On y était : Animalz !


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Le 14 octobre dernier, s’est tenue l’une des plus grandes déferlantes bassmusic à Paris : la neuvième édition d’Animalz ! Avec une programmation toujours plus énervée et un cadre aussi idyllique que le Dock Pullman, retour sur une édition éléphantesque des plus réussies !

21h pétante, c’est avec une certaine excitation que nous entrons dans l’enceinte du Dock Pullman. L’entrée se fait sans encombre, dans la joie et la bonne humeur puisque même les vigiles prennent le soin de nous rappeler de sourire ! Ça annonce déjà la couleur de cette Animalz.

Le début des hostilités est alors lancé par un triple B2B 100% made in France : Badjokes B2B Basstrick B2B SQWAD. Autant vous dire qu’ils ne sont pas là pour plaisanter, car c’est un set audacieusement riche et varié qu’ils nous ont livré. Combinant avec brio bass-house, trap et riddim, ces 3 étoiles montantes de la bassmusic françaises ont parfaitement su nous mettre en jambe, surtout avec ce remix de Mr Happy en version bass house qui en a étonné plus d’un.

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Badjokes B2B Basstrick B2B SQWAD – Crédit Photo @Wozniak

Après avoir jeté un oeil du côté du merchandising, c’est avec Shiverz B2B OBEY que l’on poursuit la soirée. Dès les premières notes, on sait déjà ce qu’il nous attend : du riddim gras, bien sale. Dans la même lignée que la prestation de Yakz, Al Ross et Uber de la précédente Animalz, Shiverz B2B OBEY emportent tout sur leur passage. Et quoi de mieux qu’un « Wonky Song » de Monxx & Walter Wilde pour terminer un set aussi salvateur ? Un régal qu’on en abuserait presque.

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Shiverz B2B Obey – Crédit Photo @Wozniak

À 23h, c’est au tour SASASAS, composé de Skibadee, Stormin MC, Shabba D, Harry Shotta, Macky Gee, DJ Phantasy, de prendre les commandes. Très heureux de revoir ce joyeux collectif depuis Rampage transmettre cette fois-ci sa jump-up et son énergie débordante au public d’Animalz. C’est lorsque les 2 titres phares de Macky Gee, « Let it shine » et « Tour », retentissent que l’on comprend bien que nos jambes seront mises à rudes épreuves. Le public, ravi, n’en découd et reprend même en cœur « Nobody to Love » de Sigma. Le set au rythme saccadé aurait pu être un sans faute si les MC étaient moins bavards et les transitions un peu moins brouillons. Mais c’est leur marque de fabrique, et c’est comme ça qu’on les aime.

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SASASAS – Crédit Photo @Wozniak

Arrive ensuite Delta Heavy qui n’y vont pas de main morte avec « Gargantua » ! Cette track sortie cet été est juste délirante en live. Enchaînant leurs classiques comme « Kill Room », « Bar Fight », entrecoupé par des moments trap avec « Propaganda » de DJ SNAKE, l’apogée fut atteinte lors de ce triple drop Mr Happy x Brick Don’t Roll x Dead Limit (oui, le fameux) accompagné par ce beau spectacle de pyrotechnie d’une rare intensité. Quelle claque ! Le moins que l’on puisse dire, c’est que le public s’est enflammé. Après avoir su mélanger l’univers dubstep, trap et drum and bass comme ils savent si bien le faire, c’est sur l’entraînante VIP de « White Flag » que Delta Heavy finit ce set parfaitement maîtrisé.

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Delta Heavy – Crédit Photo @Olingue

Il est désormais minuit et c’est l’heure du tant attendu Skism B2B Trampa. Qui dans la salle était vraiment prêt à recevoir autant de violence en pleine face ? Personne. Même nous. Mais une chose est sûre, ils sont là pour casser des jambes.

Premier moment fort du set, ce « In the Pit » de Skellism & Terror Bass balancé par Skism, qui n’aura pas manqué de provoquer une succession de pogos. Le patron de Never Say Die Records ne fait dans la dentelle, et c’est sublimé par une scène tout feu tout flamme, au timing parfait, que le public s’est déchaîné. De notre côté, c’est lorsque nous reconnaissons “ha ha ha he hu” du « Nothing on Me » du remix de Phiso que nous avons complètement perdu pied, suivi quelques minutes plus tard par « 93 Style » d’Ivory ! Trampa n’est pas non plus en reste et rase tout sur son passage avec son titre « Bulldozer » ! Et c’est sur un tonnerre d’applaudissement que l’un des sets les plus énervés joués dans une Animalz se termine. Une boucherie sans nom que personne n’oubliera pendant plusieurs années, et qui sera citée comme une référence incontestable.

