On y était : Dream Nation et sa neuvième édition !

Crédit : Mathis Queraux

 Le 16 & 17 septembre, nous nous sommes rendus au Parc des Expositions Paris Le Bourget pour notre dernier festival de l’été : le Dream Nation Festival. Se déroulant en open air de 20h à 06h, on revient sur ces 2 nuits de folie. 

Événement majeur sur le territoire français depuis quelques temps maintenant, le Dream Nation marquait sa neuvième année d’existence. Avec une programmation représentant toute la diversité et la culture de la musique électronique, il nous tardait d’enfin pouvoir y assister et découvrir de nos yeux ce festival. 

Pour notre première soirée, le 16 septembre, nous sommes arrivés à 22h. Cette soirée était placée sous le signe de la Techno et de la Hard Music avec 3 scènes. Nous avons donc commencé par faire une petite visite des lieux pour découvrir l’ambiance du festival. Passant par le guichet invitation, nous avons pas eu besoin de faire la queue, en revanche quelques amis ont du rentrer dans la file principale et à cette heure-ci il y avait déjà beaucoup de monde. Comptez environ 25-30 minutes pour rentrer dans le festival. 

À peine entré, on découvre la troisième scène « Techno To Industrial » située directement sur la droite. Ajout de cette neuvième édition (2 scènes auparavant), on a beaucoup aimé le design et la singularité de celle-ci par rapport aux 2 autres. Une décoration futuriste et psychédélique complétée par du mapping 3D et des projections holographiques sur toute la structure en plus de quelques lights. 

Crédit : Monsieur Coq

On continue notre chemin pour découvrir la deuxième scène « Hard Music » ornée de panneaux Leds déstructurés et découpés pour former une sorte de tunnel carré mettant la scène en profondeur et jouant sur les perspectives. Entre chaque panneau Led étaient placées de nombreuses lights. 

Crédit : Jansen Abalos

Enfin, on continue pour découvrir la scène principale « Techno » située au bout du festival et très facilement accessible. Plus grande que les 2 autres, le centre était creusé en triangle pour laisser place au DJ Booth avec à l’intérieur un show light impressionnant l’entourant. Sur chaque côté étaient également placés 2 panneaux Leds en triangles plus petits.

On doit dire qu’on a vraiment été stupéfait par l’originalité, le design et la façon dont ont été construites les scènes. Un énorme atout pour le festival et qui le distingue des autres. De plus, ces 3 scènes collées entre elles reflétaient parfaitement l’ambiance urbaine, industrielle et aérospatiale que véhicule le festival avec son line-up. 

Crédit : Mathis Queraux

Après cette agréable visite et ces jolies scènes explorées, on décide de s’installer dans la deuxième scène hébergeant pour cette nuit la Hard Music. Et à cette heure, c’est le français Darktek qui régale la foule. L’artiste nous a bercé avec ses productions Hardtek provenant de comics et de séries animées. Son set a pris une allure progressive montant d’étage à étage vers une Hardcore de plus en plus ravageante (« Les Jacky »). 

L’échauffement terminé, on a un petit creux et on décide d’aller visiter la dernière partie du festival, à savoir les différents espaces de restauration et stands à disposition. Cette partie située en face de la scène principale était beaucoup moins charmante que le reste du festival. Non décorée et ressemblant à une zone industrielle déserte, on pouvait trouver notamment le Chill Out (avec des tables et des bancs pour se reposer), des autos-tamponneuses, différents stands pas très glorieux et ne donnant pas envie d’aller les voir, ainsi que des espaces restaurations assez chers et pas super gustatifs. Passons, nous ne sommes pas là pour manger mais bien pour profiter du son et des artistes.  On se pose quelques minutes au Chill Out en mangeant des churros tout en écoutant le set de Louisahhh sur la Techno Stage. Emballé par les beats de la française, on se rapproche pour se plonger dans l’ambiance Punk et Techno avec différents titres tels que « Send Nudes » de Regal

Crédit : Joel Amissa

Sur la Hard Music Stage, se produit au même moment Sickmode. Roi de la Raw et style qu’on adore, on rejoint son set commencé depuis quelques minutes. Sa prestation survitaminée nous a laissé bouche bée. Avec de nombreuses reprises de hits comme « GIMME GIMME » ou « L’Amour Toujours » de Gigi d’Agostino, des mashups destructeurs comme sur « Love Tonight » déboulant sur « Let The Bass Kick », ou encore ses productions respectives (« Too Cold », « Too Hot »), c’était un excellent set. 

Sub Zero Project étaient les suivants. Déjà vus une fois, c’était pour nous les artistes à voir de la soirée. Une introduction tout en douceur sur « Renaissance Of Rave » et le carnage a commencé. Il y a eu comme pour le précédent artiste de nombreuses reprises de Hits Electro. Le duo néerlandais n’a pas fait dans la dentelle, d’autant plus que ils sont venus avec leurs propres visuels (des planètes, des figurines portant leur tête et dansant sous les kicks) très propres, et rendant le tout impeccable. Les classiques ont été joués tels que « Trip To Mars », « Rave Into Space », « Break The Game », ou encore un passage obligé par « Our Church » avec une foule passionnée qui a suivie le chant. Leur set finit sous une touche de Frenchcore.

