On y était : Electrobeach Music Festival 2016


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14/15/16 juillet 2016, trois jours tant attendus pour les fans d’EDM français. En effet, le plus grand festival électro de France se déroule à Barcarès comme chaque année : place au grand Electrobeach Music Festival et ses 170 000 festivaliers ! Pour la 3ème année consécutive, nous sommes de la partie. Mais cette fois-ci, en tant que journalistes, c’est donc une première pour nous ! Nous allons donc réaliser un report pour Valliue, ainsi que pour Info Festival (nos partenaires). Cette année, le festoch’ commence plus tard, soit 17h au lieu de 14h. Impatience, excitation… On est chaud bouillant pour passer de nouveaux moments magiques sur ce beau complexe du Lydia. Retour sur nos 3 jours de folie :

JOUR 1 – Jeudi 14 juillet

Cette année, le festival débute le jour de la fête nationale, de quoi passer un moment dingue tous ensemble (imaginez si les Bleus avaient gagné le Portugal quelques jours avant…). Comme chaque année, l’ouverture des portes est retardée. On va même pas s’en plaindre tellement on est habitué ! On doit retirer nos invitations, mais où ? Après un coup de fil rapide à la personne qui s’occupe des médias, celle-ci nous donne nos pass presse, et nous apprend que l’on a accès aux backstages avec ce bijou. Wouah, on va donc croiser les artistes ! Le week-end s’annonçait déjà énorme, on ne s’attendait pas à tant.

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On rentre alors dans l’enceinte de l’évènement, sous le soleil habituel. Les basses raisonnent dans nos têtes… On y est enfin ! Après avoir récupéré chacun notre bière, direction les backstages pour découvrir tout ça. On commence par le studio Fun Radio, où se déroulera donc les interviews des meilleurs DJs du monde. On continue notre petit tour en passant par la nouveauté de l’édition 2016 : la scène techno ! Sous un chapiteau décoré tel une nuit étoilée, les caissons nous font vibrer… On découvre également le Lydia, ce grand paquebot ensablé qui fait que le cadre de l’EMF est aussi magnifique. Pour la première année, nous y avons accès. Et on peut vous dire qu’en haut c’est le top, on est à proximité de la Mainstage et de la Beachstage, c’est donc facile de jongler entre les deux. C’est assez important pour nous, vu que cette scène secondaire possède une programmation de qualité également. Bref, nous sommes arrivés depuis à peine une heure, et nous savons déjà que cette édition 2016 va être au dessus. Place à la musique.

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Adrien Toma est aux platines. Le DJ résident Fun Radio s’éclate et partage sa joie d’être ici avec la foule. Il laisse ensuite sa place au duo Kikkr. Les Anglais se sont également éclatés, et ont même réalisé leur petite aftermovie pour immortaliser ce moment. Au tour de Throttle, alors que nous décidons d’aller manger. Confortablement assis, accompagnés de bouteilles de rosé et de vin rouge, on peut déguster notre entrecôte calmement. Jamais on aurait pensé manger ça à l’EMF. Ca change du burger à 10€ que nous avons mangé l’an dernier, qui a provoqué une grave intoxication alimentaire à l’un d’entre nous, et donc son départ prématuré… C’est oublié et pardonné, ce qu’on mange est délicieux et bien au dessus de nos espérances. C’est en sortant de table que l’on croise Martin Solveig et Michael Calfan. Ce sont les premiers artistes du week-end que l’on rencontre, donc l’excitation est à son maximum. Très sympas, ils ont accordés deux minutes de leur temps libre, alors que Michael Calfan regagne la scène pour jouer. Le frenchie assure son set, en passant ses belles tracks « Treasured Soul » ou « Mercy ». C’est d’ailleurs à ce moment là que se passe l’un des plus beaux moments du week-end. Alors que personne ne s’y attendait, la Patrouille de France arrive lancée de derrière la scène, pour survoler la foule en coloriant le ciel en bleu/blanc/rouge ! Le personnel de l’Electrobeach en profite pour envoyer de nombreux serpentins aux couleurs tricolores. Nous sommes le 14 juillet, l’ambiance est dingue et tout le monde est heureux, les yeux rivés vers le ciel pour admirer ce beau spectacle qui s’offre à nous. John Spano, notre ami de l’Opium Club Toulouse, a des étoiles plein les yeux et immortalise le moment avec un selfie (big up et merci à toi pour ce week-end, cette fois je n’ai pas oublié de vous citer, toi et tes 100 selfies !).

