© Hardstage – @floduflo_photo

Pour la 2ème année consécutive, la team Dystopia a marqué les esprits de la meilleure des manières sur le sol breton avec une édition record à 20 000 festivaliers ! Découvrez notre expérience lors du festival !

JOUR 1

Nous arrivons au festival sous un temps plutôt médiocre. Les befores battent leur plein sur le parking, les gens se hâtent de rentrer et courent vers les scènes. Il fait froid mais heureusement l’accueil de tout le staff nous réchauffe le cœur. La bienveillance qui règne dans l’équipe est palpable, ça va être agréable de travailler avec tout ce monde sur les deux jours !

Nous découvrons la mainstage dédiée ce soir au hardcore et à l’uptempo, pour notre plus grand plaisir. Vous le constaterez lors de la lecture, notre expérience s’est basée en grande majorité sur cette scène en raison de la programmation monstrueuse proposée par l’événement.

Lors de notre arrivée, c’est Vince qui joue en hommage à Bass-D, malheureusement décédé fin 2025. Il prend la suite de CHZ, membre de Tracknight, qui s’est chargé du warm-up. Les kicks de gabber et de hardcore résonnent et tout le monde pense fort à lui. Korsakoff arrive même sur scène pour danser et vibrer avec la foule, pas étonnant sachant la proximité qu’ils avaient en tant qu’artistes et amis.

Toujours dans la même vibe millennium hardcore, c’est Endymion qui enchaîne avec un set bien old school comme on aime. On a le droit à des tracks légendaires comme « The Voice of Mayhem » d’Angerfist mais aussi « Hardcore Pussy Motherfucker (D-Fence Remix) », tout aussi marquant pour la foule déjà bien énervée !

© Endymion & Tha Watcher – @maxime_potin

Pour continuer dans les légendes, nous sommes bien servis puisque, face au désistement (pour raisons de santé) de Dr. Peacock, ce n’est autre que The Prophet qui a rejoint la programmation malgré son « arrêt » de carrière depuis Defqon.1 2023. Les kicks classiques de hardstyle, les montées vrombissantes et l’énergie de cet artiste : on n’en attendait pas moins ! C’est une chance et un immense plaisir de pouvoir assister à l’un de ses sets ici à Rennes et d’entendre des morceaux comme « Fiyaaah! » et « Listen to Your Heart ». Il termine évidemment par des edits puissants de « Wanna Play? » et «Wake Up », en légende ! Après son set, il nous confie que ça lui « manque énormément de mixer et d’être sur scène ». C’est un choix de vie qu’il est content d’avoir fait après toutes ces années à tourner, mais « revenir sur scène est toujours un immense plaisir, surtout pour l’amour du public et de la musique ».

© The Prophet – @androcamprod

Quoi de mieux pour enchaîner que les queens incontestées du hardcore ? Un b2b monstrueux entre Hysta et Korsakoff commence par « Little Thing » et ses mélodies envoûtantes. Elles jouent évidemment leur collaboration « Choose Life » et montrent une synergie incroyable sur scène, c’est magnifique. Leur set est sublimé par de magnifiques jeux de lumières et des feux d’artifice qui font leur effet même en intérieur ! Deux femmes d’exception, deux générations de piliers du hardcore mondial et un mix impeccable… que demander de plus ? À part une autre reine du hardcore peut-être ? Tenue noire brillante, casque en main, air déterminé : c’est bien Miss K8 qui prend la stage ! Elle commence très fort et ses kicks bien distordus résonnent puissamment dans la foule. Ses classiques s’enchaînent comme « Out of the Frame », « You Can’t Stop Me » ou encore un remix assassin de « Raiders of Rampage » où toute la foule crie « MASTERS OF HARDCORE », guidée évidemment par Tha Watcher, présent depuis le début de la soirée aux côtés des artistes !

© Korsakoff & Hysta – Gummerz_photo

Il est maintenant l’heure de passer dans une phase plus violente de la soirée, ce qui ne déplaît pas à la foule qui se déchaîne en accueillant Slaughterhouse ! En termes d’arrivée fracassante, difficile de faire mieux : ils sortent directement « Don’t Sleep », reprise en chœur par l’entièreté du public. La tension monte d’un cran, les kicks se durcissent et l’uptempo découpe les oreilles du public, le kiff est immense ! Difficile de décrire l’enchaînement monstrueux des tracks, dont beaucoup sont issues de leur album « New World Slaughter ». Mention spéciale pour « Chucky » et « Church of Doom », même si tout l’album est génial à écouter, bien sûr. Leurs masques argentés et leur tenue blanche leur donnent un éclat tout particulier derrière les platines. Avec les jeux de lumières, ils s’imposent autant visuellement que par leur singularité musicale : ce sont eux les boss du game !

