Conférence de presse avec Feder ! (Les Déferlantes)


Lors du joli festival des Déferlantes 2017 (report à lire ICI), nous avons participé à la conférence de presse de Feder, en compagnie de nombreux autres (petits et gros !) médias. On vous la retranscrit :

(Ah oui, si vous voulez savoir… Les questions 6 et 8 : c’est nous !)

Question 1 : Les Déferlantes, c’est nouveau pour toi ?

Alors moi, je viens du sud de la France : je suis né à Nice et j’ai passé beaucoup de temps autour. Du côté d’Argelès par contre, c’est assez nouveau pour moi, et surtout les Déferlantes car c’est la première fois que je fais ce festival, et c’est quand même un énorme festival. Donc je suis très content d’être là, et surtout cette tournée fait partie des priorités de l’été.

 

Question 2 : Que penses-tu de la programmation des Déferlantes cette année ?

Oh ben il y a du beau monde ce soir ! Y’a Jain, Petit biscuit aussi, puis vous recevez dans les jours à venir DJ Snake aussi, enfin c’est une belle programmation quoi, c’est cool ! Et puis il y a une dominance sur la jeunesse cette année je trouve, c’est assez cool aussi.

 

Question 3 : Comment concilier un public plutôt familial avec le public électro généralement jeune ?

Je pense que l’intérêt, c’est quand même de faire des clins d’oeil, après j’ai peu de titres, euh comment dirais-je… Ça va être entre le hip-hop et l’électro. Le hip-hop va essayer de ramener un peu de monde, mais voilà je vais plutôt aller chercher des classiques. Mais évidemment, étant dans la scène électro, je vais essayer de plutôt introduire mon univers et justement proposer un peu ce que je fais, mais en essayant d’ouvrir un peu plus le choix.

 

Question 4 : Comment expliques-tu cette percée des artistes électro dans des festivals aux musiques plutôts généralistes ?

Peut-être parce que je pense qu’on essaie de respecter les mêmes codes que certains styles musicaux, et que là je vois que dans la scène électro, il y a de la voix, de la guitare… Alors même si c’est plus « punchy », typiquement je pense que c’est ce que les gens aiment entendre, c’est pas trop énervé de l’autre côté aussi, donc il y a un entre-deux qui peut plaire à tout le monde. Et puis parce que je pense que la radio joue aussi beaucoup le jeu sur l’introduction d’artistes comme moi, ou comme d’autres artistes électro qui a aux Déferlantes.

 

Question 5 : Pourquoi enchaînes-tu les “EP’s” à la place d’un album ?  

Pour expliquer un peu, je trouve que l’album correspond plus à certains styles musicaux. Dans le rock, ça a été je trouve essentiel de créer un album avec tout un concept autour. Sauf que pour les artistes électro, on a une certaine réactivité, on peut sortir maintenant des musiques plus rapidement, d’autant plus qu’après on est généralement DJ Set, on bouge beaucoup. Donc on teste nos nouvelles musiques un peu plus à chaque fois dans chaques tournées. Ce soir par exemple, je vais en tester une ou deux, et le but derrière c’est de les sortir assez rapidement. Donc on est plus sur un concept de sortie de single, ou alors d’EP qui vient un peu casser les codes. Parce que l’album, moi je me rends compte que lorsque tu écoutes l’album d’un artiste électro, ben tu vas écouter deux/trois, allé trois/quatres gros titres, et puis après les autres vont un peu passer à la trappe, ce qui est un peu dommage. Parce qu’on passe du temps quand même à la production, du coup l’intérêt c’est d’introduire tous tes titres, mais d’une manière différente. C’est un peu ça mon idée.

 

Question 6 : C’est la question de base du site… Quelle est ta définition de la musique électronique ?

Ah c’est large tu vois, c’est je pense la même musique qu’avant, sauf qu’elle est redéfinie avec des instruments différents, et avec une approche différente parce que la musique électronique aujourd’hui, tu peux avoir un orchestre de 60 instruments avec une seule personne. Quand je fais une musique, je me rends compte à la fin du projet que je peux avoir 65 pistes, ce qui voudrait dire que ça équivaut à 65 musiciens. Mais concrètement, aujourd’hui la musique électronique c’est une accessibilité à la musique finie plus rapide, et à un son que je trouve pour le coup un peu plus froid que la musique d’avant. Quand tu vois un groupe de rock, du classique ou du jazz, t’avais cette chaleur des instruments, des instruments organiques comme on dit, tandis que dans la musique électronique, t’as ce côté un petit peu plus froid, métallique, mais qui a son style. C’est pour ça que la voix fait toute son importance, car c’est clairement l’outil de l’homme. On est très proche de ça, dans une musique instrumentale tu te rends compte que tu peux planer, tu peux avoir vraiment de grosses émotions. Mais à partir du moment où tu places une voix, il y a cette émotion qui se créé, que l’instrument lui-même ne pourra jamais dépasser. Moi j’adore les voix, et le but c’est de sélectionner la bonne donc c’est un vrai challenge. Mais si on devait ramener ça, dans « Goodbye » typiquement il y avait une guitare, dans « Lordly » il y avait des cuivres. Donc l’intérêt, c’est de mixer avec les instruments d’avant, et de faire découvrir aussi un peu plus à chaque fois des nouveaux talents. Et ça fonctionne pas mal parce que derrière il y a vraiment des carrières qui se développent. 