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Ce moment magique terminé, un autre arrive pour nous. On rencontre le grand, l’immense Eric Prydz. Trop méconnu ici à notre goût, c’est pour nous l’une des plus belles surprises de cette programmation. Lui parler a été top pour nous ! Le « papa Prydz » prend donc place sur la Mainstage, et nous offre un bon set progressif comme il a l’habitude de faire… Son titre « Opus » a retourné la foule ! On croise alors le très sympathique Michael Canitrot, accompagné d’un caméraman. Vous pouvez regarder à 0:08 de sa petite aftermovie, comme ça vous mettrez un visage sur le couple de reporters Valliue ! On croise également nos amis Lumberjack, que nous avons interviewé quelques semaines plus tôt, à lire ICI. Leur réaction en nous voyant nous a fait très plaisir, amitié et reconnaissance sont au rendez-vous. Retour au son, où Martin Solveig nous a concocté un set très spécial. En ce jour de fête nationale, le parisien a décidé de jouer 100% français ! De Snake à Daft Punk, nous pouvons entendre des sons de l’Hexagone pendant une heure. Défi osé, mais défi réussi ! On va faire un petit tour au studio Fun Radio. C’est à ce moment que nous croisons Tiësto, escorté par de nombreux vigiles. On ne va pas vous mentir, on a été plutôt impressionné sur le coup. On a également pu voir Martin Garrix ! Très souriant, il a gentiment accepté une photo avec nous. Vous l’aurez compris, nous venons comme journalistes, mais également comme amoureux de la musique électronique (groupies !).

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Tiesto prend les platines. Le géant hollandais commence fort, avec sa pépite « Split (Only U) ». Il nous aura également fait plaisir en balançant le magnifique son « Thief » de Ookay… C’est beau ! La pyrotechnie est également au rendez-vous, nous sommes dans notre bulle et nous oublions tous les problèmes de l’extérieur. Enfin presque… Jusqu’à ce que notre portable vibre. Nous apprenons avec grande tristesse ce qu’il vient de se passer à Nice. Des dizaines de personnes ont perdu la vie suite à un acte terroriste. Cela vous parait peut-être mal placé, mais on ne pouvait pas ne pas en parler dans ce report, sachant que nous étions vraiment touchés à ce moment là. Voir plus de 50 000 personnes folles de joie devant la musique de Tiësto, et se dire que tout peut basculer d’une seconde à l’autre à cause d’une personne inqualifiable… C’est ce qu’il venait de se passer à 500km d’ici. Bref, nous reprenons nos esprits, car nous sommes là pour profiter. Continuons de vivre, pour les victimes comme pour nous. Tiësto assure son taff sur scène, et le public répond présent. C’est la fête à Barcarès, il faut oublier ce qu’il se passe autour et profiter de l’instant présent. Martin Garrix prend les platines pour effectuer le closing de ce premier jour. Son mentor Tiësto le rejoint sur scène pour « The Only Way is Up », pour partager quelques minutes digne de l’Ultra. Le jeune hollandais fera monter d’autres guests, à l’image de Florian Picasso ou encore Justin Mylo. Ce sont toujours d’agréables surprises ! Heureux d’être ici, Garrix déborde largement en jouant plus d’1h15 ! Il finira son set avec sa belle track « In The Name of Love », pour clôturer cette belle première journée de l’Electrobeach. Nous avions effectué une critique (constructive !) du live de Garrix à l’UMF 2016, pour le coup on peut vous assurer qu’il est clairement monté dans notre estime ! Fini pour aujourd’hui, on appelle notre taxi favori (Cédric si tu nous lis !) pour rentrer au camping, et on recommence demain !

JOUR 2 – Vendredi 15 juillet

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On se réveille difficilement, et on prend l’apéro pour repartir sur de bonnes bases ! On s’ambiance comme on peut, avec du Marshmello à fond dans le camping (et oui, son live à l’Ultra démonte tout !). Bon, on ne va pas vous mentir… Ce Jour 2 est celui qui nous intéresse le moins de tout le week-end. En effet, les headliners sont moins nombreux que les deux autres soirs, et nous ne sommes pas très fan de David Guetta. Vous pensez que l’on se plaint ? Loin de nous cette idée ! Nous sommes chauds patate pour y aller dès l’ouverture voir notre ami Thomas Pasko jouer sur la Beachstage ! Son nom vous dit quelque chose, c’est le résident de l’Opium Club Toulouse, où nous avions fait un report pour la venue de Third Party. On y retrouve donc l’équipe de la boîte, à savoir Amine et Thomas. Le soleil tape sévère, mais le public est présent pour voir jouer le jeune Toulousain natif de Roanne, on peut même apercevoir plusieurs pancartes en son nom. Après avoir littérallement gavé nos potes avec nos « tu vas voir, Pasko il est propre », on espère que celui-ci va être à la hauteur pour pas remettre en cause nos propos ! Et bien… Aucune déception ! Auteur d’un set house et parfaitement maitrisé, il a réussi à faire transporter la foule qui n’a cessé de s’agrandir tout au long de sa performance. Juste après, il nous a confié avoir voulu faire « un set propre, réalisé exprès pour être joué à 17h sur la plage ». Et bien on n’aurait pas dit mieux, bien joué Thomas, tu as représenté Toulouse de la meilleure des manières !