Crédit : Louis D

On se réoriente sur la première scène. Nous sommes fins gourmands de Hard Music mais nous sommes au Dream Nation. Ayant l’audace et la volonté de développer les publics avec des programmations riches et variées, nous nous aventurons dans un genre que nous écoutons très peu, la Techno. Nous sommes aussi là pour faire des découvertes et ça n’a pas manqué avec les prochains artistes que nous allons voir.  Une découverte à en couper le souffle était bien entendu le liveshow exclusif de Vitalic. Avec « Dissidaent Nation », il nous en a mis plein la vue et aux oreilles. Les jeux de lumières étaient parfaits, éclairant à la fois le producteur et nous plongeant dans une ambiance sombre pour une montée en ébullition sur chacun de ses titres. Ses enchaînements (« Ok Boomer », « Rave Against the System ») son style inimitable à la Techno brute et son show manoeuvré à la perfection, c’était un vrai moment de plaisir et une très belle découverte. 

Crédit : Louis D

On fait un retour très rapide sur la Hard Stage pour revoir Angerfist à 02h. La scène était complètement blindée pour lui et les fans étaient présents. D’ailleurs une chose qu’on a pu remarquer tout au long du festival c’est la différence de public entre chaque scène. Chaque style (Techno, Hard, Bass ou Trance) avait son propre public très reconnaissable de part leur habillement et leurs références aux différents festivals et artistes qu’ils portaient sur eux. On revient sur le set de l’artiste masqué qu’on ne tardera pas à lâcher pour découvrir des artistes qu’on a peu l’occasion de voir. Le référent de la Hardcore a joué un set classique, agressif, avec ses productions iconiques tels que « Freddy », « Just Like That » ou « Creed of Chaos ». 

Crédit : Louis D

On rejoint donc le set de Kobosil, deuxième belle découverte de cette soirée. On doit dire que la scène principale nous aura fait aimer la Techno et plongé dans un style qu’on a pas l’habitude d’écouter. Dans une ambiance un peu Cyber Rave et industriel, l’artiste allemand nous a conquis dans ses multiples sonorités et titres (« I See The Devil », « NDRSN »). 

Il est 03h15 et on attend le mystérieux I Hate Models. Ayant entendu de nombreux éloges sur lui, on avait hâte de le voir ce soir. Délivrant toute sa puissance et son énergie sur scène, c’était assez impressionnant de voir la foule exalter à chacun de ses morceaux.  

On change une dernière fois de scène pour subir une violence et une force agressive delivrées par un B2b spécial made In Italy. Art Of Fighters B2b Andy The Core nous ont fait trembler tous nos membres sur chaque drop et chaque kick transcendant comme sur « Roots ». Point négatif qu’on aimerait soulever est la proximité des scènes entre elles. Très pratique pour se rendre d’une scène à l’autre, beaucoup moins quand on est au milieu de la scène et qu’on entend les basses de la scène principale à côté… Un point qu’on identifiera à nouveau le lendemain et qui sera partagé par les festivaliers. On quittera le festival un peu avant 4h dû à la fatigue, la température et le trajet effectué pour venir et partir. 

Crédit : Louis D

Place au Day 2 de cette neuvième édition. On était beaucoup plus excité (et surtout moins fatigué) pour ce deuxième soir où c’était cette fois-ci, la Trance et la Bass Music qui étaient représentées. Et croyez-nous, côté Bass, c’était le rêve ultime, avec des artistes qu’on ne voit que trop peu en France : Kill The Noise, Herobust ou encore Modestep pour ne citer qu’eux, le Dream Nation a vraiment fait fort cette année. 

Inutile donc de vous préciser qu’on campera toute la soirée cette charmante Bass Music présente sur la scène 2 tandis que la Trance sera sur la scène 1. Malheureusement et à notre grand regret on va louper un artiste qu’on souhaitait beaucoup voir et il s’agissait de Midnight Tyrannosaurus. On arrive pour 23h, pile le moment où Delta Heavy commence son set. Comme à son habitude, l’artiste (un seul du duo sera présent) nous a servi un super mélange entre Drum’n’Bass dure, mélodies envoûtantes et Pop. En effet, dès le début, on ressent la puissance et l’énergie affolante de sa Drum’N’Bass UK avec des titres tels « Poison » ou la dernière pépite de Kanine : « Get Down ». Bien lancé, l’artiste a continué en nous transportant dans ses titres sublimes et émotionnels (« Heaven », « Feel » ou encore « Show Me The Light ») tout en apportant entre chaque une dose de choc avec quelques reprises dont une de « Laserbeam » qui nous a survoltés ! 

