Blawan – Wet Will Always Dry LP

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© Facebook de Blawan

Blawan, pilier de la scène techno des années 2010 est de retour ! Après avoir sortie son EP Nutrition en 2017, il revient ici avec son premier album studio Wet Will Always Dry, disponible depuis le 22 juin sur son label Ternesc

Le Londonien dessert ici 8 bangers de bonnes factures, que l’on risque d’entendre régulièrement un peu partout dans les clubs du monde. Particulièrement « Careless », « Tasser » et « Vented », les sons les plus « club » de l’album, imprimant une marche forcée, téléguidée, qui risque de faire des dégâts aux aficionados les plus expérimentés ! « Careless », plein de reverb, se distingue par une intervention vocal faîte par Blawan lui-même. Cette dernière peut paraître sans importance, mais au combien spéciale quand on sait qu’il n’est pas coutumier du faîte. Comme « Stell », autre morceau où Jamie Roberts (aka Blawan) choisira d’incruster sa voix. Morceau que l’on peut qualifier de lumineux, ce qui est un euphémisme, tant l’album véhicule un côté dark, dérangeant, voir presque stressant parfois. C’est d’ailleurs sur cette atmosphère de confusion que débute « Klade », introduisant efficacement les thèmes abordés tout au long de l’oeuvre.

On remarquera aussi toute l’intention qu’à eu Roberts de pousser l’expérimentation sur des chemins encore peu fréquentés. « North », par exemple, donne cette impression d’être au milieu d’une invasion extraterrestre, fan d’EBM (Electro Body Music) avec cette grosse caisse insatiable, un orchestre de synthés et ces petits coups de reverb bien placés.

L’album se termine sur deux morceaux « Kalosi », continuant tranquillement le travail de l’artiste sans forcément tirer son épingle du jeu. Mais surtout « Nims », assez lumineux lui aussi de part ses tonalités claires, malgré une ligne de basse envoûtante. Elle oscille entre une gentillesse presque enfantine (rappelant rapidement des tonalités 8bits) et un rythme, accompagné de basses et de grosses caisses créant une atmosphère plus anxieuse.

Puissant, très noisy, texturé et presque bruyant, cet album dénote par sa patte particulière et l’harmonie se dégageant d’un son à l’autre. Chaque morceau est à sa juste place, s’imbriquant dans ce que l’on pourrait appeler un véritable puzzle de grincements, de vibrations et autres tonalités troublantes maîtrisés par Jamie Roberts. Le Londonien prouve ainsi qu’il s’est durablement installé sur la scène techno mondiale. Il démontre également sa capacité à insuffler une énergie particulière à ses morceaux. Une capacité assez unique et identifiable de tous dans la marre infinie que représente la techno !


Réalisation : Elbiizz

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