 

Question 7 : Des artistes que tu apprécies et/ou avec qui tu aimerais collaborer ?

Il y a une artiste que je trouve qui se rapproche un peu de la musique « Goodbye » que j’avais faite, c’est Jain. En fait, ce sont des sortes de rythmiques où tu vas aller chercher des choses un peu étrangères dans la rythmique, dans le swing, et je trouve qu’elle est proche de ça. Elle expliquait dans une interview sur TF1 qu’elle avait beaucoup vécu en Afrique, donc que ça l’avait beaucoup inspirée, et du coup je suis assez d’accord avec ça, puisque à mon sens, les musiques du monde sont essentielles. Là je travaille justement sur un EP qui est porté sur ça, parce que pour moi c’est l’intérêt de la musique, et je trouve que Jain elle a réussi à bien définir le truc. Donc je sais pas si on fera une collab’ ou pas, mais je trouve qu’elle a une bonne sensibilité.

 

Question 8 : D’ailleurs tu as annoncé un morceau avec le fameux Julian Perretta, qu’est ce qu’on peut attendre de celui-ci ?  

Alors en fait, ça se rapproche d’un single de Julian. On est devenu pote depuis quelques années, et du coup il est venu me voir parce qu’il voulait qu’on travaille sur un titre pour lui. Donc, ça sera je pense un titre avec une dominance pop, de l’univers de Julian, avec derrière moi mes codes. Mais je pense que ça va tirer beaucoup plus vers son univers, et moi derrière je vais appliquer (ou impliquer) un peu plus ma DA on va dire tu vois. Mais c’est assez cool, c’est un beau projet, et je pense que ça va parler à beaucoup de monde, surtout que lui c’est un super artiste, il fait le show, je sais pas si vous l’avez déjà vu ou pas, mais c’est pour moi un des meilleurs sur scène. Vraiment il sait faire le show, et il a une bête de voix. Ça va arriver bientôt !

(ndlr : Sortie depuis, découvrez « Private Dancer » !)

Question 9 : Quelles sont tes priorités culturelles dans l’approche de ton travail ?

Je trouve que, moi mon importance, là où je vais vraiment faire attention, c’est faire en sorte qu’on ait une image à l’international qui soit forte. Et c’est ce qu’on est en train de donner, parce que quand tu vois beaucoup d’artistes hollandais, belges, américains, pour moi l’intérêt c’est que la France soit très fière de ses artistes, et que quand on parte à l’étranger, quand on se défend à Ibiza, ou à Tomorrowland, c’est qu’on soit vraiment présent. Moi ça fait depuis trois ans maintenant que je fais ça, et je cherche à ramener notre culture et nos clins d’oeil à nous. D’ailleurs, ça m’est arrivé de passer un vieux titre de hip-hop NTM tu vois, juste parce que j’avais fait un clin d’oeil parce qu’il y avait un autre artiste français qui passait après, donc voilà le truc c’est d’éduquer à chaque fois un peu plus notre culture. Je suis vraiment sensible à ça.

 

Question 10 : Est-ce que c’est pareil de jouer en festival que de jouer devant ses potes ? (à revoir)

Ah.. Ah non, c’est un peu différent parce que sur un festival justement y’a un public très large, ce soir y’a un public très large, donc quand je joue avec mes potes on va dire que c’est un peu du n’importe quoi. Mais sur un festival, il y a évidemment une ambiance familiale donc ça c’est cool, mais il y a une grosse pression aussi parce qu’il y a des gens de tous les bords, de toutes cultures, du coup les musiques ne sont pas perçues de la même manière, donc c’est une belle pression, évidemment. Mais je dirais que c’est complètement différent.

 

Question 11 : Quel est ton ordre de préférence dans l’expression de ton travail ?

Dans mon top 3, on va dire que déjà la première position c’est faire de la musique. Moi je préfère être en studio parce que j’aime l’émotion que transmet la musique, après c’est : festivals et clubs. Parce qu’en festival pour moi, par rapport aux clubs, tu découvres des endroits, tu as des festivals où tu peux te retrouver au bord de l’eau, tu en as d’autres où tu te retrouves dans un creux de montagne, dans un stade… Ça, dans un club, ça n’arrivera jamais. Et là ici je viens à peine de découvrir le château qu’il y a à côté, enfin voilà, ça c’est le festival ! C’est l’univers atypique, le côté paradisiaque et clairement pour moi c’est le top !

 

Réalisation : Valso & autres journalistes / Préparation : Valso, So’ et Ben Altet / Retranscripion : Oce-B

Photo récupérée sur www.djmag.fr

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