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On passe quelques minutes aux backstages, où nous croisons Quentin Mosimann, très sympathique. Pendant ce temps, EDX est aux platines, il sera ensuite relayé par Sunnery James & Ryan Marciano. Les deux hollandais dégagent beaucoup d’énergie, avant de laisser leur place à la trap de la mannequin Ruby Rose. C’est l’heure pour nous de manger tranquillement, jusqu’à ce qu’un petit mouvement de foule nous interpelle… Mais qu’est ce qu’il se passe ? Nous comprenons quelques secondes plus tard que cette excitation collective était dûe à l’arrivée de David Guetta. Nous allons donc assister à son interview au studio Fun Radio, et nous avons ensuite eu la chance de voir notre selfie accordé par la star française. C’est à ce moment que Robin Schulz, très determiné, grimpe les marches de la Mainstage pour faire son apparition. On décide alors d’aller boire un verre sur le Lydia (le paquebot, souvenez-vous) afin de voir la performance de l’Allemand, mais également celle de notre français Mosimann sur la Beachstage. En suivant, on passe au chapiteau techno pour voir jouer un peu le monstre Sven Väth. En tant qu’amoureux de techno également, ça aurait été grave de ne pas le voir quelques minutes. On revient alors vers la Mainstage, où Guetta a déjà commencé. Le Français enchaîne ses tubes, avec des transitions pas toujours maitrisées. Peu importe, il prend du plaisir et la majorité de la foule aussi… C’est le principal.

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Derrière la scène, Axwell et Sebastian Ingrosso sont arrivés. Comme la plupart des artistes, ils passent à Fun Radio répondre à quelques questions. Et comme d’habitude, on y assiste. A la fin de l’interview, les deux artistes semblent très décontractés, à l’image d’Axwell qui lache une vanne avant de jouer. Les deux anciens de la SHM prennent place, et démarrent fort avec « Barricade ». Ils défoncent tout, enchaînent les drops de manière fluide. Tout est parfaitement maîtrisé. Les Suédois ont également montré leur soutien pour la France par rapport au drame de la veille. Muni d’un drapeau français, Axwell semble touché en annonçant l’amour qu’il porte pour la France et son public. C’est le moment choisi par Sebastian Ingrosso pour lancer « Save The World », musique très symbolique. Un moment rempli d’émotion… Merci à vous, notre respect pour vous ne fait qu’augmenter. Avant de partir, on a eu la chance de pouvoir les rencontrer quelques secondes. C’était suffisant pour les remercier de ce qu’ils venaient de nous donner. Ce second soir se termine donc, sur une énorme performance d’Axwell /\ Ingrosso. Demain, dernier jour, et pas des moindres !

Jour 3 – Samedi 16 juillet

C’est déjà le dernier jour ! Comme chaque année, le festival passe incroyablement vite maheureusement… Mais ce soir ça va être encore très très lourd, donc faut profiter à fond ! Ayant convaincu tout le monde la veille, Thomas Pasko a ouvert la Mainstage, c’est pas beau ça ? Maeva Carter se prépare alors pour monter sur scène. Les Swanky Tunes sont également déjà sur place. On a pu échanger un peu avec eux, et on peut vous dire qu’ils sont très accessibles ! Nous décidons alors d’aller voir Sébastien Joseph, autrement appelé « Lucas ». Directeur des programmes de Fun Radio, on lui présente notre projet Valliue, et on lui parle un peu de nous par rapport à notre avenir professionnel. On tient à le remercier d’avoir été à l’écoute, et de nous avoir conseillé et encouragé à continuer.