Crédit : Mathis Queraux

Bien évidemment qu’on allait rester après son set puisque c’est la Dubstep de Herobust qui débarque. On vous l’a dit, on était là pour se casser la nuque et repartir avec des courbatures comme tout bon amateur de Bass Music. Plusieurs années qu’on voulait le voir, l’artiste américain n’a pas déçu. Que ce soit « WTF », « Smoke », « Dirty Work » ou encore « Skurt Reynolds », il a enchaîné les titres dévastateurs et a été impitoyable ! On même pu apercevoir en dessous de la scène des performeurs déguisés et équipés de lourds équipements tels qu’un lance-flamme pour sublimer les basses ravageantes de notre producteur. Incroyable set avec également un peu de Drum’n’Bass et son titre plus mélodieux « Remember » qu’il a joué en fin de set. 

Crédit : Kevin Costrowa (Xerce)

On décide de souffler un peu et de se ravitailler avant de se faire découper par la suite. Un arrêt aux toilettes où les environs seront assez crades, et au bar pour prendre une bière. Avant de replonger dans la Bass Music, nous faisons un petit tour par la scène principale où Mandragora se produit. Une PsyTrance Progressive débordant sur de la Hardstyle envahit le public et la scène dès son arrivée. Quelques drops Trap avant de repartir de plus belle sur sa PsyTrance. Quelques titres qu’on a pu apercevoir comme sa reprise de la musique « Wii » qui nous a fait à la fois rire et voyager mais aussi la très connue « Codeine ». 

Crédit : Joel Amissa

On ne restera pas jusqu’au bout, la légende Pendulum est présent et pour nous, pas question de la louper. Avec leur style unique, le groupe a délivré une Drum’n’Bass envahissante et phénoménale qu’on a adoré. On a entendu certains classiques qui nous ont donné des frissons et la nostalgie du groupe (« Tarantula » et « The Island »). C’était un véritable voyage hors du temps sous les basses retentissantes et sur les mélodies de leurs tracks (« Nothing For Free », ou « Watercolour ») qu’on a savouré tout le long. 

Il est 02h, la Drum’n’Bass se met en pause. L’heure du cassage de crâne reprend. Et pour cela, rien de mieux que le talenteux Kill The Noise. Il a instauré les règles du jeu dès le départ et on a vite compris que ça n’allait pas être de tout repos. Et quel set avec « Front 2 Back », « Shake The Ground » ou encore « Don’t Look Back » ! Le producteur américain a basculé entre différents styles (Hard Trap, Dubstep et Psytrance avec un remix de Blastoyz) nous donnant aucun break pour reprendre notre souffle. Certains de ses mashups et reprises nous ont également bien massacré la tête avec « Like A Bitch » ou « Propaganda ». Prenant la parole pour enflammer le public, il était au top de sa forme et ça s’est ressenti tout le long de sa prestation. En bref, première fois qu’on le voyait et on peut dire qu’il porte bien son nom ! 

Crédit : Joel Amissa

On ne s’arrête pas en si bon chemin puisque c’est Modestep qui prend la relève. Lui aussi n’était pas venu pour cueillir des paquerettes. Avec ses basses voltigineuses et ses titres renversants (« This Could Be Us », « Lost My Way » ou encore « On My Mind »), les headbangs se sont enchaînés. Il nous a littéralement démolis la cervelle à grands coups de dubstep bien énervée. Des moshpits se sont même formés dans la fosse avec un public déchaîné. Ces 2 derniers artistes nous ont fait transcender tout du long et on a vraiment passé un moment incroyable.

On continuera cette soirée épique par Funtcase avec son masque et son style bien à lui : une Dubstep plus calme mais plus sombre et des basses plus lourdes et profondes. Funtcase nous a finis comme il fallait, mitraillant ses titres et les bangers de la scène Bass. (« Without »). Nous terminerons avec un déplacement vers la troisième scène pour basculer sur le violent N-Vitral. Hardcore changeant rapidement sur un BPM furieux et se rapprochant de la Frenchcore, l’artiste nous a renversé de kicks explosifs pour cette dernière session. 

Crédit : Quentin Merveillie

Conclusion : 

C’était notre premier Dream Nation. Ces 2 jours ont été très intenses avec des scènes magnifiques et des artistes à couper le souffle. Malgré quelques points d’organisations à revoir en dehors des scènes, le festival possède l’une des meilleures programmations dans l’Hexagone invitant des artistes d’exception et qu’on a pas l’habitude de voir. Sa volonté de représenter la diversité de la musique électronique dans différents genres est sans aucun doute mission réussie. On le confirme donc, le Dream Nation est un rendez-vous incontournable pour tous les fans d’electro. 

Un grand merci aux organisateurs pour leur confiance et pour l’invitation. À l’année prochaine pour les 10 ans du festival !

Crédit : Monsieur Coq

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