© Slaughterhouse -@androcamprod

L’enchaînement qui suit est absolument assassin : encore quatre sets de pur uptempo pour notre plus grand plaisir. On continue donc avec Lekkerfaces vs Noxious, deux piliers de la scène actuelle. Les tracks s’enchaînent, drop après drop. On a même la chance d’entendre des releases très récentes comme « The Catalyst », « Psycho Mode », mais aussi leur feat « Shake It », vraiment marquant pendant le set. Lekkerfaces n’hésite pas à aller au plus près de la foule pour danser sur les kicks avec tout le monde, comme à son habitude : une vraie communication entre l’artiste et son public ! Sûrement l’un des meilleurs sets de la soirée avec l’intensité et la succession de morceaux tous plus fous les uns que les autres !

© Noxiouz & Lekkerfaces – @androcamprod

Juste après, c’est Pinotello qui prend la suite, mais nous avons choisi d’aller voir Evil Grimace, que nous n’avions pas encore eu l’occasion de découvrir. Premiers pas donc sur la scène techno : ambiance warehouse, lumières qui encadrent parfaitement le DJ déjà en plein set. La foule vient de se prendre une heure très corsée avec Onlynumbers et pourtant les gens sont toujours au rendez-vous pour apprécier le talent d’Evil Grimace. «J’attends la pluie », « Pour mes gens », «Teuf », « Mon RS te baise ta mère »… un pur set tout en puissance avec des montées lourdes, lentes, qui ne nous laissent pas insensibles. On sent qu’aux platines, il est passionné et vibre avec sa musique, comme le public vibre avec ses mélodies. On n’en attendait pas moins !

© Evil Grimace – @floduflo_photo

Retour sur la scène hard music pour encore une heure et demie de son bien corsé. Akimbo nous régalent avec « Hasagi » et les tracks de leur nouvel album « Game On ». Ce duo est à suivre de près : leur bouncy uptempo est puissant et vraiment agréable à écouter, évidemment encore plus sur une scène de cette ampleur. Mention spéciale aussi pour « Out of My Mind », leur feat avec Manifest Destiny, juste monstrueux. Ici, la foule ne faiblit pas, tout le monde est encore absorbé par la puissance des kicks et la ferveur ne retombe pas. Après leur set, ils ont même confié à l’organisation que Dystopia était l’un de leurs meilleurs bookings en France à ce jour, absolument mérité !

© Akimbo – @androcamprod

Vous saviez que même vos artistes préférés étaient un peu stressés avant leur set ? C’est ce que Rosbeek nous a confié avant de monter sur scène pour se charger du closing. Évidemment, une fois en place, c’était une autre histoire : il a atomisé tout le monde avec des tracks mémorables comme « Vegas Baby », son feat avec Partyraiser. Un déluge de kicks qui clôt en beauté cette première journée de festival, la barre est très haute, on espère que le jour 2 va être tout aussi génial !

Jour 2

Super soirée de Saint-Valentin en prévision pour ce second soir à Dystopia Rennes ! Nous remarquons dès notre arrivée que, pour l’occasion, le staff distribue aléatoirement des roses aux festivaliers et festivalières, à l’image de la bienveillance qui règne dans cette équipe.

Lorsque nous arrivons devant la hardstage, c’est Watremez qui est chargé du warm-up aujourd’hui pour faire redémarrer tout le monde pour le deuxième acte. Jeune breton passionné de musique électronique et particulièrement de hardstyle, il fait vibrer les plus motivés, déjà à fond ! Si vous appréciez l’euphoric hardstyle, c’est vraiment l’artiste à suivre en ce moment : son set en est composé presque exclusivement et se termine sur des notes de raw un peu plus corsées, à l’image du line-up de ce soir finalement !

© Watremez – @maxime_potin

Nous décidons alors de parcourir les recoins du festival tant que tout le monde n’est pas encore arrivé. Dans les différents espaces, nous avons pu rencontrer des personnes fabuleuses tenant des stands d’accessoires, de tatouages, de piercings et surtout des stands de réduction des risques, absolument essentiels au bon déroulement des deux soirées. Côté restauration et boissons, il y en avait pour tous les goûts, de la street food à la cuisine asiatique, un vrai florilège de possibilités très apprécié par les participants. Mais le temps passe vite avec toutes ces personnes géniales avec qui discuter, donc retour à la hardstage !

Tatanka commence tout juste son set, impossible de rater ça ! Véritable virtuose italien du hardstyle depuis de nombreuses années, c’est une chance de l’avoir à Rennes, on ne va pas en rater une miette. Son set est un vrai voyage, partant de l’early hardstyle pour terminer sur des notes plus modernes et actuelles. Il a notamment joué « Africa », l’un de ses classiques, absolument magnifique et en live, avec la scénographie, le moment était encore plus spécial.

© Tatanka – @maxime_potin

On note aussi l’arrivée de Nolz, notre MC pour ce soir ! Dès la fin du set de Tatanka, il est rapidement remplacé par Atmozfears et Adrenalize, en place pour un vs envoûtant de hardstyle. Lors de ce set, l’émotion liée au hardstyle remplit le cœur de toute la salle et augmente encore la volonté des gens de danser et chanter. Entre le line-up, la scène et l’ambiance dans la foule qui est en train de monter en puissance, on sent immédiatement que tout ce qui va suivre ce soir va être grandiose.

