythmes changeants et une constante saccadée, la tendresse est toujours au rendez-vous. Comme dans « Via Sub Mids », plutôt aérien, ou « fly by VFR », qui est un véritable bijou, très technique, usant de micro-silences au rythme soutenu et accompagné d’un piano presque naïf, qui incite littéralement à flotter sur son petit nuage.

À ceux-là, s’ajoutent des musiques réunissant l’ensemble des éléments qu’affectionnent les amateurs de Jungle et Drum’n’Bass à l’anglaise, tel que « Kosmic Flush », très jungle justement et spatial, ainsi que « Soundboy Ext », quintessence du breakbeat « à l’ancienne ».

Mais ce n’est pas tout. Comme promis, Brian Müller (aka Skee Mask) incorpore une dimension plus dark, remplie de bass profondes et glaciales. Comme avec « 50 euro to Break Boost », rappelant les meilleures années d’Inigo Kennedy, restant poétique et surtout « Dial 274 », à la ligne de bass hypnotique, frappant fort là où ça fait mal.

« Vli » marque une pause dans l’album, juste avant le final, avec ses petits éléments doux, abyssales.

Le final s’annonce exceptionnel. Un clou du spectacle maîtrisé et montre l’importance des fondamentaux chez Brian Müller : éthéré, dense et sensible. « Calimance (DelayMix) » se savoure de long en large, reposant l’oreille tout en la faisant voyager. Le petit jeu de percussions est un régal. La douceur mélodique, elle, n’aide l’auditeur qu’à se laisser transporter avec une facilitée déconcertante…

On en redemanderait encore une gorgée de cet album, tellement il se savoure avec le temps comme du bon vin. Skee Mask réalise une performance de haute volée, mélangeant avec aisance les genres et impressionnant tous les néophytes et connaisseurs avec sa rigueur et son univers. Une véritable merveille que l’on vous invite à découvrir absolument !

Rédaction : Zu’kaïï

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