
Le samedi 22 novembre dernier, Ampere accueillait Calibre et ses shelflife sessions. Une soirée placée sous le sceau de la Drum and Bass mais aussi de l’expérimental.
Non content d’inviter une légende de la Drum and Bass en la personne de Calibre, Ampere pouvait également se targuer d’accueillir ses shelflife sessions. Ces dernières doivent leur nom aux nombreux albums de l’artiste compilant tant des productions inédites que des tracks qu’il ne joue d’habitude qu’en live. Leur crédo ? Faire la part belle à la Drum and Bass, mais aussi à la Bass music dans son spectre le plus large… ce qui promettait un véritable voyage musical.
Nous arrivons pour le set de Mia Koden. Artiste sud-soudanaise ayant grandi au Ghana et au Nigéria, maintenant établie à Londres, elle étale toute la richesse de son univers musical. Dans la continuité de la prestation d’Elisethere, elle joue une tracklist axée Dub, tout en y incluant beaucoup d’autres d’influences. Une nouvelle fois, ce fut un vrai plaisir d’écouter cette référence de la scène UK Bass actuelle.
C’est désormais au tour de Calibre de prendre place derrière les platines. Le début du set est très progressif et varié, dans la gamme de son dernier album « Little Foot ». On sent de très fortes influences Garage et Breakbeat. Naviguant avec beaucoup de justesse entre les genres, Calibre augmente le tempo et passe en Drum and Bass. D’abord en Liquid, bien sûr, mais aussi en Jungle. Le public est assez réceptif, la communion est encore timide mais bien perceptible. Elle montera de plusieurs crans… Jusqu’à complètement exploser. Lorsque Calibre jouera – après une très longue boucle chauffant la foule à blanc – l’une de ses tracks les plus iconiques, « Highlander ». Un moment d’anthologie.
Il se fait déjà tard, et malheureusement, impossible pour nous d’assister en totalité au set de Doc Scott. Une énorme légende lui aussi, figure emblématique de Metalheadz et de leurs mythiques Blue Note. Dommage, on aurait bien eu besoin de notre dose de Dark Drum and Bass, et ça semblait bien parti !
Une fois de plus, nous avons passé une très bonne soirée à Ampere. La richesse musicale proposée ainsi que la programmation y a été pour beaucoup. Cependant, on peut regretter les quelques couacs (exceptionnels) au niveau du réglage du son. L’ambiance, elle aussi, était un peu décevante, au même titre que la scénographie. Rarement on aura vu Ampere aussi sombre, sans le plafond allumé et seulement quelques petits lasers qui ne remplissaient que trop peu l’espace.
Un grand merci à Ampere et Calibre pour cette néanmoins très chouette soirée ! D’ailleurs, pour les fans de musique électronique en tous genres, le club anversois réserve encore quelques belles surprises avant la fin de l’année !