Pas mal de duos ce soir puisqu’on accueille maintenant D-Block & S-te-Fan, les deux mastodontes de la scène hardstyle mondiale. C’est à ce moment précis qu’on se rend compte que le line-up est parfaitement ficelé : les gens sont extrêmement chauds, ça danse de partout et surtout… quelle foule ! Il fallait y être pour le croire. Nous avons rarement entendu une foule chanter aussi fort et danser autant ici au Parc Expo de Rennes, c’est hallucinant. Notamment sur « Darkest Hour (The Clock) » avec Sub Zero Project et « Primal Energy (Defqon.1 2020 Anthem) » sous les feux d’artifice de Dystopia… in-croy-able. Que des mélodies mythiques dans ce set. La salle est pleine, les gens se poussent même à l’arrière pour assister à ça. Ils terminent avec « Symphony of Life », leur magnifique feat avec Sefa… rien à ajouter, c’est grandiose.

© D-Block & S-te-Fan – @maxime_potin

Même pas le temps de souffler après cette performance que Mish est déjà en place devant l’écran, rempli maintenant de petits chats mignons et de visuels girly à son image. Pour le coup, elle a raison de ne laisser aucun répit : la ferveur du public continue de grimper ! L’enchaînement des tracks est colossal, entre « I Like the Noise », « Yeahboiii » et « Hate or Love It », l’AR Gang est magnifiquement bien représenté et ça tape très fort ! Un peu d’uptempo en fin de set vient conclure le tout en beauté. Elle nous confiera après avoir été choquée par la puissance de la foule et avoir énormément apprécié jouer ici. Et on dirait que tout le monde est d’accord !

© Mish – @gummerz_photo

Difficile d’imaginer qu’on puisse maintenir cette ambiance explosive encore des heures. Que nenni, nous sommes à Dystopia ! C’est maintenant The Saints qui entrent sous un tonnerre d’applaudissements. Où trouvent-ils toute cette énergie pour sauter partout pendant tout leur set ? Leur présence scénique est incomparable et le public le leur rend bien. Avec des bangers comme « The Alarm », « Legacy » et « Holy Madness », les kickrolls fusent et la foule est survoltée. Ils terminent avec « Outro », tout en émotion et rawtempo, point final !

© The Saints – @androcamprod

Puisque c’est le défilé des duos, voici maintenant Rebelion qui arrivent pour tout casser. Et encore, c’est peu dire : ils commencent directement sur de gros edits rawtempo bien énervés. La foule est toujours complètement folle, surtout sur les drops massifs de « Numb » avec Vertile, et tout particulièrement sur un edit de « Das Ist Keine Techno », encore plus salé que l’original. On notera aussi le passage de leur dernière collaboration avec D-Block & S-te-Fan, pas encore sortie lors de l’événement : « Save The Day ».

© Nolz & Rebelion – @maxime_potin

Pour terminer cet enchaînement de sets à deux DJs, c’est Riot Shift qui entre en scène pour leur dernière performance de leur « Dystopia Live ». Leurs costumes sont magnifiques, leur énergie unique et leur intensité se transmet directement au public, qui ne faiblit toujours pas. On est sur des zaagkicks entrecoupés de montées rapides et de kicks très profonds, comme sur « Doomsday 4Ever » en collaboration avec Toza. On entend même un « Dr Donk » popper en fin de set, comme si ce n’était pas déjà assez violent jusque-là. Ils remercient la foule pour son énergie et quittent la scène avec le sourire.

© Riot Shift – @androcamprod

Il ne reste que peu de temps avant la fin de l’événement, passé à une vitesse folle pour nous. Pour terminer, Dystopia a misé sur la violence et l’intensité dOmnya suivi de Mutilator. Deux sets qui s’enchaînent de la meilleure des manières. Du raw lourd, profond et extrêmement intense, même pour les warriors de la hardstage. Le closing est particulièrement marquant dans la mesure où c’est un véritable voyage à travers toutes les sonorités du raw. C’est intéressant, mais surtout… qu’est-ce que c’est fort ! C’étaient sûrement les deux sets les plus violents de la soirée, ce qui met un terme à ces deux jours de son absolument légendaires. Mutilator nous confie (lui aussi) avoir pris un plaisir immense à jouer sur la scène de Dystopia devant un public aussi chaud et motivé. Honnêtement, nous-mêmes avons été étonnés par l’intensité de la foule lors de cette soirée… Et on s’en souviendra, ça c’est sûr !

© Mutilator – @androcamprod

Pour terminer, nous tenons à remercier chaleureusement toute l’équipe de Dystopia pour leur accueil incroyable, leur bienveillance et surtout pour le TRAVAIL accompli ! Rendez-vous compte de la qualité des événements proposés par cette team, des line-ups qui montent en puissance au fil des éditions…

Ils rempilent d’ailleurs pour une nouvelle date à Mulhouse début avril. Si ça vous a donné envie, foncez sans plus attendre (ICI) !

© Hard stage – @Gummerz_photo

By Theo