
© Youtube – Codex Anima
Avec comme objectif de réinventer la musique électronique, Marsouin Des Sables et Marianne Ajac se sont récemment lancés sous le nom de code Codex Anima, avec un premier EP intitulé « ω » !
Marsouin Des Sables, musicien multi-instrumentiste originaire de Caen et Marianne Ajac, autrice et écrivaine originaire de Toulouse, ont eu à cœur de créer ce projet fou qu’est Codex Anima. Ces derniers ont souhaité proposer une expérience auditive combinant de multiples influences de la musique électronique au travers de ce projet. Après avoir expérimenté différents styles dans l’électro, c’est donc depuis avril 2023, que le Caennais travaille sur ce projet, avec cet EP au style non défini racontant un récit, s’inspirant des genres comme le Breakbeat, la Drum and Bass, le Dubstep et le Midtempo. Quant à Marianne Ajac, celle-ci a eu pour objectif de composer l’intégralité des paroles de chaque titre.
ω est donc le premier EP du projet, avec notamment plusieurs titres teasés au fur et à mesure depuis le 15 septembre jusqu’à la sortie intégrale de l’EP, à savoir le 6 novembre. Celui-ci raconte un récit de bout en bout traitant du drame et du désespoir envers les femmes de la mythologie grecque, et chaque titre de l’EP aborde une thématique toujours en lien avec ce domaine. Que vaut donc cette aventure auditive ?
Ce voyage débute donc avec l’Outro, qui peut également au vu des paroles, s’apparenter à un palindrome. Celle-ci annonce le début du périple, entre inquiétude et atmosphère pesante. La voix de Marianne Ajac colle parfaitement à cette ambiance noire, nous mettant également en garde sur ce qui va suivre.
Vient ensuite « Eurydice – La Mort », qui est sorti le 30 septembre, avec un clip disponible depuis le 10 octobre. Cette track combine efficacement une atmosphère mélancolique ainsi que des basses breakées percutantes. Marsouin Des Sables avouera même s’être inspiré d’artistes comme Flume ou encore Lorn. Quant aux paroles, celles-ci traitent à ce qui semble être de la vie après l’au-delà.
« Phèdre – le Destin », sorti le 20 octobre et racontant l’histoire de la fille de Minos dans la mythologie grecque, aborde une ambiance plus sombre avec des sonorités plus brutes. On se rapproche bien plus du genre Midtempo, et le titre combine de multiples influences présentes chez des artistes comme Rezz ou Deathpact. Hypnotique et percutante, la track surprend sans cesse avec de réelles montées en intensité.
« Angerona – La Prière », a une approche bien plus diversifiée et inattendue sur plusieurs aspects. Avec une intro qui est dominée par des chants orchestraux envoûtants, ces derniers vont être rapidement accompagnés d’un drop proche du genre Dubstep, aux basses fracassantes et au sound design travaillé à la perfection. On sent une certaine similitude aux titres de groupes tels que Igorrr.
« Eris – Le Jugement », est certainement la track de l’EP abordant la thématique la plus crue, que ce soit dans les paroles que dans la musique en elle-même. Féroce dès le début, nous sommes là sur un mélange de Bass Music avec un genre très proche de Justice, similaire également à l’univers cyberpunk. Que ce soit le synthé fracassant de guitare électronique ou encore les basses terriblement pêchues, « Eris – Le Jugement » est ce genre de titre dynamique, sans aucun temps mort, qui se positionne comme le plus imposant de l’EP en termes de sonorités.
Nous terminons notre écoute avec l’Intro, qui comme l’Outro, peut s’écouter aussi bien au début de l’EP qu’à la fin de ce dernier. Celle-ci se veut plus violente dans son propos, traitant de la souffrance, de la haine voir de la torture. Avec une ambiance sonore des plus menaçantes ainsi qu’une voix aux allures ténébreuses, cette Intro clôture pour nous une immersion auditive des plus atypiques.
En conclusion, Codex Anima, c’est ce genre de projet trop peu présent qui casse avec brio les codes de la musique électronique. Avec cet EP narratif nommé ω, combinant divers genres de la Bass music, de l’Électro-Rock, ou même de styles plus expérimentaux, le projet de Marsouins Des Sables et de Marianne Ajac montre que la créativité et l’authenticité ne sont pas mortes dans le domaine de l’électro. Nous avons hâte de découvrir les futures productions de ces artistes hors pair.