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Skism B2B Trampa – Crédit Photo @GASS

Après s’etre rassasié du côté de l’excellent foodtruck et son “Jotaro Chicken Wrap” , c’est au tour de l’une des têtes d’affiche, le canadien Snails, d’envoyer son vomistep ! Son dernier passage en France remonte à l’Inox 2016 (comme Delta Heavy) où nous avions été emballés par sa prestation. Même si le set est moins riddim que ses prédécesseurs, Snails comptait bien fêter ses retrouvailles avec son public français. Entre « Deep in The Night », « Cannonball » ou « The King is Back », accompagné d’un visuel drôle et coloré qui lui est propre, le set fut un agréable mélange entre trap, brostep et riddim sans pour autant être transcendant. Nous manquerons pas de souligner la sympathique intervention de Dion Timmer  sur scène pendant « Forever », leur récente collaboration.

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Snails – Crédit Photo @Olingue

Comme dirait Snails, nous n’avons pas le temps de niaiser qu’Herobust arrive déjà derrière les platines. Pour sa première en France, et en tant que tête d’affiche, Herobust compte bien faire trembler Paris. On commence en beauté par « Status Busted » en mashup avec « Follow » de Bro Safari dans sa version remixée par Zomboy, suivi du bon « Whistle War » de Kayzo qui met tout le monde d’accord. Herobust n’en finit pas de surprendre en balançant « Debt’n Eight », sa première production riddim et poursuit sur sa lancée avec « Giant Squiddim », issu de sa collab’avec Monxx. Plus orienté trap que dubstep mais sans oublier une pointe de riddim, Herobust a su proposer un set éclectique et technique prouvant qu’il avait bien sa place sur le line-up d’Animalz. En somme, une chwet découverte (vous avez compris le jeu de mot, hein ?) !

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Herobust- Crédit Photo @Olingue

Après ces 3h de full dubstep, il est grand temps de repasser du côté de la drum and bass ! Et ce sont les fameux Emperor, Prolix et Misanthop qui entrent dans l’arène, autour d’un B2B d’exception. De quoi régaler les amoureux de neurofunk en nous gratifiant l’un des sets les plus fous de ce genre ! Et de l’énergie, le public en redemandait pour recharger ses batteries à ce moment là, car c’est avec Stabby B2B Adair que vous allez repartir de plus belle.

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Prolix B2B Emperor B2B Misanthrop- Crédit Photo @Olingue

Bien qu’aux premiers abords, ce Stabby B2B Adair fut une véritable énigme (pour nous), ils ont su balayer nos doutes à travers un set riddim ravageur, sauvagement orchestré. C’est le genre d’alchimie qu’on affectionne beaucoup et qu’on aimerait voir (ou revoir) plus souvent dans une Animalz

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Stabby B2B Adair – Crédit Photo @Olingue

Et si vous n’êtes toujours pas fatigués à 6h du matin, c’est l’ange de la mort, Svdden Death qui viendra s’occuper des derniers survivants. Que dire, que dire? Ah ! Douleur. Entendre son « Prismatic » en live est juste un régal tout autant que son set qui en a choqué plus par sa violence inouïe et son regain d’énergie. Svdden Death porte définitivement bien son nom et n’a pas manqué de faire danser son public et provoquer des pogos et des wall of death pour un final riddim des plus explosifs !

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Svdden Deatch – Crédit Photo @Olingue

Deux semaines après, c’est toujours avec beaucoup d’émotion que nous pouvons confirmer que cette neuvième d’Animalz fut l’une des plus belles et violentes éditions. La qualité du show visuel, la pyrotechnie et l’organisation quasi-parfaite jusqu’au bout des doigts (avec distribution les livrets qui annonçaient la prochaine Splash) nous ont autant épaté que la puissance de chaque set proposé, soulignant le professionnalisme et l’attention particulière de Chwet vis-à-vis de son public. Même si notre coup de cœur est de loin de Skism B2B Trampa, chaque bass-head dans la salle a pu trouver son compte parmi le line-up de la soirée. Nous avons clairement senti un public plus posé et mature, que ce soit chez habitués ou les néophytes, rendant cette Animalz inoubliable.

Nous tenons à remercier Chwet pour cette Animalz qui restera gravée dans nos mémoires, et plus particulièrement Thibaud et Julien de nous avoir fait confiance ! Merci également aux artistes d’avoir retourné Paris, et au public qui a fait de cette Animalz l’une des plus marquantes. Nous avons déjà hâte de voir comment la prochaine édition pourra la surpasser. Pour cela, rendez-vous dans 6 mois pour les premières informations !

Crédits photo : Olingue & Gass

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