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Les Swanky Tunes confirment leur réputation en envoyant lourdement, avant d’être relayés par le duo Pep&Rash. C’est à ce moment qu’arrive DJ Smash, accompagné par son très bon pote Silvain Berreteaga, patron de ce festival magique. Nous allons ensuite manger au même endroit comme tous les soirs. C’est le moment choisi par Hardwell pour arriver. On finit notre assiette avant d’aller assister à son interview Fun Radio. A la fin, on essaie de l’aborder mais celui-ci nous snobe malheureusement… Tant pis. On t’a vu Hardwell, en train de nous regarder du coin de l’oeil derrière tes lunettes de soleil (coquin, va) ! Toujours au studio Fun Radio, Dillon Francis fait son apparition. De bonne humeur comme à son habitude, une excellente ambiance règne dans le studio, où un fou rire éclate après une nouvelle c***erie dite par Dillon. L’Américain, toujours joyeux, pose ensuite avec nous pour notre plus grand plaisir. Pendant ce temps la, Hardwell a pris possession des platines. Sans rancune, on oublie le vent qu’ils nous a mis quelques minutes avant, et on admet qu’il a vraiment assuré. Bien rattrapé, Hardwell ! A la fin, le maire du Barcarès prend le micro pour faire un hommage aux victimes de Nice. Tout le monde effectue alors une minute de silence. Impressionnant, émouvant.

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On change de style de musique, l’Américain Dillon Francis va partager la violence de sa trap au peuple français. Sur-excité sur scène, il ne cesse d’envoyer du lourd. Zéro temps mort, ca tape ! Sûrement l’un des lives que nous avons préféré du week-end. Dommage qu’il ait baissé de rythme à la fin de son set, même si ceci semble compréhensible pour accueillir la progressive-house de Nicky Romero. Vous le savez sûrement, nous sommes fan de ce cher Nicky Romero. Pour nous, son label Protocol Recordings est l’un des meilleurs. C’est pourquoi on attendait son arrivée avec impatience. Son live a été un pur bonheur pour nous, même si nous ne sommes sûrement pas objectifs. Les tracks de Protocol défilent : « Novell », « Lift »… P*tain mais quel bonheur ! Les frissons pour nous pendant 1h, on essaye donc de l’aborder à la fin de son set. Alors que la sécurité tentait de nous en empêcher, Nicky Romero se montre cool avec nous, un rêve se réalise.

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Après avoir été agréablement surpris par son accessibilité, DJ Snake monte sur scène pour effectuer le closing du festival (et oui, déjà le closing…). Comme pour Garrix, plusieurs Guests sont présents pour le bonheur de la foule imposante. En effet, Dillon Francis est de retour pour « Get Low », et Mercer vient pour jouer « Lunatic ». Ca fait plaisir de voir son pote de « Pardon My French » ! Très patriote et très touché par les tueries de Nice, Snake partage son amour pour la France, fait regner une minute de silence, et fait chanter la Marseillaise à deux reprises. Nous la chantons alors tous, des frissons partout et les yeux plein de larmes. Il a également assuré musicalement, en nous faisant découvrir son nouvel album, qui est sorti depuis. Snake confirme son statut de headliner, et clôture le festival en beauté. Sa dernière phrase avant de quitter la scène ? « N’oubliez pas, la France… C’est nous ! » L’EMF 2016 est déjà fini, mais nous avons vécu une expérience incroyable. Des souvenirs plein la tête, des étoiles plein les yeux… Cette expérience journalistique nous a été énormément enrichissante, et nous a permis de faire des rencontres incroyables. VIVE L’EMF ET VIVE LA FRANCE !

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Un grand merci à Silvain pour avoir monté ce festival incroyable tout près de chez nous, ainsi qu’à son équipe. A Coline pour nous avoir fait confiance, aux artistes qui ont été énormes et qui ont été très accessibles, à Sébastien Joseph et toute l’équipe de Fun Radio, à notre super taxi Cédric qui a été à la hauteur pour nous tout le week-end, aux 170 000 festivaliers qui ont répondu présents, et surtout… Immense merci à notre partenaire Arnaud d’Info Festival, qui nous a permis de réaliser ce reportage ! On s’y retrouve l’année prochaine avec on espére … Deadmau5 ? Affaire à suivre…

Crédit photo : Oce-B (Valliue)

Bonus :  Suivez notre compte Instagram pour voir les coulisses de l’EMF. Vous pouvez voir toutes les interview sur la chaine YouTube Fun Radio !

(Nous avons une pensée particulière à toutes les victimes de l’attentat de Nice, ainsi qu’à leurs familles… Comme dirait Snake… La France, c’est nous !)

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